Le ministre togolais chargé de la réforme du secteur public, du travail et de la protection sociale, Gilbert Bawara, a officiellement repris la tête du Conseil des ministres de la Conférence Interafricaine de la Prévoyance Sociale (CIPRES). Sa nomination est actée à l’issue de la 37ᵉ réunion du conseil organisée à Lomé, le vendredi 13 décembre 2024.
Président du conseil des ministres de la CIPRES une première fois en 2023, Gilbert Bawara succède pour l’année 2025 à Bassolma Bazié, ministre d’État, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale du Burkina Faso, qui a assuré cette fonction durant l’année 2024.
Le mandat de Gilbert Bawara s’annonce déterminant pour renforcer la protection sociale dans les 17 pays membres de la CIPRES. Parmi les priorités de son programme, la mobilisation des ressources financières nécessaires pour garantir la pérennité des systèmes de protection sociale.
Le nouveau président va également travailler à promouvoir l’harmonisation des cadres législatifs et réglementaires qui régissent les organismes et régimes de prévoyance sociale. Cette démarche vise à instaurer une cohérence entre les politiques nationales des États membres, facilitant ainsi la mise en place de mécanismes communs pour une gestion optimale des fonds sociaux.
Créée le 21 septembre 1993 à Abidjan, en Côte d’Ivoire avec son siège à Lomé, la CIPRES a pour mission principale de poser les bases d’une gestion rigoureuse et harmonisée des systèmes de prévoyance sociale. Outre son rôle de régulation, la conférence se consacre à la conduite d’études approfondies et à l’élaboration de propositions pour un cadre législatif et réglementaire unifié entre les pays membres.
Esaïe Edoh
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Au Togo, les commissionnaires agréés en douane, regroupés au sein de l'Union des professionnels des agréés en douane (UPRAD), entendent insuffler une nouvelle dynamique à leur secteur afin de mieux contribuer à l’essor économique du pays. Réunis en assemblée générale la semaine dernière, ils ont réélu à la tête de leur bureau exécutif Patrick Magnon, qui pilotera cette ambition pour les trois années à venir.
L’une des priorités affichées par la nouvelle équipe dirigeante est de renforcer les liens avec le gouvernement pour soutenir les efforts visant à dynamiser l’économie et promouvoir le commerce extérieur. « Nous serons proches du gouvernement afin de travailler à accompagner le pouvoir à relever l’économie et à soutenir plus le commerce extérieur », a déclaré Patrick Magnon. Ce rapprochement se traduira notamment par une collaboration dans la mise en œuvre des réformes dans le secteur, parmi lesquelles figure la digitalisation des services qui vise à accroître la transparence et l’efficacité dans les échanges commerciaux internationaux du Togo.
Dans le cadre de cette redynamisation, l’UPRAD projette en outre, la construction d’un siège propre, dont le financement est estimé à 3 milliards FCFA. En parallèle, l’organisation ambitionne de mettre en place une mutuelle pour ses membres. Cet instrument financier permettra de soutenir les professionnels confrontés à des besoins de financement en leur octroyant des prêts à des taux quasi nuls. Une caisse de solidarité sociale est également envisagée pour renforcer les mécanismes d’entraide au sein de l’organisation.
Pour réaliser ces projets, l’UPRAD bénéficiera du soutien de partenaires institutionnels tels que la Chambre du commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) et le Conseil national du patronat du Togo (CNP).
Notons que depuis 2023, l’UPRAD s’est également engagée dans une démarche régionale en partenariat avec des organisations similaires au Bénin et au Ghana. Cette initiative vise à bâtir une synergie transfrontalière dans les services douaniers pour lutter contre le trafic de produits illicites et dangereux. Ces collaborations contribuent également à prévenir les évasions fiscales et à renforcer la sécurité des flux commerciaux dans les espaces territoriaux concernés.
Esaïe Edoh
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Le Mali, le Niger et le Burkina Faso, qui composent l’Alliance des États du Sahel (AES), maintiennent la libre circulation des biens et des personnes avec les États de la CEDEAO, organisation d'avec laquelle ils ont annoncé le divorce, l'an dernier.
L’annonce a été faite ce week-end dans une déclaration adoptée à Bamako le 14 décembre 2024. « La Confédération des États du Sahel (AES) est un espace sans visa pour tout ressortissant des États membres de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) », indique la déclaration commune. Ainsi, « les ressortissants de la CEDEAO ont le droit d’entrer, de circuler, de résider, de s’établir et de sortir sur le territoire des États membres de l’AES dans le respect des textes nationaux en vigueur. »
Cette mesure, qui devrait grandement faciliter la vie des acteurs économiques et des citoyens, circulant entre les deux régions, met fin à l’incertitude qui planait depuis la libre circulation des biens et personnes (du moins du côté des pays de l’AES), dans le contexte de la sortie des trois pays sahéliens de la CEDEAO, sur fond de tensions politiques et diplomatiques.
La décision intervient dans un contexte où les relations économiques entre les deux blocs restent fortes, notamment avec des pays comme le Togo, dont le Port est un important point d’entrée des importations pour les nations sahéliennes enclavées.
Selon le Général Assimi Goïta, Président de la Transition au Mali et de la Confédération, « cette initiative reflète une ambition commune d’intégration économique et politique dans un contexte global marqué par des défis sécuritaires et économiques croissants. »
Les pays de l’AES conservent néanmoins le droit de refuser l’entrée aux individus jugés inadmissibles, conformément à leurs lois. Les véhicules immatriculés dans un État de la CEDEAO, qu’ils soient à usage particulier ou commercial, peuvent également circuler librement au sein de l’AES, sous réserve du respect des textes en vigueur.
Le Togo, dans cette perspective, travaille activement à renforcer ses interconnexions douanières avec ses voisins du nord, en ligne avec son ambition de se positionner comme pôle stratégique dans le commerce régional.
Par ailleurs, cette annonce intervient dans un contexte où les pays de l’AES considèrent leur séparation d’avec la CEDEAO comme “irréversible”.
Ayi Renaud Dossavi
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La dissémination des données du 5ème Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-5) et de la 2ème Enquête Harmonisée sur le Conditions de Vie des Ménages (EHCVM-2) était au cœur d’un atelier vendredi 13 décembre 2024 à Lomé, organisé sous l’égide de la ministre, Secrétaire Générale de la Présidence de la République togolaise, Dr Ahouefa Sandra Ablamba Johnson.
Les données ont été présentées par des cadres de l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques et Démographiques (Inseed), en présence de représentants des Partenaires techniques et financiers dont le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), la Banque mondiale, l’Unicef.

Les chiffres clés
Sur le plan démographique
En 2022, le Togo comptait 8 095 498 habitants ainsi que cela avait été dévoilé en avril 2023, avec une proportion de 51,3% de femmes et 48,7% d’hommes. L’extrême jeunesse de la population togolaise a été notée, l’âge moyen étant 23,4 ans et les jeunes de moins de 15 ans représentant 42% de la population togolaise. Les données ressortent sur la période, un taux d’accroissement annuel moyen en légère baisse et établi à 2,3% contre 2,9%.
Accès aux services sociaux de base
Eau et électricité : de plus en plus accessibles
D’après les résultats de la deuxième Enquête Harmonisée sur les Conditions de Vie des Ménages réalisée entre 2021-2022, 83% des ménages établis en territoire togolais ont accès à une source d’eau améliorée. Sur la même période, 70,3% des ménages enquêtés ont accès à l’électricité, avec toutefois des disparités criardes entre milieu urbain et milieu rural, révélant les défis d’extension de l’accès à l’électricité dans les zones rurales. De fait, si à peu près 9 ménages sur 10 en milieu urbain n’éprouvent pas de difficultés d’accès à l’énergie électrique, la proportion diminue jusqu’à s’établir à 5 ménages sur 10 en milieu rural.
Education et santé
Secteurs clés et prioritaires pour les autorités togolaises, l’éducation et la santé figurent en bonne place des indicateurs de bien-être des ménages.
Dans le domaine de l’éducation, les disparités autrefois criardes entre garçons et filles, ont été quasiment supprimées au niveau du primaire, ouvrant la voie à la parité, avec 115% contre 114%, sur la période couverte.
Un autre bond significatif, cette fois-ci dans le sens de la lutte contre l’analphabétisation, dévoilé par l’EHCVM-2 fait apparaître que 7 Togolais sur 10, âgés de 15 ans et plus, savent lire et écrire.
Sur le même trend, les chiffres sur les progrès en matière de santé, sont encourageants, avec une réduction de près de 50% de la mortalité infantile. De 124 décès pour 1000 naissances vivantes en 2010, cette mortalité a été réduite à 58 pour 1000 naissances vivantes en 2022.
Quid de la pauvreté ?
Si la pauvreté est généralement appréhendée sous le prisme monétaire, c’est-à-dire évaluée à partir des revenus ou des dépenses des ménages, Dr Sandra Ablamba Johnson, rejointe en cela par Fily Sissoko, Représentant Résident de la Banque mondiale au Togo, estime que cette approche « montre des limites dans les contextes où la population est majoritairement rurale et qui se caractérisent par une prédominance de l’autoconsommation et de l’économie informelle ». Imposant l’approche non monétaire de la pauvreté « comme une méthode plus pertinente pour appréhender les multiples facettes de la pauvreté », fait observer la ministre.

Il y a néanmoins une constante, c’est que les données issues des enquêtes sur les conditions de vie des ménages de 2018 à 2021 font apparaître une réduction sensible de la pauvreté.
« Il ressort des résultats des données issues des enquêtes harmonisées sur les conditions de vie des ménages de 2018-2021, une réduction sensible de la proportion des pauvres à la fois monétairement et non monétairement au Togo, passant de 25,3% en 2018 à 20% en 2021 », précise la ministre.
Dans le détail, Environ 28,9% des ménages étaient non monétairement pauvres en 2021, contre 37,1% en 2018, soit une baisse de 8,2 points de pourcentage.
« S’agissant de la pauvreté monétaire évaluée à partir des revenus ou des dépenses des ménages, elle est également en baisse. En effet, l’incidence était de 43,8% en 2021 contre 45,5% en 2018 et 55,1% en 2015, ce qui correspond à une baisse de plus de 11 points de pourcentage en moins de 6 ans », commente-t-on.
Une dynamique inclusive
Les évolutions notées à la faveur des enquêtes menées notamment l' EHCVM-2 sont, d’après la ministre, imputables à politique d’inclusion sociale et économique du chef de l’Etat conformément à l’axe 1 de la Feuille de route gouvernementale Togo 2025 qui s’incarne dans plusieurs initiatives, comme School Assur, les cantines scolaires, la gratuité des frais de scolarité et d’inscription aux examens, les projets d’infrastructures éducatives.
Le programme Wezou pour les femmes enceintes, l’opérationnalisation du Fonds Tinga, la création des Zones d’aménagement agricole planifiée (ZAAP) et les subventions d’engrains et d’intrants pour les agriculteurs la facilitation de l’accès au crédit à travers les mécanismes du Fonds national de la finance inclusive (FNFI), ont également valeur d’exemples, dans cette dynamique.
"L’évaluation combinée de la pauvreté monétaire et non monétaire joue un rôle crucial dans le processus de mise en place du Registre social des personnes et des ménages (RSPM). Ce mécanisme conçu comme une base de données regroupant des informations détaillées sur les personnes et les ménages, permettra d’utiliser les indicateurs de pauvreté monétaire et non monétaire pour identifier les individus en situation de précarité ou de vulnérabilité. Ces données serviront à orienter l’attribution des aides et des prestations sociales, en tenant compte des besoins spécifiques des bénéficiaires et des ressources disponibles du gouvernement", analyse-t-on.
Ces données serviront à orienter l’attribution des aides et des prestations sociales, en tenant compte des besoins spécifiques des bénéficiaires et des ressources disponibles du gouvernement.
Dr Sandra Ablamba Johnson a invité les Togolais à se mobiliser pour la réussite des opérations d’enregistrement biométrique (e-ID). « Je saisis cette occasion pour lancer un appel à tous les togolais pour une mobilisation forte dans le cadre de l’enregistrement biométrique (e-ID) en cours en vue de bénéficier de ces programmes sociaux le moment venu », a-t-elle dit.

Le Représentant-résident de la Banque mondiale s’est réjoui des efforts consentis par les autorités togolaises et des innovations introduites dans la démarche analytique notamment l'approche holistique de la pauvreté en vue de répondre efficacement aux défis de développement.
« Nous félicitons les autorités togolaises pour leurs efforts constants d’assurer le bien-être des populations et pour avoir intégré l’approche non monétaire de la pauvreté dans l’analyse des données. Comprendre la pauvreté non monétaire en plus de celle monétaire est essentiel pour une approche holistique du bien-être. A cet effet, nous restons mobilisés pour accompagner le gouvernement dans ses efforts de promotion des politiques publiques », a-t-il déclaré.
Séna Akoda
Nei Bitencourt, ambassadeur du Brésil au Togo depuis 2021, est décédé à Lomé le 13 décembre 2024.
L’information, qui a endeuillé la communauté diplomatique, a été confirmée par le ministère brésilien des Affaires étrangères, lequel a salué le parcours exemplaire de ce diplomate.
Avec une carrière riche et variée, Nei Bitencourt a servi dans des ambassades prestigieuses à Londres, Washington, Tokyo, et Maputo, ainsi qu’en tant que consul général à Nagoya. Il était reconnu pour son engagement constant à renforcer les relations entre le Brésil et les pays d’Afrique subsaharienne.
Au Togo, son mandat se distinguait par une coopération dynamique dans des secteurs stratégiques comme l’agriculture, la formation militaire et la culture. Nei Bitencourt a notamment assuré la continuité de projets visant à améliorer la sécurité alimentaire et à transmettre le savoir-faire brésilien.
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Au Togo, la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) a lancé en début de semaine, une campagne de consultations médicales qui devra s’étendre sur plusieurs semaines, dans la commune d’Agoè-Nyivé 6, où elle est implantée. L’objectif est d’atteindre plus de 1000 personnes dans la zone.
En partenariat avec les centres de santé de la commune, la PIA organise des séances de dépistage de l’hypertension artérielle et du diabète, deux affections largement répandues et aux conséquences souvent graves si elles ne sont pas prises en charge à temps.
La campagne inclut aussi des actions de sensibilisation aux bonnes pratiques à adopter pour préserver la santé. Des diagnostics médicaux sont également réalisés pour détecter des pathologies nécessitant une intervention chirurgicale, comme les hernies ou certaines affections oculaires. Par ailleurs, une attention particulière est accordée aux personnes à mobilité réduite, avec une identification des bénéficiaires potentiels de fauteuils roulants, en vue de leur fournir les équipements adaptés à leurs besoins.
Cette initiative s’inscrit dans une série d’actions menées par la PIA dans le cadre de sa politique de responsabilité sociétale et environnementale (RSE) pour contribuer au développement social et sanitaire des habitants d’Adétikopé, indique-t-on.
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Au Togo, huit agents de contrôle du commerce, dédiés à la protection des consommateurs, ont prêté serment ce vendredi 13 décembre 2024 au tribunal de Lomé.
Ce nouveau contingent se compose de cinq inspecteurs, dont M. Atekpe Makiliwè, M. Oganto Kokou Ananzè, M. Gadagbui Kossi Zikpi, Mme Laméga Matiba Alliance, et Mme Katcha Hèzouwè, ainsi que de trois contrôleurs, M. Souka Atsou, M. Takassi Gnon Moumouni, et M. Atcha Yaliou.
Ces agents, désormais officiellement investis de leurs fonctions, se sont engagés devant le juge à veiller à la qualité et à la conformité des produits commercialisés sur le territoire national.
« Nous avons une fonction de protection des consommateurs. Cela passe par des contrôles sur le terrain, le retrait des produits contrefaits ou impropres à la consommation, la constatation des infractions et leur sanction », a expliqué Atekpe Makiliwè, qui est incidemment directeur du commerce intérieur et de la concurrence au ministère du Commerce.

Cette prestation de serment vient clôturer un processus comprenant une formation spécialisée et un arrêté de nomination ministériel, conformément aux exigences légales. Ces agents devraient ainsi renforcer les capacités du ministère du Commerce, notamment en matière de suivi des pratiques commerciales.
Justement, la veille de cette cérémonie, la ministre en charge du Commerce, Rose Kayi Mivedor, avait rencontré les principaux importateurs de produits de première nécessité, tels que le riz et l’huile, pour garantir leur disponibilité à des prix accessibles en cette période de fêtes de fin d’année, marquées par une consommation importante.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, l’État reconnaît officiellement 79 établissements d’enseignement supérieur privés, selon une liste publiée récemment par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Parmi eux, 68 sont localisés dans le Grand Lomé (les préfectures du Golfe et d’Agoè-Nyivé), tandis que les 11 autres se situent à l’intérieur du pays.
Les établissements figurant sur cette liste répondent aux critères de conformité établis par les autorités. Ils sont régulièrement inspectés et respectent la réglementation adoptée en Conseil des ministres le 30 octobre 2024. Cette dernière impose que les formations proposées soient en phase avec les besoins du marché de l’emploi et alignées sur les standards du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES).
La publication de cette liste vise à orienter les étudiants vers des institutions respectant les normes académiques et les standards internationaux. Le gouvernement espère également, par cette mesure, inciter les établissements non reconnus à se conformer aux exigences officielles, tout en renforçant la qualité globale du secteur.
Cette initiative répond également à une volonté de protéger les étudiants des structures non agréées, souvent accusées de délivrer des diplômes pas reconnus sur le plan international, indique-t-on.
Selon le ministre chargé de l’enseignement supérieur, Kanka-Malik Natchaba, cette démarche devrait contribuer à restaurer la crédibilité des diplômes togolais et à garantir une formation de qualité pour les apprenants. Elle s’inscrit dans un contexte où le secteur privé de l’enseignement supérieur a souvent été critiqué pour ses lacunes, notamment l’absence de rigueur académique et la faiblesse de l’encadrement pédagogique dans certains établissements.
En parallèle, le Togo ne compte actuellement que deux universités publiques, une situation que le gouvernement envisage de changer. L’exécutif ambitionne de construire une université dans chacune des régions économiques du pays, afin de répondre à la demande croissante en formation supérieure et de désengorger les institutions existantes.
Esaïe Edoh
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La première rencontre du Programme Régional d’Intégration des Marchés Agricoles (PRIMA) s’est achevée le jeudi 12 décembre 2024 à Grand-Popo, au Bénin. Organisé par les Chambres de commerce et d’industrie du Togo et du Bénin (CCI-Togo et CCI-Bénin), cet événement inaugural a marqué une étape dans la promotion de l’entrepreneuriat agricole entre le Togo et le Bénin, deux pays frontaliers.
Pendant trois jours, les participants ont exploré le thème « Entrepreneuriat agricole dans les corridors du Bénin et du Togo : État des lieux, enjeux, défis et perspectives ». Ils ont dressé un bilan de l’état actuel de l’entrepreneuriat agricole dans leurs pays respectifs.
Il s’est également agi d’identifier des stratégies pour renforcer un environnement propice à un développement durable et inclusif de l’agriculture familiale, avec une attention particulière portée aux échanges commerciaux agricoles transfrontaliers. L’agriculture étant un secteur vital pour les économies béninoise et togolaise.
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Les Chambres de commerce et d’industrie des deux pays ont au cours de la rencontre, réaffirmé leur engagement à coopérer pour jouer un rôle moteur sur les marchés agricoles de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dans le cadre de la Zone de Libre-échange Continentale Africaine (ZLECAf). La démarche va bénéficier du soutien du Fonds International de Développement Agricole (FIDA), qui apporte un appui technique et financier pour la mise en œuvre des objectifs du programme.
Selon Françoise Assogba, Secrétaire générale du ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche du Bénin, le projet constitue une avancée majeure pour l’intégration des marchés agricoles entre le Togo et le Bénin. Elle a souligné que le gouvernement béninois entendait jouer un rôle actif pour garantir un avenir agricole à la fois durable et prospère, en s’appuyant sur les synergies créées par cette coopération bilatérale.
Cette première rencontre constitue le début d’une série d’échanges entre les deux Chambres, qui partagent une vision commune pour le développement agricole. « Ces initiatives visent à renforcer l’interconnexion des marchés, à améliorer les conditions de vie des petits exploitants agricoles et à stimuler la croissance économique des deux pays, dans un esprit de solidarité régionale », soutiennent les deux chambres.
Esaïe Edoh
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Le nouveau directeur général de la Brasserie BB Lomé, Diogo Victoria, a réitéré l’engagement de son entreprise à soutenir le développement économique et social du Togo, à l’occasion d’une audience avec le Premier ministre, Victoire Tomégah-Dogbé, en début de semaine, le 10 décembre 2024.
Lors de cet échange, M. Victoria a présenté les initiatives en cours, notamment la valorisation du riz local, utilisée comme matière première dans le brassage de la bière produite par BB Lomé. « Nous avons développé tout un travail autour du riz local, qui contribue non seulement à nos produits, mais aussi à l’économie locale », a-t-il déclaré.
Au-delà de ses activités commerciales, la compagnie brassicole ambitionne de demeurer un acteur économique de premier plan, selon le nouveau patron, et favoriser la création d’emplois. M. Victoria a également évoqué la nécessité d’identifier de nouveaux projets pouvant générer une valeur ajoutée pour le pays.
« C’est tout mon intérêt de donner de la continuité, et de voir aussi d’autres projets ou activités pouvant aider au développement du Togo. L’importance de la brasserie n’est pas que le développement du business, mais aussi d’œuvrer dans l’environnement où elle opère », a-t-il ajouté.
Pour rappel, Diogo Victoria remplace à cette position Thierry Feraud, qui était en poste depuis huit ans à la tête de la BB Lomé. La compagnie, filiale du groupe français Castel, est active depuis 60 ans au Togo et constitue l’une des plus grandes entreprises, ainsi qu'un des plus gros contributeurs fiscaux du pays.
Ayi Renaud Dossavi
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