Les nouveaux investissements enregistrés au Togo à fin septembre 2024 se chiffrent à 196, 29milliards FCFA, selon les données officielles. Ces fonds proviennent de 31 nouvelles entreprises, dont 19 inscrites sous le régime du code des investissements et 12 opérant en zone franche.
Une répartition significative des investissements
La majorité des montants investis, soit 81 % (159 milliards FCFA), relèvent du régime du code des investissements, là où les activités en zone franche ont capté 19 % des financements (37 milliards FCFA). Ces investissements devraient générer environ 3 700 emplois, dont près d’un tiers en zone franche, indique-t-on.
Les secteurs clés ciblés
Au titre du code des investissements, l’agroalimentaire arrive en tête avec 38 % des financements, suivi de la transformation industrielle plastique (27 %), de l’élevage (16 %), de l’assemblage d’engins motorisés (11 %) et des équipements pour le BTP (8 %).
En zone franche, la transformation agroindustrielle domine également avec 28 %, suivie de l’industrie plastique (19 %) et de la confection de vêtements (17 %). Les secteurs tels que la production de papier, l’énergie et l’assemblage d’équipements médicaux ou informatiques se partagent chacun 9 %.
En zone franche : Indiens, Libanais et Chinois
Les capitaux étrangers jouent un rôle clé, notamment en zone franche où 66 % des entreprises sont détenues par des investisseurs provenant de l’Inde, du Liban et de la Chine. Sous le régime du code des investissements, 52 % des entreprises sont contrôlées par des étrangers, incluant des partenaires français et béninois.
Ayi Renaud Dossavi
La 19e Foire Internationale de Lomé qui a été clôturée le dimanche 8 décembre 2024 au Centre Togolais des Expositions et Foires de Lomé (CETEF), a enregistré un nouveau record de visiteurs, selon les organisateurs. Au total, 704.000 visiteurs ont été dénombrés durant ce rendez-vous commercial. Soit une hausse d’environ 21% du nombre de visiteurs (580.000) enregistrés lors de la précédente édition. C’est un « succès retentissant », selon Alexandre de Souza, Directeur Général du CETEF qui dressait dimanche après-midi le bilan de ce grand rendez-vous des affaires.
Outre le nombre de visiteurs qui est en hausse, celui des exposants a aussi progressé. Il est évalué à 1300 exposants venus de 22 pays contre 1200 exposants de 20 pays en 2023. Les rencontres B to B ont également connu une hausse : 680 rencontres dont 203 promesses, contre 647 et 161 promesses en 2023.
Au regard de ce résultat, la 20ème foire internationale de Lomé « promet d’être encore plus ambitieuse et innovante », d’après le directeur du CETEF.
Rappelons que cette édition était placée sous le thème : « Normes et qualités des produits et services : outils de compétitivité et d’accès aux marchés connectés » et avait pour pays invité d’honneur, le Mali qui a participé à cette foire de Lomé avec une vingtaine d’exposants.
Esaïe Edoh
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Au Togo, l'événement annuel « Togo Top Impact » qui célèbre les personnalités et initiatives remarquables, est à nouveau au rendez-vous. L'Organisation nationale pour l’excellence et le développement intégral du Togo (ONEDI-Togo), promotrice de ce projet, a officiellement lancé la 7ème édition le samedi 7 décembre dernier à Lomé, sous le thème : « Promouvoir une société d'excellence ».
Au total, 17 catégories de prix dont quatre nouvelles dites « populaires », ont été retenues cette année pour « célébrer le Togo qui réussit ». Parmi ces catégories populaires figurent : Meilleur acteur Web de l’année, Meilleure initiative jeunesse de l’année, Meilleure initiative entrepreneuriale féminine de l’année, Meilleur artisan de l’engagement citoyen et de la cohésion sociale de l’année.
« Cette 7ème édition se distingue avant tout par sa thématique, qui vise à promouvoir une société d'excellence. Avec l’introduction de la catégorie dédiée aux acteurs du web, l’objectif est de valoriser les contenus ayant un véritable impact sur la société. Cette nouvelle édition intègre également un volet social, des masterclasses enrichissantes et une soirée consacrée à l’intégration africaine », a expliqué Innocent Wotoglo, Secrétaire général du comité d’organisation.
Si 13 catégories seront évaluées à la fois par le public et un jury, les quatre catégories dites populaires seront exclusivement soumises au vote du public. L'objectif est de renforcer l'engagement citoyen en permettant à chacun de participer activement à l'événement.
S’agissant du chronogramme, la publication de la liste des nominés est prévue pour le 15 décembre prochain, tandis que la phase des votes débutera le 18 décembre 2024. La grande soirée de distinction se tiendra le samedi 1er février 2025 à l’Hôtel Sarakawa de Lomé.
Pour rappel, la 6ème édition de Togo Top Impact avait rassemblé près de 200 nominés et permis de distinguer une vingtaine de personnes dans des catégories variées, mettant en lumière des acteurs qui se sont illustrés par leur contribution exceptionnelle au développement de la société togolaise.
Le Togo et le Commonwealth scellent un accord-cadre qui ouvre la voie à des partenariats stratégiques dans plusieurs secteurs clés au profit du pays ouest-africain. La Cheffe du gouvernement togolais Victoire Dogbé et Patricia Scotland, Secrétaire générale de l’organisation, ont officialisé cet accord en fin de semaine dernière à Londres.
Il met l’accent sur des domaines tels que l’intelligence artificielle, la transformation digitale, les énergies renouvelables, la finance climatique, ainsi que le développement des compétences et du capital humain. Il prévoit également un appui au renforcement des capacités institutionnelles du pays et à la formation en négociation de contrats internationaux.
On December 5th in London, we signed a general cooperation framework between Togo and the @commonwealthsec . Our country will now benefit from the expertise and support of the Commonwealth in key areas such as artificial intelligence, youth and employability/human capital… pic.twitter.com/1OdDhq2kLp
— Victoire Dogbe (@DogbeVictoire) December 7, 2024
« Notre objectif est d’impacter positivement la vie des Togolais, notamment les jeunes, en misant sur l’éducation, la santé, la protection sociale et l’accès aux services essentiels comme l’eau et l’énergie », a déclaré la Cheffe de l'exécutif togolais lors de la signature. Insistant sur les opportunités offertes par le numérique et l’intelligence artificielle, l’officielle a exprimé sa confiance en l’avenir prometteur que cette coopération peut dessiner.
Cet accord intervient dans le prolongement des discussions initiées lors du sommet des chefs de gouvernement du Commonwealth (CHOGM), qui s’est tenu à Samoa en octobre dernier. Notons que le Togo a déjà bénéficié de bourses attribuées par la Commission des bourses du Commonwealth (CSC) aux jeunes étudiants et a rejoint, en 2023, la Fédération des Jeux du Commonwealth (CGF).
Esaïe Edoh
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Le projet de loi de finances pour l'exercice 2025, adopté en Conseil des ministres le 26 novembre dernier, est désormais à l'étude à l'Assemblée nationale togolaise. Depuis le vendredi 6 décembre 2024, les membres de la commission des finances et du développement économique, dirigée par Mawussi Djossou Sémodji, examinent les grandes lignes budgétaires proposées par le gouvernement.
Ce processus qui a débuté en présence du ministre de l'Économie et des Finances, Georges Barcola, s’inscrit dans un cadre de contrôle parlementaire visant à garantir la transparence et l'efficacité des politiques publiques. Cette étape offre l'opportunité aux élus d’analyser et de peaufiner les orientations budgétaires en fonction des priorités nationales et des dynamiques économiques mondiales.
Selon le président de l’Assemblée nationale, Kodjo Adédzé, cet exercice budgétaire intervient dans un contexte marqué par des incertitudes économiques internationales et une volatilité des marchés financiers. De fait, les députés devront, selon lui, concilier deux objectifs fondamentaux : la réduction du déficit public en deçà des seuils communautaires, tout en préservant les dépenses sociales.
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« Conscient de cette noble responsabilité, je voudrais inviter chacun à ne pas perdre de vue l'objectif principal : assainir nos finances publiques tout en répondant aux attentes sociales de nos concitoyens », a déclaré Kodjo Adédzé.
Une fois les travaux en commission achevés, le projet de loi de finances sera soumis à l’ensemble des députés en séance plénière. L’objectif est de l’adopter avant le 31 décembre 2024, conformément aux exigences légales.
En rappel, le projet de loi de finances pour 2025 prévoit des ressources et charges s’élevant à 2394,2 milliards FCFA. 49,7 % des dépenses budgétaires sont consacrés au secteur social, marquant une légère hausse par rapport aux 48 % alloués en 2024.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a annoncé le dépôt des candidatures en vue des élections sénatoriales, sur la période du 17 au 23 décembre 2024. Cette annonce est faite via un appel à candidatures publié ce vendredi 6 décembre 2024, soit quelques jours après la convocation officielle du corps électoral par l’exécutif.
La CENI rappelle les critères d’éligibilité pour ces élections. Les candidats doivent être Togolais de naissance, sans distinction de sexe, avoir au moins 35 ans révolus à la date du scrutin, et être inscrits sur une liste électorale. Ils doivent également savoir lire, écrire et s’exprimer en langue officielle. Chaque candidat est tenu de se présenter avec un suppléant répondant aux mêmes exigences.
À la clôture de la période de dépôt des candidatures, la CENI publiera une liste provisoire des candidats avant de la transmettre à la Cour constitutionnelle. Celle-ci validera définitivement la liste dans un délai de 72 heures, après vérification de la conformité des dossiers.
Ces élections sénatoriales, une première dans l’histoire politique du pays, permettront d’élire 41 sénateurs représentant les 39 préfectures du Togo. Chaque préfecture disposera d’un sénateur, à l’exception des préfectures du Golfe et d’Agoè-Nyivé, qui auront chacune deux représentants. À ces 41 sénateurs élus, s’ajouteront 20 autres désignés par le président de la République, conformément à la nouvelle Constitution.
Esaïe Edoh
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La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a décidé de maintenir son principal taux directeur à 3,5 %, un niveau en vigueur depuis fin 2023. Cette décision, annoncée lors du 4e Comité de Politique Monétaire (CPM) de 2024, tenu le 5 décembre 2024 à Dakar, reflète une approche prudente face à une inflation qui reste supérieure au seuil de 3 % fixé pour la zone UEMOA.
Le Gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou, a souligné que l’inflation s’est stabilisée à 4,1 % au troisième trimestre 2024, avec une prévision de 3,6 % pour l’ensemble de l’année. Cependant, il a mis en garde contre des risques haussiers en 2025, liés aux conditions climatiques, aux tensions géopolitiques et aux fluctuations des prix énergétiques et alimentaires.
Sur le plan macroéconomique, la zone UEMOA affiche une croissance robuste, estimée à 6 % pour 2024, contre 5,3 % en 2023. Les efforts de mobilisation de ressources extérieures et l’amélioration des termes de l’échange ont permis de renforcer les réserves de change. Par ailleurs, le déficit budgétaire a été réduit à 4,5 % du PIB, contre 5 % un an plus tôt.
Malgré ces indicateurs positifs, la BCEAO reste vigilante quant aux fragilités extérieures et pressions inflationnistes, justifiant ainsi le maintien du statu quo sur les taux directeurs.
« Au cours des prochains mois, le Comité de Politique Monétaire continuera de suivre l’évolution de l’inflation ainsi que de la situation économique, financière et monétaire. Il prendra, si nécessaire, les mesures idoines pour assurer la stabilité monétaire et financière de l’Union », a indiqué Jean-Claude Kassi Brou.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la Direction des Transports Routiers et Ferroviaires (DTRF) organise, du 16 au 21 décembre 2024, une opération spéciale d’inspection technique des véhicules à Aného, située à 40 km à l’est de Lomé, dans la commune des Lacs 1.
L’opération vise à rapprocher les services publics des usagers, renforcer le respect des normes de sécurité routière et faciliter l'accès à ces services pour les automobilistes.
Conformément à la tarification en vigueur, les frais de visite technique sont fixés à 4000 francs CFA pour les véhicules légers et 4500 francs CFA pour les poids lourds, indique-t-on. Ces tarifs, considérés par l'opérateur public comme accessibles, visent à encourager une participation massive des propriétaires de véhicules à cette opération.
Pour assurer le succès de cette initiative, la DTRF a sollicité la collaboration des autorités locales, notamment pour garantir une communication efficace et sensibiliser les usagers à l’importance de cette opération foraine.
L’activité foraine est du reste, inscrite dans le cadre des efforts de l'autorité publique, pour améliorer la sécurité routière et moderniser les services publics liés au secteur des transports.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la commune Golfe 5, située dans le Grand Lomé, s’engage dans un projet de reprofilage de plusieurs voies pour un coût estimé à près de 50 millions FCFA. Les travaux ont été officiellement lancés le jeudi 5 décembre 2025 par le maire Kossi Agbenyega Aboka.
Le chantier concerne sept voies, représentant une distance totale de 11,35 km, selon la Division des infrastructures, équipements, transports et logistique de la commune. Le financement de ces travaux proviendra du budget de la municipalité.
Selon le maire, ces aménagements répondent à la dégradation avancée de certaines routes et visent à améliorer les infrastructures routières pour les habitants de la commune. Il a également souligné que ces travaux se réalisent grâce aux contributions des contribuables.
Ces travaux s’inscrivent dans le cadre du Plan de Développement Communal (PDC), validé en juin 2023. Les actions prévues dans ce document stratégique nécessitent un financement total de 3,4 milliards FCFA. Il s’agit essentiellement des actions orientées vers le social, l’économie et la culture.
Esaïe Edoh
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Après la clôture du premier Sommet de la Coopération Énergétique en Afrique de l’Ouest (WA-ECS) à Lomé, le Togo a été désigné pour accueillir à nouveau la deuxième édition prévue en 2025. L’annonce a été faite le jeudi 5 décembre 2024 par Abdoulaye Sylla, gestionnaire de portefeuille chez EnergyNet, co-organisateur de cet événement.
Selon Abdoulaye Sylla, Lomé, la capitale togolaise, a été retenue en raison des efforts significatifs du pays en matière de transformation énergétique. Cet engagement s’illustre notamment par l’ambitieux objectif d’atteindre l’accès universel à l’électricité d’ici à 2030.
« Le Togo est en pleine transformation énergétique avec des objectifs clairs à atteindre notamment l’accès universel à l’électricité d’ici à 2030. Nous avons choisi le Togo parce que c’est un pays qui avance », a soutenu Abdoulaye SYLLA.
La prochaine édition réunira des experts, des décideurs politiques et des investisseurs qui poursuivront les discussions sur les défis énergétiques auxquels fait face la sous-région.
Notons que la première édition s’est tenue sur trois jours, autour du thème central « Bâtir une souveraineté énergétique pour un développement durable ». Ce rendez-vous a permis de poser les bases d’une coopération renforcée dans un contexte marqué par une demande croissante en énergie et des besoins de solutions durables.
Esaïe Edoh
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