Togo First

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La Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a lancé ce jeudi à Lomé, une session de vulgarisation de deux documents stratégiques majeurs : la Vision prospective 2040 et le Plan stratégique 2025-2030, intitulé IMPACT 2030. Cette initiative s’inscrit dans une tournée sous-régionale qui se poursuivra jusqu’au 21 mars 2025 dans les États membres.

Pendant deux jours, des représentants des ministères, des acteurs de la société civile, du secteur privé et des partenaires techniques et financiers, se sont réunis pour échanger sur ces feuilles de route ambitieuses. Akou Mawussé Adétou Afidenyigba, directrice de cabinet du ministère de l’Économie et des Finances du Togo, a souligné que « le plan IMPACT 2030 définit les grandes orientations de l’Union pour les prochaines années, avec 12 programmes structurants visant à renforcer la compétitivité, développer des filières porteuses de croissance et stimuler les investissements et partenariats publics-privés ».

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Dr Paul Koffi, Commissaire en charge du Développement de l’Entreprise, des Mines, de l’Énergie et de l’Économie Numérique, a précisé que l’objectif est de faire de la Commission une « institution agile, locomotive de l’approfondissement de l’intégration et de la transformation structurelle des économies de l’UEMOA ». 

La Vision 2040, quant à elle, aspire à faire de l’UEMOA « un espace économique et monétaire durablement intégré, paisible et prospère, ouvert sur l’Afrique, avec une position stratégique consolidée dans le monde ».

Le plan stratégique cible trois écosystèmes clés : le secteur agro-industriel pour la souveraineté alimentaire, les industries légères et extractives pour soutenir l’emploi formel, et les services à valeur ajoutée pour stimuler l’innovation. 

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Structuré autour de cinq axes – développement d’écosystèmes de production, infrastructures économiques, développement humain, renforcement de l’intégration régionale et modernisation de la gouvernance institutionnelle –, ce plan vise à transformer durablement les économies de l’Union.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le chef d’État Faure Essozimna Gnassingbé a reçu hier, mercredi 26 février, l’Ambassadrice du Royaume-Uni, Harriet Thompson, pour des discussions centrées sur le renforcement de la coopération bilatérale. Les échanges ont porté sur les secteurs clés de l’économie, du commerce et des investissements, avec un intérêt marqué des entreprises britanniques pour le marché togolais.

« Nos entreprises sont désireuses de collaborer avec les acteurs locaux, d’investir et de développer des échanges commerciaux avec le Togo », a indiqué Mme Thompson.
Les deux parties ont également abordé la coopération en matière de défense et de sécurité, notamment dans la lutte contre le terrorisme et le partage d’expériences pour renforcer la stabilité régionale.

L’Ambassadrice a salué les efforts du Président Gnassingbé en faveur de la paix et de la stabilité en Afrique de l’Ouest.

Notons qu’en 2024, une délégation d’investisseurs britanniques avait posé le pied au Togo dans le cadre d’une tournée visant à explorer les opportunités économiques dans le pays. À cet effet, ils ont pris connaissance des activités, notamment au niveau de la plateforme industrielle d’Adétikopé.

Le Togo renforce sa vigilance face à la menace de la maladie à virus Lassa, après la confirmation de plusieurs cas dans certains pays d’Afrique de l’Ouest. Cette situation, qui accroît le risque d’importation du virus, a conduit les autorités sanitaires à intensifier et recommander des mesures de prévention et de surveillance sur l’ensemble du territoire.

Concrètement, le Ministère de la santé et de l’hygiène publique a mis en place un dispositif qui inclut le renforcement de la surveillance épidémiologique dans les centres de santé, les communautés et aux points d’entrée du pays. Des dispositions sont également prises pour l’organisation de la prise en charge des cas suspects ou confirmés. Au même moment, des campagnes de sensibilisation sont menées afin d’informer la population sur les mesures de prévention et la conduite à tenir en cas de suspicion de la maladie.

Aussi, les autorités sanitaires recommandent à la population d’adopter des gestes de précaution, notamment le lavage régulier des mains avec de l’eau et du savon, l’évitement de tout contact avec les liquides biologiques d’une personne suspecte, ainsi que la manipulation sécurisée des corps des personnes décédées de la maladie. Il est également conseillé d’éviter tout contact avec les rongeurs et de veiller à la bonne conservation des aliments. Selon le Ministère, un diagnostic précoce et une prise en charge rapide en centre de santé permettent d’augmenter les chances de guérison. 

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Il convient de rappeler que la maladie à virus Lassa, classée parmi les fièvres virales hémorragiques, se transmet principalement à l’homme par contact avec l’urine ou les excréments de rongeurs infectés. Une transmission interhumaine est également possible à travers des contacts directs avec le sang, les sécrétions ou d’autres liquides biologiques des personnes infectées, ainsi que par des surfaces contaminées.

La maladie est caractérisée par des symptômes variés et non spécifiques, comme la fièvre, fatigue généralisée, céphalées, irritations de la gorge, douleurs musculaires, thoraciques ou abdominales, nausées, vomissements, diarrhée et parfois des saignements.

Esaïe Edoh

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Le Togo a enregistré des avancées notables dans la promotion de la jeune fille et l’autonomisation financière des femmes, une dynamique saluée par Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. C’était lors d’une rencontre avec le président togolais, Faure Gnassingbé, le mardi 25 février 2025 à Lomé. 

Selon Ousmane Diagana, les réalisations togolaises en matière d’autonomisation des femmes reposent sur une tradition bien ancrée, incarnée notamment par le rôle historique des Nana-Benz dans l’économie nationale.  « C’est un exemple que nous avons regardé de très près et que nous avons voulu valoriser et vulgariser davantage pour que les autres pays s’en imprègnent. Le plus important aussi et le plus significatif, c’est le rôle de ces femmes leaders aussi bien au niveau de l’administration publique qu’au niveau du secteur privé », a-t-il indiqué.

Ces progrès ont été déjà mis en lumière dans le rapport « Women, Business and Law 2024 » de la Banque mondiale, où le Togo a obtenu un score de 97,5 sur 100, se plaçant ainsi en tête des économies africaines en matière de promotion des droits des femmes. 

Cette reconnaissance vient couronner une décennie au cours de laquelle le Togo a mis en œuvre plusieurs initiatives visant à renforcer l’inclusion financière et l’autonomie économique des femmes. On note le Fonds national de la finance inclusive (FNFI) lancé en 2024, l’un des dispositifs phares offrant des financements adaptés aux activités des femmes et des jeunes afin d’encourager leur autonomisation et leur participation active à la vie nationale.

Esaïe Edoh 

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Lomé accueille depuis le mardi 25 février 2025, une réunion régionale consacrée à l’état de l’environnement et du climat en Afrique de l’Ouest. Organisée sous l’égide de la CEDEAO, cette rencontre réunit des représentants des pays membres, des institutions régionales et internationales, ainsi que des spécialistes des questions environnementales. Durant trois jours, les participants vont poser un diagnostic précis des défis environnementaux qui affectent la région et définir une stratégie commune pour y faire face.

Pilotés par le Département des Affaires économiques et de l’Agriculture, en partenariat avec la Direction de l’Environnement et des Ressources naturelles de la Commission de la CEDEAO, les travaux doivent aboutir à la validation d’un rapport de synthèse. Celui-ci dresse un état des lieux de la situation climatique et environnementale en Afrique de l’Ouest, identifie les priorités d’action et formule des recommandations destinées à renforcer la résilience des populations face aux mutations climatiques.

Dans un contexte de pressions environnementales marqué par la désertification, l’érosion côtière et la hausse des températures, la CEDEAO cherche à structurer une coopération régionale plus efficace. Ainsi, la démarche vise à instaurer une coordination des initiatives pour intégrer pleinement les enjeux climatiques dans les stratégies de développement des États membres. 

La mise en œuvre des engagements pris dans le cadre de l’Accord de Paris sera également au cœur des discussions, à l’effet de les transformer en politiques publiques et en projets opérationnels. A cet effet, les débats s’articulent autour de plusieurs axes : le financement des politiques environnementales, l’adoption de pratiques agricoles et industrielles durables, la protection des écosystèmes fragiles et le renforcement des capacités institutionnelles des États en matière de gestion climatique. 

Les conclusions qui émergeront de cette réunion de Lomé seront déterminantes pour orienter les prochaines décisions en matière de politique environnementale au sein de la CEDEAO, indique-t-on. 

Esaïe Edoh 

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La société Gozem, spécialisée dans les services numériques de VTC, vient de lever 30 millions de dollars (plus de 18,7 milliards FCFA) pour accélérer son expansion en Afrique francophone.

Ce financement, combinant equity et dette, est mené par SAS Shipping Agencies Services Sàrl, filiale de MSC Mediterranean Shipping Company SA, et Al Mada Ventures, deux investisseurs positionnés dans le développement des infrastructures de transport et de services financiers en Afrique.

Depuis son lancement en 2018 à Lomé, Gozem propose des services de mobilité, de livraison, de billetterie numérique et de financement. Avec cette nouvelle injection de capital, l’entreprise compte accélérer son expansion en Afrique de l’Ouest et Centrale, améliorer l’expérience des chauffeurs en facilitant l’accès à de nouveaux véhicules, et lancer Gozem Money, une banque digitale innovante.

Pour Diego Aponte, président de MSC Group, ce partenariat s’inscrit dans la volonté du groupe de développer des solutions innovantes pour la mobilité et la logistique en Afrique. De son côté, Omar Laalej, directeur général d’Al Mada Ventures, met en avant le modèle inclusif et fiable de Gozem, qui répond à la demande croissante en services numériques accessibles sur le continent.

"Nous sommes ravis d’accueillir MSC Group et Al Mada Ventures en tant qu’investisseurs stratégiques. Leur expertise en logistique et services financiers en Afrique sera un atout précieux pour accélérer le développement de notre Super App et notre expansion sur de nouveaux marchés. Avoir des leaders de cette envergure à nos côtés valide pleinement notre vision et nos ambitions.", déclarent Gregory Costamagna et Raphaël Dana, cofondateurs de Gozem.

Actuellement active au Togo, Bénin, Gabon et Cameroun, Gozem revendique plus d’un million d’utilisateurs et 30 millions de trajets réalisés depuis sa création.

Ayi Renaud Dossavi

Le groupe Rimon Hajjar Entreprises implanté au Togo depuis 2019, précisément au Port de Lomé, ambitionne d’accroître sa capacité de traitement du blé. Son directeur, Rimon Hajjar, a présenté cette perspective lors d’un entretien avec le ministre togolais de l’économie maritime, Richard Kangbeni, en fin de semaine dernière.

Cette entreprise basée au Burkina Faso, alors qu’elle exploite un terminal céréalier de 12 500 tonnes au port de Lomé et envisage d’y ajouter huit nouveaux silos, portant la capacité totale à 18 000 tonnes. Cet investissement, dont la valeur monétaire n’est pas encore dévoilée, devrait permettre à la société de traiter désormais un volume de 35 000 tonnes de blé en vrac par mois.

Ce projet d’extension du terminal, selon Rimon Hajjar, va répondre à la demande croissante de farine de blé dans la sous-région. Ainsi, l’augmentation des capacités de stockage et de traitement implique une mobilisation des infrastructures portuaires pour le convoiement du blé. 

Ceci devrait renforcer la position du port de Lomé dans la chaîne logistique du commerce. De fait, le ministre de l’économie maritime a réaffirmé l’appui du gouvernement pour assurer la concrétisation de cet investissement.

Notons que Rimon Hajjar Entreprises, entité de droit burkinabè, intervient dans trois secteurs majeurs : la boulangerie, l’industrie agroalimentaire et les hydrocarbures. 

Esaïe Edoh

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Lomé la capitale togolaise accueille depuis le 25 février 2024, la septième assemblée générale ordinaire de l’Association des Médiateurs des Pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (AMP-UEMOA). Cette rencontre, qui réunit des délégations venues de plusieurs pays de la sous-région, à savoir la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Bénin, le Mali, le Burkina Faso et le Togo, se déroule autour du thème : « La médiation institutionnelle aujourd’hui dans l’espace UEMOA ». 

Elle se veut un cadre de discussions sur le rôle des institutions de la médiation dans la promotion de la bonne gouvernance et la protection des citoyens. Dans cette logique, durant trois jours, les participants vont mener une réflexion approfondie sur les défis fonctionnels et existentiels auxquels ces institutions sont confrontées. 

L’objectif est de définir des actions permettant de renforcer leur efficacité et de consolider les acquis dans un contexte marqué par des exigences croissantes en matière de gouvernance et de justice sociale. Cette rencontre constitue également une occasion pour les médiateurs de partager leurs expériences et d’identifier des synergies visant à améliorer leurs systèmes d’intervention et de fonctionnement.

Selon Awa Nana Daboya, présidente de l’AMP-UEMOA et médiatrice de la République togolaise, l’action des médiateurs dans la sous-région se révèle déjà positive. Pour elle, ces institutions jouent un rôle clé dans l’accompagnement des citoyens et de l’administration, en facilitant le dialogue et en prévenant les conflits. 

Les travaux de cette assemblée générale doivent aboutir à la définition des modalités de mise en œuvre de la stratégie de l’association. En marge des discussions thématiques, l’élection d’un nouveau bureau est prévue afin de coordonner les actions futures et d’assurer la continuité du travail engagé par l’AMP-UEMOA.

Esaïe Edoh

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Le Togo et le Burkina Faso réaffirment leur engagement en faveur de la coopération et de l’intégration culturelle à l’occasion du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO 2025), grand rendez-vous du cinéma africain qui se tient cette semaine.

En marge de l’événement, Yawa Kouigan, ministre de la Communication, des Médias et de la Culture du Togo, a été reçue le 22 février 2025 par le Premier ministre burkinabé Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, en présence de plusieurs ministres de la sous-région.

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Les acteurs culturels ont échangé sur le rôle stratégique du cinéma et de la culture dans le développement économique et social de l’Afrique de l’Ouest. « Le cinéma et la culture ne nécessitent pas d’accords officiels pour prospérer, ils s’imposent naturellement par la fraternité entre les créateurs africains », a souligné Mme Kouigan, saluant la résilience du secteur cinématographique africain.

Le Togo, représenté par une délégation de cinquante professionnels du cinéma, présente plusieurs productions en compétition. Six œuvres ont été sélectionnées, couvrant divers genres : critique cinématographique, séries, animation, nouvelles perspectives et productions issues des écoles de cinéma.

Le pays était d’ailleurs invité d’honneur de la précédente édition du FESPACO en 2023.

Le Togo reprend les rênes du Groupe Interafricain d’Étude, de Recherche et d’Application sur la Fertilité (GIERAF) pour un mandat de deux ans. Dr Kolani Jean Claude succède ainsi à Coulibaly Founzégué Amadou à la présidence de l’organisation, à l’issue du 9ᵉ congrès du groupe, tenu à Lomé du 20 au 22 février 2025.

Ce congrès a été l’occasion d’aborder les défis liés à l’infertilité en Afrique, en mettant l’accent sur les avancées médicales et les stratégies de prévention. En marge des travaux, l’équipe dirigeante du GIERAF a été reçue en audience par le Premier ministre togolais, Victoire Tomégah-Dogbé, qui a exprimé le soutien du gouvernement à la mission du groupe.
Créé en 2009 à Lomé, le GIERAF regroupe 15 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre et vise à améliorer la prise en charge de l’infertilité à travers la recherche et la formation médicale. À ses débuts, l’organisation a été dirigée par le Togolais Dr Moïse Fiadjoe (2009-2011). Ce nouveau mandat devrait permettre d’intensifier les efforts pour faciliter l’accès aux soins de fertilité sur le continent.

Ayi Renaud Dossavi

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