Au Togo, le président Faure Gnassingbé a décidé de marquer les fêtes de fin d’année par un geste fort. Une prime exceptionnelle de 60 000 francs CFA sera versée aux fonctionnaires, au personnel de l’enseignement confessionnel et aux retraités affiliés à la Caisse des retraites du Togo. L’annonce a été faite ce 23 décembre à Lomé, dans un communiqué de la présidence.
Cette mesure, qui mobilise une enveloppe budgétaire de 7,85 milliards de francs CFA, vise à renforcer le pouvoir d’achat des ménages en cette période festive. Elle intervient dans un contexte économique où de nombreux Togolais font face à une hausse du coût de la vie. « Cette initiative illustre la volonté constante des autorités de promouvoir la solidarité nationale », peut-on lire dans le communiqué.
Le président a également appelé les Togolais à profiter de cette fin d’année pour « renforcer les liens sociaux » et faire des fêtes un moment de partage. Il a exprimé son souhait de voir 2025 placée sous le signe de l’espoir et de la détermination pour bâtir un avenir meilleur.
Cette gratification s’ajoute à une série de mesures sociales prises ces dernières années pour soutenir le pouvoir d’achat des citoyens.
En décembre 2021, alors que l’inflation pesait lourdement sur les ménages, le président Faure Gnassingbé avait accordé une avance d’un mois de salaire à tous les fonctionnaires et retraités du secteur public. Mise en œuvre dès janvier 2022, cette avance était remboursable sur douze mois.
L’année suivante, en septembre 2022, le gouvernement procédait à une augmentation de 10 % de la valeur indiciaire des salaires des fonctionnaires, une décision qui avait directement amélioré les revenus des agents publics. Dans le même temps, une indemnité de transport mensuelle de 10 000 francs CFA avait été introduite pour alléger les dépenses des travailleurs, tandis que le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) avait été revalorisé de 35 000 à 52 500 francs CFA à partir de janvier 2023.
Fiacre E. Kakpo
Le Togo a adopté, lundi 16 décembre 2024, en Conseil des ministres, un projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2024, ajustant à la hausse le budget initial de 3,3 %. Ce projet, qui porte désormais les prévisions budgétaires à un total de 2 250,6 milliards de francs CFA, s’accompagne d’une augmentation des recettes budgétaires et des ressources de trésorerie.
En détail, les recettes budgétaires progressent de 63,4 milliards de francs CFA, soit 5 %, atteignant ainsi 1 343,5 milliards de francs CFA, contre 1 279,1 milliards de francs CFA initialement prévus.
La hausse est principalement soutenue par une augmentation des recettes fiscales, en progression de 6,8 % (71,3 milliards de francs CFA), passant de 1 042 milliards à 1 113 milliards de francs CFA. Les recettes non fiscales suivent également une trajectoire ascendante, avec une croissance de 10,2 milliards de francs CFA, pour s’établir à 71 milliards.
Par ailleurs, les appuis budgétaires, qui incluent les contributions extérieures, enregistrent une hausse de 31 %, atteignant 16,7 milliards de francs CFA contre 12,7 milliards auparavant. Du côté des ressources de trésorerie, une augmentation de 5,4 milliards de francs CFA est observée, portant le total à 901,2 milliards de francs CFA, contre 895,9 milliards dans le budget initial.
Cette révision, selon le gouvernement, reflète l’intégration de nouvelles priorités budgétaires dans un contexte économique caractérisé par des incertitudes, tant au niveau sous-régional qu’international.
L’exécutif a souligné que ces ajustements budgétaires visaient à renforcer la capacité de l’État à faire face aux défis économiques et sociaux de l’année 2024.
Esaïe Edoh
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Le Togo a lancé lundi 23 décembre 2024 à Lomé, le processus d’actualisation de son Plan National d’Adaptation au Changement Climatique (PNACC).
Ce plan stratégique, destiné à atténuer les impacts des changements climatiques, met l’accent sur des défis tels que les saisons pluviales irrégulières, la dégradation des terres agricoles et les risques accrus de catastrophes naturelles.
Méry Yaou, Directrice de l'environnement, a souligné l’importance d’une mise à jour continue de ce document. « Il est essentiel de réévaluer les mesures prises, d’intégrer de nouveaux défis et besoins émergents, et de proposer des initiatives pour aider les populations et les écosystèmes à s’adapter durablement », a-t-elle indiqué.
Le processus bénéficie notamment du soutien technique et financier de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Selon Oyetunde Diwa, chargé de programme à la FAO, l’approche vise à inclure toutes les parties prenantes pour garantir une planification efficace. « En matière de changement climatique, chaque vie compte. Nous travaillons à identifier et valider des options d’adaptation prioritaires, avec un accent sur leur financement », a-t-elle déclaré.
Validé en mai 2017, le PNACC original indique que le système climatique du Togo subit des modifications à grande échelle, amplifiées par des facteurs naturels et humains.
Le document qui couvrait une période de cinq ans, s’articulait autour de trois axes stratégiques : l’intégration de l’adaptation aux changements climatiques dans les documents de planification, la mise en œuvre d’options d’adaptation et le renforcement des capacités, ainsi que la mobilisation de financements pour l’adaptation. Ses priorités structurantes devraient être maintenues et adaptées au contexte actuel.
Ayi Renaud Dossavi
L’Union Européenne (UE) a annoncé un appui financier de 12,8 milliards de FCFA destiné à renforcer le budget de l’Etat togolais, dans le cadre d’un partenariat entre les deux parties. C’est ce qu’a indiqué le ministère togolais de l’Économie et des Finances, dans un communiqué diffusé lundi 23 décembre 2024.
Cette contribution, un don, selon le communiqué, devrait permettre de financer la mise en œuvre de la Feuille de route Togo 2025. D’après les autorités togolaises, cet appui repose sur une évaluation préalable mettant en évidence des progrès significatifs dans plusieurs secteurs clés, notamment la décentralisation, l’agrobusiness durable, ainsi que l’amélioration de l’accès des populations vulnérables aux services sociaux de base.
Pour Sandra Ablamba Johnson, ministre, Secrétaire générale de la présidence de la République, cet appui financier est une reconnaissance des efforts fournis par le gouvernement dans la mise en œuvre de ses priorités. « J’exprime, au nom du Président de la République, ma gratitude à l’Union européenne pour la qualité du partenariat et surtout pour son accompagnement dans la mise en œuvre des projets et programmes en faveur du bien-être des populations », a-t-elle déclaré.
« C’est le fruit d’un travail et d’un dialogue permanent entre le Ministère de l’Economie et des Finances, les Ministères sectoriels concernées par cet appui budgétaire et l’Union européenne », a renchéri M. Essowè Georges Barcola, Ministre de l’Economie et des Finances.
Du côté européen, cet engagement financier s’inscrit dans une stratégie de partenariat renforcé entre l’UE et le Togo. « Ce don qui alimente le budget de l’État illustre le partenariat rapproché existant entre l’Union européenne et le Togo », a indiqué Gwilym Jones, ambassadeur de l’UE au Togo.
Notons qu’à travers ce partenariat Togo-UE qui s'étend à 2027, il est prévu la mobilisation de plusieurs centaines de millions d’euros pour des projets prioritaires, à travers des appuis budgétaires, prêts, dons, garanties, possibilités de mixages, ou encore assistance technique et financière.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la Société des Transports de Lomé (SOTRAL) a annoncé une réduction de ses tarifs, effective à partir de ce lundi 23 décembre 2024, selon un récent communiqué de la compagnie publique.
Désormais, les trajets initialement facturés à 150 F CFA passent à 100 F CFA, soit une baisse de 33 %. D'autres segments bénéficient également de réductions, avec des trajets de 250 F CFA et 300 F CFA ramenés respectivement à 200 F CFA et 250 F CFA. Même les trajets les plus coûteux, auparavant tarifés à 350 F CFA, sont abaissés à 300 F CFA.
Selon SOTRAL, cette mesure vise à rendre la mobilité plus accessible aux habitants de Lomé, particulièrement dans un contexte économique marqué par la cherté de la vie.
Baisse des prix des produits pétroliers
Cette réduction des tarifs fait suite au réajustement des prix des produits pétroliers, notamment du gazole, décidé par le gouvernement togolais le 10 décembre dernier. Le tarif du gazole a été réduit de 775 à 695 FCFA par litre, soit une baisse de 80 FCFA par litre, ce qui impacte positivement les coûts des transports.
Avant cette initiative de la SOTRAL, une baisse des tarifs interurbains avait également été appliquée pour le transport de personnes et de marchandises sur 76 trajets couvrant l’ensemble du territoire. Par exemple, les trajets Lomé-Tsévié sont désormais facturés à 800 FCFA, Lomé-Kara à 5 850 FCFA, et Lomé-Mango à 7 500 FCFA. Des lignes comme Sokodé-Mango et Dapaong-Mandouri ont été plafonnées respectivement à 3 000 FCFA et 1 800 FCFA.
Ayi Renaud Dossavi
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Le groupe de média New World TV, basé à Lomé, a amorcé une nouvelle étape de son développement à travers le continent africain. La première destination de cette expansion est le Mali, où le diffuseur a officiellement lancé, le 12 décembre 2024, son bouquet de télévision par satellite (DTH).
Désormais accessible directement sur le marché malien, le bouquet propose une offre diversifiée de programmes notamment les divertissements, les informations et les retransmissions sportives. La direction générale du groupe a exprimé sa satisfaction lors de ce lancement, le qualifiant d '« étape majeure » dans l’ambition de New World TV de renforcer les liens entre les populations africaines tout en mettant en avant le riche patrimoine culturel du continent.
C’est officiel ! Le bouquet New World TV est enfin disponible au Mali !
— New World TV (@Newworldtv) December 12, 2024
Ce jeudi 12 décembre 2024, New World TV a marqué une étape supplémentaire avec le lancement officiel de son bouquet de télévision (DTH) au Mali.
KABO FARAFINA, KANA FARAFINA, LAFIA!!
...#newworldtv #Mali pic.twitter.com/Ek1vZl6FAC
Ce lancement s’inscrit dans une stratégie d’envergure du groupe visant à élargir sa présence à travers l’Afrique tout en valorisant les spécificités locales. L’entreprise a clairement affiché son ambition : produire par et pour les Africains, en Afrique, tout en offrant un contenu de haute qualité au plus grand nombre.
Pour soutenir cette vision, New World TV bénéficie d’un partenariat stratégique avec la Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank). Cette collaboration a permis de conclure une facilité de financement de 245 millions d’euros, soit près de 160 milliards FCFA. Des ressources consacrées à l'acquisition des droits de diffusion d’événements sportifs majeurs.
Esaïe Edoh
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Ouverte mercredi 18 décembre 2024, la 39 ème édition de la Qinzaine commerciale, 2ème événement forain des fins d’année au Togo après la Foire Internationale de Lomé, a eu sa session inaugurale hier, jeudi 19 décembre, sur son traditionnel site d’Agbadahonoun, sur fond d’innovations. L’événement organisé par la compagnie consulaire, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-T), a été présidé par l’autorité tutélaire, Rose Kayi-Mivedor Sambiani, ministre chargée du commerce et de la promotion de la consommation locale, devant cadres municipaux, administratifs, religieux, des commerçants et des visiteurs.
De fait, reconnue comme principale inspiratrice de la Quinzaine commerciale, conçue à l’effet de permettre aux commerçants de liquider leurs invendus de l’année, l’AIESEC-Togo (Association Internationale des Etudiants en Sciences Economiques et Commerciales) fait son grand retour à cet événement, avec en toile de fond la reprise de sa collaboration avec la CCI-T. Ceci, pour le grand bonheur de son président Mufid Adoyi Gado qui a dans son mot de circonstance, mis l’accent sur la vocation d’une organisation estudiantine, implantée dans plus de 120 pays et territoires, qui forme ses membres, entre autres en techniques de prise de parole en public, en négociation, gestion et autres.

En réintégrant l’AIESEC, la CCI-T, de l’avis de son président José Kwassi Symenouh, « joue pleinement son rôle en offrant aux étudiants, futurs cadres et chefs d’entreprises de notre pays, une opportunité de mettre en pratique la formation qu’ils reçoivent et de s’accomplir en valorisant leur savoir-faire et leur savoir-être au contact des opérateurs économiques confirmés. La CCI-T contribue ainsi à l’atteinte des objectifs fixés par les plus hautes autorités du Togo qui placent la jeunesse au cœur de leurs stratégies de développement », a-t-il déclaré.
Selon la ministre du commerce qui a procédé à la coupure du ruban symbolique, inaugurant officiellement l’événement, « en venant ici, les commerçants font mieux que des affaires et posent des jalons d'un avenir prospère pour l’économie togolaise ». Et de souligner qu’ : « il est impératif de continuer à aimer pour obtenir la créativité ; c’est ainsi que l’initiative de la CCI-T qui s'inscrit pleinement dans notre stratégie de promotion de la consommation locale, illustre parfaitement notre ambition de dynamiser la filière rizicole et d'autres filières afin de renforcer notre sécurité alimentaire, et réduire le déficit de notre balance commerciale tout en valorisant nos produits locaux ».
En effet, la foire met globalement à l’honneur les commerçants et les producteurs locaux, les artisans qui travaillent chaque jour pour offrir des produits de qualité. Cette diversité de produits présentés, pour toutes les bourses et tous les goûts, « est le reflet de la diversité de notre tissu économique et de la créativité des chefs d’entreprise », relève José Kwassi Symenouh.

Notons que l’aménagement du site est fait comme suit, « pour favoriser les visites », selon le président de la CCI-T. 94 stands de 16,9 et 12 m2 sous le grand chapiteau, dédiés au Commerce général tandis que 32 stands de 16,12 et 18 m2 dans un espace aéré et convivial sont réservés à la restauration. Un stand ouvert, est exclusivement aménagé pour la Filière Riz, donc pour la promotion des différentes variétés de riz local que la CCI-T compte mettre en lumière à travers son projet PAVRIT (Projet d’appui à la valorisation du riz togolais).
A noter également que traditionnellement bouclée le 31 décembre, la 39ème édition de la Quinzaine commerciale se poursuivra jusqu’au 05 janvier 2025. Une autre innovation phare.
Séna Akoda
Au Togo, le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l'Unité Nationale (HCRRUN) revendique plus de 3 milliards FCFA déboursés en indemnisations et soutiens au profit de 3250 victimes en 2024, avec 183 bourses d'études octroyées. L’information a été partagée hier, jeudi 19 décembre 2024, à Lomé, où le Haut-Commissariat a présenté le bilan de ses activités pour l'année.
Awa Nana-Daboya, Médiateur de la République Togolaise et présidente du HCRRUN, a rappelé l'importance de ces bilans pour garantir une gestion transparente des fonds publics. « Il est impératif pour nous de respecter les textes réglementaires et de maintenir la confiance des citoyens. », a-t-elle déclaré.
Cette année 2024 marque également une transition pour l’organisation. Dès 2025, l'accent sera mis sur les réparations mémorielles, un chantier prioritaire pour consolider les acquis de la réconciliation nationale. Ces initiatives incluront notamment la mise à l’honneur de figures historiques et politiques négligées, par des actions comme rebaptiser certaines rues et places publiques.
Depuis 2017, le HCRRUN, issu des recommandations de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR), indique avoir indemnisé plus de 30 000 victimes sur un total estimé à 40 000.
Ayi Renaud Dossavi
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L’Université de Lomé (U.L) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD-France) ont officialisé, le jeudi 19 décembre 2024 dans la capitale togolaise, un accord-cadre de coopération. Cet accord établit les bases pour une collaboration dans divers domaines académiques et techniques et vise à valoriser ainsi qu’à renforcer les activités scientifiques dans les deux institutions.
Concrètement, les deux parties s’accordent sur la promotion et l’organisation d’échanges destinés à enrichir leurs structures respectives, tant dans leur fonctionnement interne que dans leurs relations avec les sphères économiques, industrielles, sociales et culturelles.
Cette dynamique inclut également des initiatives conjointes pour définir et mettre en œuvre des programmes communs. Un volet particulier est consacré à la mobilité des personnels scientifiques et techniques, pour témoigner de l’engagement mutuel en faveur de la circulation des compétences et des savoir-faire.
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Prévu pour une durée initiale de cinq ans, renouvelable, cet accord marque une nouvelle étape dans les relations entre l’Université de Lomé et le CIRAD, d’après le directeur du CIRAD, Serge Marlet. Il soutient que son ambition est de construire un cadre de collaboration solide avec l’UL. Selon lui, cette coopération ouvrira la voie à des projets porteurs sur des thématiques spécifiques, à fort potentiel d’impact.
Adama Mawulé Kpodar, président de l’U.L estime que cet accord permettra à l’institution publique d’enseignement supérieur d'accompagner les efforts de l’État sur les questions de recherche agricole. Le partenariat devrait aider aussi les centres d’excellence de l’université à devenir des acteurs clés dans divers domaines.
Cette alliance avec le CIRAD s’ajoute à plusieurs autres établies par l’UL avec divers partenaires de différents secteurs.
Esaïe Edoh
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Le Togo lance deux plateformes de diffusion des données publiques, Open Data et Géoportail Open Data.
Présentés jeudi 19 décembre 2024 par le ministère de l'Économie numérique et de la Transformation digitale, à travers son bras opérationnel, l'Agence Togo Digital (ATD), ces outils visent à améliorer l'accès aux données publiques pour des usages stratégiques et de planification.
Selon le ministère, ces plateformes poursuivent une double ambition : renforcer la transparence gouvernementale et accélérer la transformation numérique.
« Ces données permettront à nos citoyens, chercheurs et entrepreneurs, ainsi qu’aux visiteurs, de mieux comprendre les réalités de ces secteurs et de développer des solutions adaptées à nos besoins », a déclaré Roger Lasmothey, représentant la ministre Cinna Lawson lors de la présentation. « En facilitant l'accès à ces informations, nous promouvons la transparence, l'innovation et aussi l'inclusion », a-t-il ajouté.

Des données ouvertes
Les deux nouvelles infrastructures ont été dévoilées par Togbe Agbagla, Directeur Technique de l’ATD.
Dans le détail, le Géoportail Open Data (accessible via geodata.gouv.tg) regroupe des données géospatiales couvrant l'ensemble du territoire togolais. Alimenté par une collecte massive entre 2021 et 2022 dans le cadre du projet PRISE, il centralise des informations provenant de 23 ministères et plus de 550 unités administratives. Les utilisateurs peuvent visualiser des cartes interactives, accéder à des données sur les infrastructures sociales et économiques, et télécharger des jeux de données pour des analyses approfondies.

Pour sa part, la plateforme Open Data (opendata.gouv.tg) met à disposition des données publiques essentielles, et vise, selon l'équipe de présentation, à favoriser la transparence, l'innovation et la prise de décisions éclairées. Actuellement, elle comprend des informations sur des secteurs tels que la santé, l’éducation et l’agriculture, mais devrait s’enrichir progressivement de différentes données publiques.
Des initiatives sont également prévues, indique-t-on, pour vulgariser ces nouveaux outils auprès des différents acteurs, notamment la société civile, la communauté universitaire et les chercheurs.
Ayi Renaud Dossavi