Au Togo, la taxe sur la plus-value de cession (TPV) a généré des recettes chiffrées à 1,5 milliard FCFA à fin octobre 2024, dépassant les prévisions initiales fixées à 1,3 milliard FCFA pour l'année entière. Selon les données communiquées par le fisc togolais devant l’Assemblée nationale, cette performance correspond à un taux d’exécution de 115,9 %, avec un taux projeté à 148,7 % d’ici à fin décembre 2024, illustrant une dynamique de collecte robuste.
La TPV, un impôt appliqué sur les gains réalisés lors de la vente ou cession de biens (immobiliers, mobiliers ou financiers), bénéficie des réformes fiscales récemment mises en œuvre pour optimiser les recettes liées aux transactions de ce type.
Cette année 2025, les projections indiquent que cette taxe pourrait atteindre 2,1 milliards FCFA, soit une augmentation de 25,2 % par rapport à l’année précédente.
Par ailleurs, l'Office Togolais des Recettes (OTR) poursuit une évaluation nationale des impôts fonciers. À ce jour, les enquêtes ont couvert cinq des treize communes du Grand Lomé, avec une extension prévue aux chefs-lieux des régions de l’intérieur. Ces travaux visent à élargir l’assiette fiscale et améliorer la prévision des revenus fonciers pour l’année.
Rappelons que, l’OTR ambitionne de mobiliser un total de 1210 milliards FCFA dans les caisses de l’État en 2025.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, les conseils régionaux ont débuté leur mandat le mercredi 15 janvier 2025 avec la tenue de la première session des conseillers dans les différentes régions. Ces premières rencontres ont été consacrées à l’élection des bureaux des conseils régionaux.
Ces sessions, organisées dans les chefs-lieux des régions, ont été dirigées par les gouverneurs respectifs. Par ailleurs, les opérations de vote, de dépouillement et de proclamation des résultats ont été supervisées par un bureau d’âge dûment constitué dans chaque région.
Dans l’ensemble des régions, les conseils seront dirigés par des bureaux dominés par des élus issus du parti présidentiel, l’Union pour la République (UNIR). Ce qui reflète la victoire du parti lors des élections régionales du 29 avril 2024 avec 137 sièges remportés sur les 179 à pourvoir.
La mise en place de ces bureaux marque le début effectif du mandat des conseillers régionaux, et ouvre ainsi une nouvelle étape dans le processus de décentralisation entrepris par le Togo depuis plusieurs années. Ces conseillers, élus pour un mandat de six ans, auront pour mission de travailler au développement des régions, dans une dynamique de gouvernance locale renforcée.
Pour rappel, cette installation des conseils de régions intervient après l’établissement des gouvernorats en 2024 et la création de 117 communes en 2019. La nouvelle étape permet au Togo de consolider sa politique de décentralisation et de déconcentration.
Esaïe Edoh
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Au Togo, dans la région de la Kara, (au nord du pays), de nouveaux cas de méningite ont été confirmés, principalement dans la préfecture de Dankpen, après la région des Savanes en 2023. L’annonce a été faite mercredi 15 janvier 2025 par le ministre de la santé et de l’hygiène publique Tchim Darré, à travers un communiqué officiel.
Face à cette situation, les autorités sanitaires ont établi un dispositif pour garantir une détection précoce des nouveaux cas et assurer une prise en charge adéquate des patients, indique-t-on. Ces mesures incluent la mobilisation des formations sanitaires pour l’accueil des malades et des campagnes de sensibilisation ciblées. L’objectif est d’informer la population sur les précautions à adopter et d’encourager à une consultation rapide en cas de signes évocateurs.
Pour contenir la propagation de la maladie, le ministère de la santé a annoncé le lancement d’investigations au sein des communautés affectées. Objectif : identifier d’éventuels nouveaux cas et intervenir rapidement pour éviter toute complication ou transmission supplémentaire.
Rappelons que la méningite, une infection potentiellement mortelle et hautement contagieuse, est causée par divers agents pathogènes. Elle se manifeste par une fièvre soudaine, des maux de tête intenses, des vomissements, une raideur de la nuque, et dans les cas graves, des épisodes de perte de conscience ou des crises convulsives. Sa transmission se fait par contact direct avec les gouttelettes respiratoires ou la salive d’une personne infectée.
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Au Togo, le projet « Savanes Motaog », initié en 2020 par Plan International Togo et ses partenaires, boucle ses quatre années de mise en œuvre dans la région des Savanes. Au terme de cette période, le programme revendique avoir formé 7 232 jeunes, dont 5 732 femmes, aux compétences entrepreneuriales, à l’employabilité et à la gestion des activités génératrices de revenus (AGR).
Dans le détail, ces formations ont permis à de nombreux bénéficiaires de lancer ou de renforcer des activités économiques durables, grâce à des stages, des appuis matériels et des financements de plans d’affaires. Le projet revendique également la création de 1 018 groupes d’épargne, largement au-delà de l’objectif initial de 350, générant plus de 1,4 milliard FCFA d’épargne.
Les résultats ont été présentés lors d'un l’atelier bilan organisé à Korbongou, en présence notamment du ministre Saad Mohamed Ouro-Sama. Ce dernier a salué l’impact du projet sur la stabilité et la résilience des communautés locales. Quant à la représentante résidente de Plan International Togo, Awa Faly Ba, elle a souligné l’importance d’un tel projet dans un contexte marqué par la crise au Sahel.

En outre, « Savanes Motaog » a impacté 50 902 personnes, dont 37 858 femmes et 273 personnes en situation de handicap, en renforçant la cohésion sociale et en améliorant le dialogue communautaire. Un autre succès majeur réside dans l’implication accrue des femmes dans les discussions foncières, leur permettant de défendre leurs droits et d’influencer les processus de répartition des terres.
« Savanes Motaog » représente un financement global de 1,76 milliard FCFA, soutenu à 90 % par l’Union européenne et à 10 % par Plan International Suède.
Ayi Renaud Dossavi
L’exécutif togolais projette de consacrer une enveloppe de 19 milliards FCFA à la sécurité alimentaire et à la résilience de la population en 2025, selon les prévisions inscrites dans la loi de finances. Un montant en hausse de 46 % par rapport à l’allocation de 2024 estimée à 13 milliards FCFA.
Cette dotation représente également 34 % du budget total alloué au ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement rural, qui s’établit à 56 milliards FCFA pour l’exercice 2025. Avec Antoine Gbégbéni à la manœuvre, ce ministère devrait, avec cette ressource, intensifier ses efforts pour éliminer la faim, renforcer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir une agriculture durable. De fait, cette enveloppe va financer, notamment le plan septennal de sécurité alimentaire couvrant la période 2024-2030, adopté en juillet 2023.
Les fonds contribueront aussi à la transformation structurelle des systèmes alimentaires, en ligne avec les ambitions formulées dans la feuille de route gouvernementale 2020-2025. Cette dynamique vise à doter le pays de mécanismes robustes et inclusifs capables de répondre aux enjeux actuels et futurs de l’agriculture nationale.
L’Agence nationale de sécurité alimentaire du Togo (ANSAT) figure parmi les principaux bénéficiaires de cette enveloppe. Elle devrait renforcer ses activités d’achat et de stockage des céréales ainsi que le préfinancement des producteurs agricoles, afin de garantir une meilleure gestion des réserves stratégiques et stabiliser les revenus des exploitants.
Par ailleurs, le gouvernement encourage les agriculteurs à accroître leur production pour couvrir les besoins nationaux et réduire la dépendance aux importations. Lors de la clôture du Forum des producteurs agricoles du Togo (FoPAT) en janvier 2023 à Tsévié, le président Faure Gnassingbé avait rappelé l’importance de cette orientation : « nous devons nous nourrir nous-mêmes, vivre de nos activités agricoles, subvenir à nos propres besoins et à ceux de nos familles pour mieux investir dans le développement économique du pays. »
Esaïe Edoh
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Le Togo va consacrer 9 milliards FCFA au chantier de modernisation de son administration publique en 2025. C’est ce qui ressort de la loi de finances gestion 2025, qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 2397 milliards FCFA.
Les ressources devraient financer principalement la mise en œuvre du Projet de modernisation et de renforcement des capacités de l’administration publique pour la délivrance des services (PMAPDS). Objectif : améliorer les capacités institutionnelles du pays pour répondre aux ambitions fixées dans la feuille de route gouvernementale.
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Soutenu par la Banque mondiale, ce projet vise également à rendre les services publics plus accessibles à tous, tout en renforçant la qualité des prestations grâce à une digitalisation des démarches administratives. En juillet 2024, un accord de financement de plus de 45 milliards FCFA a été signé entre le Togo et la Banque Mondiale pour appuyer cet ambitieux programme.
Dans cette dynamique de modernisation de l’administration, plusieurs services publics ont déjà été numérisés, en phase avec l’objectif de digitaliser 75 % des démarches administratives d’ici à la fin de l’année 2025.
Notons qu’à travers ces réformes, le gouvernement entend non seulement simplifier les procédures, mais aussi renforcer l’efficacité de l’administration et rapprocher les citoyens des services publics.
Esaïe Edoh
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En 2023, le Togo a importé en valeur plus de 43 milliards FCFA de riz. Cette donnée, relevée par l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED), a été diffusée fin décembre 2024 par Djélé Dahouda, coordonnateur national du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP), à l’occasion de la validation d’une cartographie des acteurs de la filière riz.
Comparée à 2019, où le montant des importations s’élevait à 16,7 milliards FCFA, la progression dépasse les 150%. Ce qui traduit une dépendance accrue du pays vis-à-vis des importations pour répondre à ses besoins alimentaires, selon Djélé Dahouda.
« Ces chiffres illustrent bien la dépendance excessive du Togo. Cette situation appelle à des actions urgentes pour surmonter les contraintes et atteindre l’autosuffisance en riz », a-t-il souligné, précisant qu’en 2023, la production nationale n’a couvert que 32 % de la demande intérieure.
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Le riz importé au Togo provient principalement de la Thaïlande. D’après les données fournies par les importateurs thaïlandais et relayées par l’Agence Ecofin, le pays a importé 52 568 tonnes de riz thaïlandais en 2023. Ce volume place le Togo parmi les dix premiers importateurs de cette denrée au niveau mondial, derrière le Zimbabwe (55 691 tonnes), l’Algérie (76 747 tonnes) ou encore l’Angola (135 909 tonnes). Son voisin, le Bénin, figure au sixième rang, avec des importations atteignant 139 206 tonnes, soit plus de deux fois plus que le Togo.
Face à cette dépendance croissante, le Togo a adopté, en 2020, une version actualisée de sa Stratégie nationale de développement de la riziculture (SNDR 2). Ce plan vise une augmentation significative de la production rizicole, qui devrait passer de 145 489 tonnes en 2019 à 1 115 087 tonnes à l’horizon 2030.
Ce programme ambitionne de réduire la dépendance alimentaire tout en renforçant les capacités locales de production à travers diverses initiatives.
Esaïe Edoh
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Le Togo accueillera la troisième édition du Festival Art et Mémoires, du 11 au 19 février 2025. Ce rendez-vous culturel se tiendra simultanément dans quatre localités : Aného, Agbodrafo, Kpalimé, et Lomé.
Placée sous le thème : « Des chaînes à la liberté : Mémoire, Héritage et Espoir », cette édition va revisiter l’histoire de l’esclavage tout en valorisant les savoirs locaux et les créations contemporaines.

L’événement sera marqué par des activités variées, notamment des danses traditionnelles, des concerts, des ateliers d’artisanat et des expositions.
Cette rencontre culturelle se veut également, apprend-on, un espace de réflexion sur des enjeux contemporains tels que la justice sociale, l’identité culturelle et le rôle des Afro-descendants dans le développement de l’Afrique.
Ayi Renaud Dossavi
Lomé accueille depuis lundi 14 janvier 2025 un atelier régional consacré à la mise en œuvre du projet REWarD-Volta River Basin. Cette initiative, pilotée par l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV) en collaboration avec le ministère togolais de l’Eau et de l’Assainissement, vise à inverser la tendance à la dégradation des écosystèmes et des ressources en eau dans ce bassin partagé par six pays d’Afrique de l’Ouest : le Togo, le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Mali.
Ce bassin, qui héberge des millions de personnes dans la sous-région, est aujourd’hui confronté à la déforestation, à la pollution et aux effets du changement climatique. Le projet ambitionne ainsi de restaurer les écosystèmes, de renforcer la gouvernance transfrontalière et de promouvoir des pratiques de gestion durable, soutenues par des interventions concrètes.
Durant quatre jours, les experts régionaux se pencheront sur des thématiques telles que la gestion des eaux souterraines et l’évaluation des services écosystémiques. Pour M. Gninpale Konlani, coordonnateur de la structure focale nationale de l’ABV, ces efforts profiteront directement aux communautés locales, notamment à travers des initiatives d’agriculture et d’élevage durable.
À l’ouverture des travaux, Affo Boni Adjama, directeur de cabinet au ministère de l’Eau, a souligné que cet atelier incarnait une approche participative essentielle pour une gestion harmonisée et pérenne des ressources naturelles partagées.

Pour rappel, le bassin de la Volta est l'un des plus vastes d'Afrique de l’Ouest, s’étendant sur environ 400 000 km². Son réseau hydrographique, dominé par le fleuve Volta et ses principaux affluents (la Volta Noire, la Volta Blanche et la Volta Rouge), est essentiel pour l’approvisionnement en eau, l’agriculture, la pêche et la production d’énergie hydroélectrique, notamment au Ghana.
Ayi Renaud Dossavi
L’Office Togolais des Recettes (OTR) annonce une série de ventes aux enchères publiques prévues de janvier à mars 2025. Ces opérations, indique-t-on, concernent divers conteneurs de marchandises et véhicules usagés, issus de saisies douanières, et s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre des décisions de justice visant à optimiser la gestion des biens saisis.
Les ventes auront lieu à la Direction des Opérations Douanières de Lomé-Port et au parc SANKE, selon un calendrier détaillé. Dès le 28 janvier, douze conteneurs de marchandises seront proposés au public. Ensuite, des sessions additionnelles suivront les 4 février, 11 février, 25 février, et 4 mars, avec jusqu’à 60 conteneurs mis aux enchères par événement. Une dernière vente, le 11 mars, portera sur 143 véhicules d’occasion de diverses marques.
Globalement, les conditions de participation incluent un enregistrement préalable moyennant un paiement de 25 000 FCFA non remboursable. Les adjudications seront faites au plus offrant, avec un règlement immédiat sur place, majoré de 12 %.
Ces sessions de ventes publiques, pilotées par des commissaires-priseurs agréés, permettent au fisc togolais de récupérer des fonds et de désengorger les infrastructures de stockage. Elles constituent également une opportunité pour les particuliers et entreprises de faire de bonnes affaires en s’approvisionnant en marchandises et véhicules à des prix compétitifs.
Consulter les avis sur le site de l’OTR
Ayi Renaud Dossavi