Le Togo se dote de normes nationales spécifiques au ciment. Vendredi 27 décembre 2024, l'Agence Togolaise de Normalisation (ATN), un des bras opérationnels de la HAUQE (Haute Autorité de la Qualité et de l’Environnement), a organisé à Lomé un atelier de validation des normes togolaises relatives au ciment, rassemblant les acteurs du domaine de la qualité et de la construction.

Selon Heyou Bodjona, Directeur général de l'ATN, l'objectif est de garantir des normes adaptées aux exigences des consommateurs togolais et aux réalités locales.
« Nous voulons nous assurer que les normes utilisées pour la production du ciment répondent à des standards de qualité, assurent la sécurité de nos bâtiments et protègent les consommateurs », a-t-il indiqué dans le cadre de ces travaux.
Ces normes qui couvrent notamment la production et le contrôle, s'annoncent dans un contexte où des enquêtes menées en 2023 ont révélé des écarts notables dans la qualité des matériaux de construction, notamment en raison de l'utilisation de bases inadéquates dans la production de ciment. Pour y remédier, l'application des normes validées lors de cet atelier sera bientôt rendue obligatoire, selon le responsable.

« Par principe, la norme est d'application volontaire, mais dès lors que la santé, l'environnement et la sécurité sont mis en cause, on est en droit de les rendre d'application obligatoire. C'est l'objectif que nous visons par l'élaboration des normes togolaises », explique-t-on à cet effet.
D’autres normes à venir...
De plus, ajoute-t-on, « ce n'est qu'une première étape », car « tout un ensemble de matériels sera examiné avec rigueur par des comités techniques, notamment les fers à béton ; un chantier que nous allons ouvrir en 2025 ».
Cette démarche pourrait également s’étendre au secteur agroalimentaire, où des normes sont en cours d’élaboration, avec notamment le soutien de la Banque mondiale.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, les députés ont adopté le vendredi 27 décembre 2024, le projet de loi de finances pour l’exercice 2025. Ce budget s’équilibre en ressources et en charges à 2.396.588.972.000 francs CFA, marquant une progression de 9,9 % par rapport à l’exercice précédent, qui s’élevait à 2.179.125.009.000 francs CFA. Par ailleurs, il représente une hausse de 6,5 % par rapport à la loi de finances rectificative 2024, fixée à 2.250.600.606.000 francs CFA.
Les recettes budgétaires enregistrent une augmentation notable, passant de 1.279,1 milliard de francs CFA en 2024 à 1.475,6 milliards de francs CFA en 2025, soit une progression de 15,4 %. Cette croissance est principalement portée par les recettes fiscales, qui atteignent 1.200 milliards de francs CFA, contre 1.042,1 milliards de francs CFA l’année précédente, traduisant une augmentation de 15,2 %.
Du côté des dépenses budgétaires, une légère hausse de 2,4 % est observée, celles-ci passant de 1.636,3 milliard de francs CFA en 2024 à 1.675,8 milliards de francs CFA en 2025. Cette augmentation résulte principalement de la hausse des dépenses de personnel et des charges liées à l’atténuation des recettes.
La loi de finances gestion 2025 introduit également des mesures fiscales destinées à soutenir l’amélioration du climat des affaires. Parmi celles-ci, la réduction des droits d’accises sur certains produits locaux, une baisse de 50 % du montant des droits de douane appliqués au gasoil utilisé par les industries.
D’autres dispositions notamment l’exonération à l’importation des véhicules de transport de marchandises et de personnes de cinq ans d’âge au maximum, des motocycles électriques neufs, ainsi que des batteries destinées à l’industrie du montage, sont maintenues.
Par ailleurs, les avantages fiscaux et douaniers en faveur des entreprises de bâtiments et travaux publics sont reconduits relativement à l’importation et à l’acquisition de machines, matériels et engins. De même, les avantages fiscaux relatifs à l’importation de matériel agricole sont reconduits.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le gouvernement veut mettre en place une autorité nationale des frontières (dénommée Autorité togolaise des frontières) pour mieux faire face à ses défis et priorités aux frontières.
Le projet, examiné en première lecture par le Conseil des ministres la semaine écoulée, vise à centraliser et optimiser la gestion des frontières terrestres et maritimes, dans un contexte marqué par plusieurs enjeux sécuritaires, migratoires et économiques.
À terme, l’Autorité, dotée d’une mission stratégique et opérationnelle, aura notamment pour rôle de proposer des solutions aux différends frontaliers, de coordonner les politiques nationales et de renforcer la coopération régionale.
Cette structure centrale devrait remplacer les commissions existantes, dans une approche intégrée et interactive pour gérer, entre autres, les délimitations frontalières et les flux transnationaux.
Cette mise en place s’annonce, par ailleurs, dans un contexte où le pays d’Afrique de l’Ouest doit répondre à des menaces comme l’extrémisme violent dans le nord du pays, tout en renforçant la cohésion sociale dans les zones frontalières. Dans ce cadre, de récentes initiatives, telles que l’inauguration de postes frontaliers modernes équipés de systèmes de contrôle migratoire avancés, ont été prises au cours des dernières années.
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1- Monsieur le Ministre, bonjour ! C’est devenu maintenant une tradition de faire avec vous le bilan des activités diplomatiques du Togo pour l’année qui s’achève. Quelles ont été les principales orientations de l’action diplomatique du Togo en 2024 ?
Je vous remercie pour votre intérêt et l’attention particulière que vous accordez à la diplomatie togolaise, non seulement à ses réussites mais aussi à ses défis.
Sur le plan géopolitique mondial, 2024 se présente comme une année difficile marquée par la persistance de plusieurs foyers de tensions, d’instabilités politiques et sécuritaires dans nombre de pays ainsi que des incertitudes sur l’avenir du multilatéralisme. Mais dans cet imbroglio, le Togo a su, une fois encore, manœuvrer pour s’imposer comme un acteur majeur dont la voix compte, grâce aux orientations stratégiques du Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, à savoir : l’engagement pour la paix en Afrique et dans le monde, l’attachement à la promotion d’un multilatéralisme plus juste et plus équitable au service des peuples, le panafricanisme, la réparation des crimes commis contre les peuples africains et la mobilisation des diasporas et des Afro-descendants au service du développement et de l’intégration africains.
2- …justement, Monsieur le Ministre ! Le Togo s’est fait un nom en matière de médiation. Le dernier fait d’arme a été la libération de deux gendarmes ivoiriens. Avant le communiqué de la présidence ivoirienne, rien n’a filtré de cette médiation. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Le Togo se réjouit de la libération, le 29 novembre dernier, des deux (02) gendarmes ivoiriens interpellés le 19 septembre 2023 au Burkina Faso grâce à une médiation de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République. La libération traduit le triomphe des vertus du dialogue et de la négociation dans un contexte régional de fortes perturbations et de défis multiformes.
Cet aboutissement heureux illustre également la capacité de la République du Faso et de la République de Côte d’Ivoire à œuvrer à la préservation de leurs relations historiques de fraternité et de bon voisinage et témoigne de leur attachement aux mécanismes pacifiques et diplomatiques de gestion et de résolution des crises interétatiques et des conflits internationaux.
Je salue le sens de l’écoute et les efforts respectifs de Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d’Ivoire, et de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la République du Faso, qui ont permis de dépasser le contentieux et conduit à cette issue bénéfique aux intérêts des deux pays frères.
C’est toujours mu par son engagement pour la paix que le Togo a lancé, le 28 novembre dernier, l’initiative Global Peace and Security Alliance (GPSA) qui se veut un cadre fédérateur favorisant le dialogue entre plusieurs plateformes et fora œuvrant pour la paix et la sécurité mondiales. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de Lomé Peace and Security Forum (LPSF) créé il y a un an.
L’expertise du Togo en matière de médiation et de gestion des conflits ainsi que son engagement pour la paix sont aujourd’hui reconnus partout dans le monde. C’est fort de cela que j’ai été invité le 22 août à animer à l’Université de Sophia au Japon, une conférence sur la paix et la sécurité en Afrique et la médiation du Togo au Sahel, tout comme j’ai participé à un panel lors du 4ème Forum d’Assouan sur le thème « l’Afrique dans un monde en mutation : réimaginer la gouvernance mondiale pour la paix et le développement » qui s’est tenu les 02 et 03 juillet 2024 au Caire en Egypte. J’ai également pris part en février à l’édition 2024 du Munich Security Conférence (MSC) qui réunit chaque année des décideurs de haut niveau et des leaders d’opinion du monde entier pour des discussions sur les préoccupations les plus urgentes en matière de sécurité internationale, et à la réunion des Ministres des affaires étrangères de la coalition mondiale contre Daesh qui s’est tenue à Washington DC en septembre dernier.
3- Quoique reportés, les préparatifs du 9ème Congrès panafricain qui devrait se tenir à Lomé du 29 octobre au 02 novembre 2024 ont occupé une bonne partie de votre agenda. Qu’est-ce qui explique ce report et en quoi ce Congrès est important pour le Togo et l’Afrique ?
La mobilisation de la diaspora africaine et afrodescendante en vue de leur reconnexion au continent est l’un des axes majeurs de la diplomatie togolaise. Que ce soit au plan national ou continental avec l’Union africaine, le Togo ne ménage aucun effort en ce sens. C’est ainsi qu’il a porté l’initiative ayant abouti en 2021, vous vous en souvenez, à la décision de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine relative à la Décennie des racines et des diasporas africaines (2021-2031). C’est également en reconnaissance du rôle du Togo sur cette thématique que la présidence du Haut comité en charge de l’agenda de cette Décennie lui a été confiée. Le 9ème Congrès panafricain de Lomé, qui se veut un espace privilégié pour les Africains vivant sur le continent et hors de celui-ci (la diaspora et les Afrodescendants) de s’interroger notamment sur la question de leur devenir humain, politique, culturel, social et sociétal, dans un monde de plus en plus instable, est l’une des activités phares de l’agenda de cette Décennie. A travers ce congrès, les pays africains devront définir ce qu’ils veulent et peuvent pour eux-mêmes et par eux-mêmes, aux côtés d’autres acteurs majeurs de l’économie mondiale et de la scène politique internationale. Comme le dit si bien Axelle Kabou, "le sous-développement africain commence par le sous-développement de la perception de soi et du monde extérieur, par l'immobilisme des mentalités". Il nous faut alors sortir de l’immobilisme et changer notre regard sur nous-mêmes.
Les 6 précongrès régionaux tenus à Bamako pour l’Afrique de l’Ouest, Rabat pour l’Afrique du Nord, Dar-Es-Salam pour l’Afrique de l’Est, Pretoria pour l’Afrique australe, Brazzaville pour l’Afrique centrale et Salvador de Bahia au Brésil pour la diaspora en tant que 6ème région de l’UA, ont connu un excellent succès et ont formulé des recommandations pertinentes. Le report du 9ème Congrès est motivé par des raisons logistiques compte tenu du nombre exponentiel de participants inscrits quelques jours seulement après l’ouverture de la plate-forme d’accréditation et par la nécessité de prendre en compte les contributions pertinentes de tous les acteurs pour une organisation inclusive et réussie. Ce n’est qu’une façon de reculer pour mieux sauter.
4- Visiblement, les actions du Togo pour le renouveau du panafricanisme et la reconnexion des Afrodescendants ne se sont pas limitées aux préparatifs du 9ème Congrès… !
Vous avez raison. Comme je l’ai dit plus haut, la mobilisation des Afrodescendants en vue de leur reconnexion au continent fait partie des priorités du Togo.
C’est ainsi qu’à l’UNESCO, le Togo a fait célébrer, pour la première fois, la Journée mondiale de la culture africaine et afrodescendante (JMCA), instituée par une résolution de la 40ème session de la Conférence générale de l’UNESCO, suite à un projet de résolution portée par notre pays. L’objectif est de dresser un pont entre l’Afrique et les pays caribéens et latino-américains qui, par le jeu de l’histoire, regroupent sur leurs sols des communautés d’Afrodescendants qui véhiculent et enrichissent la culture africaine. Il est important de mettre en évidence le pont culturel qui existe entre l’Afrique et ces communautés d’Afrodescendants partout dans le monde, dans l’esprit de Kwame N’Krumah qui disait : « Je ne suis pas africain parce que je suis né en Afrique mais parce que l’Afrique est née en moi ».
Notre participation au 10ème Forum mondial de l’Alliance des civilisations des Nations Unies (UNAOC) qui s’est tenu en fin novembre à Cascais au Portugal sur le thème : « Unis dans la paix : restaurer la confiance, remodeler l’avenir » a été pour nous une occasion de rappeler les contributions des civilisations y compris africaines à la paix et au progrès de l’humanité.
De même, les 8 et 9 décembre 2024, à l’invitation de mon homologue Monsieur Bruno Rodriguez Parrilla, j’ai effectué une visite officielle à La Havane, en République de Cuba où j’ai pris part à la Conférence sur la Décennie Internationale des Peuples d’Ascendance Africaine sur le thème : « Décennie des Afrodescendants : Egalité-Equité-Justice sociale ». Il convient de souligner que la Décennie Internationale des Peuples d’Ascendance Africaine a été proclamée le 23 décembre 2013 par les Nations Unies afin de promouvoir les droits des personnes d’ascendance africaine et combattre le racisme et les discriminations dont elles sont victimes. La lutte contre le racisme et la discrimination implique la réparation des injustices historiques subies par les populations africaines et d’ascendance africaine.
Dans cette dynamique de mobilisation des diasporas, nous n’avons pas laissé de côté la diaspora togolaise. J’ai pris soin de rencontrer les Togolais vivant dans les pays où je me suis rendu en visite. Ces moments sont pour nous l’occasion de les écouter quant à leurs préoccupations afin de pouvoir y répondre, dans la mesure du possible. Des mesures ont ainsi été prises, pour apporter le soutien et la protection de l’Etat à des Togolais en détresse à l’extérieur que, pour des raisons évidentes, je ne saurais détailler ici. Je suis cependant heureux pour les 131 compatriotes dont 28 enfants et 15 bébés que nous avons rapatriés de la Libye en octobre et pour les 23 migrants rapatriés de la Guinée Equatoriale. Tenant toujours compte des doléances des Togolais de l’extérieur, un groupe de travail a été créé pour réfléchir à l’harmonisation des tarifs et formes des actes consulaires.
L’évaluation de nos politiques publiques est un élément important dans notre quête d’efficacité et d’efficience. C’est pour cette raison que deux décennies après les assises nationales de la diaspora togolaise, il a été nécessaire de faire le bilan de toutes les initiatives prises dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations qui en étaient issues. Grace à l’appui de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), un atelier d’évaluation des actions et mesures de mobilisation et d’engagement des Togolais de l’extérieur pour le développement du Togo a réuni tous les acteurs concernés, du 5 au 7 décembre 2024.
5- Professeur DUSSEY, vous avez été aussi très offensif dans le cadre du renforcement des relations bilatérales du Togo. Quelles sont les actions menées par vous-même et vos services en 2024 ?
Aucun pays ne s’est développé à partir uniquement de son potentiel endogène, moins encore à partir de l’aide étrangère. Il faut un savant alliage des deux. Notre ambition est d’avoir des partenaires fiables qui sont disposés pour une coopération mutuellement avantageuse afin de concrétiser les projets phares de la Feuille de route gouvernementale Togo 2025, ce qui implique non seulement l’élargissement du réseau diplomatique du Togo mais aussi la diversification des partenaires.
Je suis ainsi heureux de vous annoncer l’ouverture cette année d’une ambassade du Togo à Doha au Qatar, un des pays du Moyen-Orient dont l’économie est en pleine expansion. Le Togo a aussi signé des accords d’établissement de relations diplomatiques avec l’Ouzbékistan et le Bahamas ainsi que des accords d’exemption de visa avec l’Afrique du Sud, la Serbie et l’Inde pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de service, et avec Sao Tomé et Principe pour tous les autres types de passeports.
L’attractivité d’un pays se mesure également par le nombre de visites officielles. Sur ce plan, l’année 2024 a débuté avec la visite à Lomé du chef de la diplomatie chinoise, Monsieur Wang Yi, les 16 et 17 janvier. Elle a été l’occasion pour les deux parties de renouveler leur engagement à consolider et renforcer leur coopération dans les domaines de la lutte contre la pauvreté́, de la transformation agricole, de la sécurité́ alimentaire, de l’industrialisation, de la technologie et de l’intelligence artificielle, des infrastructures et de la sécurité́. C’est toujours dans le cadre des excellentes relations qui existent entre la Chine et le Togo que le Chef de l’Etat, accompagné d’une importante délégation, a pris part les 5 et 6 septembre 2024, au Sommet de Beijing du Forum sur la Coopération sino-africaine (FOCAC). Cet événement, centré sur le renforcement des relations entre la Chine et les pays africains, s’inscrit dans le cadre d’une série de discussions visant à promouvoir des partenariats stratégiques et le développement durable.
En fin mars, ça été le tour de Monsieur Xavier Bettel, Vice-premier ministre, Ministre de la coopération et de l’action humanitaire du Grand-Duché de Luxembourg, d’effectuer une visite de travail dans notre capitale à l’issue de laquelle a été signée une lettre d’entente entre les deux pays relative au renforcement de nos relations de coopération au développement. Le champ de nos partenaires s’est élargi à la Barbade, dont le Ministre de l’économie et de l’investissement, Monsieur Chad Blackman, a séjourné dans notre pays du 15 au 18 mai. Un autre partenaire, pas des moindres, est le Brésil dont le Ministre d’Etat, ministre des relations extérieures, Monsieur Mauro Vieira, a effectué une visite de travail à Lomé du 18 au 19 juillet 2024. Depuis l’établissement de nos relations diplomatiques en 1972, le Togo et le Brésil entretiennent de très bonnes relations de coopération. Le Togo a été également honoré par la visite à Lomé de Monsieur Gareth Haddad do Espiritu Santo Guadalupe, Ministre des affaires étrangères, de la coopération et des communautés de Sao Tomé et Principe le 18 juin 2024 et celle de Monsieur Yusuf Tuggar, alors ministre des affaires étrangères de la République fédérale du Nigeria, le 05 novembre 2024. Les sujets de coopération bilatérale et des préoccupations sous-régionales ont été au cœur des discussions.
Les consultations politiques Togo-Inde qui ont eu lieu à Lomé les 27 -28 juin 2024 ont permis de convenir de nouveaux axes de coopération. Il faut noter que l’Inde soutient le Togo dans l'électrification de 500 localités rurales par des systèmes solaires photovoltaïques.
Les consultations politiques Togo-Arménie se sont également tenues du 29 au 31 juillet 2024 à Erevan pour définir les nouveaux chantiers de coopération entre les deux pays. Nous avons aussi pris part, les 9 et 10 novembre à Sotchi, à la première Conférence ministérielle du Forum de partenariat Russie-Afrique, qui été l’occasion de jeter les bases d’une nouvelle architecture de la coopération entre ce pays et les Etats africains. En marge des travaux, je me suis entretenu avec mon homologue russe, Monsieur Sergueï Lavrov. Nous avons fait un tour d’horizon des axes de coopération entre la Russie et le Togo qui feront l’objet d’un suivi plus pointu avec l’ouverture en 2025 d’une ambassade de Russie à Lomé. De même, le sommet Italie-Afrique qui s’est tenu à Rome en début d’année a inauguré une nouvelle ère de coopération entre l’Afrique et l’Italie dans le domaine de l’énergie notamment.
Avec le Japon, la coopération a permis au Togo de bénéficier du programme Kennedy Round (KR). Participant à la réunion ministérielle de la TICAD-9, j’ai eu une audience avec Madame Kamikawa Yoko, Ministre japonaise des Affaires Étrangères sur le renforcement de la coopération entre le Togo et le Japon.
Il faut dire que j’ai souvent profité de ma participation à des événements internationaux pour rencontrer des homologues ou partenaires pour échanger sur des sujets d’intérêt commun. Ce fut le cas avec mes homologues d’Algérie et du Portugal en marge du Forum mondial de l’Alliance des civilisations des Nations Unies. En marge de la Conférence sur la Décennie Internationale des Peuples d’Ascendance Africaine, j’ai été reçu en audience par le Vice-président de la République de Cuba, Son Excellence Salvador Valdés Mesa, à qui j’ai transmis les salutations du Chef de l’Etat togolais, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE. J’ai également échangé avec mon homologue cubain et Monsieur Alpidio Alonso Grau, ministre de la Culture. Séjournant à Berlin, j’ai eu un entretien fructueux avec le Ministre allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), Madame Svenja Schulze sur les prochaines étapes de notre coopération dont le fil rouge demeure l’appui aux secteurs essentiels comme la santé, l’éducation, l’agriculture, la décentralisation et la bonne gouvernance. Lors de la Munich Security Conference, je me suis entretenu avec mes homologues Luminita Odobescu de la Roumanie, Mariya Gabriel de la Bulgarie et Hakan Fidan de la Turquie, etc…
6- Je salue votre dynamisme dans la mobilisation des partenaires bilatéraux du Togo. Quid de notre action multilatérale ?
Il n’est un secret pour personne que le Togo est un fervent défenseur de l’intégration africaine. Outre notre participation active aux instances de l’Union africaine et des organisations sous-régionales générales ou spécialisées auxquelles notre pays appartient, nous œuvrons inlassablement pour démolir toutes les barrières qui freinent l’intégration des peuples. C’est ainsi que nous organisons chaque année la semaine de l’intégration africaine qui vise à renforcer les liens d’amitié et de cohabitation entre le peuple togolais et les communautés étrangères installées sur notre territoire. Lancée le 8 mai, l’édition de 2024 a été un moment intense de communion où ces communautés ont rivalisé en génialité pour présenter les particularités culturelles de leurs pays d’origine.
Nous avons été particulièrement très actifs au sein de la CEDEAO qui, reconnaissant l’engagement et les qualités de médiateur du Président de la République, lui a confié la mission de faciliter le dialogue entre l’organisation et les trois Etats du Sahel (le Mali, le Burkina Faso et le Niger) qui ont manifesté leur volonté de la quitter.
Par ailleurs, notre participation au 19ème Sommet de la Francophonie qui s’est tenu les 4 et 5 octobre à Paris sur le thème : « créer, innover et entreprendre en français », a été pour nous, l’occasion de réitérer notre engagement aux idéaux que promeut cette organisation non seulement sur le plan culturel mais aussi en matière d’inclusion sociale, de bonne gouvernance et de démocratie.
Quant au Commonwealth, quand bien même notre adhésion ne date que de 2022, notre pays y est très actif et mobilise toutes les opportunités qu’offre cette organisation. La participation du Premier ministre, Madame Victoire TOMEGAH-DOGBE au dernier Sommet du Commonwealth qui s’est tenu en octobre à Samoa ainsi que sa présence à Londres, le 5 décembre 2024 à la table ronde de haut niveau des investisseurs anglophones sur le Togo, en sont une illustration. Cette initiative du Conseil des entreprises et de l’investissement du Commonwealth (CWEIC) vise à promouvoir les échanges commerciaux avec le secteur privé togolais et à attirer des investissements étrangers au Togo. Je tiens à rappeler que la visite à Lomé du 15 au 18 juillet de Madame Patricia Scotland, Secrétaire générale du Commonwealth, s’inscrit dans le cadre du renforcement des liens de coopération entre l’institution et notre pays, et a permis de faire le point sur les défis de développement du Togo ainsi que l’accompagnement du Commonwealth dans les domaines, entre autres économique, institutionnel et de la jeunesse.
Je ne saurais terminer ce point sans évoquer la participation du Togo au Sommet de l’avenir qui s’est tenu à New York en marge de la 79ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, dont l’un des objectifs est de forger un nouveau consensus international sur la manière d’améliorer le présent et de préserver l’avenir. Cette rencontre unique en son genre a été l’occasion de rétablir la confiance entre les Etats et les institutions internationales, et de démontrer que la coopération internationale peut relever efficacement les défis actuels et futurs. Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, y a délivré un discours riche en contenu. Il a en effet mis en exergue les efforts du Togo pour bâtir un Etat fort, lequel doit être au centre de toutes les politiques d’aide au développement très souvent déconnectées des besoins et aspirations réels des peuples. « Nous croyons que c’est en travaillant ensemble, dans un esprit de solidarité et de respect mutuel que nous parviendrons à relever les défis de notre époque et à offrir à nos enfants un monde plus juste, plus prospère et plus durable », avait-t-il souligné.
7- Pour réussir tous ces exploits, vous avez dû vous appuyer sur un personnel compétent et engagé. Vous mettez un accent particulier sur le renforcement des capacités des diplomates. Est-ce dans cette dynamique que vous avez organisé la conférence des ambassadeurs et chargés d'affaires du Togo ?
…Bien-sûr ! Organisée à l’initiative du Président de la République, la conférence diplomatique des ambassadeurs et chargés d'affaires du Togo qui s’est tenue à Lomé les 05 et 06 août 2024 a pour objectif de forger une compréhension commune des enjeux politiques nationaux et internationaux en vue de renforcer l’efficacité des missions diplomatiques et des postes consulaires du Togo. La conférence a servi de cadre pour entretenir les représentants du Togo à l’extérieur sur plusieurs sujets, notamment la Constitution de la Vème République, la mise en œuvre de la Feuille de route gouvernementale, le programme d’urgence et de renforcement de la résilience des populations dans la région des Savanes, l’optimisation de la contribution de la diaspora dans le développement national, le 9ème Congrès panafricain de Lomé, la gestion financière et comptable des ambassades ainsi que les nouvelles procédures de visa pour le Togo. La conférence a surtout permis aux chefs de mission du Togo à l’étranger d’être informés sur les réformes substantielles introduites par la nouvelle Constitution, qui nécessitent une adaptation fondamentale de l'approche diplomatique du Togo.
En marge de cette conférence, les participants ont effectué, le 03 août 2024, des visites de terrain, notamment au camp de Nioupourma où est stationnée la force opérationnelle Koundjoaré, chargée de contenir la menace djihadiste dans le nord de notre pays aux fins de s’imprégner des efforts engagés par le gouvernement dans la lutte contre le terrorisme. Ils se sont également rendus à Mandouri, dans la préfecture du Kpendjal, où ils ont eu l'occasion d'échanger directement avec les populations locales, qui sont en première ligne face aux effets du terrorisme. Ces visites ont permis aux diplomates de mieux appréhender les réalités sur le terrain et les défis sécuritaires auxquels le pays est confronté. Nous les avons instruits d’œuvrer pour une diplomatie togolaise plus pragmatique, audacieuse et décomplexée.
8- Monsieur le Ministre, quel sera votre mot de fin pour clôturer notre entretien ?
Mon de mot de fin sera d’inviter le peuple togolais dans son ensemble à prier et à demander à Dieu d’accorder au Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, la santé, la grâce, la protection et la bénédiction pour l’année 2025 afin qu’il puisse continuer son œuvre de transformation de notre pays et guider notre nation vers un avenir encore plus radieux.
Je formule également à l’endroit du Premier ministre, Madame Victoire TOMEGAH-DOGBE, mes vœux de santé, de bonheur et de succès dans toutes ses entreprises pour le bien de notre pays. J’étends ses vœux à tous mes collègues du Gouvernement ainsi qu’aux partenaires du Togo.
Tout en les appelant à plus de dévouement et d’abnégation au travail, je souhaite aux membres du personnel du Ministère des affaires étrangères, de l’intégration régionale et des Togolais de l’extérieur, mes vœux de santé, de paix intérieure et de réussite dans toutes leurs initiatives.
A toutes et à tous, je rappelle cette formule d’Helen Keller qui dit que "La vie est soit une aventure audacieuse, soit rien du tout ". Ayons le courage de vivre la vie dont nous rêvons.
Bonne année 2025 !
Je vous remercie.
Le Togo avance vers une identification systématique et obligatoire des abonnés aux services de communications électroniques. Le gouvernement a rendu un décret à cet effet, jeudi 26 décembre 2024, en Conseil des ministres.
Selon la mesure, les abonnés devront désormais être identifiés de manière préalable et systématique avant tout accès aux services de communication.
Vente encadrée des cartes SIM
Le décret interdit également la vente anarchique des cartes SIM, notamment celles pré-activées ou pré-identifiées. Chaque abonné est désormais limité dans le nombre de cartes SIM qu’il peut détenir auprès d’un même opérateur.
En complément, le texte oblige les opérateurs de télécommunications à tenir une base de données exhaustive sur leurs abonnés et à fournir des rapports trimestriels à certaines administrations.
Si l’objectif affiché est de renforcer la traçabilité des abonnés et de garantir une utilisation responsable des services numériques, la mesure intervient également dans un contexte où les objectifs sécuritaires occupent une place croissante parmi les priorités des autorités publiques. Cette régulation devrait aussi devenir un levier important pour lutter contre les actes illicites tels que les fraudes et les cyberattaques.
Ce renforcement du cadre réglementaire concerne un secteur en pleine croissance. À fin mars 2024, on recensait environ 7,3 millions d’abonnés mobiles au Togo (représentant un taux de pénétration de 87,5 %), en hausse de 9 % par rapport au deuxième trimestre 2023.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, les élections sénatoriales, initialement prévues pour le 2 février 2025, sont reportées à une date encore inconnue. La décision, annoncée jeudi 26 décembre par le Conseil des ministres, s’inscrit dans le cadre d’un réaménagement du calendrier électoral.
En effet, le Cadre permanent de concertation (CPC), plateforme rassemblant les différents partis politiques, est l’organe ayant suggéré ce report. Les acteurs politiques, regroupés au sein de cette structure, ont de fait, sollicité une prolongation du délai de dépôt des candidatures, initialement fixé au 23 décembre 2024, ainsi qu’un report de la date du scrutin. Le but est de permettre une meilleure organisation et une participation optimale à ces élections qui se tiendront pour la première fois dans l’histoire du pays.
Le Conseil des ministres a accédé à cette requête après avoir consulté la Commission électorale nationale indépendante (CENI), souligne le communiqué du Conseil qui va fixer la nouvelle date. Ces élections permettront d’élire 41 des 61 sénateurs qui siégeront au sein du futur Sénat. Les 20 autres membres seront directement désignés par le président de la République.
Esaïe Edoh
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A partir du 1er janvier 2025, l’Institut national d'assurance maladie (INAM) du Togo introduira une série de réformes destinées à faciliter l’accès aux services de santé pour ses bénéficiaires. Parmi ces initiatives, le renouvellement des carnets de soins sera désormais entièrement gratuit dans tous les bureaux de l’institution à travers le pays, indique-t-on.
➡️Pour une meilleure satisfaction de ses bénéficiaires, l’INAM rend gratuit le renouvèlement des carnets de soins.
— Institut National d'Assurance Maladie (INAM Togo) (@InamTogo) December 20, 2024
A compter du 1er janvier 2025, le renouvellement des carnets de soins sera gratuit dans tous les bureaux INAM
⤵️https://t.co/LNDDNCAqaB
L’INAM met également en circulation de nouvelles feuilles de soins, décrites comme plus faciles à utiliser, et disponibles gratuitement auprès des prestataires de soins conventionnés.
« En cas de maladie, les assurés, munis de leur carte INAM, pourront se rendre directement dans les centres de santé conventionnés, où les nouvelles feuilles de soins seront utilisées pour leur prise en charge », a précisé Justin Tchilabalo Pilante, directeur général de l’INAM. Dans le même temps, les anciens carnets de soins resteront acceptés jusqu’à leur retrait définitif.
Pour l’Institut d'assurance maladie, ces réformes s’inscrivent dans une dynamique d’amélioration de ses services, avec pour objectif d’accroître la satisfaction des assurés et de renforcer leur confiance, dans le contexte du déploiement du système d’assurance maladie universelle (AMU).
Ayi Renaud Dossvi
Au Togo, le gouvernement a annoncé cette semaine la prolongation du 5ᵉ Recensement National Agricole (RNA-5) jusqu’au 29 décembre 2024. Ce report de quelques jours de cette opération initialement fixée pour prendre fin le 23 décembre dernier, vise à assurer une couverture optimale des données agricoles.
Antoine Lékpa Gbégbéni, ministre de l’Agriculture, a appelé les populations à réserver un bon accueil aux agents recenseurs pour garantir le succès de cette phase prolongée. Démarré le 1ᵉʳ décembre, le RNA-5 s’inscrit dans une dynamique d’actualisation des statistiques agricoles, essentielles à la planification des politiques publiques et à l’orientation des investissements dans ce secteur clé.
L’agriculture, employant environ 60 % de la population active et représentant près de 40 % du PIB, reste un pilier de l’économie togolaise. Les données collectées permettront de mieux répondre aux défis du secteur et de renforcer sa contribution au développement économique.
Ayi Renaud Dossavi
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A partir du mardi 24 décembre 2024, les Togolais dont la consommation électrique mensuelle ne dépasse pas 30 kWh bénéficient d'une réduction notable de leur facture. Le gouvernement togolais, dans un communiqué diffusé sur les antennes de la télévision nationale au réveillon de Noël, a annoncé que le tarif applicable à cette tranche de consommation passera de 114 à 70 francs CFA par kilowattheure.
Le dispositif concerne exclusivement les utilisateurs de compteurs prépayés ayant maintenu une consommation inférieure ou égale à 30 kWh sur les neuf derniers mois. Selon le communiqué officiel, cette mesure s'inscrit dans le cadre des actions sociales mises en œuvre par les autorités pour atténuer les effets du renchérissement du coût de la vie. Elle vise à soutenir le pouvoir d'achat des foyers vulnérables, particulièrement ceux affectés par la conjoncture économique actuelle.
La vision d’un Togo émergent passe par l’accès de toutes les Togolaises et de tous les Togolais, sur toute l’étendue du territoire national, à une énergie électrique de qualité, propre et à coût abordable.
— Présidence Togolaise/Togolese Presidency (@PresidenceTg) December 24, 2024
Dans cette perspective, en cette fin d’année, le Président de la… pic.twitter.com/pVHzG5Hljm
Près de 200 000 ménages devraient bénéficier de cette baisse tarifaire, soit environ un tiers des abonnés de la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET). Le coût de cette mesure pour les finances publiques est estimé à 1,5 milliard FCFA par an.
Un investissement conséquent que le gouvernement justifie par son ambition de renforcer l'accès à l'énergie pour tous les Togolais. Cette réduction tarifaire intervient alors que le pays poursuit ses efforts pour atteindre l'objectif du service universel de l’électricité à l'horizon 2024.
Esaïe Edoh
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Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé vendredi 20décembre dernier, le déblocage d’environ 58,7 millions de dollars au bénéfice du Togo, dans le cadre de la première revue de son programme appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC).
Cette somme, destinée au soutien budgétaire, s’inscrit dans un accord de 42 mois conclu en mars 2024, d’un montant total 390 millions de dollars. L’objectif est de renforcer la résilience économique du Togo face aux chocs successifs, notamment la pandémie de COVID-19 et l’envolée des prix mondiaux des denrées alimentaires et des carburants.
Selon le FMI, la croissance économique togolaise a atteint 5,6 % en 2023 et devrait se maintenir à 5,3 % en 2024-2025. L’inflation globale a, par ailleurs, reculé à 3,3 % en octobre 2024, contre des niveaux beaucoup plus élevés les années précédentes.
Cependant, le pays reste confronté à des défis majeurs, notamment une insécurité persistante dans le nord, où des attaques terroristes, quoique sporadiques, continuent. Ces tensions exercent une pression croissante sur les finances publiques, ce qui complique les efforts de réduction des déficits et d’amélioration de la viabilité de la dette.
« Les autorités togolaises ont montré une forte mise en œuvre du programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC). Malgré des défis sécuritaires et des conditions de financement difficiles, elles ont atteint tous les objectifs quantitatifs et ont progressé dans les réformes structurelles pour renforcer la mobilisation des recettes, l'inclusion et la gestion des finances publiques », a déclaré Bo Li, directeur général adjoint du FMI.
Le FMI recommande au gouvernement de poursuivre ses réformes structurelles, notamment dans le secteur financier, avec la restructuration en cours de la dernière banque publique. L’institution salue également l’engagement des autorités à renforcer la transparence dans la gestion des marchés publics.
« Il sera également essentiel de poursuivre les efforts pour renforcer la gouvernance. La récente demande des autorités pour un diagnostic de gouvernance du FMI est bienvenue, de même que leur engagement à renforcer les déclarations de propriété effective pour les entreprises bénéficiant des marchés publics », se satisfait le fonds monétaire.
Fiacre E. Kakpo