Le gouvernement togolais poursuit son engagement en faveur de la formation technique et professionnelle avec la création d’un Institut de Formation en Alternance pour le Développement (IFAD) Aquaculture dans la commune de Bas-Mono 1.
Le 7 mars 2025, une délégation de la Présidence de la République, conduite par le ministre Noupokou Dammipi, a officiellement reçu l’acte de donation du site de 37 hectares où sera construit l’IFAD Aquaculture, situé dans le canton d’Agomé-Glozou. Ce terrain a été cédé par 68 propriétaires terriens, marquant ainsi une contribution significative au développement socio-économique de la région.
L’institut, dédié à la formation en élevage de poissons, s’inscrit dans la stratégie nationale de transformation agricole et d’industrialisation, visant à renforcer les compétences des jeunes et à améliorer la productivité du secteur halieutique.
Lors de la cérémonie, les donateurs ont exprimé leur satisfaction face à ce projet, qui devrait stimuler l’économie locale et générer des emplois durables. Le ministre Noupokou Dammipi a, de son côté, salué ce geste et réaffirmé l’engagement du gouvernement à accélérer le démarrage des travaux.
Ce nouvel établissement viendra du reste s’ajouter aux quatre autres IFAD déjà opérationnels à travers le pays : l’IFAD Aquaculture d’Elavagnon, l’IFAD Élevage de Barkoissi, l’IFAD Bâtiment et l’IFAD Énergies Renouvelables de Lomé ; en plus de l’IFAD élevage Elevage, prévu à Avetonou.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo se dote d’un nouveau programme de modernisation de l’agriculture destiné à transformer durablement le secteur sur la prochaine décennie (2025-2034). Le ProMAT (Programme de modernisation de l’agriculture au Togo) qui définit les actions à mener pour renforcer la contribution de l’agriculture à la croissance économique, favoriser la création d’emplois et encourager l’inclusion sociale, a été présenté la semaine dernière aux acteurs du secteur et les partenaires financiers.
L’objectif affiché par le programme est d’améliorer les performances agricoles en relevant les défis contemporains que sont les changements climatiques et la compétitivité des produits locaux. Il s’agit d’un enjeu majeur pour un pays où l’agriculture demeure un pilier économique et un levier essentiel pour la sécurité alimentaire.
Le programme s’articule ainsi autour de quatre axes stratégiques. Il vise en premier lieu à soutenir la production agricole et la résilience des systèmes de culture face aux aléas climatiques. Il prévoit également d’améliorer la valorisation des produits agricoles et de faciliter leur accès aux marchés, une condition essentielle pour garantir des débouchés stables et rémunérateurs aux producteurs.
Un volet spécifique est consacré à l’accès au financement et à la promotion des initiatives privées, un point clé pour dynamiser l’investissement dans le secteur. Enfin, le renforcement de la gouvernance agricole est au cœur de ce programme, avec l’ambition d’améliorer l’efficacité des politiques publiques et la coordination entre les différents acteurs.
Sa mise en œuvre, qui interviendra prochainement, s’inscrit dans la continuité des précédents programmes et projets agricoles du pays, parmi lesquels le Programme National D'investissement et de Sécurité Alimentaire (PNIASA) et le Programme national d'investissement agricole, de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PNIASAN) .
Esaïe Edoh
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Ecobank Togo a officiellement lancé, le vendredi 8 mars 2025, une version améliorée de son programme Ellever, dédié à l’accompagnement des femmes entrepreneures et dirigeantes.
Lancé à la faveur de la Journée Internationale des Droits de la Femme, le programme vise à renforcer l’inclusion financière et à favoriser l’essor des entreprises dirigées par des femmes.
Désormais, Ellever s’adresse non seulement aux entrepreneures, mais aussi aux femmes occupant des postes de leadership ou salariées, avec un accent particulier sur les jeunes entrepreneures. Le programme inclut également les entreprises détenues majoritairement par des femmes ou comptant une forte présence féminine dans leurs instances de direction.
Lors du lancement, la ministre togolaise du Commerce, Rose Kayi Mivedor, a salué cette initiative en rappelant que les microentreprises dirigées par des femmes au Togo génèrent plus de bénéfices que celles tenues par des hommes, selon une étude de la Banque mondiale. Elle a également mis en avant les efforts du gouvernement à travers des programmes comme le PAIFFV (Projet d’Appui à l’Inclusion Financière des Femmes Vulnérables), destiné à renforcer l’inclusion financière des femmes vulnérables.
De son côté, Eusèbe Afoutou, Directeur général par intérim d’Ecobank Togo, a souligné que le programme répondait aux défis majeurs de l’entrepreneuriat féminin, notamment l’accès au financement et les stéréotypes de genre.
Notons que dans le cadre de ce programme, Ecobank a précédemment débloqué quelque 2 milliards FCFA au profit de l’Association des Revendeuses de Pagne du Togo, en plus de ses mécanismes de financement déjà en place.
Ayi Renaud Dossavi
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Près de 100 opérateurs économiques togolais de divers secteurs sont attendus en Chine du 13 au 24 mars 2025, pour une mission d’exploration des opportunités d'affaires. Organisée par la Chambre de commerce et d'industrie du Togo (CCI-Togo) en partenariat avec l'Association Culture d'entreprise de Hebei, cette initiative devrait renforcer les liens économiques entre les deux pays.
Concrètement, au cours de la mission, les participants auront l'occasion de découvrir plusieurs secteurs stratégiques, notamment l'industrie mécanique, le génie civil, la construction, l'agriculture, l'élevage, l'automobile et l'emballage. Ils visiteront également des usines spécialisées dans la production de tuyaux et canalisations, de carreaux de céramique, de câbles électriques ainsi que des unités de fabrication de machines agricoles et de pièces détachées pour automobiles.
Selon Bekley Esso-Byou, commissaire chargé du secteur industrie à la CCI-Togo, cette mission représente une opportunité importante pour les entreprises togolaises d’établir des partenariats solides avec des acteurs chinois dans des domaines clés. Il a réaffirmé l'engagement de la CCI-Togo à soutenir les entrepreneurs nationaux dans leur expansion à l'international, en organisant régulièrement des missions visant à renforcer leur compétitivité.
Cette démarche est en accord avec un mémorandum d'entente signé entre la CCI-Togo et l'Association Culture d'entreprise de Hebei, avec pour ambition de dynamiser les échanges économiques entre le Togo et la Chine.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la seconde phase du Programme National de Développement du secteur de l’Eau (PND Eau) se prépare, avec le soutien financier de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) et de l’Agence Française de Développement (AFD). Une rencontre entre ces institutions et les autorités togolaises s’est tenue la semaine dernière pour définir la stratégie d’investissement de cette nouvelle phase.
Alors que la première phase s’achève le 31 décembre 2025, la nouvelle concerne principalement les centres urbains de la région des Savanes ainsi que des centres semi-urbains situés dans les régions de la Kara et des Plateaux. Elle prévoit des interventions dans cinq centres urbains des Savanes, notamment à Dapaong, Cinkassé, Tandjouaré, Mandouri et Gando, ainsi que dans sept centres semi-urbains répartis entre la Kara et les Plateaux, incluant Korbongou, Gandi, Kabou, Soudou-Tchalimdè, Amou-Oblo, Glei et Wahala.
Lors de cette mission, les représentants de la BEI ont évalué les orientations stratégiques du projet et l'état d’avancement de la première phase afin d’ajuster leur appui financier. Démarrée en juin 2020, la première phase a mobilisé un financement de 40 millions d’euros, soit environ 26 milliards FCFA.
Elle couvre 30 centres du périmètre d’exploitation de la TdE dans des localités telles que Kpémé, Djagblé, Vogan, Tabligbo, Kévé, Élavagnon, Amou, Tohoun, Amlamé, Anié, Danyi, Atakpamé, Agou, Kpalimé, Adjengré, Sotouboua, Sokodé, Tchamba, Kara, Niamtougou, Kanté, Kabou, Kétao, Pagouda, Pya, Bassar, Bafilo, Kouka, Mango, Dapaong et Tandjouaré.
Notons que l’objectif global du PND Eau est d’étendre et de moderniser les infrastructures de mobilisation, de production et de distribution d’eau potable, que ce soit en milieu urbain ou semi-urbain, tout en garantissant un modèle financier viable pour les parties prenantes. Il entend aussi établir un cadre contractuel associant des partenaires privés à la gestion des mini-adductions d’eau potable, fournir des études détaillées et des plans directeurs pour les principaux centres urbains du pays, et améliorer la performance opérationnelle de la TdE.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le Sénat, la deuxième chambre du parlement, est désormais au complet et fonctionnel, avec 61 membres dont 41 membres élus suite aux sénatoriales, et 20 nommés par le président de la république.
Par partis politiques, suite aux sénatoriales, vient en tête le parti UNIR (34 sénateurs), le parti BATIR (2 sénateurs), puis les parties UFC (1 sénateur), CLE (1 sénateur), LTA (1 sénateur) et ADDI (sénateur), ainsi qu’un indépendant.
Le parti UNIR vient largement en tête, avec une écrasante majorité au Sénat togolais pour plus de 80% des sièges, selon les résultats officiels de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).
Liste complète du Sénat :
Elus :
Agoè-Nyivé :
Avé :
Bas-Mono :
Golfe :
Lacs :
Vo :
Yoto :
Zio :
Agou :
Akebou :
Amou :
Anié :
Danyi :
Est-Mono :
Haho :
Kloto :
Kpélé :
Moyen-Mono :
Ogou :
Wawa :
Blitta :
Mo :
Sotouboua :
Tchamba:
Tchaoudjo :
Assoli :
Bassar :
Binah :
Dankpèn :
Doufelgou :
Kéran :
Kozah :
Cinkassé :
Kpendjal :
Kpendjal Ouest :
Oti :
Oti Sud :
Tandjouaré :
Tone :
Sénateurs nommés :
Ayi Renaud Dossavi
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La Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) a amorcé la mise en place de ses représentations régionales consulaires. Cette nouvelle étape dans sa stratégie de décentralisation a débuté le 6 mars à Kpalimé, dans la préfecture de Kloto, où la première antenne a été officiellement activée.
Ce processus vise à rapprocher l’institution des réalités économiques locales en instaurant des relais capables de faciliter l’interaction entre les acteurs économiques et les pouvoirs publics. De fait, ces nouvelles représentations qui seront mises en place après celle de Kpalimé, ont pour vocation de porter la voix de la CCI-Togo au niveau régional.
Leur mission s’articule autour de la supervision et de la coordination des initiatives locales en lien avec les objectifs de la chambre. Elles devront ainsi veiller à l’application des orientations stratégiques définies par l’instance nationale, tout en s’adaptant aux spécificités économiques de chaque région.
Dans un contexte marqué par la nécessité d’une meilleure intégration des acteurs économiques locaux, ces représentations auront pour rôle également de sensibiliser et d’inciter les opérateurs à adhérer à la CCI-Togo. Cette approche, selon le président de l’institution, José Symenouh, va contribuer à renforcer les synergies entre les entrepreneurs et les autorités locales, dans une logique de concertation et de développement harmonisé.
Chaque représentation régionale, une fois mise en place, devra élaborer un plan d’action spécifique destiné à accroître la visibilité de la CCI-Togo et à élargir son réseau d’adhérents.
L’ouverture de l’antenne de Kpalimé constitue ainsi une première étape dans ce chantier de décentralisation, qui devrait se poursuivre dans les autres régions du pays.
Esaïe Edoh
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L’économie togolaise affiche des indicateurs au vert en ce début d’année 2025. Selon le dernier Bulletin Mensuel des Statistiques, la production industrielle reste robuste, les services et le commerce poursuivent leur progression, et l’inflation demeure maîtrisée. Mais derrière ces chiffres encourageants, quelques signaux laissent entrevoir la nécessité d’un pilotage fin des politiques économiques dans les mois à venir.
Un moteur industriel qui tourne bien
Le secteur industriel togolais continue d’afficher une belle dynamique. +10,5% en janvier 2025 pour l’indice de la production industrielle, après +11,0% en décembre 2024. Pas de quoi crier au ralentissement, mais une légère inflexion qui rappelle que la croissance doit être consolidée. Le dynamisme industriel pourrait, dans les prochaines années, être davantage porté par la PIA, qui continue d'attirer de nouveaux investissements et de renforcer l’industrialisation locale, notamment dans la transformation des matières premières agricoles.
Même tendance dans les services marchands, où le chiffre d’affaires a progressé de +3,4% en janvier. Certes, c’est moins que les +5,0% du mois précédent, mais la tendance reste positive. Côté commerce, le même phénomène : +1,2%, après +4,8% en décembre. Un ajustement post-fêtes de fin d’année ou un signal à surveiller ?
Inflation sous contrôle, confiance des entreprises intacte
Sur le front des prix, pas de tempête à l’horizon. Avec une inflation annuelle de 2,5%, le Togo reste dans la cible de 1% à 3% fixée par la BCEAO. Cette tendance s’inscrit dans un mouvement plus large de stabilisation des prix après la flambée des années précédentes : l’inflation, qui avait atteint 7,6% en 2022, a progressivement ralenti à 3,3% en 2024 et devrait s’établir à 2,3% en 2025, selon les projections des institutions financières. Un équilibre en partie lié à la baisse des prix de certains produits alimentaires importés comme le riz (-13,8%) et le sucre (-14,1%). En revanche, l’huile (+43,3%) et le lait (+26,8%) poursuivent leur flambée, un sujet qui pourrait devenir sensible pour le pouvoir d’achat.
Du côté des entreprises, le climat des affaires reste stable. L’indice est figé à 100,7, signe que les acteurs économiques ne sont ni euphoriques ni inquiets. Pour le gouvernement, c’est un signal positif, mais aussi un appel à ne pas relâcher les efforts.
Les chefs d’entreprise, eux, restent confiants en ce début d’année. L’indice du climat des affaires se maintient à 100,7, un niveau stable qui traduit un environnement économique favorable et un secteur privé qui continue d’investir et d’embaucher, malgré les contraintes conjoncturelles.
Des perspectives économiques prometteuses
Les prévisions du Fonds Monétaire International (FMI) tablent sur une croissance économique de 5,3% en 2025, un niveau qui, bien que légèrement inférieur aux 5,6% enregistrés en 2023, reste solide. Cette dynamique devrait être soutenue par les investissements publics dans les infrastructures, l’essor du secteur industriel et une politique budgétaire plus rigoureuse.
Toutefois, la nécessité d’un pilotage économique prudent demeure, alors que le pays doit jongler entre maintien de la croissance, contrôle de l’inflation et gestion de la dette publique.
Fiacre E. Kakpo
L’Agence Togo Digital (ATD) va former des entrepreneurs du nord du Togo le mois prochain, dans le cadre de ses interventions en faveur de la digitalisation des Très Petites et Moyennes Entreprises (TPME) au Togo.
En effet, après plusieurs sessions de formation à travers le pays, la nouvelle étape se tiendra du 8 au 11 avril 2025 à Dapaong.
À Kara où la dernière session s’est achevée en février, 20 entreprises, dont 11 dirigées par des femmes, ont bénéficié du programme Tech Immersion Plus (TIP), indique-t-on du côté de la coopération allemande, qui soutient l’initiative. Il s’agissait pour ces opérateurs économiques d’intégrer des outils numériques stratégiques pour optimiser leur gestion et renforcer leur présence en ligne.
La session a permis notamment aux bénéficiaires d’acquérir des compétences sur le Business Model Canvas, la gestion comptable digitale et le marketing en ligne.
L’impact est concret, selon les participants. Ainsi, « des solutions comme WhatsApp Business et Odoo transforment la gestion quotidienne de mon entreprise », indique Kpiki Kadabi, fondatrice d’Agro Horeb, et participante à Kara.
Notons que ces formations s’inscrivent dans le cadre du projet ProDigiT, cofinancé par l’Allemagne, le Luxembourg et l’Union européenne. À ce jour, plus de 120 entrepreneurs ont été formés.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, l’Assemblée nationale togolaise a adopté le vendredi 7 mars 2025 les lois de règlement des exercices budgétaires 2020 et 2021, un passage obligé pour s’assurer de la transparence et de la bonne gouvernance des finances publiques. L’approbation permet de dresser un bilan détaillé de l’exécution budgétaire sur ces deux années.
Une mobilisation de recettes en hausse et des dépenses maîtrisées
Il ressort des notes du Parlement qu’en 2020, les ressources perçues par le Trésor public ont atteint 1612,6 milliards FCFA, soit un taux d’exécution de 96,2 % par rapport aux prévisions de 1676,8 milliards FCFA. À l’opposé, les dépenses engagées étaient de 1509,9 milliards FCFA, générant un excédent de 102,8 milliards FCFA pour cet exercice budgétaire, du fait notamment de dépenses effectives inférieures aux prévisions.
En 2021, les recettes ont progressé à 1641,2 milliards FCFA, pour un taux d’exécution de 96,4 %. Les charges exécutées se sont, pour leur part, élevées à 1613,9 milliards FCFA, contre une prévision de 1702,9 milliards FCFA, ce qui représente un excédent de 27,3 milliards FCFA.
Sur les deux années, l’excédent consolidé est ainsi de 129 milliards FCFA.
Selon Pacôme Adjourouvi, ministre des Droits de l’homme et de la Formation à la citoyenneté, présent lors des travaux parlementaires, ces résultats traduisent la rigueur dans la gestion des finances publiques et la volonté du gouvernement de renforcer la transparence budgétaire.
Il faut rappeler que ces deux années correspondent aux temps forts de la Covid-19, marquées par une contraction des activités économiques et de nombreuses mobilisations budgétaires pour faire face aux effets économiques et sociaux de la pandémie, au niveau national comme international.
Ayi Renaud Dossavi