Togo First

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Le Togo a obtenu mercredi 18 décembre 2024, un nouveau financement de 100 millions $ (environ 62 milliards FCFA) de la Banque mondiale pour soutenir sa transformation digitale.

Ce financement, octroyé par l’Association internationale de développement (IDA), vise à connecter environ 8 000 institutions publiques, notamment des écoles et des établissements de santé, au haut-débit. Plus d’un million de personnes devraient également bénéficier d’un accès Internet nouveau ou amélioré.

En collaboration avec la Société Financière Internationale, ce projet favorisera le développement des compétences numériques pour renforcer l’employabilité de la population et attirer davantage d’investissements dans l’écosystème entrepreneurial du pays. En outre, des infrastructures numériques résilientes au changement climatique seront développées, avec un accent sur l’efficacité énergétique et des solutions adaptées à l’atténuation des effets du climat, selon les détails fournis par la Banque mondiale.

Soutenir la compétitivité nationale

« Cette initiative connectera nos écoles, nos établissements de santé et nos institutions publiques à l’internet très haut débit, tout en dotant notre jeunesse des compétences nécessaires pour bâtir une économie compétitive et résiliente », a déclaré Cina Lawson, Ministre de l’Économie numérique et de la Transformation digitale.

Aligné sur la Feuille de route gouvernementale et le Cadre de Partenariat Pays de la Banque mondiale, ce projet positionne le numérique comme un catalyseur transversal pour la croissance, le développement économique et la compétitivité régionale.

« En mettant l’accent sur les technologies numériques, nous visons à soutenir la stratégie du gouvernement d’accélérer la transformation économique du pays », a souligné Fily Sissoko, représentant résident de la Banque mondiale pour le Togo.

Notons que quelques jours plus tôt, le Togo avait obtenu un financement de 200 millions $ pour soutenir diverses réformes administratives et sociales. Un autre appui de 300 millions $ est également prévu pour le développement des filières agricoles, plus précisément le soja et le maïs.

Ayi Renaud Dossavi

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Le capital social de la filiale togolaise de la Bank of Africa (BOA) a été porté de 15 milliards à 17,5 milliards FCFA. L’annonce a été faite mercredi 18 décembre 2024 par l’institution bancaire, précisant que cette augmentation avait été décidée lors de l’Assemblée Générale Mixte des actionnaires, tenue le 22 août 2024. 

Cette démarche s'inscrit dans le cadre des directives édictées par la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), qui exige un capital minimum de 20 milliards de francs CFA pour les institutions financières opérant dans la zone.

Malgré cette augmentation significative, la structure de l’actionnariat de BOA-Togo reste inchangée, informe la Banque. Toutefois, le nombre d’actions détenues par chaque actionnaire a été ajusté afin de refléter la nouvelle configuration du capital. La banque a confirmé que ces ajustements techniques ont été réalisés sans affecter la répartition initiale des parts entre les différents actionnaires.

Depuis 2017, l’actionnariat de BOA Togo est contrôlé à 94,46 % par BOA West Africa. Cette même année, le capital de l’établissement avait déjà été relevé de 10 milliards à 15,5 milliards FCFA. Les 5,54 % restants sont répartis entre divers investisseurs privés, parmi lesquels figure Lassiné Diawara, homme d’affaires burkinabé et actuel président du Conseil d'administration, qui détient 5 % des actions.

Dans un communiqué diffusé en août dernier, BOA-Togo avait expliqué que cette augmentation de capital se ferait par une émission de nouvelles actions gratuites. Ce mécanisme, souvent utilisé par les entreprises cherchant à renforcer leur capital sans diluer la valeur des actions existantes, permet aux actionnaires actuels de recevoir des actions supplémentaires en fonction de leurs parts actuelles, sans exiger d’investissement supplémentaire de leur part.

La banque avait également indiqué que ces nouvelles actions seraient émises par incorporation de réserves, une pratique consistant à transformer une partie des réserves accumulées en capital. Objectif : renforcer le bilan financier de l’institution sans altérer sa liquidité. 

La BOA-Togo qui a enregistré de pertes accumulées ayant entraîné un report à nouveau négatif de plus de 1,5 milliard FCFA en 2022 devrait mobiliser une nouvelle stratégie pour respecter l’exigence d’un capital minimum de 20 milliards FCFA de la banque centrale.

Esaïe Edoh

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Le Président élu du Ghana, John Dramani Mahama, s’est entretenu avec le dirigeant togolais Faure Gnassingbé le mercredi 18 décembre 2024 à Lomé. Bien qu’il n’ait pas encore pris officiellement ses fonctions, le futur dirigeant ghanéen et le chef d’État togolais ont défini les grandes lignes de la coopération entre leurs deux pays, partageant une frontière commune et des liens historiques.

Selon la présidence togolaise, les discussions entre les deux Chefs d’Etat ont été consacrées à la situation politique, économique et sécuritaire de leurs pays et de la sous-région ouest-africaine. Ces discussions ont également porté sur des questions de développement à l’échelle continentale et mondiale.

L’idée, indique-t-on, est d’œuvrer au maintien de la paix et d’un climat de bon voisinage entre les deux nations. Aussi, il s’agit de préserver les relations commerciales entre les deux voisins ouest africains.

Les deux pays se sont déjà engagés dans le renforcement de leurs relations commerciales dans le cadre de la mise en œuvre de Zone de Libre Échange Continentale Africaine (ZLECAf) à travers des échanges entre leurs autorités.

Notons qu’en 2022, le volume des échanges bilatéraux entre les deux pays s’élevait à 188 millions de dollars, selon l’ONU. Les exportations togolaises vers le Ghana représentaient 75,2 millions de dollars, tandis que les importations en provenance de ce dernier atteignaient 113,3 millions de dollars. Cette même année, le Ghana était le septième plus grand marché d’exportation du Togo, absorbant 5,6 % de ses exportations totales.

Esaïe Edoh

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L’Agence Togo Digital (ATD) lance le programme des Ambassadeurs du Digital, visant à former 80 jeunes talents pour promouvoir la transformation numérique des administrations publiques.

Sous l’égide du ministère de l’Économie numérique et de la Transformation digitale, en partenariat avec la coopération allemande (GIZ) et l’Union Européenne, le programme cible 40 fonctionnaires et 40 jeunes professionnels ou étudiants. Ces participants seront formés en leadership, gestion de projets IT et développement de produits numériques.

Les fonctionnaires seront sélectionnés via un processus de nomination, tandis que les jeunes professionnels devront passer par une procédure compétitive. Ils bénéficieront de l’expertise de l’African Leadership University (ALU) - Center for Reimagined Africa (CRA), avec pour objectif de les autonomiser afin qu’ils contribuent activement à la digitalisation des démarches administratives et à la transformation numérique du secteur public.

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 6 janvier 2025.

Pour postuler ou en savoir plus, rendez-vous sur le site officiel

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Les investissements futurs de la Banque mondiale au Togo seront principalement consacrés au développement de l’agriculture, avec une attention particulière portée aux filières soja et maïs. L’annonce a été faite mardi 17 décembre 2024 par Marie-Chantal Uwanyiligira, Directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Togo, le Bénin, la Côte d’Ivoire et la Guinée, à l’issue d’un entretien avec le président togolais Faure Gnassingbé à Lomé.

Cette orientation s’aligne sur les priorités formulées par les autorités togolaises, à la suite d’une mission menée par l’institution bancaire dans le secteur agricole. Au terme de cette mission menée en novembre 2023, l’institution de Bretton Woods avait annoncé un projet "d'envergure" visant à transformer et moderniser l’agriculture togolaise.

 « Le chef de l’Etat met un accent remarquable sur le secteur agricole, le plus favorable aux investissements. Le Togo a des surproduits dans les filières soja et maïs. Nous avons effectué une mission particulière pour voir comment favoriser le développement de ces filières porteuses dans les Zones d’Aménagement Agricole Planifié (ZAAP) », a précisé Marie-Chantal Uwanyiligira.

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Le Togo a des surproduits dans les filières soja et maïs. L’idée est de passer à une agriculture commerciale pour créer les revenus au niveau des paysans avec l’appui de la Banque mondiale, de la SFI et du MIGA. La Banque va accompagner le pays dans la mise en œuvre de ce programme avec une enveloppe d’environ 300 millions de dollars”, a détaillé la directrice des opérations.

Dans le viseur environ 300 millions de dollars, soit près de 190 milliards de francs CFA, en soutien à ce programme qui devrait favoriser la transition vers une agriculture commerciale, susceptible de générer des revenus substantiels pour les producteurs locaux. Environ le triple du financement nécessaire issu des premières estimations pour la mise en route de ce nouveau programme.

Parallèlement, la Banque mondiale compte élargir son appui à des domaines connexes afin d’amplifier les retombées positives de ce programme sur les populations. Ces efforts incluront des investissements dans la connectivité, l’énergie électrique et le numérique, des secteurs jugés essentiels pour renforcer la résilience et la compétitivité de l’agriculture togolaise.

Cette annonce intervient dans un contexte marqué par l’approbation récente, le 10 décembre dernier, d’un appui budgétaire historique de 200 millions de dollars, soit plus de 124 milliards de francs CFA, accordé par la Banque mondiale au Togo. 

Esaïe Edoh

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Au Togo, la 39e édition de la Grande Quinzaine Commerciale a commencé le mercredi 18 décembre 2024 sur son site habituel d’Agbadahonou. Le lancement officiel est prévu pour le jeudi 19 décembre 2024, sous la présidence de Rose Kayi Mivedor, ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale.

Cet événement forain majeur de fin d’année, qui se poursuivra jusqu’au 5 janvier 2025, vient quelques jours après la clôture de la Foire internationale de Lomé. Organisé par la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo), il réunit pendant deux semaines, des opérateurs économiques désirant écouler leurs stocks avant la fin de l’année, ainsi que des milliers de visiteurs et acheteurs.

L’objectif principal de cette manifestation est de fournir aux opérateurs économiques une plateforme pour augmenter leurs chiffres d’affaires et d'offrir aux consommateurs la possibilité de trouver en un seul lieu, les biens et services nécessaires pour les fêtes de fin d’année.

La Grande Quinzaine Commerciale joue également un rôle déterminant dans le soutien aux petites et moyennes entreprises (PME) en leur offrant une vitrine pour promouvoir leurs produits. Cet événement, selon la CCI-Togo, constitue également une opportunité pour les acteurs économiques de renforcer leurs réseaux et d’explorer de nouvelles perspectives d’affaires.

Esaïe Edoh

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Au Togo, la délivrance de la carte d’immatriculation fiscale sera provisoirement suspendue du 23 décembre 2024 au 3 janvier 2025. Cette annonce a été faite par l’Office togolais des recettes (OTR) dans un communiqué publié le lundi 16 décembre, dont Togo First a obtenu copie.

Selon le Commissaire des impôts, Philippe Kokou Tchodie, cette suspension est décidée « conformément au principe d’annualité de la Carte d’Immatriculation Fiscale et pour des raisons d’organisation interne ». En conséquence, « toute demande d’édition de carte d’immatriculation adressée au commissariat des impôts durant cette période ne sera pas traitée », précise la note.

Cette interruption permet à l’administration fiscale de mettre à jour les données fiscales des contribuables et de développer des stratégies pour maximiser les recettes de l’État. Ce processus vise à garantir une gestion optimale et transparente des obligations fiscales.

Pour rappel, la carte d’immatriculation fiscale constitue un document important pour toute personne physique ou morale, servant à l’identifier auprès des services fiscaux. Elle est nécessaire pour diverses formalités administratives et fiscales, telles que la déclaration et le paiement des impôts, ainsi que pour d’autres démarches liées à la fiscalité.

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Le Togo accueille depuis le mardi 17 décembre 2024, un forum de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf) sur le cadre réglementaire des services de transport. Jusqu’au 19 décembre, délégués et experts des États membres plancheront sur les stratégies à adopter pour lever les barrières freinant le transport de marchandises sur le continent.

Les participants discutent du projet “ zéro” du cadre réglementaire prévu pour les services de transport dans le cadre de la ZLECAf. L'objectif affiché est d’harmoniser et de moderniser le secteur, afin de soutenir le protocole sur le commerce des services. 

L’initiative ambitionne de faciliter les échanges, éliminer les barrières non tarifaires et créer un climat favorable à l’investissement et à l’innovation. L’amélioration des infrastructures est également au cœur des préoccupations, dans l’optique de renforcer un secteur intégré et compétitif.

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Selon Emily Njeri Mburu-Ndoria, directrice en charge du Commerce des services, de l’Investissement, des Droits de propriété intellectuelle et du Commerce numérique à la ZLECAf, les services de transport sont comme un pilier de croissance économique et d’intégration régionale. De fait, il est indispensable de garantir la circulation des biens et des personnes.

 « Un cadre réglementaire adapté est indispensable pour répondre aux besoins des parties prenantes », a-t-elle déclaré. Et d’ajouter : « Une fois adopté, ce cadre devra garantir des services de transport harmonisés, efficaces et compétitifs pour l’Afrique ».

Cette initiative qui réunit des acteurs à Lomé, trouve son fondement dans les prévisions selon lesquelles le commerce intra-africain, dans le cadre de la mise en œuvre de la ZLECAf, entraînerait une augmentation de près de 50 % des services de transport. Toutefois, cette augmentation ne pourra se réaliser sans un cadre réglementaire consensuel et efficace, estime la ministre togolaise du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale, Kayi Mivédor.

Esaïe Edoh

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Le président Faure Essozimna Gnassingbé a reçu, mardi 17 décembre 2024, Mohamed Moussa, directeur général sortant de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA). Cette rencontre, marquant la fin de la mission de M. Moussa après huit ans à la tête de l’organisation, a été l’occasion pour lui de dresser un bilan positif de ses deux mandats.

« Le président Faure Gnassingbé a été un allié clé dans la conduite de ma mission, contribuant de manière décisive à la modernisation de l’ASECNA et à son rayonnement international », a indiqué Mohamed Moussa, au sortir de l’audience.

Le directeur général a également salué le rôle de la diplomatie togolaise, qu’il considère comme un atout stratégique pour l’intégration africaine dans le secteur aérien. « Le Togo a été un moteur dans l’organisation et la sécurisation de la navigation aérienne, et son leadership reste essentiel à l’avenir de l’ASECNA », a-t-il ajouté.

Il faut à cet effet notamment relever que, sous la présidence de Faure Gnassingbé, champion du Marché unique du transport aérien en Afrique (MUTAA), l’ASECNA a obtenu plusieurs distinctions internationales.

Fondée sur une coopération entre 19 États membres, l’agence a pu notamment moderniser ses infrastructures et améliorer la sécurité aérienne sur le continent ces dernières années. Un 20ᵉ État s’apprête d’ailleurs à rejoindre l’organisation.

Au Togo, Affoh Atcha-Dédji a officiellement pris ses fonctions de gouverneur de la région des Savanes. C’était lors d’une cérémonie officielle, sous l’égide du ministère en charge de l’administration territoriale, organisée hier mardi 17 décembre à Dapaong, chef-lieu de cette région au nord du pays.
Cette investiture qui fait suite à une nomination en août 2024, constitue un développement majeur dans l’opérationnalisation des régions en tant que collectivités territoriales, dans le cadre du processus de décentralisation en cours.
Dans son discours, Affoh Atcha-Dédji a mis en avant les défis spécifiques de la région des Savanes, notamment en matière de sécurité, de gestion de la transhumance et d’accès à l’eau potable. Il a prôné une démarche participative, impliquant toutes les parties prenantes pour apporter des solutions adaptées. « C’est avec humilité et détermination que je m’engage à servir notre région de 8 400 km², forte de 1,5 million d’habitants », a-t-il déclaré.
Parmi ses priorités immédiates figure la convocation d’une réunion du conseil régional pour l’élection du bureau exécutif, une étape essentielle pour renforcer l’autonomie et l’efficacité de la gouvernance locale.
De son côté, le ministre de l’Administration territoriale, le colonel Awaté Hodabalo, a rappelé au nouveau gouverneur ses responsabilités : coordonner les services déconcentrés, maintenir l’ordre public en collaboration avec les forces de sécurité et piloter le développement régional.
Affoh Atcha-Dédji devient ainsi le dernier des gouverneurs de région à prendre fonction, à l’exception de la région Centrale, qui demeure toujours sans gouverneur.

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