Togo First

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Au Togo, les forces de police se dotent d’un nouvel outil dans la lutte contre la criminalité organisée et le terrorisme. Il s’agit de la cellule d’analyse criminelle, qui a été inaugurée hier mardi 17 décembre 2024 à Lomé, au Centre d’information policière du Togo (CIPT). 

L’initiative, portée par le ministère de la Sécurité et de la Protection civile, s’inscrit dans le cadre du Programme Système d’Information Policière d’Afrique de l’Ouest (SIPAO), sous l’égide de la CEDEAO, avec un financement de l’Union européenne.

Selon le commissaire Nouroudini Ouro Salim, directeur général du CIPT, cette cellule servira de plateforme stratégique pour analyser les données criminelles et soutenir les unités opérationnelles sur le terrain. « Elle permettra de mieux comprendre les dynamiques criminelles, de démanteler les réseaux et d’anticiper les menaces », a-t-il indiqué.

Cette mise en place intervient dans un contexte sécuritaire marqué par l’évolution rapide des menaces transfrontalières, en particulier dans La région septentrionale du Togo. 

Pour Calixte Batossi Madjoulba, ministre en charge de la Sécurité, ce nouveau dispositif renforce la capacité du pays à protéger ses populations. « Le gouvernement togolais mettra tout en œuvre pour pérenniser les acquis de ce programme », a-t-il notamment assuré.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la deuxième édition de la semaine de la sécurité à l’Aéroport international Gnassingbé Eyadema (AIGE) se tient à Lomé depuis le lundi 16 décembre 2024. Initié par la direction de la Société aéroportuaire de Lomé (SALT), cet événement qui s’achèvera le 20 décembre, est axé sur les enjeux du maintien de la sûreté des vols, qu’il s’agisse des départs ou des arrivées dans la capitale togolaise.

L’événement rassemble des acteurs majeurs du secteur aérien, des représentants des autorités locales, des communautés riveraines ainsi que plusieurs autres parties prenantes de l’industrie aéroportuaire. Placée sous le thème « la sécurité, moteur de l’aviation », cette édition fait la promotion des meilleures pratiques en matière de sécurité aérienne, avec un accent sur la prévention des risques dans l’exploitation quotidienne de la plateforme aéroportuaire.

« Pour que l’aéroport de Lomé devienne un acteur clé dans la sous-région, il est essentiel de garantir la sécurité des passagers et des compagnies aériennes. Pour attirer des compagnies, il faut une sécurité optimale, afin que le passager se sente en confiance en choisissant Lomé », a affirmé Makilipè Tchangani, directeur général adjoint de la SALT. 

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L'organisation de cette semaine, soutient la SALT, est l’une des initiatives des autorités de l’aéroport pour garantir un environnement sûr pour les voyageurs et les compagnies aériennes. Ceci à l’heure où le Togo aspire à devenir un hub aérien incontournable en Afrique de l’Ouest.

La semaine de la sécurité organisée pour la 2è fois après l’édition de 2023, répond également à l’une des recommandations formulées par le Conseil des aéroports internationaux (ACI). Cette organisation préconise la mise en œuvre de dispositifs destinés à identifier les failles potentielles dans l’exploitation aéroportuaire et à proposer des actions correctives afin d’améliorer durablement les standards de sécurité.

Esaïe Edoh

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Au Togo, une commission d’enquête sera mise en place pour faire la lumière sur l’effondrement d’une passerelle piétonne (à Agoè, sortie nord de Lomé), survenu le vendredi 13 décembre 2024, et qui a provoqué la mort de huit personnes et fait trois blessés. La mise en place de cette commission pour déterminer les responsabilités et établir les éventuelles suites pénales, a été décidée le lundi 16 décembre 2024 en Conseil des ministres.

La commission se chargera essentiellement d’examiner les causes techniques de l’effondrement. Selon le communiqué officiel du Conseil des ministres « des instructions ont été données pour que les responsabilités pénales soient clairement situées et reçoivent toutes les suites judiciaires appropriées ».

Dans le cadre de l’enquête, le dirigeant de la société propriétaire du camion impliqué a été entendu par la police judiciaire et placé en garde à vue. Des auditions ont également été menées auprès des responsables des entreprises ayant construit l’ouvrage et ses équipements.

A travers la démarche, les autorités cherchent à comprendre si des manquements dans la conception, l’exécution ou l’entretien de la passerelle ont pu occasionner ce drame, indique-t-on.

Outre l’aspect judiciaire, le gouvernement a annoncé des mesures de soutien en faveur des familles des victimes. Le Conseil des ministres s’est engagé à assurer un accompagnement « adéquat » pour celles et ceux qui ont été touchés par cette tragédie.

En rappel, l’accident a été causé par une semi-remorque transportant du gaz dont le gabarit a heurté l’ouvrage, entraînant sa chute. 

Esaïe Edoh

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Le gouvernement togolais a annoncé lundi 16 décembre 2024, de nouvelles mesures visant à renforcer l’encadrement du transport et de l’utilisation des matières radioactives, conformément à la loi du 10 juin 2020 sur l’utilisation sûre, sécurisée et pacifique du nucléaire.

L’initiative s’inscrit dans le cadre du développement des projets de médecine nucléaire et de radiothérapie, qu’ils soient déjà opérationnels ou en cours de construction à travers le pays. Ces infrastructures répondent à des besoins croissants dans le domaine médical, tout en posant des défis en matière de sécurité et de protection des personnes et de l’environnement.

Selon le gouvernement, des textes d’application seront prochainement adoptés pour réglementer le transport, le stockage et l’utilisation des matières nucléaires et radioactives. Ces nouvelles dispositions visent notamment à protéger les patients, le personnel médical et la population, tout en assurant la sécurité des installations, conformément aux normes internationales fixées par l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA).

Notons que dans cette perspective, le transport de ces matières par voies terrestre, aérienne et maritime sera particulièrement surveillé pour prévenir les risques.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, le gouvernement harmonise la tarification des actes notariés. L’exécutif a en effet rendu, lundi 16 décembre 2024 en Conseil des ministres, un nouveau décret actualisant la tarification des actes notariés.

La réforme, dans les tuyaux depuis plusieurs années, vise à harmoniser les pratiques au niveau national et à s’aligner sur les standards de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA).

Le texte, élaboré en concertation avec la Chambre nationale des notaires, vient ainsi corriger les disparités observées dans les tarifs appliqués par les études notariales. Il prévoit notamment une double structure tarifaire, incluant des émoluments fixes et proportionnels selon la nature des actes, tout en fixant les honoraires pour ceux non expressément tarifés.

Cette actualisation abroge le décret de 1960, désormais jugé obsolète face aux évolutions économiques et juridiques.

Selon les autorités publiques, cette mesure permettra non seulement de renforcer la transparence dans la profession notariale, mais aussi d’améliorer la sécurité juridique des transactions pour les entreprises et les particuliers. La démarche s’inscrit notamment dans le cadre des efforts visant à favoriser un climat des affaires plus attractif dans le pays.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le gouvernement a adopté, lundi 16 décembre 2024, en Conseil des ministres, un projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2024, ajustant le budget initial à la hausse.

Ainsi, le budget dont le processus de révision est ainsi amorcé, s’équilibre désormais en ressources et en charges à 2250,6 milliards FCFA contre 2179,2 milliards FCFA initialement prévus. Cette augmentation de 3,3 %, soit 71,4 milliards de francs CFA, reflète, selon l’exécutif, les nouvelles priorités budgétaires dans un contexte économique marqué par des incertitudes à l’échelle sous-régionale et internationale.

« À travers ce projet de loi de finances rectificative, le gouvernement entend poursuivre la mise en œuvre des réformes structurelles et des politiques de développement en lien avec la feuille de route du gouvernement 2025, tout en renforçant les moyens de lutte contre le terrorisme », indique-t-on.

Selon le gouvernement, l’économie nationale devrait enregistrer une croissance de 6,6 % en 2024, en hausse par rapport aux 6,4 % de 2023, portée par la dynamique observée dans tous les secteurs économiques. Ceci étant, les pressions sur les conditions de financement ont conduit à des ajustements budgétaires stratégiques, avec en toile de fond, une réallocation des économies réalisées vers des dépenses d’urgence.

Ce réajustement budgétaire s’inscrit dans une logique de « sincérité budgétaire » et de transparence, a précisé Christian Trimua, Secrétaire général du gouvernement. Le projet de loi de finances devra ensuite être soumis au parlement pour son éventuelle adoption. 

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, Nana Nanfamé a été désigné président du conseil d’administration de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT). La décision officialisée le 13 décembre, a été publiée dans un communiqué de la société, dont une copie a été obtenue par Togo First. Il succède à Simféitchéou Pré, disparu récemment.

Avant cette nomination, Nana Nanfamé représentait déjà l’État togolais au sein du Conseil d’administration de la NSCT. Le nouveau PCA possède une solide expérience dans la filière cotonnière, ayant dirigé la société en tant que directeur général entre 2016 et 2020, avant sa prise de contrôle par le groupe singapourien Olam.

Sa connaissance approfondie du secteur et son expertise devraient lui permettre de consolider les acquis et de contribuer à une trajectoire de développement durable pour la NSCT. Le nouveau président du conseil d’administration devra également relever des défis pressants, notamment ceux liés à la baisse des rendements qui affecte la filière depuis plusieurs années.

Les perspectives pour la prochaine campagne annoncent une nouvelle chute. Selon les projections, la production de coton devrait atteindre 66 000 tonnes, en légère baisse par rapport aux 67 000 tonnes enregistrées cette année.

Esaïe Edoh

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Le Togo a obtenu une note globale de 74 points sur 100 lors de son évaluation sur la mise en œuvre de la norme 2019 de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE), selon un rapport publié début décembre 2024 par le Conseil d’administration de l’organisation. Avec ce résultat, le pays se positionne dans la tranche des performances “modérées”, située entre 70 et 84 points, tout en s’éloignant des catégories "faible" (0-49 points) et "assez-faible" (50-69 points). Ce score rapproche également le Togo des performances “élevées”, classées entre 85 et 92 points.

La publication régulière des données clés sur le secteur extractif et leur accessibilité dans des formats ouverts ont été des points forts de la performance togolaise. Ces publications, selon Helen Clark, présidente du Conseil d'administration de l'ITIE, permettent d'améliorer la compréhension du secteur par le public et favorisent des débats éclairés sur les politiques extractives.

L’introduction d’un cadastre minier numérique a été aussi décisive. Cet outil fournit des informations détaillées sur les licences minières, leurs titulaires et leur validité, offrant aux acteurs publics, privés et à la société civile une meilleure visibilité sur les droits miniers en cours. En parallèle, la publication de contrats et licences pour des projets actifs a renforcé la transparence, souligne le rapport.

L’engagement du Togo dans la lutte contre la corruption et l'amélioration de la gouvernance figure aussi parmi les progrès enregistrés. En effet, en collaboration avec la société civile, le Togo a utilisé un outil de diagnostic élaboré par le Natural Resource Governance Institute (NRGI) pour identifier des vulnérabilités dans les pratiques liées à la propriété effective, aux entreprises publiques et aux contrats de location de matériel.

Les limites dans la gestion du phosphate

Malgré ces avancées, des manquements subsistent, particulièrement dans la gestion de l'industrie du phosphate, pilier du secteur extractif togolais. La Société Nationale des Phosphates du Togo (SNPT) qui gère cette ressource stratégique ne fait pas l’unanimité au sein de l’opinion, en termes de transparence.

Les états financiers audités de la SNPT ne sont pas publiés systématiquement, empêchant une surveillance rigoureuse de ses relations financières avec l’État, a relevé le rapport. On note également un manque de divulgation complète des volumes et des valeurs des ventes de phosphate.  Ce qui prive les débats publics de données essentielles sur cette ressource centrale pour l’économie du pays.

La traçabilité de l’or, un enjeu prioritaire

Le secteur aurifère présente des problématiques similaires. Une partie importante des exportations d’or, estimées entre 10 et 25 tonnes par an, échappe à tout contrôle officiel en raison de la contrebande transfrontalière. Ces pratiques informelles, répandues dans la sous-région, constituent une source majeure de pertes financières pour le Togo.

Pour y remédier, l’ITIE recommande de renforcer les dispositifs de suivi et d'encadrement des flux d'or. Une meilleure traçabilité pourrait contribuer à réduire les fuites de capitaux tout en consolidant les revenus de l’État.

Esaïe Edoh

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À Sokodé, la région centrale du Togo a validé, la semaine écoulée, son annuaire statistique 2022-2023. C’était à la faveur d’un atelier organisé par la direction régionale de l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED-Centrale), qui a réuni les acteurs des services déconcentrés pour finaliser et adopter le document.

L’annuaire statistique régional compile des données socio-démographiques, économiques et sectorielles (agriculture, santé, sécurité, environnement, etc.) couvrant la période de 2018 à 2023. Ce document de référence vise à fournir des statistiques fiables et actualisées aux décideurs, collectivités locales, chercheurs, ONG et étudiants afin de guider leurs actions.

Un outil de planification stratégique

Mme Bataba Ebeyo, représentante de l’INSEED-Centrale, a rappelé le processus rigoureux de son élaboration, incluant la collecte, le traitement et la validation des données par les structures productrices. Les données validées alimenteront également l’annuaire statistique national.

« Cet annuaire offre un outil indispensable pour la planification du développement local, permettant aux communes de baser leurs décisions sur des indicateurs sectoriels fiables », a déclaré Mme Koffi Takoya Wentaraba, représentante du préfet de Tchaoudjo.

Après la validation de l’annuaire de la région de la Kara quelques jours plus tôt, cette adoption illustre les efforts nationaux pour améliorer la qualité des statistiques et renforcer la planification basée sur des données concrètes. Son exploitation est d’autant plus pertinente dans un contexte de décentralisation et de développement local, mis en avant par les autorités publiques.

Ayi Renaud Dossavi

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Le Togo a officiellement lancé, vendredi 13 décembre 2024, la première édition des Journées nationales de la qualité (JNQ). Organisées par la Haute Autorité de la Qualité et de l’Environnement (HAUQE), ces journées avaient pour thème : « La qualité, levier de croissance de la production nationale » et s’inscrivent dans une dynamique visant à promouvoir la culture de la qualité au sein des entreprises et des organismes publics.

Les JNQ, qui se sont déroulées sur deux jours, ont été marquées par des conférences, des panels, et des ateliers portant sur des sujets clés tels que la métrologie, la certification et l’importance des normes pour accéder aux marchés internationaux.

« Dans un environnement commercial de plus en plus compétitif, la qualité n’est pas une option mais une nécessité stratégique », a expliqué le président de la HAUQE, Laré Arzouma Botre, lors de son discours inaugural.

De son côté, Enselme Gouthon, Secrétaire général du Comité de coordination pour les filières café et cacao (CCFCC), présent à l’ouverture, a mis en avant les succès du cacao togolais sur la scène internationale, rappelant que six producteurs togolais avaient remporté des médailles lors des Cocoa of Excellence Awards 2023.

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