Togo First

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Lomé réunit cette semaine plusieurs experts issus des pays de la CEDEAO, dans le cadre d'un forum sur la sécurité dans la sous-région, du lundi 12 au jeudi 15 février. La rencontre est organisée par le Centre d’Études Stratégiques de l’Afrique (CESA), avec le soutien de l’Ambassade des États-Unis d’Amérique au Togo.

Il s'agit notamment de renforcer les capacités des participants en matière de gestion des ressources liées à la sécurité. « Nous abordons la question de la gestion des ressources dans le secteur de la sécurité, en mettant un accent particulier sur l’Afrique de l’Ouest et le Togo. Les participants auront l’opportunité d’examiner la situation de l’utilisation des ressources dans leurs pays respectifs, face à des besoins croisés en développement et en sécurité. Ils pourront ainsi acquérir une compréhension de la gestion stratégique de ces ressources et des décisions qui en découlent », a précisé Amanda Dory, Directrice du CESA.

La rencontre s'articule autour de plusieurs modules, durant ces quatre jours à Lomé, dont l’évolution du paysage sécuritaire en Afrique; les Tendances en matière de disponibilité des ressources et dépenses dans le secteur de la sécurité ; ou encore l'Alignement des ressources du secteur de la sécurité sur les stratégies nationales et la Planification stratégique, budgétisation et mobilisation des ressources.

« Les défis sécuritaires en Afrique de l’Ouest nous touchent tous », a souligné Shannon Ritchie, Directrice des Affaires Publiques à l’ambassade des USA au Togo, relevant ainsi pour son institution, l'importance que revêtent ces travaux de Lomé, dans un contexte marqué par des menaces sécuritaires de plus en plus aiguës à l'échelle sous-régionale. 

À cet égard, l'an dernier, les USA ont annoncé un appui de 100 millions de dollars en matière de prévention des conflits, au profit du Togo et quatre autres pays de la sous-région. 

Au Togo, le sous-secteur des enseignements primaire et secondaire aura bientôt une instance dédiée à l'évaluation et à l’amélioration, dénommée Centre National d’Évaluation des Apprentissages (CNEA). La structure a été annoncée la semaine dernière par le Professeur Komla Dodzi Kokoroko (photo), Ministre des Enseignements Primaire, Secondaire et Technique au Togo, via un arrêté, le jeudi 8 février dernier. 

Sous la supervision directe du ministère, le CNEA aura pour mission de coordonner les évaluations nationales et internationales dans les cycles préscolaire, primaire et secondaire, dans le but de rehausser la qualité de l’apprentissage. Selon le texte ministériel, le Centre agira en tant qu’entité technique institutionnelle, jouant un rôle central dans la gestion des mécanismes d’évaluation standardisée, tant au niveau national qu'international. Son objectif premier sera de garantir une évaluation régulière des performances des élèves et des établissements scolaires, avec pour ambition d'améliorer en permanence la qualité de l'éducation dispensée.

Plusieurs missions échoient ainsi au CNEA, dont l'identification des besoins en données concernant les apprentissages scolaires, le suivi périodique des acquis scolaires conformément au cadre d'évaluation national, la coordination de la participation aux évaluations sous-régionales, régionales et internationales, ainsi que la réalisation d'études et d'analyses secondaires.

D’un point de vue organisationnel, le Centre d’évaluation comprendra une direction exécutive, un comité scientifique et des comités régionaux d'évaluation des apprentissages. Le directeur exécutif sera nommé par arrêté du Ministre des Enseignements Primaire et Secondaire. Quant au comité scientifique, présidé par un enseignant-chercheur, il sera composé de chercheurs et de spécialistes scientifiques.

Rappelons du reste qu’au Togo, les secteurs primaire et secondaire continuent d'être une priorité importante du gouvernement, comme en témoignent les allocations de ressources qui leur sont consacrées. Le ministère a en effet la plus grosse dotation de ressources allouées aux ministères, avec 191 milliards FCFA de budget prévisionnel cette année.

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Du 8 au 10 février 2024, une délégation kazakhstanaise s’est rendue au Togo pour une mission de prospection. Cette visite de travail en terre togolaise intervient dans la dynamique de la poursuite des échanges engagés par Faure Gnassingbé et son homologue du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokayev, lors du déplacement du dirigeant togolais à Astana en novembre 2023.

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La délégation, composée de plusieurs officiels du pays d’Asie centrale, durant son séjour à Lomé, s’est entretenue avec les ministres de l’Agriculture, Antoine Gbégbéni, du Commerce, Kayi Mivedor et des mines et de l’énergie, Mawunyo Aziable. Ces échanges leur ont permis de se projeter dans l’établissement de relations dans les secteurs à fort potentiel économique et social.

Pour constater les potentialités économiques du pays ouest africain, la délégation s’était rendue au Port de Lomé ainsi que sur la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) où elle a pu identifier les secteurs dans lesquels des partenariats pourraient être noués.  

A l’issue de ces déplacements sur le terrain et des échanges, les deux pays ont affiché l’ambition de signer un mémorandum d’entente portant sur les projets prioritaires. Également, à des fins d’établissement des liens de coopération entre les deux Etats, les officiels kazakhstanais ont invité les Togolais à participer à la deuxième édition du Forum international d’Astana en juin prochain.

Notons que selon la ministre, Secrétaire générale de la Présidence de la République, Sandra Johnson, cette visite de la délégation kazakhstanaise « marque les premières retombées du voyage du chef de l’Etat togolais au Kazakhstan ».

Esaïe Edoh

Le Togo se prépare à lancer une série de grands travaux en 2024, dans le cadre du programme régional West Africa Coastal Areas Resilience Investment Project (Waca-Resip), qui ambitionne de renforcer la protection côtière et lutter contre les inondations, avec un accent particulier sur la restauration des écosystèmes. L’information a été donnée vendredi 09 février dernier par la coordination nationale de ce programme régional, lors d’un déjeuner avec la presse locale mobilisée dans le cadre de Radio du Littoral, un programme radio mis en place par le projet pour permettre aux communautés côtières de se faire entendre et de les sensibiliser.

Protection côtière à Gbodjomé-Agbodrafo

La première phase de ces travaux concerne la protection côtière le long d'une étendue de 7 kilomètres entre Gbodjomé et Agbodrafo. Le projet prévoit la construction de 22 épis de différentes longueurs, allant de 65 à 75 mètres, afin de freiner l'érosion côtière. En complément, un programme de rechargement des plages avec 450 000 m³ de sable et la stabilisation des zones lagunaires par la plantation de 10 hectares de cocotiers sont également prévus.

Restauration du chenal de Gbaga 

S'étendant sur 23 kilomètres de Agbanakin à Zébé, cette zone humide est confrontée à de multiples défis, notamment l'exploitation excessive des ressources naturelles, la contamination environnementale, l'érosion et l'accumulation de sédiments. L'expansion urbaine, ainsi que les développements humains tels que les barrages hydroélectriques et les installations portuaires, exercent une pression supplémentaire sur cet écosystème fragile. De plus, les impacts du changement climatique, conjugués aux transformations dans l'occupation et l'utilisation des sols, exacerbent les menaces pesant sur la biodiversité et la durabilité de cette région.

Pour assurer la pérennité de cet axe vital, le curage du chenal de Gbaga, que le Togo partage avec le Bénin, a été identifié comme un autre volet crucial du programme de grands travaux. Avec pour objectif, la restauration et la revitalisation de cet important couloir de navigation qui joue un rôle clé dans l'économie locale. Le projet comprend le faucardage des plantes aquatiques invasives et le dragage du chenal pour garantir une navigation fluide en toutes saisons, a indiqué Eusebio Adéwolé César, Ingénieur génie civil/ Côtier senior qui travaille sur le projet. 

Concrètement, pour l’étape du faucardage, il s’agira d’enlever les plantes aquatiques invasives. Selon l’ingénieur, ces végétations, lorsqu'elles prolifèrent, peuvent obstruer les cours d'eau, gêner la navigation, affecter la qualité de l'eau et perturber les écosystèmes locaux. L'utilisation d'équipements spécifiques devrait donc permettre de couper, de collecter et de retirer ces plantes de l'eau, afin de rétablir le flux naturel et la santé des habitats aquatiques, soutient-il.  

D’un autre côté, le dragage du chenal de Gbaga, lui, devrait permettre d’enlever les sédiments accumulés au fond du cours d'eau, pour augmenter sa profondeur et faciliter le passage des embarcations. Cette opération est importante pour maintenir les voies navigables ouvertes et sécurisées pour la navigation du Bénin jusqu’à Lomé, a rappelé Eusebio Adéwolé César. 

Un plan de restauration des écosystèmes environnants, notamment la mangrove qui agit comme une barrière naturelle contre l'érosion, est aussi prévu, destiné à préserver la biodiversité et les moyens de subsistance des communautés locales.

Lutte contre les inondations

Face aux inondations qui affectent régulièrement les préfectures des lacs et de Vo, un ensemble de mesures d'assainissement et de protection est attendu en 2024. Le plan des travaux prévoit la construction de plus de 4 000 mètres linéaires (ml) de caniveaux de différentes dimensions pour faciliter l'écoulement des eaux pluviales et réduire les risques d'inondation. En 2024, le curage des bassins existants et la protection des berges d'Aného, avec la mise en œuvre de travaux sur plus de 2 000 ml de berges, compléteront les interventions du WACA, projet soutenu par la banque mondiale, qui a également bénéficié, l’année dernière, d’une enveloppe additionnelle de l’Agence Française de développement (AFD).

Fiacre E.  Kakpo

Le Togo vient de nouveau de se distinguer sur la scène internationale du cacao. Lors de sa participation à l'édition 2023 du concours "Cocoa of Excellence", qui s'est tenue à Amsterdam, aux Pays-Bas, en fin de semaine dernière. Le pays a décroché, lors de la cérémonie de clôture de l'événement, une médaille d'or, une médaille de bronze et une médaille d'argent. Des distinctions qui ne sont pas sans rappeler les succès de 2021. 

Ces distinctions sont la résultante de l'évaluation de 222 échantillons de fèves de cacao provenant de 52 origines différentes. Avec sa médaille d'or, le Togo se hisse au sommet des pays d'Afrique et de l'océan Indien dans ce prestigieux concours.

"Les résultats de ce concours viennent une fois de plus confirmer la qualité hautement appréciée du cacao togolais à l'échelle mondiale", a déclaré Enselme Gouthon, Secrétaire général du Comité de Coordination pour les filières café et cacao (CCFCC).

Pour rappel, les Cocoa of Excellence Awards célèbrent et mettent en avant la qualité et la diversité du cacao, en promouvant la culture de l'excellence dans ce secteur. Ce concours est dirigé par l'Alliance of Bioversity International et le Centre international d'agriculture tropicale (CIAT), en partenariat avec l'Organisation internationale du cacao, dont le Togo est un membre actif.

La troisième édition de la semaine de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle (ETFP) débute cette semaine au Togo, du 15 au 24 février. 

Sous le thème évocateur "Consolider le partenariat public-privé pour une main d’œuvre qualifiée et une meilleure employabilité des sortants", cet événement vise à sensibiliser et former les acteurs concernés sur les missions cruciales du sous-secteur de l’enseignement technique et de la formation professionnelle dans le pays.

Si le coup d'envoi officiel est prévu pour le mardi 20 février à Dapaong, dans la région des Savanes, la session de sensibilisation du ministère délégué chargé de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, s’est conclue le vendredi 09 février dernier à Lomé. Cette session a réuni les directeurs, fondateurs d’écoles et les enseignants relevant dudit ministère dans le Grand Lomé.

Améliorer la visibilité 

Sous la houlette de la présidente du comité d’organisation de la semaine, Collette Adzonyoh, ces échanges ont permis de revenir sur les retombées positives des deux premières éditions en termes d'impacts concrets dans le sous-secteur. Parmi les résultats évoqués, on note la montée en visibilité de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, une augmentation des inscriptions féminines dans ces filières, notamment dans le secteur industriel, ainsi que l'efficacité avérée de la formation en alternance, favorisant l'éclosion des talents parmi les apprenants.

Initiée en 2022, la semaine de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle au Togo vise à améliorer la visibilité des offres de formations techniques et d'insertion professionnelles disponibles dans le pays. Elle répond également à un besoin crucial de combler le manque d'informations et de lever la méconnaissance du système, des freins significatifs entravant la participation aux cycles de formation malgré les réformes entreprises.

Le Togo assure désormais la présidence du Comité consultatif de la concurrence (CCC) de l’Autorité régionale de la concurrence de la CEDEAO (ARCC). C’est au terme de la 8ème session de l’institution tenue en fin de semaine dernière à Lomé que le pays a été porté à la tête de cet organe.

Cette fonction de présidence sera assurée par le directeur général du commerce, Talime Abe, qui remplace ainsi la Nigériane Boladale Adéyinka. Le Togolais veillera principalement  avec son équipe à mettre en œuvre les recommandations du mémorandum de la CEDEAO sur la protection des consommateurs, validé lors de la rencontre.

Il va également travailler à promouvoir la concurrence en Afrique de l’ouest conformément à la vision de l’ARCC. Dans cette perspective, un accent sera mis sur la réglementation des pratiques commerciales restrictives, les aides d’État, les fusions et acquisitions, qui vont à l’encontre des intérêts des consommateurs.

Notons que l’ARCC est une branche de la CEDEAO créée en 2008 avec pour mission principale, la régulation de la concurrence dans l’espace régional ouest-africain.

Esaïe Edoh

Le Togo va participer au salon international de produits biologiques BIOFACH 2024, qui s’ouvre mardi 13 février à Nuremberg, en Allemagne. A cette rencontre qui rassemble des acteurs du commerce international, le pays ouest-africain va promouvoir ses produits bio.

Un stand sera dédié au Togo pour l’exposition de ses produits bio ainsi que pour des rencontres B2B. Précisément, les exposants togolais seront essentiellement des TPME évoluant dans la chaîne de valeur biologique, qui via les rencontres B2B, devraient nouer des partenariats en vue des relations commerciales internationales.

La participation du Togo à cet évènement devrait in fine permettre au pays de renforcer la visibilité des entreprises productrices certifiées bio sur les marchés internationaux, indique-t-on. Elle va contribuer aussi à améliorer la compétitivité de l’industrie biologique du pays qui s’est déjà engagé dans cette dynamique à travers la mise en œuvre du Programme d’amélioration de la compétitivité du secteur privé au Togo (ProComp), soutenu par la GIZ.

On note que selon la Commission de l’Union européenne (UE) sur l’importation des produits bio, l’exportation des produits agro-alimentaires bio du Togo vers l’UE est passée de 44.684 t à 54.017 t entre 2019 et 2020. Le pays occupait ainsi le 13è rang mondial, et la 2è place en Afrique.

Notons que le BioFach est le plus grand salon mondial de l'alimentation et de l'agriculture biologiques. Il rassemble en moyenne 2700 exposants et 46.000 visiteurs professionnels d'environ 130 pays. 

Esaïe Edoh

Au Togo, l’écosystème des plateformes digitales vient d'enregistrer l’arrivée d’une nouvelle société dénommée « GoChap Solution ». L’entreprise de technologie a officiellement lancé ses activités samedi 10 février au cours d’une conférence de presse à Lomé.

Concrètement, GoChap est une application qui offre plusieurs services notamment pour se déplacer, livrer un colis, louer un véhicule et commander à manger. C’est également une marketplace, une plateforme d'achat et de vente entre professionnels et particuliers.

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« Nous apportons des solutions qui vont améliorer l’expérience que les utilisateurs ont déjà des solutions qu’ils ont l’habitude d’utiliser », a indiqué Vladimir Apeatro, directeur général de GoChap, avant d’expliquer qu’avec l’application, « on peut commander une voiture ou une moto pour le lendemain pour les enfants qui vont et reviennent de l’école ; dans un ou 2 mois pour un retour de voyage. On peut réserver un véhicule pour toute la durée de la course dans la journée ».

Aussi, la particularité de GoChap, est qu’elle offre une plateforme gratuite à toute personne de renseigner ses compétences et de vendre des articles. Dénommée « bons deals », cette opportunité consiste en la vente d’articles comme les chaussures et les vêtements.

Également, sur le segment marketplace, GoChap offre la possibilité à ses partenaires que sont les restaurants, points de vente et boutiques, non seulement de vendre en ligne mais aussi de gérer les stocks et de suivre la comptabilité.

Au Togo, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) fixe la période de dépôt des dossiers de candidature pour le compte des élections régionales et législatives, du 19 au 28 février 2024. L’organe a communiqué la date via un appel à candidatures lancé quelques heures après la convocation du corps électoral par l’exécutif.

La CENI rappelle les conditions d’éligibilité des candidats à ces deux différentes élections. Sont donc éligibles aux deux élections, les Togolais de naissance sans distinction de sexe et âgés de 25 ans révolus à la date du vote et inscrits sur une liste électorale. Le candidat, précise la CENI, doit savoir lire, écrire et s’exprimer en langue officielle.

Précisément, pour les aspirants au Conseil régional, « ils doivent résider au Togo depuis au moins 6 mois » avant la date du scrutin.

La Commission électorale rappelle également que les députés sont élus au scrutin de liste bloqué à la représentation proportionnelle alors que les Conseillers régionaux sont élus au suffrage universel direct, au scrutin de liste bloqué à la représentation proportionnelle.

Notons que c’est la 12è fois que le Togo va organiser les élections législatives alors que les régionales sont une première dans l’histoire politique du pays.

Esaïe Edoh

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