Le Togo a levé 25,7 milliards FCFA sur le marché financier régional de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA), à l’issue d’une émission simultanée d'Obligations Assimilables du Trésor (OAT) et de Bons Assimilables du Trésor (BAT) le lundi 3 mars 2025. Initialement, il recherchait 25 milliards FCFA.
Selon le rapport publié par Umoa-titres, cette opération a enregistré la participation de 4 investisseurs qui ont proposé des soumissions totales de 25,7 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 103,17%.
Concrètement, le pays a mobilisé 22,7 milliards FCFA sur les OAT émises sur une maturité de 361 jours et 3 ans assortis de taux d’intérêt respectifs de 5,50% et 5,70%. S’agissant des 3 milliards restants, ils sont collectés sur des BAT émis sur une maturité de 211 jours, assortis de taux d’intérêt multiples.
Ces nouvelles ressources serviront à financer le budget togolais exercice 2025, qui s’établit à 2397 milliards FCFA. Elles portent le cumul des mobilisations du Togo à 113,7 milliards FCFA, alors que l’objectif annuel fixé à 332 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
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Le secteur des industries culturelles et créatives (ICC) au Togo représente 166 millions $ de revenus en 2024 (plus de 100 milliards FCFA), soit environ 1% du PIB national. C’est ce que révèle une étude de l’Agence française de développement (AFD) qui couvre des segments clés comme la musique, l’audiovisuel, le cinéma et les arts numériques.
Selon le même rapport, les ICC couvrent les secteurs économiques qui reposent sur la création, la production et l'exploitation de contenus à forte valeur culturelle, artistique ou intellectuelle, emploient près de 135 000 personnes (134 293), soit 4% de la population active. Le secteur est fortement inclusif, avec 52% des emplois occupés par des femmes (70 987) et 15% par des jeunes de 15 à 24 ans (20 754). L’exportation de biens et services culturels a généré 24 millions USD de recettes, illustrant ainsi le potentiel du marché togolais à s’internationaliser.
Cela étant, 92% des emplois restent informels (123 953 personnes), un défi de taille pour le secteur. À lui seul, l’informel génère 51,98 millions $ de chiffre d’affaires.
Le cinéma togolais : un besoin de structuration
Avec 70 films tournés par an, dont 6 productions étrangères, le cinéma togolais s’impose progressivement. Toutefois, il cherche encore à se professionnaliser. L’adoption d’un Code du cinéma et de l’image animée ainsi que la création du Fonds National de Soutien à l’Industrie Cinématographique et Audiovisuelle (FoNSICA) visent à structurer le marché et à stimuler la production locale.
Néanmoins, plusieurs défis persistent, notamment le faible accès au financement, le manque de compétences techniques et des infrastructures de diffusion limitées.
Avec seulement deux salles de cinéma en activité régulière, l’exploitation des productions locales reste également un challenge majeur.
Ayi Renaud Dossavi
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Pascal Mawuli Kové est le nouveau patron de COFINA-Togo, filiale togolaise du groupe de mésofinance COFINA. Il s’est présenté en début de semaine, à la cheffe du gouvernement, Victoire Tomégah-Dogbé, à la faveur d’une audience à lui accordée. Ancien banquier et cadre du groupe, il prend la tête de la filiale togolaise avec l’ambition de consolider son positionnement sur le marché local.
Présente au Togo depuis 2020, COFINA revendique à ce jour un encours de crédit dépassant les 30 milliards FCFA. Avec plus de 200 collaborateurs, COFINA-Togo entend renforcer son offre de services financiers et poursuivre son développement.
« Nous sommes principalement axés sur le financement de l’économie locale, en accompagnant les entrepreneurs togolais avec des solutions adaptées. Notre objectif est d’aller plus loin, en recrutant et formant de nouveaux talents à travers notre Académie d’excellence », a déclaré Pascal Mawuli Kové, selon qui la filiale vise une montée en puissance sur le marché togolais.
Avant sa nomination, M. Kové évoluait au sein du groupe COFINA à Dakar, apportant son expertise en stratégie et finance. Il succède notamment à Marcel Digbé.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, les acteurs de l’environnement passent en revue depuis mercredi 05 mars 2025, deux années d’initiatives en matière de transparence climatique et amorcent l’élaboration d’un rapport sur la mise en œuvre des actions engagées sur le territoire.
Si le pays affiche une empreinte carbone relativement faible, il subit néanmoins les conséquences du réchauffement global. C’est en ce sens que l’initiative en cours vise à renforcer la collecte et l’analyse des données sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) à travers des inventaires nationaux, en identifiant des mesures d’atténuation adaptées aux réalités locales.
“Le projet va permettre d’évaluer la contribution des différents secteurs aux émissions de GES et d’établir des mesures concrètes pour réduire leur impact”, a expliqué Méry Yaou, Directrice de l'environnement au ministère en charge de l’environnement.
La question de la transparence dans le suivi des financements climatiques et des engagements sectoriels reste également au cœur des discussions.
Porté par le gouvernement, ce projet se veut un levier pour une meilleure intégration des enjeux climatiques dans les politiques publiques. À terme, il s’agit de renforcer la résilience du pays, dans un contexte où le défi climatique et environnemental est une préoccupation croissante pour les acteurs publics.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le chef d'État Faure Gnassingbé vient de nommer 20 sénateurs, finalisant ainsi la composition du Sénat, la deuxième chambre du Parlement. L'annonce, qui a été faite par un décret présidentiel en date du 5 mars 2025, fait suite aux élections sénatoriales récentes, largement dominées par le parti politique UNIR (34 sièges sur les 41 en jeu).
Avec un Sénat désormais complet, le pays renforce sa marche vers la Cinquième République et la transition vers un régime parlementaire, accordant davantage de prérogatives au pouvoir législatif.
Parmi ces vingt sénateurs, nommés par le chef de l'État, figurent plusieurs personnalités politiques de différents bords, d'anciens députés ainsi que de hauts fonctionnaires. Ils sont ainsi :
Madame ABOUGNIMA K. Molgah
Monsieur AKOUETE Yaovi Beliki
Monsieur ALIPUI Sénanu Koku
Monsieur AZIABLE Koami N’kunu
Madame BALOUKI-LEGUEZIM Bernadette
Madame BATIKRANA Kpenta épouse BALAKA
Monsieur BOURAÏMA Inoussa
Madame DANGBUIE Afi Xolali Pascaline
Madame DJIDONOU Akpénè
Monsieur JOHNSON Togbé Ampah
Monsieur KABOUA Essokoyo Abass
Monsieur KAGBARA Uleija Y. M. Innocent
Monsieur KOFFIGOH Kokou Joseph
Monsieur KOLANI Lardja
Madame KOUVAHEY Amoko Holadem
Madame KPEGBA Kafui
Madame LAMBONI-KABISSA Issoyotou
Madame SANKAREDJA Moni épouse SINANDJA
Madame SANT’ANNA Edwige Clara Ayawovi veuve AYAYI-ATAYI
Monsieur TCHASSONA Traoré Mouhamed
Les prochaines étapes seront la prise de fonction effective des sénateurs, la désignation du président du Sénat, ainsi que l'élection du président du Conseil des ministres et du président de la République.
Ayi Renaud Dossavi
Ethiopian Airlines a réceptionné le 1er mars 2025, un nouvel appareil, un Boeing 737 MAX 8, destiné à renforcer la flotte d'Asky. L’avion sera prochainement mis à disposition de la compagnie panafricaine basée à Lomé.
Identifié sous l'immatriculation ET-BBB, cet appareil rejoindra les rangs d'Asky, dont Ethiopian Airlines détient la majorité du capital et à qui elle loue régulièrement des gros porteurs.
Doté d'une capacité de huit sièges en classe Affaires et de 177 en classe Économie, ce nouveau Boeing 737 MAX 8 doit permettre à Asky de renforcer la connectivité sur son réseau ouest-africain. L'appareil sera notamment opérationnel sur des liaisons stratégiques telles que Lagos, Accra, Abidjan et Dakar, des destinations où la demande reste soutenue.
L'arrivée de cet appareil intervient alors qu'Asky poursuit le renouvellement de sa flotte, amorcé en octobre 2024 avec l'introduction d'un avion supplémentaire destiné à remplacer le plus ancien de ses appareils, en service depuis 2010. Dans le cadre de sa stratégie de modernisation, la compagnie panafricaine a mis en place depuis juin 2024, un plan visant à accroître sa capacité opérationnelle, avec pour objectif l'ajout de deux avions par an, principalement des Boeing 787, pour atteindre un total de vingt appareils d'ici à 2027. Parallèlement, elle ambitionne d'étendre son réseau avec l'ouverture de deux nouvelles destinations chaque année.
Acteur incontournable du développement du trafic aérien à l'aéroport de Lomé, Asky dessert actuellement vingt-neuf destinations à travers le continent africain et affiche une activité en constante progression. Depuis 2010, elle a effectué plus de 19 000 vols et transporté un volume croissant de passagers. En 2023, la compagnie a enregistré environ 1,1 million de voyageurs.
Esaïe Edoh
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Le Togo prend la présidence du Conseil Fédéral de la Fédération des Associations Professionnelles des Banques et Établissements Financiers de l’UEMOA (FAPBEF-UEMOA). Cette responsabilité incombe désormais à Guy Martial Awona, directeur général d’Orabank-Togo, à qui le témoin a été passé le mardi 4 mars 2025 lors d’une réunion de l’organisation à Lomé.
Guy Martial Awona succède au Sénégalais Boccar Sy, arrivé au terme de son mandat. Pendant les deux prochaines années, il aura pour mission de poursuivre les réformes engagées dans le secteur bancaire et financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, dans un contexte marqué par des défis économiques croissants.
Les attentes à l’égard du nouveau président sont nombreuses, alors que le secteur bancaire de l’UEMOA fait face à des mutations majeures. Concrètement, il va s’atteler à renforcer le développement et la stabilité du système financier, en facilitant l’accès au crédit, en particulier pour les petites et moyennes entreprises.
Le Togolais doit également s’engager dans l’accélération de la digitalisation, levier essentiel pour améliorer l’inclusion financière au sein de l’espace communautaire. La modernisation des services bancaires, la mise aux normes internationales et le renforcement des dispositifs de sécurité financière figurent également parmi les objectifs majeurs de son mandat.
La coopération entre les institutions bancaires et les États membres de l’UEMOA sera également un axe stratégique du mandat de Guy Martial Awona, dans la marche vers des solutions durables pour une finance efficace et résiliente. Sur cet aspect, le ministre togolais de l’économie et des finances, Georges Barcola, a appelé à un dialogue constant avec les autorités publiques des pays de l’espace.
Notons que la FAPBEF-UEMOA, est un cadre de concertation et d’innovation pour les acteurs bancaires de la région en vue de l’élaboration de solutions adaptées aux réalités économiques ouest-africaines.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la commune de Doufelgou 1 a lancé cette semaine (le 3 mars 2025), une opération de recensement général des contribuables aux recettes non fiscales, dans le cadre du renforcement des capacités financières des collectivités locales.
Soutenue par le Programme Décentralisation et Bonne Gouvernance (ProDeG IV), mis en œuvre par la GIZ, cette initiative vise à doter la municipalité d’une base de données actualisée et géoréférencée des contribuables.
Ce recensement, qui s’étendra du 4 au 11 mars 2025, cible les commerçants, artisans, prestataires de services, propriétaires de bars, hôtels et restaurants. En identifiant de nouvelles sources de recettes non fiscales et en améliorant le suivi des contribuables, la commune espère ainsi optimiser le recouvrement des taxes locales et renforcer la transparence budgétaire.

Au total, une vingtaine d’agents recenseurs ont été recrutés et formés pour mener à bien cette mission. Selon le maire de la commune, Tchemi Tchambi Tchapkro, cette opération permettra une gestion plus efficace des finances locales et garantira un meilleur financement des services publics.
Avec pour chef-lieu Niamtougou, la commune de Doufelgou 1 fait partie de la préfecture de Doufelgou, située dans la Région de la Kara au Nord-Est du Pays.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le Premier ministre Victoire Tomegah-Dogbé a accordé, mardi 4 mars 2025, une audience à l’ambassadeur de l’Union européenne au Togo, Gwilym Ceri Jones. Cette rencontre a permis de faire le point sur les avancées du partenariat entre l’UE et le Togo, avec un accent particulier sur l’énergie, l’agriculture et le numérique.
Au menu de leurs échanges figurait notamment le Global Gateway, une initiative d’investissement de l’UE qui finance des infrastructures durables en Afrique. « Nous avons échangé sur des actions concrètes dans ces secteurs et exploré de nouvelles opportunités de collaboration », a déclaré l’ambassadeur.

BlueInvest Africa 2025
Un autre enjeu abordé a été la préparation du forum d’investissement BlueInvest Africa 2025, prévu à Lomé au second semestre. Cette plateforme, lancée par la Commission européenne en 2022, vise à connecter les entrepreneurs africains de l’économie bleue avec des investisseurs internationaux.
Si, pour le Togo, l’événement s’inscrit dans la vision du Togo de devenir un hub logistique sous-régional grâce à son potentiel maritime et portuaire, ce partenariat avec l’UE représente une nouvelle opportunité d’attirer davantage d’investissements dans le secteur et de moderniser ses infrastructures.
Ayi Renaud Dossavi
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La Corée du Sud a accordé un financement de 5,7 millions de dollars, soit environ 3,5 milliards FCFA au Togo pour soutenir deux projets de développement agricole et de lutte contre la déforestation, lancés le 28 février 2025 à Lomé lors d’une cérémonie officielle. C’était en présence du représentant de l’Ambassadeur de la Corée au Togo, Moon Dongkyu.
Le premier intitulé projet de « développement des Infrastructures Socio-économiques pour Soutenir les Communautés Rurales au Togo » bénéficie d’un financement de 3,5 millions de dollars, soit plus de 2 milliards FCFA. Il prévoit la mise en place de solutions post-récolte, de modules solaires pour le traitement des produits agricoles, ainsi que d’unités d’eau potable. Un programme d’incubation est également prévu pour renforcer les capacités des jeunes et des femmes dans la gestion d’entreprises vertes.
Le second projet dénommé « renforcement de la résilience des populations au changement climatique grâce à une gestion durable des ressources forestières », est doté d’un budget de 2,2 millions de dollars, soit plus de 1 milliard FCFA. Il inclut la gouvernance locale et la gestion des connaissances dans les parcs à karité, une campagne de reboisement avec des plants de karité de haute qualité, ainsi que la mise en place d’un système de sélection et de gestion post-récolte pour améliorer les revenus. Ce projet devrait renforcer la protection et la production de karité en impliquant les coopératives de femmes et de jeunes dans une approche durable.
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Ces initiatives, mises en œuvre par l’Institut mondial pour la croissance verte et financées par le gouvernement sud-coréen, répondent aux engagements du Togo en matière de lutte contre le changement climatique et de réalisation des Objectifs de développement durable. « Dans le contexte actuel des changements climatiques, il est impératif pour le Togo de renforcer la résilience des communautés rurales et de développer des infrastructures adaptées », a souligné Dindiogue Kolani, directeur de cabinet du ministre chargé de l’agriculture.
Pour l’officiel, « les effets du réchauffement, tels que l’augmentation des températures, les sécheresses prolongées, les inondations et la dégradation des sols, touchent particulièrement les zones rurales, qui dépendent largement des ressources naturelles pour leur subsistance ».
Ce nouvel appui de la Corée vient s’ajouter à d'autres au profit du Togo dans les secteurs de l’agriculture et de protection de l’environnement. Précisément, la Corée appuie la mise en œuvre du projet d’Agropole de la Kara ; elle a aussi financé le projet d’’accès équitable durable aux services essentiels pour les enfants du Nord, entre autres.
Esaïe Edoh
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