Togo First

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L’Office Togolais des Recettes (OTR) organise une vente aux enchères publiques de 3425 colis de marchandises diverses, incluant 41 voitures, 16 tricycles et 27 motos usagés de diverses marques.

Cette vente, annoncée pour demain jeudi 12 décembre 2024 dès 9 h 30, se tiendra sur les sites de l’Unité spéciale d’intervention douanière (USID) de Ségbé et de Tsévié.

Comme à l’accoutumée, l’opération, ouverte au public, est soumise à des conditions strictes : les adjudications seront attribuées au plus offrant et dernier enchérisseur, avec un paiement comptant majoré de 12 % pour enlèvement immédiat. Les participants devront également s’acquitter de 5000 FCFA non remboursables pour s’enregistrer, un montant à régler à la Division du Contentieux de la Direction du Renseignement et de la Lutte contre la Fraude.

Cette session publique vise à optimiser la gestion des marchandises saisies par le fisc togolais et à générer des revenus pour les caisses de l’État. Pour les usagers, c’est généralement une opportunité d’acquérir des biens et équipements à des prix compétitifs.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, les autorités publiques ont révisé à la baisse les tarifs des transports interurbains, dans le sillage de la récente diminution des prix des carburants. Cette décision a été officialisée à travers un arrêté interministériel signé par les ministères des Transports et du Commerce, rendu public lundi 09 décembre 2024.

La grille tarifaire fixe des plafonds pour le transport de personnes et de marchandises, couvrant 76 trajets. Parmi eux, Lomé-Tsévié est désormais tarifé à 800 FCFA, Lomé-Kara à 5850 FCFA, et Lomé-Mango à 7500 FCFA. Pour les courtes distances, comme Lomé-Djagblé ou Lomé-Avéta, les prix sont plafonnés à 600 FCFA. De leur côté, les lignes Sokodé-Mango et Dapaong-Mandouri sont respectivement plafonnées à 3000 FCFA et 1800 FCFA.

Selon les autorités publiques, la mesure vise non seulement à refléter les ajustements des coûts de carburant, mais également à alléger les charges des usagers des transports interurbains. Elle ambitionne ainsi de soutenir les déplacements entre les différentes régions et de renforcer la mobilité des citoyens à des coûts plus accessibles.

Ayi Renaud Dossavi

À Kara, l’annuaire statistique de la région pour la période 2022-2023 a été officiellement validé lundi 9 décembre 2024, lors d’un atelier organisé par la direction régionale de l’Institut National de la Statistique et des Études Économiques et Démographiques (INSEED).

"Il s’agit d’un document essentiel pour la prise de décision, particulièrement dans le contexte de décentralisation du Togo", a déclaré Nouroudine Abdoulaye, directeur régional de l’INSEED-Kara, cité par l'ATOP. Selon lui, cet annuaire permettra notamment de mieux suivre l’impact des projets, politiques et programmes sur la population de la région.

La rencontre avait pour objectif de finaliser les données collectées en intégrant les observations et corrections nécessaires avant l’adoption définitive du document. Les participants, incluant des représentants des services déconcentrés de l’État, des ONG et des experts du ministère de la Planification, ont analysé minutieusement les tableaux statistiques pour garantir leur conformité avec les réalités locales.

Pour rappel, un annuaire statistique est un document de référence qui organise et présente de manière synthétique un large éventail de données statistiques couvrant des aspects économiques, sociaux, environnementaux et démographiques d’un territoire.

Auparavant, le dernier annuaire statistique de la région de Kara, couvrant la période 2020-2021, avait été validé en février 2023.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, près d’un tiers des communes dispose d’un Plan de Développement Communal (PDC), outil central pour structurer et mettre en œuvre les politiques locales.

En effet, à ce jour, sur les 117 communes du pays, 35 disposent de leur PDC (soit 29,9%), tandis que 42 sont dans le processus d’élaboration. S’agissant des autres, comme Bas-Mono 1, elles n’ont pas encore entamé ce processus. L’information a été partagée la semaine dernière par le ministre de l’Aménagement et du Développement des Territoires, Gomado Koamy, lors d’une tournée nationale. Le ministre a notamment échangé avec les acteurs communautaires de Bas-Mono 1 à Afagnan, le 5 décembre 2024.

Ce fut l’occasion pour Gomado Koamy de rappeler que les PDC sont essentiels pour répondre aux besoins locaux et intégrer des thématiques prioritaires telles que le changement climatique, la lutte contre l’extrémisme violent et la question du genre.

Cependant, des défis majeurs et de fortes disparités subsistent. Parmi les municipalités dotées d’un PDC, les taux de mise en œuvre varient considérablement, allant de 0,74 % à 44 %, selon le ministre.

Ayi Renaud Dossavi

Depuis Lomé, la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et la banque de développement allemande KfW ont officiellement lancé récemment, le Fonds de Transformation Digitale (FTD) destiné à la sous-région UEMOA.

Ce lancement fait suite à plusieurs années de préparation le projet étant en gestation depuis 2020. Pour l’occasion, l’initiative a été présentée par Moustapha Ben Barka, Vice-Président de l’institution de financement sous-régionale.

Un levier pour la modernisation numérique

Conçu comme un outil financier et stratégique, le FTD vise à soutenir les projets de digitalisation dans les huit pays membres de l’UEMOA. Ce fonds cible exclusivement la transformation numérique des administrations publiques, incluant la modernisation des infrastructures technologiques, le développement de systèmes d’information et l’implémentation de solutions numériques innovantes. Ses ressources, modulables et flexibles, seront adaptées aux priorités spécifiques de chaque pays concerné.

« Le FTD incarne notre ambition collective de bâtir des administrations modernes, capables de répondre efficacement aux besoins de nos populations dans un monde en constante évolution », a déclaré Moustapha Ben Barka lors du lancement.

Au Togo, ce fonds s’annonce dans un contexte où le pays ambitionne de renforcer sa digitalisation et de moderniser ses services publics. Ces dernières années, le ministère en charge de la digitalisation, avec l’appui opérationnel de l’Agence Togo Digital, a initié plusieurs réformes majeures dans le domaine des services publics, incluant la numérisation de nombreux services administratifs. L’objectif affiché est ambitieux : atteindre 75 % de services publics digitalisés d’ici à 2025. 

Ayi Renaud Dossavi

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Une délégation togolaise d’opérateurs économiques conduite par le Premier ministre Victoire Tomégah-Dogbé a participé en fin de semaine dernière à Londres, à une table ronde des investisseurs anglophones. Organisée par le Conseil des entreprises et de l’investissement du Commonwealth (CWEIC), elle a été consacrée aux opportunités d’affaires qu’offre le pays ouest-africain.

Lors de cette rencontre, la cheffe du gouvernement a présenté les priorités inscrites dans la feuille de route gouvernementale Togo 2025. Elle a mis en lumière des projets stratégiques tels que les infrastructures portuaires et aéroportuaires, ainsi que la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), soulignant leur potentiel en tant que leviers majeurs pour les investisseurs. Ces infrastructures, a-t-elle expliqué, incarnent les ambitions du Togo en matière de transformation économique et industrielle.

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Aussi, les discussions ont porté sur les mécanismes de financement privilégiés par le Togo, notamment les partenariats public-privé (PPP), les fonds concessionnels et les joint-ventures. 

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Dans son appel aux investisseurs, Victoire Tomégah-Dogbé a insisté sur l’importance d’un partenariat basé sur la confiance et la prospérité partagée. « Nous sommes prêts à travailler main dans la main pour transformer les opportunités en succès », a-t-elle déclaré, réitérant la volonté du Togo de se positionner comme une destination attractive pour les affaires.

D’après Pride Azefor, directeur du commerce et des investissements du CWEIC, plusieurs acteurs britanniques sont déjà disposés à investir au Togo qu’il décrit comme un pays "plein d’opportunités".

En marge de cette table ronde, la délégation togolaise a également rencontré des représentants de UK Export Finance, DMA Invest et British International Investment, ouvrant la voie à des partenariats concrets pour le développement des projets structurants du Togo.

Esaïe Edoh

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La capitale togolaise accueille depuis le lundi 9 décembre et pour deux jours, la 37e session ordinaire du Conseil des ministres de tutelle de la Conférence interafricaine de prévoyance sociale (CIPRES). Ce rendez-vous, qui réunit des officiels et des experts en prévoyance sociale des États membres, est l’occasion d’aborder les questions relatives aux grands enjeux de la protection sociale sur le continent.

L’un des axes principaux de ces discussions porte sur la mobilisation des ressources nécessaires pour assurer un financement durable des systèmes de protection sociale. Les participants analysent également les défis structurels et formulent des recommandations à destination des décideurs africains, dans une perspective d’amélioration des conditions de vie des populations.

Ce sommet se déroule alors que le Togo intensifie ses efforts en faveur d’une meilleure couverture sociale. Le pays déploie depuis janvier 2024 l’Assurance maladie universelle (AMU), un programme visant à garantir un accès équitable aux soins de santé pour tous, indépendamment du statut socio-économique. 

L’initiative s’inscrit dans une démarche globale pour réduire les obstacles financiers à l’accès aux services médicaux et protéger les groupes les plus vulnérables.

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Au Togo, les prix des produits pétroliers enregistrent une légère diminution à partir de ce mardi 10 décembre 2024. Le gasoil, notamment, voit son tarif passer de 775 à 695 FCFA par litre, soit une baisse de 80 FCFA. De son côté, le super sans plomb, carburant prisé des véhicules, subit une réduction de 20 FCFA par litre, s’établissant désormais à 680 FCFA au lieu de 700 FCFA.

Cette révision des prix découle d’un arrêté interministériel en date du 9 décembre 2024, des ministères en charge du Commerce, de l’Énergie et des Transports. La mesure précise également que le mélange 2 temps, utilisé principalement pour les moteurs de petite cylindrée, voit son prix légèrement diminuer de 788 à 769 FCFA, soit une diminution de 19 FCFA. En revanche, le prix du pétrole lampant reste inchangé, maintenu à 650 FCFA par litre.

Cette mesure marque la première modification des prix depuis deux ans, période durant laquelle les tarifs en vigueur, instaurés lors d’une précédente hausse, étaient restés stables. Elle intervient dans un contexte mondial marqué par une tendance à la baisse des prix des produits pétroliers. Ceux-ci ont enregistré un recul en fin de semaine écoulée (vendredi plus précisément), le Brent étant évalué à 71$/b ; ceci en dépit de la décision de l’OPEP+ de remettre à trois mois plus tard l’augmentation initialement prévue de sa production, analyse-t-on.

Esaïe Edoh

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Au Togo, la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI-Togo) a accueilli, le 3 décembre 2024, Farhat Ayesha, Haut-Commissaire du Pakistan au Ghana, pour des discussions centrées sur le renforcement des liens économiques entre le Togo et le Pakistan.

Les discussions ont porté sur des secteurs stratégiques tels que l’agriculture, les infrastructures, l’hôtellerie, le tourisme, la santé et l’industrie textile. Péyébinesso Limazie, Commissaire en charge du Secteur Services à la CCI-Togo, a présenté les projets phares envisagés pour dynamiser ces domaines dans les cinq années à venir.

Intérêt pour le coton togolais
Farhat Ayesha a souligné l’intérêt particulier du Pakistan pour le coton togolais, tout en exprimant la volonté de son pays d’intensifier les échanges dans les secteurs agricole et textile, où le Pakistan bénéficie d’une expertise reconnue.

Cette collaboration en devenir pourrait inclure la signature d’une convention entre les Chambres de Commerce des deux pays ainsi que l’organisation de missions économiques bilatérales pour renforcer les relations commerciales.

Déjà actives dans le domaine de la santé grâce aux bourses offertes par Islamabad, les relations Togo-Pakistan pourraient connaître une nouvelle impulsion. La simplification des échanges commerciaux et des procédures consulaires figure également parmi les priorités identifiées par les deux parties, selon la CCI-Togo.

Au Togo, la commune Golfe 5 ambitionne de transformer son cadre de vie à travers une nouvelle initiative dénommée « Rues et espaces verts ».

Le projet estimé à 2,08 milliards FCFA, vise six zones clés de la commune : Atikoumé, Akossombo, Dounenyo, Aflao Gakli, Agbalépédogan et Adidoadin. Les travaux incluront la restauration d’espaces verts dégradés, le reboisement des abords des rues et la création de parcs de promenade.

Cette initiative a été présentée au public en fin de semaine écoulée, par le maire de la commune Golfe 5, Kossi Aboka, et son équipe.

« Les plus belles villes du monde sont aujourd’hui celles qui respectent les critères environnementaux. Nous devons suivre cette logique pour faire du Golfe 5 une commune verte et attrayante », a souligné le maire. Selon lui, ce programme vise à répondre à une double exigence : embellir la commune tout en améliorant le cadre de vie des populations locales.

Le projet qui se déploiera en trois ans, nécessite des contributions financières. La municipalité a, à cet effet, lancé un appel aux partenaires techniques et financiers, en raison de l’insuffisance du budget communal pour couvrir un tel investissement.

Ayi Renaud Dossavi

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