Le Togo s'apprête à moderniser sa législation sur les armes et munitions légères. Lors du dernier conseil des ministres, hier mercredi 31 janvier 2024, un projet de loi relatif au régime des armes et munitions (MINAR) a été examiné et adopté par le gouvernement. Cette initiative vise à actualiser et à renforcer la réglementation togolaise en matière d'armes à feu et de munitions légères.
Le nouveau texte qui devrait prochainement être soumis à l’examen des parlementaires, propose des mesures visant à permettre aux services compétents de mieux contrôler les activités liées aux armes. Il encadre la catégorisation des armes, leur acquisition et leur utilisation légales, tout en renforçant les moyens de lutte contre la prolifération, la circulation et le trafic illicite des armes à feu, de leurs munitions et des équipements associés.
Cette initiative devrait conduire à un contrôle plus rigoureux de la détention d'armes à feu, répondant ainsi aux exigences des normes régionales et internationales en matière de sécurité.
En effet, selon le gouvernement, « le cadre juridique actuel, issu de la loi du 6 janvier 1959 relative au régime des armes au Togo et de son décret d'application du 19 avril 1995, doit être révisé et actualisé pour répondre aux besoins de sécurité de notre pays, tout en se conformant aux exigences des normes régionales et internationales qui imposent un contrôle plus strict de la détention individuelle et collective d'armes à feu. »
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la loi électorale de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) va connaître une modification dans le cadre des prochaines élections des organes dirigeants de cette entité économique. La décision a été prise le mercredi 31 janvier 2024 par l’exécutif en Conseil des ministres.
Cette actualisation en vue, selon l’exécutif, est motivée par la faible participation des opérateurs économiques au processus en cours d’organisation de l’élection du bureau consulaire, précisément leur inscription sur la liste électorale malgré la prorogation jusqu’au 31 janvier 2024.
La modification projetée, sera exécutée par le ministère du commerce dont le champ d’intervention dans le cadre du processus électoral des membres consulaires de la CCI-Togo est désormais étendu. Il s’agira de ce fait, de fixer par arrêté, les conditions d’éligibilité et d’inscription sur la liste électorale consulaire ainsi que la durée d’inscription.
Notons que ce processus électoral des dirigeants de l’entité représentative du secteur privé et qui fait le pont avec le gouvernement, a démarré depuis décembre 2020 à la suite de la mise en place de la délégation spéciale consulaire, dirigée par Nathalie Bitho. Cet organe intérimaire, avant la mise en place de la commission électorale, a procédé à la relecture des textes de la Chambre.
Cette délégation spéciale consulaire a été d’ailleurs mise en place suite à la suspension en septembre 2020, par les autorités togolaises, du processus conduit par Germain Mèba, président sortant de la CCIT, sur fond de crise ouverte avec certains opérateurs économiques.
Esaïe Edoh
Au Togo, l’Office togolais des recettes (OTR) va débuter le contrôle du paiement de la Taxe Professionnelle Unique (TPU) des transporteurs routiers communément appelée “trimestre”, à compter du jeudi 1er février 2024. Dans un communiqué, l’administration fiscale précise que ledit contrôle se fera dans le pays.
Dans la perspective de ce contrôle, le fisc togolais appelle les contribuables concernés notamment les transporteurs, à se conformer aux dispositions en vigueur et rappelle que « la perception de ladite taxe au titre du quatrième trimestre 2023 se poursuit conformément aux dispositions de l’article 57 du livre des Procédures fiscales ».
Cette taxe se calcule sur une base forfaitairement déterminée et calculée sur le chiffre d’affaires estimé par l’administration fiscale. Pour préserver l’équité dans le paiement de la TPU des Transporteurs, l’OTR a défini des grilles tarifaires selon le poids économique de chaque catégorie de véhicule, notamment le nombre de places, le tonnage et le transport auquel il est destiné (personne ou marchandise).
Esaïe Edoh
Au Togo, les autorités locales de la commune Golfe 7 appellent les occupants illégaux de deux réserves administratives à libérer l'espace pour le lancement imminent de projets de logements sociaux. Selon la municipalité, les travaux de construction doivent commencer "au plus tard début mars 2024".
Pour ce faire, deux réserves administratives, Yokoè-Kopégan d'une superficie de 1,34 hectare, et Sagbado-Avoèmé d'une superficie de 2,64 hectares, ont été au centre des discussions hier mardi 30 janvier 2024, dans le cadre d'une rencontre de sensibilisation à l'attention de ces occupants illégaux, qui s'est tenue dans la salle de délibération de la mairie d'Aflao-Sagbado. Les échanges se sont déroulés en présence d'une représentante du Prof. Edoh Komlan, Directeur du Cabinet du Ministre d'État, Ministre de l'Urbanisme, de l'Habitat et de la Réforme Foncière, ainsi que du maire, Aimé Koffi Djikounou.
Si l'objectif est de trouver "une solution pacifique" à la situation en vue du lancement des travaux, la municipalité insiste cependant sur le fait que le déguerpissement des occupants illégaux de ces espaces publics "ne signifie en aucun cas une expropriation, qui impliquerait des dédommagements financiers."
Pour rappel, ce projet s'inscrit dans un programme global du gouvernement togolais visant à ériger 20 000 logements sociaux abordables sur le territoire.
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Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a déjà mobilisé au profit du Togo, près de 90% des fonds nécessaires pour le financement du Plan stratégique pays (PSP) 2022-2026 pour la résilience alimentaire. C’est ce qu’a indiqué le mardi 30 janvier 2024, le représentant du PAM à Lomé, Aboubacar Koisha, en fin de mission, alors qu’il était reçu par la Cheffe du gouvernement, Victoire Tomégah-Dogbé.
Alors que ce plan quinquennal nécessite un financement de 17 millions $, soit un peu plus de 10 milliards FCFA, les ressources déjà mobilisées correspondent à environ 9 milliards FCFA.
Avec ce plan, les autorités togolaises et le PAM ambitionnent d’assister environ 260.000 personnes en situation de vulnérabilité au Togo.
A cet effet, une opération d'assistance alimentaire d'urgence, est lancée depuis février 2023 en faveur des populations vulnérables des régions des Savanes et de la Kara.
Les deux partenaires mettent également en œuvre le Projet de renforcement des systèmes alimentaires pour un accès durable des petits producteurs aux intrants agricoles (Pro-SADI) et le Projet d'alimentation scolaire intégrée basée sur la production locale dans les écoles primaires publiques du pays.
Les deux projets sont financés à hauteur de 6 milliards FCFA par l'Union européenne (UE) en collaboration avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le PAM.
Notons que selon Aboubacar Koisha, les interventions du PAM au Togo ont permis en 3 ans de toucher 600 000 personnes vivant dans des conditions difficiles.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la Commune Haho 1 a adopté en fin d’année 2023 son budget pour 2024 qui s’équilibre à 398 millions FCFA. Au cours de la première session ordinaire de l’année ouverte le lundi 29 janvier, à Notsè (90 km au nord de Lomé), le Conseil municipal planche sur les stratégies de mobilisation des ressources nécessaires pour financer ce budget exercice 2024.
Ce budget est consacré à 41%, soit 164 millions FCFA à l’investissement. Précisément, cette portion du budget servira à financer la réalisation des projets tels que la réhabilitation d’un magasin de stockage pour céréales au profit des agriculteurs, la construction des bâtiments scolaires et des blocs de latrine, l’aménagement des pistes rurales et la consolidation du système d’éclairage public dans la commune.
Les 59% restants du budget correspondant à 233 millions FCFA, serviront à couvrir les besoins de fonctionnement.
Pour mobiliser les ressources, l’administration communale indique compter sur les 5.221 contribuables, dont 4 866 liés à des recettes non financières et 355 à des recettes financières, dénombrés en août 2023 sur le territoire de cette commune.
Esaïe Edoh
Au Togo, le premier ministre Victoire Tomegah-Dogbé a reçu hier en audience, Angela Aquereburu, productrice de la Web série “Ahoé”.
La rencontre fut notamment l'occasion de présenter cette production qui a reçu une forte adhésion du public sur les réseaux sociaux, depuis les débuts de sa diffusion le 1er décembre 2023.
Au cours de mon entretien avec Angela Aquereburu, nous avons discuté de la web-série #Ahoe, une production #MadeInTogo très appréciée de tous, qui met en lumière les talents, les valeurs, et la culture de notre pays. pic.twitter.com/FNkatTmKvq
— Victoire Dogbe (@DogbeVictoire) January 31, 2024
En effet, avec aujourd’hui 68 000 abonnés pour 46 vidéos publiées (dont les épisodes de la série et des shorts présentant divers aspects et acteurs de la série), //www.youtube.com/@AhoeWebserie">la chaîne Youtube de "AHOÉ | La web-série" totalise plus de 3,17 millions de vues. Le premier épisode de la série, a pour sa part plus de 500 000 vues, une performance notable pour une production togolaise.
Mobiliser 200 millions de FCFA
"Le sujet principal de notre échange, c'est la demande de soutien du gouvernement vis-à-vis de notre initiative, la web-série “Ahoé” en langue locale. Cette série est diffusée sur les réseaux sociaux depuis le 1er décembre. Elle suscite l'engouement des Togolais”, explique la réalisatrice, au sortir de sa rencontre avec la cheffe du gouvernement togolais.
L'audience survient d'ailleurs quelques jours après un appel de fonds lancé par les promoteurs de la web série sur les réseaux sociaux, à la recherche de 200 millions de FCFA, notamment pour la réalisation de la Saison 2 de cette série.
Avant cette web série, Angela Aquereburu, active au Togo depuis 15 ans, a déjà produit “Zem”, une série sur les Zemidjans (taxi-motos) au Togo, “Hospital IT” sur la collaboration entre la médecine traditionnelle et la médecine occidentale diffusée sur la chaîne TV5 MONDE, et plus récemment, la série "Oasis", diffusée pour sa part sur Canal+.
Ayi Renaud Dossavi
Le Chef d'État togolais, Faure Gnassingbé, a reçu en audience Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères et de la coopération internationale, hier mardi 30 janvier 2024. La rencontre a notamment permis au diplomate malien de faire le point sur la situation sociopolitique au Mali, comme l'indique la Présidence togolaise.
Les échanges entre les deux personnalités politiques interviennent seulement deux jours après l'annonce du retrait du Mali de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), par communiqué conjoint avec le Niger et le Burkina Faso. Ce sujet a très probablement été au cœur de leurs discussions, alors que des négociations sont en cours des deux côtés, dans un contexte marqué par de nombreuses incertitudes, notamment en ce qui concerne les conséquences économiques, administratives et politiques d'un tel retrait en cas de mise en œuvre. De plus, alors qu'on a encore très peu de recul depuis l'annonce "avec effet immédiat" de cette sortie de l'organisation communautaire, des questions demeurent quant à la matérialisation concrète sur le terrain, et l'impact notamment sur la libre circulation des biens et personnes.
Si la CEDEAO, regroupant 15 États de la sous-région ouest-africaine, avait initialement exprimé sa volonté de rechercher une "solution négociée", on peut s'attendre à ce que Lomé joue un rôle diplomatique notable dans la poursuite des discussions entre les différentes parties, sachant que le pays a déjà été sollicité à plusieurs reprises pour sa médiation depuis le début de ces désaccords politiques.
Ayi Renaud Dossavi
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La ville de Lomé est la 25e ville africaine la plus agréable où vivre pour les expatriés en 2023, et la 5e place en Afrique de l'Ouest (contre une 6è place il y a trois ans), selon le dernier Classement Mercer sur la question.
Le classement Mercer s'appuie sur une analyse approfondie de 40 critères couvrant 10 catégories essentielles. Parmi ces critères, on retrouve l'environnement politique et social, l'environnement économique, le contexte socio-culturel, les aspects médicaux et sanitaires, l'éducation et les écoles, les services publics et les transports, l'infrastructure urbaine et les loisirs, les biens de consommation, le logement, ainsi que l'environnement général de la ville.
En Afrique de l'Ouest, la ville côtière aux deux millions d’habitants se positionne devant des capitales telles qu'Abidjan (Côte d'Ivoire), Lagos (Nigeria), Abuja (Nigeria), Nouakchott (Mauritanie), Bamako (Mali), Conakry (Guinée), Niamey (Niger) et Ouagadougou (Burkina Faso), ainsi que devant des métropoles comme Yaoundé, Douala, Dar es Salaam et Luanda au niveau continental.
Dans la sous-région, elle n’est devancée que par Dakar (Sénégal), Accra (Ghana), Banjul (Gambie) et Cotonou (Bénin). Plus largement sur le continent africain, les destinations qui se sont le plus distinguées dans ce classement sont l'île Maurice, les Seychelles, l'Afrique du Sud et le Maroc, dont les villes occupent le top 10.
Pour le reste, en termes d'attractivité pour les expatriés, Lomé profite également d'un coût de la vie parmi les plus abordables de la sous-région. C'est ainsi que selon une autre évaluation du Cabinet Mercer, la capitale togolaise est la deuxième moins chère de l'espace Uemoa (moins chère que Cotonou, Accra, Abidjan, Dakar, et Lagos, notamment).
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo, représenté par son ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, a activement participé au Sommet Italie-Afrique qui s'est déroulé les 28 et 29 janvier derniers à Rome. Cette rencontre de premier plan a rassemblé plusieurs chefs d'État, dirigeants gouvernementaux et hauts responsables d'institutions internationales, avec pour objectif majeur le renforcement des liens de coopération entre l'Italie et le continent africain.
Pour l'Italie, l'enjeu principal était de consolider ses relations avec l'Afrique, en mettant en avant les domaines d'intérêt commun. Le pays européen a également présenté sa vision stratégique, baptisée "Plan Mattei" en hommage au fondateur du géant énergétique ENI. Ce plan préconise une coopération orientée vers le développement des ressources naturelles en Afrique.
Lors des discussions, Giorgia Meloni, Présidente du Conseil italien, a souligné l'importance cruciale de cette coopération intercontinentale, plaidant pour une relation entre l'Europe et l'Afrique basée sur l'égalité et la coopération mutuelle. Elle a catégoriquement rejeté toute forme de paternalisme, préférant une approche bienveillante et durable, en phase avec le potentiel de développement exceptionnel du continent africain.
Robert Dussey a pour sa part, exprimé sa satisfaction quant à l'organisation de ces travaux, et encouragé l'Italie à intensifier sa coopération bilatérale avec le Togo.
Dans cette optique, le diplomate togolais a invité l'Italie à explorer les opportunités offertes par le Togo aux investisseurs. "Vous serez les bienvenus au Togo, terre d'opportunités et de succès pour vos affaires", a-t-il affirmé.
Ayi Renaud Dossavi