Togo First

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Le Togo et le Vietnam, partenaires depuis 50 ans, veulent renforcer leur coopération, comme en témoigne la signature d’un mémorandum d’entente. Cet accord, signé le mercredi 8 janvier 2025 par le ministre des Affaires étrangères togolais, Robert Dussey, et son homologue vietnamien, Bui Thanh Son, vise à intensifier les échanges entre les deux pays, dans des secteurs stratégiques tels que l’agriculture, le commerce, les investissements et les télécommunications.

Le document a été paraphé en marge d’une visite officielle du chef de la diplomatie togolaise au Vietnam.

"J’ai signé avec mon homologue de la République Socialiste du Vietnam, M. Bui Thanh Son, un mémorandum d’entente sur les consultations politiques entre nos deux ministères. Cet important outil de concertation permettra de renforcer davantage notre coopération dans les domaines de l’agriculture, du commerce, des investissements, des télécommunications, etc.", indique succinctement Robert Dussey sur la plateforme X.

Lors de sa visite officielle, Robert Dussey a également rencontré le président vietnamien, Luong Cuong, avec qui il a exploré de nouvelles opportunités de collaboration.

Pour les acteurs togolais, ceci pourrait ouvrir de nouvelles perspectives économiques, notamment dans le développement agricole et les technologies, des domaines dans lesquels le Vietnam, République socialiste d’Asie du Sud-Est, réalise de grandes avancées, depuis quelques années.

En 2025, le Togo prévoit une subvention de 25 milliards FCFA sur les prix des produits pétroliers. L’annonce a été faite par le ministère du Commerce lors des discussions qui ont eu lieu au parlement autour de la loi de finances gestion 2025. Cette mesure s’inscrit dans une stratégie gouvernementale visant à atténuer les effets de la vie chère sur les ménages togolais.

Les produits concernés par cette subvention comprennent le super sans plomb, le pétrole, le gasoil et le mélange deux temps, avec une prise en charge pouvant atteindre 233 FCFA par litre selon le type de carburant. Une baisse des prix à la pompe est déjà effective depuis le 10 décembre 2024, dans un contexte international marqué par une diminution du prix du baril.

En parallèle, une enveloppe de 9,6 milliards FCFA sera mobilisée pour subventionner le gaz domestique, une autre ressource essentielle pour les ménages. Cette initiative vise à renforcer le pouvoir d’achat des citoyens tout en limitant les répercussions des fluctuations des marchés internationaux sur l’économie nationale.

Pour mémoire, une somme équivalente de 25 milliards FCFA avait été consacrée à la subvention des produits pétroliers en 2022, comme l’avait souligné l’ancien ministre du Commerce, Kodjo Adédzé, dans le temps. 

Esaïe Edoh

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En 2025, le Togo prévoit de mobiliser 1,42 milliard FCFA pour lutter contre les inondations, un phénomène récurrent dans la capitale et d’autres zones vulnérables du pays. Selon le ministère de l’Eau et de l’Assainissement, ces ressources seront consacrées à l’amélioration des infrastructures d’assainissement et de drainage dans les centres urbains les plus exposés aux risques liés aux précipitations.

Parmi les principales interventions envisagées, l’aménagement de la dépression du triangle des rails, située à Tokoin-Dogbeavou. Ce projet, amorcé depuis plusieurs années, vise à réorganiser le drainage des eaux pluviales dans cette zone de la capitale. 

Parallèlement, la mise en place et le renforcement des systèmes de pompage dans diverses communes du Grand Lomé – notamment Awatame, Gbomamé et Atilamonou – seront poursuivis. Ces installations qui devraient faciliter l’évacuation rapide des eaux, ont pour objectif de réduire l’ampleur et la fréquence des inondations, en particulier lors des épisodes de fortes pluies.

« Les interventions vont se faire également sur les autres dépressions avec les pompes déjà disponibles achetées ou réparées au cours de cette année 2024 », soutient le ministère.

Notons que ces actions s’inscrivent dans une stratégie visant à renforcer la résilience des infrastructures face aux aléas climatiques, dans un contexte où le Togo est régulièrement confronté à des inondations.

Esaïe Edoh

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Le ministère de la Sécurité et de la Protection Civile du Togo a lancé mercredi 08 janvier 2025, une plateforme en ligne permettant aux citoyens de signaler en toute confidentialité les abus ou comportements inappropriés commis par les forces de l’ordre et de sécurité. 

L’initiative « vise à encourager les citoyens à faire entendre leur voix en signalant des abus, et les efforts des autorités dans la promotion d’une sécurité respectueuse des droits humains.», selon le ministre de tutelle Calixte Batossi Madjoulba. « Elle permet également de renforcer la confiance entre les citoyens et les forces de l’ordre. », ajoute-t-on.

1 delai

Accessible via le lien https://uri.gouv.tg/services-mspc, la plateforme portail, logée sur le portail des services publics du Togo, offre la possibilité de dénoncer des abus tels que l’usage disproportionné de la force, les arrestations arbitraires, la corruption, ou encore le non-respect des droits fondamentaux. Elle propose également des services administratifs, comme les autorisations d’entrée au Togo, de vitres teintées, ou encore de couverture sécuritaire pour des événements privés.

Consulter la plateforme

Ayi Renaud Dossavi

En 2025, les 33 départements ministériels du gouvernement togolais disposeront d’un budget global de 1122 milliards FCFA, en augmentation par rapport aux 1030 milliards FCFA de 2024, sur une prévision budgétaire totale de 2397 milliards FCFA. Ces fonds financeront 130 projets et programmes inscrits dans les portefeuilles des ministères. Voici les cinq ministères qui bénéficieront des plus grosses dotations.

1- Le ministère des enseignements primaire et secondaire (183 milliards FCFA) 

Pour la cinquième année consécutive, le ministère des enseignements primaire et secondaire reste le premier bénéficiaire budgétaire, avec une allocation de 183 milliards FCFA. Ce montant est toutefois en recul de 8 milliards FCFA par rapport à 2024. Sur les cinq dernières années, le budget de ce ministère a enregistré une hausse de 20 % par rapport aux 152 milliards FCFA de 2021.

Sur cette enveloppe, 17 milliards FCFA seront consacrés au fonctionnement, tandis que 106 milliards FCFA iront à l’enseignement préscolaire et primaire, et 59 milliards FCFA à l’enseignement secondaire général. Les fonds permettront de poursuivre les efforts pour améliorer la qualité et l’efficacité du système éducatif, notamment par le recrutement de nouveaux enseignants, la formation des volontaires déjà en poste, et l’équipement des établissements scolaires en matériels informatiques. 

2- Le ministère des armées (119 milliards FCFA)

 La deuxième plus grosse enveloppe, évaluée à 119 milliards FCFA, sera pour le ministère des armées. Cette dotation marque une hausse légère de moins d’un milliard FCFA par rapport à 2024. 

Une dotation de 10 milliards FCFA sera destinée à la stratégie militaire, en baisse par rapport aux 33 milliards FCFA de l’année précédente. 62 milliards FCFA financeront le soutien des forces de défense, notamment l’achat d’équipements logistiques et les opérations interarmées. Une enveloppe de 29 milliards FCFA servira à l’acquisition d’équipements modernes et performants pour renforcer la préparation et le déploiement des forces.

3- Le ministère de la santé (114 milliards FCFA) 

Le ministère de la santé bénéficiera d’un budget de 114 milliards FCFA en 2025, en hausse de 3,6 % par rapport aux 110 milliards FCFA de 2024. Cette dotation soutiendra l’ambition nationale de garantir un accès universel à des soins de qualité.

Sur cette somme, 63 milliards FCFA seront affectés à l’amélioration des offres de services de santé. Une enveloppe de 26 milliards FCFA sera mobilisée pour lutter contre des maladies comme le paludisme et la tuberculose. Trois milliards FCFA seront réservés pour répondre aux urgences sanitaires, et environ 16 milliards FCFA couvriront les besoins de fonctionnement du ministère.

4- Le ministère des travaux publics (92 milliards FCFA)

Le ministère des travaux publics verra son budget augmenter de 8 %, pour atteindre 92 milliards FCFA en 2025 contre 85 milliards FCFA en 2024. L’essentiel de cette enveloppe servira à la poursuite des travaux d’aménagement du réseau routier national.

Sur ces fonds, 72 milliards FCFA seront consacrés à la réhabilitation et à la construction de routes. Une dotation de 18 milliards FCFA sera affectée à l’entretien routier, et 1 milliard FCFA à la planification et au suivi évaluation. Le fonctionnement des services du ministère sera assuré avec 395 millions FCFA.

5- Le ministère des mines et de l’énergie (62 milliards FCFA)

Le ministère des mines et de l’énergie clôture le Top 5, avec un budget de 62 milliards FCFA en 2025, en hausse de 5 % par rapport aux 59 milliards FCFA de 2024.

Près de 60 milliards FCFA seront destinés à la poursuite de projets stratégiques dans le domaine énergétique, tels que l’extension de la centrale solaire de Blitta pour atteindre une capacité de 100 MW, le lancement des travaux de la centrale photovoltaïque de Sokodé, et l’installation de lampadaires solaires. Dans le secteur minier, 1 milliard FCFA sera dévolu à la promotion et au contrôle des activités minières, tandis que 650 millions FCFA couvriront le pilotage et le soutien du ministère.

Esaïe Edoh

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À partir du 31 janvier 2025, l’Office Togolais des Recettes (OTR) suspendra l’utilisation des timbres fiscaux physiques. La mesure, annoncée via un communiqué par le Commissaire Général de l’OTR, Philippe Kokou Tchodié, s’inscrit dans un contexte de digitalisation des services publics. Elle vise à moderniser les formalités administratives et à améliorer l’efficacité des services fiscaux.

Ainsi, les contribuables devront désormais utiliser les timbres fiscaux électroniques, accessibles en ligne via la plateforme officielle https://etimbre.otr.tg ou auprès des caisses de recouvrement du Commissariat des Impôts.

Selon le fisc togolais, ce passage au numérique devrait simplifier les démarches administratives tout en réduisant les risques liés à la manipulation des timbres physiques.

Peu avant cette suspension des timbres physiques, l’OTR avait annoncé la digitalisation de ce service il y a quelques semaines. Ceci fait suite notamment à la dématérialisation de la Taxe sur les Véhicules à Moteur (TVM).

C’est l’un des derniers développements dans les initiatives de digitalisation des services publics au Togo. L’ambition affichée par les autorités publiques togolaises il y a quelques années était de digitaliser 75 % des procédures administratives, jusqu’en 2025.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, les acteurs font le point sur l’environnement concurrentiel du pays. C’est dans le cadre d’un atelier de validation du dernier rapport sur l’état de la concurrence, ce mercredi 8 janvier 2025 à Lomé, que les acteurs économiques et institutionnels ont passé en revue les principales avancées et les défis liés à la concurrence dans le pays.

Le document, élaboré avec la participation active des représentants d’entreprises, de la société civile et des services publics, met en lumière les performances macroéconomiques et les initiatives de l’autorité nationale de concurrence.

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Selon Atekpe Makiliwè, directeur du Commerce intérieur, 2024 a été marquée par une double priorité : promouvoir une culture de la concurrence et mener des études approfondies sur des secteurs stratégiques. Parmi celles-ci figurent une analyse sur le transfert monétique et le commerce électronique, qui s'inscrivent dans l’essor numérique du pays.

Cette initiative s’aligne notamment sur les normes de l’UEMOA, qui appuie la réalisation du rapport. À cet égard, Ibrahim Tankari, conseiller auprès de la commission, a salué les efforts du gouvernement togolais pour protéger les consommateurs tout en dynamisant l’écosystème économique.

Ayi Renaud Dossavi

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En 2025, le Togo prévoit de débourser 355 milliards francs CFA pour couvrir la masse salariale des fonctionnaires de l’administration publique. Ce montant, détaillé dans la loi de finances qui s’équilibre en ressources et en charges à 2397 milliards de francs CFA, représente environ 14 % du budget global.

Concrètement, ces ressources de l’État seront affectées à diverses dépenses liées au personnel émargeant sur le budget général, notamment le paiement des émoluments, indemnités, primes, prestations familiales et cotisations patronales. À tout ceci, s’ajoutent d’autres charges relatives aux décaissements pour les agents de l’État.

Cette prévision de 355 milliards marque une augmentation de 10 % par rapport à l’exercice 2024, où la masse salariale était estimée à 321 milliards de francs CFA. Cette hausse s’explique en partie par l’entrée en fonction de 3000 nouveaux fonctionnaires issus du concours général de recrutement organisé le 26 février 2022, dont les résultats ont été publiés en décembre 2024.

Par ailleurs, cette progression reflète l’impact financier des allocations de départ à la retraite sur les agents de l’État, des recrutements sectoriels et des ajustements administratifs qui seront effectués sur la situation du personnel de l’État au cours de l’année.

Notons que selon les données récentes du ministère de la Fonction publique, le nombre de fonctionnaires émargeant sur le budget de l’État dépasse 65 000 personnes.

Esaïe Edoh

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En 2025, le Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT) verra son enveloppe portée à 10 milliards FCFA, selon les détails de la loi de finances 2025, dont le budget global s’établit à 2397 milliards de FCFA. Cette allocation enregistre ainsi une hausse significative de 42 % par rapport à l’année précédente où elle était fixée à 7 milliards de FCFA. 

Cette augmentation notable des fonds alloués au FACT intervient après une mission de suivi réalisée fin 2024 pour évaluer les investissements effectués par les communes avec les dotations de 2023. Ce suivi a permis de vérifier la conformité des documents liés à la passation des marchés concernant ces investissements. Les conclusions de cette mission devraient, selon le ministère de l’aménagement et du développement du territoire, permettre de renforcer la détermination du gouvernement à intensifier son soutien financier aux collectivités territoriales.

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Cette hausse s’inscrit également dans une stratégie gouvernementale visant à accroître les ressources et les capacités des communes, tout en compensant une réduction prévue des subventions d’investissement apportées par les partenaires techniques et financiers entre 2023 et 2026. 

Parallèlement au FACT, l’État poursuit son soutien direct aux collectivités territoriales à travers des transferts courants et des investissements ciblés. D’après la Faîtière des communes du Togo (FCT), entre 2020 et 2024, plus de 30 milliards de FCFA ont été débloqués en faveur des communes togolaises, leur permettant ainsi de mieux répondre aux besoins des populations et de jouer un rôle moteur dans le développement local.

Ces fonds, répartis entre les 117 communes que compte le pays, visent à les accompagner dans leur transition vers une gestion plus autonome et durable. Dans cette perspective, les communes s’appuient sur des plans de développement communaux pour orienter leurs actions et diversifier leurs sources de financement. Ce processus s’inscrit pleinement dans les objectifs de décentralisation, permettant aux collectivités de renforcer progressivement leur équilibre financier et leur capacité à gérer leurs ressources de manière optimale.

Esaïe Edoh

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Au Togo, le programme "D-CLIC, formez-vous au numérique avec l’OIF", va former 300 jeunes, avec un accent particulier sur l’entrepreneuriat et le numérique en ce début d’année. 

L’initiative, opérationnalisée par l’incubateur Centre Urbain de Business et d’Entrepreneuriat (CUBE), et soutenue par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), se déroulera de janvier à avril dans les villes de Lomé, Aného, Dapaong, et Kara.

Ciblant les métiers du développement web, mobile et de la communication digitale, D-CLIC entend renforcer les compétences numériques des participants, tout en favorisant un accès équitable aux ressources technologiques

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A ce jour, le programme, en phase d’amorçage, revendique avoir mobilisé plus de 130 entreprises et organisations partenaires, allant des startups aux associations, qui s'engagent à offrir des opportunités d’immersion professionnelle (stages) aux jeunes formés. Une telle collaboration vise à maximiser l’impact du programme et à connecter les jeunes talents au marché du travail.

Notons que le projet s’inscrit dans le cadre d’une initiative panafricaine plus large. "D-CLIC, formez-vous au numérique avec l’OIF" est déployé dans 13 autres pays, tels que le Sénégal, le Burkina Faso, ou encore la Tunisie.

Ayi Renaud Dossavi

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