Au Togo, une cérémonie solennelle, présidée par le chef d’État Faure Gnassingbé, a rendu hommage le lundi 13 janvier 2025 aux forces de défense et de sécurité tombées dans le cadre de l’opération Koundjoaré. Initiée en 2018 pour contrer les menaces terroristes dans le nord du pays, cette opération demeure le constitue le meilleur rempart du pays contre des attaques terroristes qui sont des atteintes à son intégrité territoriale.
La commémoration, organisée au camp Général Gnassingbé Eyadéma, a réuni les principales autorités togolaises, des membres du gouvernement, des responsables militaires et des familles endeuillées. Ce fut l’occasion de souligner le sacrifice des soldats et leur rôle essentiel dans la sécurité nationale.
Faure Gnassingbé a notamment décoré à titre posthume les héros tombés au champ d'honneur, les élevant au rang de chevaliers de l'Ordre du Mono. Les blessés et survivants ayant fait preuve de bravoure ont également été distingués par des médailles de la Croix de la vaillance.

Ces hommages interviennent alors que les défis sécuritaires demeurent une priorité majeure pour le pays, dans un contexte marqué par d’importants enjeux sous-régionaux et nationaux. Depuis 2020, l’exécutif a déployé environ 624,8 milliards FCFA en soutien au ministère des Armées, selon les informations, dans le cadre des efforts de modernisation et de renforcement des capacités de l’armée face aux défis sécuritaires.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Togo : 624,8 milliards FCFA pour le ministère des armées depuis 2020
NSIA Vie Assurances Togo vient d’annoncer la nomination d’Arsène Bebessiki au poste de Directeur Général. Il succède à Constant Djeket et prend les rênes de la compagnie dans un contexte de croissance du secteur des assurances au Togo.
Avant cette nomination, Arsène Bebessiki a occupé les fonctions de Directeur du Département Technique et de Directeur Commercial au sein de NSIA Vie Assurances Togo. Il aura pour mission de renforcer la position de l’entreprise sur un marché marqué par une faible pénétration des produits d’assurance, estimée à 1%.
En 2022, le marché togolais des assurances a généré un chiffre d’affaires de 87 milliards de FCFA, selon des données officielles disponibles.
NSIA Vie Assurances Togo occupe une position de premier plan sur le marché. En 2023, la compagnie revendique avoir versé 3,7 milliards de FCFA en prestations d’assurance vie et indemnisé plus de 3 000 sinistres.
En 2021, le groupe NSIA avait acquis Sanlam Assurances Vie Togo dans le cadre d’une opération stratégique destinée à élargir sa base de clients en Afrique de l’Ouest. La fusion, finalisée en 2022, a permis à NSIA Vie de renforcer sa part de marché, de diversifier son portefeuille et d’améliorer ses capacités opérationnelles.
Arsène Bebessiki devra intensifier la sensibilisation des populations à l’assurance vie, renforcer la confiance des clients en garantissant transparence et rapidité des prestations, et élargir la couverture géographique, notamment en zones rurales. L’innovation dans les produits et les services numériques sera nécessaire pour attirer de nouveaux clients face à une concurrence accrue de la part des leaders du marché, comme GTA Assurances Vie et SUNU Assurances Vie Togo
Fiacre E. Kakpo
L’entreprise Moon Togo, un acteur majeur du secteur de l’énergie solaire, bénéficiera d’un soutien financier de la part d’EDFI Management Company dans le cadre de l’Initiative de financement de l’électrification “ElectriFI”. Cet appui annoncé ce mardi 14 janvier 2025 et dont le montant n’est pas encore dévoilé, va contribuer à accélérer l’électrification durable des zones rurales du Togo.
Précisément, grâce à cet investissement, Moon prévoit d’élargir son champ d’action, en passant de 20 000 à 60 000 foyers connectés dans 15 nouvelles préfectures. De fait, l’entreprise va intensifier le déploiement de ses systèmes solaires domestiques à travers un modèle économique qui repose sur des paiements par mensualité pour ses clients.
En effet, Moon Togo, agréée dans le cadre du programme gouvernemental CIZO, s’impose comme une pionnière dans le domaine de l’énergie propre. L’entreprise mise sur un modèle social singulier, en recrutant et formant des habitants locaux, à qui elle offre des contrats de travail pérennes. Une approche qui tranche avec le recours traditionnel aux agents rémunérés à la commission.
Pour Rodrigo Madrazo Garcia de Lomana, directeur général d’EDFI Management Company, cet investissement constitue une avancée majeure : « soutenir Moon Togo revient à soutenir l’électrification durable au Togo, tout en encourageant un modèle économique qui pourrait faire école à l’échelle mondiale »
Lire aussi:Togo : réduction du coût d’électricité pour soulager près de 200 000 ménages
Au-delà de l’installation des kits solaires, l’entreprise s’engage dans une démarche environnementale, en organisant la collecte et le recyclage des équipements en fin de vie avec un partenaire local. Avec une licence d’exploitation de 15 ans et un partenariat renforcé avec le gouvernement, Moon Togo aspire à jouer un rôle clé dans l’ambition nationale d’un accès universel à l’électricité d’ici à 2030.
« Cet investissement nous permettra de transformer la vie de dizaines de milliers de familles supplémentaires, en leur apportant une énergie propre et fiable », a souligné Thomas Samuel, PDG de Moon.
Il faut noter que le Togo a enregistré des avancées notables en matière de fourniture d’électricité grâce à diverses initiatives. À fin 2023, le taux de couverture s’élevait à 68 %, contre 50 % en 2020, selon les données de la présidence togolaise. Une progression de 18 % en trois ans.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Togo : Un déficit de 120 MW dans l’approvisionnement énergétique, des solutions en perspective
En prélude aux élections sénatoriales prévues le 15 février 2025, la Cour constitutionnelle du Togo se prépare pour garantir un cadre juridique et opérationnel solide. Jusqu’au mercredi 15 janvier 2025, les membres de la haute juridiction, réunis à Adéticopé, se penchent sur les textes régissant le contentieux électoral. Ils préparent également un guide détaillé pour superviser le scrutin.
Au cœur des travaux, figure l’examen des outils de supervision, comme le mémento du délégué et le formulaire d’observation, afin d’anticiper et de résoudre les litiges électoraux éventuels.
Selon le Prof. Djobo-Babakane Coulibaley, président de la Cour, son institution joue un rôle central dans la préservation de la paix sociale.
La session de travail qui a débuté lundi dernier, est appuyée financièrement et logistiquement par l’État, en vue de garantir un scrutin fluide, pour mettre en place la deuxième chambre du parlement togolais.
Lire aussi:
Sénatoriales 2025 : la liste provisoire des candidatures attendue ce vendredi
Depuis l'adoption de la loi de programmation militaire (LPM) en décembre 2020, le Togo a alloué 624,8 milliards de francs CFA à ses armées, via le ministère de tutelle, ce qui représente un taux d'exécution budgétaire de 86,5 % à la fin de la quatrième année (2024).
Cette enveloppe, sur les 722,3 milliards initialement prévus pour la période quinquennale, vise à renforcer les capacités des forces armées face aux défis sécuritaires croissants. Parmi les priorités, on note l'opération Koundjoaré, qui occupe une place de plus en plus importante dans le budget annuel.
En parallèle, des efforts sont déployés pour combler le déficit en ressources humaines, avec un taux d’exécution de 89 %, et des recrutements prévus en 2025 pour consolider les effectifs, selon les informations rendues publiques devant l’Assemblée nationale par le ministère des armées.
À côté de ces avancées, certains ajustements budgétaires ont dû être faits. Ainsi, en 2024, les crédits destinés au renforcement des capacités opérationnelles ont chuté de 28 milliards à 12 milliards de francs CFA. Ce recul est cependant partiellement compensé par une nouvelle programmation de 173 milliards pour 2027, traduisant les manœuvres des autorités publiques pour trouver un équilibre entre modernisation et durabilité financière. À cet égard, des solutions de financement sont en discussion au ministère de l’Économie et des Finances pour accélérer le soutien logistique et l’acquisition de matériel adapté.
Ces arbitrages s’imposent dans un contexte où la sécurité et la stabilité restent des priorités stratégiques pour le pays, en particulier dans sa région septentrionale proche du Sahel, confronté à des incursions terroristes.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
En 2025, le Togo dédie un budget prévisionnel de 32 milliards FCFA à la décentralisation et à la déconcentration. Les ressources, représentant 91 % du budget prévisionnel du ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Chefferie coutumière qui est estimé à 35 milliards FCFA, serviront à accompagner les communes et l’installation des conseils régionaux et des gouverneurs.
Concrètement le ministère devrait s'atteler principalement à fournir un appui technique et administratif à ces entités décentralisées et déconcentrées, dans la logique d’un transfert progressif des compétences. Cette démarche s’inscrit également dans une dynamique de donner aux collectivités, les moyens de répondre de manière autonome aux besoins des populations.
Lire aussi :Togo : 10 milliards FCFA pour le Fonds d’appui aux collectivités territoriales en 2025
En effet, depuis 2019, le pays s’est engagé dans un processus de renforcement des structures locales, avec la création de 117 communes. En 2025, celles-ci connaîtront un renouvellement de leurs conseils municipaux à travers des élections. Dans le même temps, les conseils régionaux, appelés à entrer en fonction dès ce mois janvier, joueront un rôle clé dans la gouvernance locale. Ces nouvelles instances, prévues par la réforme, visent à renforcer l’autonomie des collectivités territoriales dans la gestion des affaires publiques.
Aussi, les gouverneurs dont le déploiement s’est achevé en 2024 à l’exception de celui de la région Centrale, vont assurer la mission de garantir l’application cohérente des politiques publiques au niveau local.
Rappelons que dans la dynamique de soutien à sa politique de décentralisation, l’exécutif prévoit d’affecter 10 milliards FCFA aux communes au titre du Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT), exercice 2025.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Décentralisation : au Togo, seulement un tiers des communes dispose d’un PDC
En 2025, le Togo prévoit de poursuivre son ambition de garantir l’accès universel à l’eau potable à l’horizon 2030. Le budget prévisionnel dédié à cet objectif s’élève à 19 milliards FCFA, selon la loi de finances pour l’exercice en cours.
Il s’agit là, d’une augmentation de 5 % par rapport au budget de l’année précédente, qui s’était établi à 18 milliards FCFA. Cette dotation représente 86 % des ressources totales allouées au ministère de l’Eau et de l’Hydraulique villageoise cette année 2025.
Avec ces ressources, plusieurs actions seront menées en lien avec le plan national de dotation en eau potable. Lancé en février 2021, ce plan englobe une série de projets structurants destinés à améliorer durablement l’accès à l’eau potable sur tout le territoire.
Lire aussi:Projet d’approvisionnement de Kara en eau : Mila Aziablé au Koweït pour le point
Parmi les initiatives phares figure la troisième phase du Projet d’amélioration des conditions sanitaires en milieux scolaire et rural des régions de la Kara et des Savanes (PASSCO3). Ce programme prévoit la construction de 850 forages équipés de pompes à motricité humaine, visant à fournir de l’eau potable à plus de 200 000 personnes en milieu rural d’ici à fin 2025.
En parallèle, des efforts seront consacrés à l’amélioration de la desserte en eau à Lomé et dans ses environs. Les travaux prévus consistent à l’équipement et au raccordement d’un forage d’une capacité de 40 mètres cubes par heure situé à Apédokoe (Sud-Ouest du Grand-Lomé, ainsi que le chantier d’un nouveau château d’eau d’une capacité de 1300 mètres cubes en construction à Sagbado (commune Golfe 7, Sud-Ouest du Grand-Lomé).
Le projet de sécurité hydrique en milieu urbain au Togo (PaSH-MUT), lancé en octobre 2023, s’inscrit également dans cette dynamique. Ce programme ambitionne d’installer six systèmes autonomes d’approvisionnement en eau potable dans les zones périphériques de Lomé, pour répondre à des besoins croissants en milieu urbain.
Ces initiatives sont annoncées alors que le Togo veut atteindre une couverture nationale de 85 % en eau potable d’ici à fin 2025, puis 100 % à l’horizon 2030. Selon les statistiques publiées par le ministère de l’Eau et de l’Hydraulique villageoise en juillet 2024, le taux de desserte en eau potable est passé de 47,66 % en 2014 à 69 % en 2023.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Togo : le taux d'accès à l'eau potable culmine à 69% en 2023
Au Togo, le paysage des systèmes financiers décentralisés (SFD) est composé de 72 institutions officiellement agréées par l’État au 9 janvier 2025. La liste de ces établissements a été publiée en fin de semaine dernière par le ministère de l’Économie et des Finances.
Ces institutions comprennent des coopératives d’épargne et de crédit, des mutuelles ainsi que des caisses d’épargne, réparties sur tout le territoire. Parmi elles, on compte six grands réseaux de microfinance, qui à leur tour, englobent 85 caisses de base.
La Faîtière des Unités Coopératives d’Épargne et de Crédit du Togo (FUCEC-Togo), le plus ancien et le plus important de ces réseaux, à elle seule, rassemble 43 caisses de base.
Ces structures jouent un rôle décisif dans le financement des activités économiques. Elles accompagnent des opérateurs économiques de divers secteurs à travers l’octroi de crédits et contribuent ainsi au dynamisme de l’économie nationale.
Au terme du premier semestre 2024, l’encours des crédits accordés par les SFD avait atteint près de 400 milliards FCFA, marquant une progression annuelle de 13 %. Parallèlement, le nombre d’adhérents a augmenté de 8 %, atteignant 4,2 millions de clients. Ceci témoigne de l’importance croissante des systèmes financiers décentralisés dans l’économie togolaise et de leur capacité à répondre aux besoins des populations locales, notamment en matière d’accès au crédit.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Au Togo, l’Agence de transformation agricole (ATA) va recruter 55 nouveaux agents pour renforcer son effectif. Elle vient de lancer à cet effet une opération de recrutement de divers profils tels que des gestionnaires, techniciens, ingénieurs et chauffeurs.
D’après l’avis de recrutement, les candidatures seront Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. jusqu’au 9 février 2025. L’ATA précise que cette offre est aussi accessible aux agents de la fonction publique, sous réserve d’obtenir l’accord préalable du ministère de la Fonction publique pour un éventuel détachement ou une affectation à l’Agence en cas de sélection.
L’ATA, depuis sa création, a soutenu plus de 6000 producteurs agricoles au cours de ses deux premières années d’activité, en déployant ses principaux programmes pilotes dans 60 cantons. Cette initiative a contribué à l’augmentation de la productivité agricole et à l'amélioration des revenus des coopératives de producteurs.
Les futurs agents devraient participer à l’atteinte des objectifs de l’agence notamment l’extension du programme à 10 000 producteurs à travers le pays en 2025 et à 100.000 à l’horizon 2030. La prise de fonction de ceux-ci est annoncée pour le 1er avril.
Lire aussi:
Rétrospective : les principales actualités agricoles au Togo en 2024
Au Togo, 9,14 millions d’arbres ont été plantés en 2024 dans le cadre des efforts de reboisement, selon les informations du gouvernement, partagées lors du Conseil des ministres du 10 janvier 2025. Ces plantations couvrent une superficie de 11 544 hectares, dans le cadre de la stratégie nationale visant à porter la couverture forestière à 25 % du territoire d’ici à 2030.
Selon les autorités, des actions incitatives, telles que des prix décernés aux meilleurs reboiseurs dans chaque région, ont permis d’accélérer les résultats.
Lors du Conseil, le président Faure Essozimna Gnassingbé a instruit le gouvernement de publier une cartographie des espaces reboisés pour mieux informer les parties prenantes et encourager la participation citoyenne. L’outil devrait améliorer la transparence et stimuler une appropriation collective des efforts de reboisement.
Si ces chiffres marquent un progrès par rapport aux années précédentes, ils restent encore faibles, comparés à la très ambitieuse cible de 1 milliard d’arbres à planter d’ici à 2030 que s’est donnée le gouvernement en 2020. Le défi reste de taille, au vu des chiffres obtenus ces dernières années, qui se chiffrent à quelques millions.
Cela dit, cet objectif décennal a tout de même impulsé une dynamique d’ensemble, qui semble tirer les efforts de reboisement. À titre d’illustration, en 2022, le Togo avait planté plus de 5 millions d’arbres sur une superficie de plus de 8 000 hectares, marquant déjà une hausse annuelle de 57 %, par rapport à 2021.
Ayi Renaud Dossavi