Le Togo va boucler le 16 février prochain une nouvelle sortie sur le marché régional financier via une émission simultanée d'Obligations Assimilables du Trésor (OAT) et de Bons Assimilables du Trésor (BAT) pour lever 25 milliards FCFA.
Selon l'appel d'offre, le Togo va mobiliser 10 milliards FCFA sur les BAT qui sont d’un nominal de 1 million FCFA, émis sur la maturité de 91 jours et assortis de taux d’intérêt multiples. Le montant restant de 15 milliards FCFA sera levé sur les OAT, de nominal 10.000 FCFA et rémunérées au taux annuel de 6,15% sur la maturité de 3 ans.
Les fonds mobilisés, permettront au pays de financer son budget exercice 2024 qui s'équilibre à 2179 milliards FCFA.
Rappelons que le Togo prévoit de lever 607 milliards FCFA sur le marché des titres publics cette année. Il cumule déjà un emprunt de 52 milliards FCFA.
Esaïe EDOH
Les préparatifs des prochaines élections se précisent au Togo. Lors du conseil des ministres jeudi dernier, le gouvernement a pris un décret créant la "Force Sécurité Élections Législatives et Régionales 2024" (FOSELR 2024).
La FOSELR, composée des forces de défense et de sécurité telles que la Police nationale, la Gendarmerie nationale et la Réserve opérationnelle, aura pour mission de garantir la sécurité et de maintenir un climat de paix et de sérénité sur l'ensemble du territoire avant, pendant et après les élections législatives et régionales de 2024.
Sous la supervision de la commission électorale nationale indépendante (CENI) et le commandement opérationnel du ministère de la Sécurité, cette force disposera d'une organisation décentralisée prenant en compte le plan de maillage du territoire par les forces de sécurité. Elle pourra également être adaptée en fonction des circonstances, selon les précisions de l'exécutif.
Au Togo, le gouvernement s'engage dans la réorganisation de l’Agence de Solidarité Nationale (ASN). Lors de sa récente réunion jeudi 08 février 2024, le conseil des ministres togolais a en effet examiné et rendu un septième décret visant à réorganiser l’ASN, structure de soutien créée en 1992, et qui est confrontée à “des défis opérationnels et de gestion”, nécessitant une refonte de ses structures pour renforcer son efficacité.
L’ASN, chargée de déployer une politique nationale et les mécanismes de solidarité au profit des plus vulnérables, devrait ainsi avoir des organes de gouvernance conformes à son statut d’établissement public administratif à caractère social, doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière et administrative. En outre, elle devrait permettre la mise en œuvre de réformes pour lui assurer un fonctionnement optimal et une efficacité réelle sur le terrain.
Ce nouveau décret gouvernemental vient poursuivre une action déjà entamée il y a plusieurs mois, quand, en octobre dernier, le chef d’Etat togolais, Faure Gnassingbé, avait alors mis l’accent sur la nécessité de réformer l’ASN.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, le gouvernement poursuit ses pourparlers avec le Fonds monétaire international, dans le cadre du déploiement prochain de la Facilité Elargie de Crédit (FEC), un programme d’appui budgétaire pour lequel le pays a conclu un accord avec l'institution de Bretton Woods en décembre dernier.
Si dans le cadre de ce nouveau programme d’appui, le Fonds devrait octroyer au Togo environ 390 millions de dollars (environ 237 milliards FCFA) sur trois ans et demi (42 mois), le pays d'Afrique de l'Ouest, à travers son gouvernement, veut visiblement consolider des acquis, notamment dans le domaine social. « Le chef de l’État a instruit le gouvernement de veiller à préserver les acquis de développement nationaux, à maintenir le cap des progrès enregistrés tout en demeurant attentif à la satisfaction des besoins des populations. », relève en substance le Conseil des ministres.
Selon les premières annonces, cette mesure de soutien du FMI est assortie, du côté togolais, d’un certain nombre d’engagements, notamment des réformes sur le terrain fiscal et de la discipline budgétaire. Un ensemble d'engagements qui peuvent potentiellement être en tension avec une politique sociale plus forte.
À cet égard, le programme avec le FMI devrait être élaboré en tenant compte des aspirations exprimées par les citoyens à l'issue des prochaines élections législatives et régionales, prévues le 13 avril 2024, indique le gouvernement. Après ces échéances électorales cruciales, le gouvernement envisage de définir de nouvelles orientations budgétaires, alignées sur la déclaration de politique générale.
Ayi Renaud Dossavi
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Togo : le budget 2024 voté, s’équilibre à 2 179 milliards FCFA !
Au Togo, les élections législatives et régionales précédemment annoncées pour fin premier trimestre 2024 au plus tard, auront finalement lieu le 13 avril 2024. C’est ce qu’a décidé l’ exécutif réuni en Conseil des ministres le jeudi 8 février 2024.
Alors que la date du vote est fixée au samedi 13 avril 2024, la campagne électorale va s’ouvrir le 28 mars pour être bouclée 2 semaines plus tard, soit le 11 avril 2024. Les forces de Défense et de sécurité devront voter par anticipation 72 heures avant, c’est-à-dire le 10 avril, selon les précisions apportées par l’exécutif.
Pour le compte de ces consultations électorales, le gouvernement fixe le montant du cautionnement à 500.000 FCFA par candidat, pour les candidats aux élections législatives, et à 200.000 FCFA par candidat, pour les candidats aux régionales. Par ailleurs, ces montants sont réduits de moitié pour les candidates aux deux élections, conformément à l’article 225 du code électoral.
Pour assurer la sécurité du scrutin et préserver un climat de paix et de sérénité durant le processus, l’exécutif a créé la Force Sécurité Élections Législatives et Régionales 2024 (FOSELR). Elle est composée des forces de défense et de sécurité notamment des agents de la police nationale, de la gendarmerie nationale et de la réserve opérationnelle placée sous la supervision de la commission électorale nationale indépendante (CENI) et le commandement opérationnel du ministère chargé de la sécurité.
Rappelons que pour le compte des élections, le code électoral a été actualisé. Précisément, le nombre de députés est porté de 91 à 113. Ceux-ci devraient être élus par 4,2 millions d'électeurs qui sont enregistrés sur le fichier électoral définitif de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).
Esaïe Edoh
La Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) a entamé ce jeudi 8 février 2024, une rencontre avec les acteurs du secteur privé. Objectif : échanger sur le rôle de chaque acteur dans la mobilisation des ressources pour financer le budget national.
La rencontre ouverte à Lomé, va se dérouler également dans les autres villes du pays autour du thème : "L'entreprise face à la loi de finances 2024". Elle sera un cadre de partage et d’explications qui devraient permettre aux entrepreneurs de mieux comprendre et maîtriser la loi de finances exercice 2024 qui comporte des réformes.
« La compréhension de la loi de finance est un droit fondamental pour chaque citoyen. Les entrepreneurs qui maîtrisent la Loi de finances et son système sont mieux armés pour relever les défis et saisir les opportunités dans leur quotidien », a souligné Nathalie Bitho, présidente de la délégation spéciale de la CCI-Togo.
Cette rencontre sur la Loi de finances, selon la CCI-Togo, est en lien avec ses engagements notamment celui « d’être un vecteur d’information et d’alerte sur l’évolution qui touche le monde des affaires ».
Esaïe Edoh
Lors d'une audience à la Primature le mercredi 07 février, Yann Delaunay, directeur général de France Volontaires, a exprimé au Premier ministre togolais, Victoire Tomegah Dogbé, l’ambition de son organisation d’approfondir le partenariat entre le Togo et la France dans le domaine du volontariat.
"Nous sommes convaincus de l'importance de rééquilibrer les échanges et d'offrir plus d'opportunités aux jeunes togolais de réaliser des missions en France. Nous croyons également que la mobilité intra-continentale peut jouer un rôle crucial dans le développement et la complémentarité", a déclaré M. Delaunay.
Cette rencontre a également été l'occasion pour M. Delaunay de saluer les efforts du Togo et de présenter à la cheffe du gouvernement les conclusions de la réunion des 12 pays africains sur le développement des écosystèmes nationaux.
Ces travaux de Lomé ont permis de lancer le programme de Développement des Écosystèmes Nationaux de Volontariat en Afrique (DENVA), le mardi 6 février 2024. L’initiative, élaborée en collaboration avec l'Agence nationale du volontariat au Togo (ANVT), vise à encourager la mobilité des volontaires entre les 12 États afin d'acquérir de nouvelles compétences professionnelles.
Il convient de rappeler que les liens de collaboration entre le Togo et France Volontaires ont été établis dès 1965. Selon les données récentes, le Togo a accueilli plus de 14 000 volontaires français entre 2011 et 2022.
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Cette semaine, plusieurs directions préfectorales de la santé au Togo ont entamé la revue annuelle sanitaire, un rendez-vous crucial dédié à l'évaluation des activités de l'année précédente et à la planification des actions pour l'année en cours. Parmi les préfectures engagées dans ce processus, on compte Blitta, Agoè-nyivé et le Bas-mono, qui ont partagé leurs performances et leurs progrès sur la période écoulée.
En 2023, le district sanitaire de Blitta, avec près de 170 000 habitants, a enregistré des avancées significatives. L'utilisation des services sanitaires est passée de 48% en 2022 à 49% en 2023. De plus, la couverture en consultation prénatale (CPN) est passée de 79% à 86%, tandis que le taux d'accouchement assisté par un personnel qualifié est monté à 81% en 2023 par rapport à 69% en 2022. La couverture en vaccin PENTA 3 est également en hausse, atteignant 102% en 2023 par rapport à 80% en 2022.
Dans le Bas-Mono, avec plus de 100 000 habitants, des progrès notables ont été observés malgré les défis sur le terrain. Le district a enregistré un taux d'utilisation des soins curatifs de 63%, un taux de 37,3% en CPN et un taux d'accouchement assisté par un personnel qualifié de 112%. De plus, le taux d'accessibilité géographique s'élève à 56%, et la couverture en vaccination Penta 3 à 85%.
À Agoè-nyivé, avec près de 600 000 habitants, la directrice préfectorale de la santé, Tagba-Peleï Tchilalou, a exhorté le personnel de santé à redoubler d'efforts pour garantir la santé de la population de base, fondement de tout développement. Elle a appelé chacun à contribuer à la réussite de l'Assurance maladie universelle (AMU) à travers son engagement et son dévouement.
Au Togo, les acteurs de la pêche ont capturé 24.229 tonnes de poissons en 2023, selon les données communiquées par le ministère de l’économie maritime, de la pêche et de la protection côtière. Cette quantité est en progression de 30% comparativement au volume de poissons enlevé en 2020, soit 18.658.
Sur la période 2020-2023, la quantité de poissons pêchée selon les moyens artisanaux, a progressé de 11.711 tonnes à 15799 tonnes pour une hausse de 34%. Quant à la pêche maritime chalutière, elle est passée de 85 tonnes à 128 tonnes, soit 50% de hausse sur la période sous revue.

On note également qu’en 4 ans, la production de la pêche continentale a enregistré une croissance de 10% passant de 6132 tonnes en 2020 à 6734 en 2023. Sur le même trend, la pisciculture a connu une évolution de 114% grâce à sa production qui est passée de 730 tonnes à 1568 tonnes.
Ce développement du secteur halieutique au Togo peut être attribué à des actions des autorités du pays notamment la mise en service du nouveau Port de pêche de Lomé, la mise en œuvre du projet “Développement de l’aquaculture au Togo” (PDAT) qui est dans sa phase de réalisation depuis 2022. A ces initiatives s’ajoute l’accroissement du budget dédié au développement de la pêche et de l’aquaculture. Le budget prévisionnel destiné à la pêche est passé de 1,1 milliard FCFA en 2023 à 2 milliards FCFA en 2024.
Notons que le secteur de la pêche contribue à près de 4,5% au PIB du pays, selon les dernières données du ministère de l’économie maritime et emploie plus de 20.000 personnes.
Esaïe Edoh
Le Togo vient de réceptionner une nouvelle cargaison de 3638 tonnes offerte par le Japon dans le cadre du projet d’assistance alimentaire dénommé « Kennedy Round » (KR). La quantité dont la valeur financière est estimée à 250 millions de Yens japonais, soit environ 1,2 milliard FCFA, a été réceptionnée le mercredi 7 février 2024 à Lomé par le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et du Développement Rural.
Ce don du pays du soleil levant, indique-t-on, va contribuer une nouvelle fois à réduire le déficit structurel en riz que connaît le Togo et renforcer sa disponibilité et, « par conséquent, contribuer à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations, surtout les plus vulnérables »
Comme les années précédentes, cette nouvelle quantité de riz sera déversée sur le marché local au profit des populations sur l’ensemble du territoire national à des prix abordables. Ensuite, les fonds recueillis de cette vente seront investis dans la réalisation des projets de développement socio-économique.
Selon Dindiogue Konlani, le Directeur de cabinet du ministère de l’agriculture, les fonds de contrepartie ont été, au cours de ces dernières années, injectés dans l’implantation des Zones d’aménagement agricole planifiées (ZAAP) et dans la réhabilitation des pistes rurales. Ces fonds KR, ont permis également l’acquisition du matériel agricole pour optimiser l’exploitation des ZAAP déjà mises en place.
Notons que selon les autorités togolaises, depuis 2008, le Togo cumule 114.692 tonnes de céréales, composées de 81.849 tonnes de blé et 32.843 tonnes de riz blanc réceptionnées, ce qui correspond à une enveloppe de près de 5 milliards Yens japonais, soit environ 24,5 milliards de FCFA.
Esaïe Edoh