L’Etat du Togo a l’ambition de mobiliser de nouveau sur le marché des titres publics de l’Umoa, 30 milliards FCFA, après son récent succès. Le pays côtier a lancé pour ce faire, une émission simultanée d'Obligations Assimilables du Trésor (OAT) et de Bons Assimilables du Trésor (BAT) qui sera clôturée le 26 avril prochain.
Selon l’appel d’offre consulté par Togo First, Lomé prévoit de lever 15 milliards FCFA sur les BAT dont le nominal est de 1 million FCFA, émis sur la maturité de 364 jours et assorti de taux d’intérêt multiples. Les 15 milliards FCFA restants devraient être mobilisés au moyen des OAT au nominal de 10.000 FCFA et rémunérées au taux annuel de 6,15% sur la maturité 3 ans.
Avec ces ressources dans le viseur, le pays ouest-africain compte financer son budget exercice 2024, qui s'équilibre en ressources et en charges à 2179 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
Le Port autonome de Lomé (PAL) a mis en service son Centre d'appel ce mardi 16 avril 2024. Ce call center déjà opérationnel depuis le mois de mars dernier, va assurer une meilleure relation de communication entre la direction du Port et les utilisateurs de la plateforme logistique de Lomé.
De façon concrète, via le Centre d’appel, la clientèle du Port de Lomé peut à tout moment (24h/24 et 7j/7) saisir l’administration portuaire pour faire part d’éventuelles difficultés rencontrées dans les différentes démarches sur l’espace logistique.

La plateforme d’appels téléphoniques accessible au 8818 est équipée de 10 cabines avec un personnel formé, pour répondre aux besoins spécifiques et pour fournir des informations sur les escales des navires, sur les marchandises import-export, sur le suivi des paiements des factures et la gestion des réclamations et plaintes.
Le personnel peut également alerter les équipes compétentes du port pour assurer l’assistance au transport et au transit des marchandises.
Ce centre d’appel, selon le PAL, jouera un rôle majeur dans le renforcement des liens avec ses partenaires commerciaux et opérateurs économiques. « En offrant un accès facile à des informations et à des services de soutien, nous nous engageons à soutenir la croissance et le succès de notre communauté d’affaires », indique la direction du PAL.
A ce Call center porté par la Cellule climat des affaires du Togo et la direction du port avec l’appui financier de la Banque mondiale, seront intégrés plus tard des outils modernes de communication notamment le mail, le SMS, les réseaux sociaux (Whatsapp, Telegram,etc ). Il servira ainsi de point unique d’entrée et de traitement des informations pour la plateforme portuaire.
Esaïe Edoh
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L’Institut National d’Assurance Maladie (INAM) a ouvert une campagne foraine de consultations médicales gratuites dans le Grand Lomé, jusqu’au 27 mai 2024. Cette initiative qui vise à fournir des soins médicaux à la population, a débuté le 8 avril dans les communes du Golfe 5 et d’Agoè-Nyivé 6, indique l’INAM.
Les maisons des jeunes de Lomé, notamment celles d’Amadahomé et d’Adéticopé, servent de sites de consultation, pour accueillir les habitants en vue de bénéficier de plusieurs services gratuits, notamment des tests de dépistage de l’hypertension artérielle et du diabète, ainsi que de conseils sur la santé.
Pour l’INAM, cette campagne s'inscrit dans le cadre de la politique d’action sanitaire et sociale de l’assurance maladie universelle en cours de déploiement dans le pays. L’objectif principal, indique-t-on, est d'offrir des soins de santé de qualité aux citoyens et de recueillir des données sanitaires fiables sur les populations vulnérables.
La commune du Golfe 4, actuelle étape de cette campagne, accueille la mission jusqu’au 19 avril 2024.
Cette opération est réalisée en partenariat avec l’Ordre National des Médecins du Togo (ONMT), le Centre Africain de Recherche en Epidémiologie et Santé Publique (CARESP), et l’Agence Nationale du Volontariat au Togo (ANVT).
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Au Togo, le Ministère du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation Locale ainsi que l’Autorité Régionale de la Concurrence de la CEDEAO (ARCC) mènent actuellement une étude holistique des marchés numériques du pays.
L’évaluation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la réglementation régionale en matière de concurrence et « vise à évaluer l'état de la concurrence et le bien-être des consommateurs sur le marché numérique et à permettre à l'ARCC et aux parties prenantes concernées des États membres de mieux comprendre la dynamique d'un marché en pleine évolution, stimulé par les innovations et les changements dans les préférences des consommateurs », selon l'ARCC.
C’est à cet effet que le ministère de tutelle invite les utilisateurs des plateformes de commerce électronique et des plateformes financières numériques à renseigner les formulaires prévus pour la circonstance.
Ces derniers sont adressés aux utilisateurs des plateformes de commerce électronique et aux utilisateurs des plateformes financières numériques.
Date butoir : le vendredi 26 avril 2024
Ayi Renaud Dossavi
Une mission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est annoncée au Togo, dans le cadre des prochaines élections régionales et législatives.
La délégation de sept membres, conduite par Maman Sambo Sidikou, ancien Représentant de l'Union Africaine au Mali et au Sahel, sera chargée de réaliser une évaluation préélectorale, conformément aux textes communautaires, et va à cet effet, échanger avec les parties prenantes aux échéances électorales.
Communiqué du 16 avril 2024:La CEDEAO envoie une mission d'information au Togo pic.twitter.com/4KbjGLLWs2
— Ecowas - Cedeao (@ecowas_cedeao) April 16, 2024
“Cela inclut les responsables des institutions et agences de l'État, les partis politiques, l'organe de gestion des élections, les organisations de la société civile, les médias et les partenaires.”, indique-t-on dans un communiqué ce 16 avril 2024.
Au sortir de ces échanges, la délégation de la CEDEAO “soumettra un rapport détaillé et des recommandations au Président de la Commission de la CEDEAO. Celui-ci décidera des mesures appropriées à prendre, y compris le déploiement d'une Mission d'Observation Electorale (MOE) pour les élections législatives et régionales.”, ajoute-t-on.
Cette mission exploratoire, composée de sept membres, séjournera dans le pays jusqu’au 20 avril prochain, à neuf jours du vote, prévu pour le 29 avril.
Au Togo, le ministère de l’administration territoriale a annoncé le lundi 15 avril 2024, le décaissement de 650 millions FCFA destinés au financement de la campagne des partis, regroupements de partis et indépendants engagés dans la course pour le double scrutin du 29 avril prochain. La mise à disposition de ce fonds résulte de la mise en application d’une loi votée en 2013 relative au soutien financier public aux formations politiques.
Selon la note officielle du ministère chargé de l’administration, 325 millions FCFA seront alloués aux partis en lice pour les législatives et le restant à ceux en lice pour les régionales.
Dans le détail, 65% de cette allocation dite contribution de l’Etat seront répartis à égalité entre toutes les listes de candidats validées pour chacune des deux élections. En revanche, 35% de l’enveloppe seront distribués proportionnellement aux suffrages obtenus, entre les listes ayant enregistré au moins 10% des suffrages exprimés.
Alors que la campagne électorale est ouverte depuis le 13 avril, le ministre de l’administration territoriale et celui de l’économie et des finances « rassurent les partis politiques et regroupements de partis ainsi que les candidats indépendants que toutes les dispositions sont prises, pour la mise à leur disposition des montants correspondants ».
Esaïe Edoh
En 2023, le service de la dette togolaise a augmenté de 40 %. Sur la période, il est passé de 504 milliards FCFA en 2022 à 706 milliards FCFA, selon les données du Ministère de l’économie et des Finances à fin 2023.
Le service de la dette comprend l'ensemble des paiements effectués par l’Etat pour rembourser les intérêts et le principal de sa dette, extérieure comme intérieure (y compris les frais et autres coûts associés à l'emprunt).
D’une année à l’autre, cette augmentation est principalement portée par la hausse du service de la dette intérieure, qui bondit de 50 %, pour atteindre 595 milliards FCFA en 2023. En comparaison, le service de la dette extérieure n’avait progressé modestement que de 2,8% à 111 milliards de FCFA en 2023.

Cherté de la dette intérieure
Cette forte progression du service de la dette peut être lue comme une conséquence des turbulences économiques qui ont secoué les marchés régional et mondial ces deux dernières années.
Alors qu’il était favorable dès la sortie de la pandémie, le marché régional, principale source où le pays puise une part substantielle de ses ressources pour sa dette intérieure, est retourné, dans le sillage du durcissement des conditions financières mondiales, notamment le relèvement des taux directeurs, en réponse à l’inflation. Conséquence ? une augmentation des taux d'intérêt sur le marché régional et un désintérêt marqué des investisseurs pour les prêts à long terme, au moment même où le pays s'engageait vers une stratégie d'endettement intérieur axée sur des échéances longues.
La crise de liquidités s’accentuera au 1er trimestre 2023, poussant le pays à tempérer ses ambitions de dettes à long terme au profit des bons du Trésor à court terme.

Réduire la dette intérieure
Cette augmentation du service de la dette intervient dans un contexte où la dette totale du pays, tant intérieure qu'extérieure, demeure élevée. Avec une dette extérieure totale de 1 431 milliards de FCFA et une dette intérieure de 3 707 milliards de FCFA, à fin 2023, l'enjeu est de taille. Pour les autorités publiques, l’objectif est justement de maintenir la soutenabilité de cette dette et, par exemple, de rester en dessous du seuil critique des 70 % du ratio dette/PIB, selon les cibles de l'UEMOA. Sachant qu’entre 2021 et 2023, le ratio dette/PIB a augmenté de plus de 3 points de pourcentage, passant de 63 % (2021) à 66,65 % (2023). Une des approches retenues est de réduire notamment la dette intérieure, au profit de la dette extérieure. Selon sa Stratégie de Gestion de la Dette à Moyen Terme (SDMT), l’administration publique espère ainsi ramener sa dette intérieure à 54,6 % d'ici à 2026.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, un comité technique a été inauguré la semaine dernière (vendredi 12 avril 2024) dans les locaux de l’OTR, pour surveiller de près le marquage des produits. C’est dans le cadre d’un contrat entre l'État togolais et la société SICPA.SA, une initiative visant à garantir la qualité des produits de consommation, notamment les eaux, le tabac et les boissons alcoolisées et non alcoolisées, importés dans le pays.
Composé d'experts de l'Office Togolais des Recettes, des impôts et du ministère en charge du Commerce, ce comité s'engage à lutter contre les fausses déclarations et la concurrence déloyale tout en incitant les acteurs économiques à se conformer aux normes établies. Rappelons que c’est depuis juillet 2023 que le pays d’Afrique de l’Ouest a mis en place une Commission chargée du suivi de l'exécution du contrat avec SICPA SA pour superviser cette réforme. Dans la foulée, un comité technique a été jugé nécessaire pour s’assurer de la mise en œuvre des dispositions légales et soutenir la commission dans ses efforts.
« Le comité technique est considéré comme la béquille de la commission. C’est elle qui fera en sorte que la commission puisse jouer pleinement son rôle », a souligné Essowavana Adoyi, ancien commissaire des impôts à l’OTR et président de la Commission, cité par le média Togo Presse. « Derrière cette réforme, il faut voir la bonne santé de la population, parce que le gouvernement veille à ce que les citoyens consomment des aliments de bonne qualité », a-t-il ajouté.
Notons par ailleurs que dans le pays, plusieurs acteurs publics sont déjà montés au créneau contre la circulation des produits de contrebande, contrefaits, falsifiés et périmés. Ceci étant, leur élimination reste encore un défi majeur pour les autorités de contrôle, notamment dans le milieu de la consommation alimentaire. Selon une étude datant de 2021, 80% de la bière et 40% des produits de tabac importés et commercialisés au Togo échappaient au contrôle de l’administration fiscale.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, c’est parti pour deux semaines de campagne, en préparation des prochaines élections législatives et régionales. Depuis le samedi 13 avril dernier (à partir de minuit), c’est le top départ pour les activités politiques à travers tout le pays, avec des caravanes, des meetings, des animations et des opérations de porte-à-porte, entre autres.
Durant cette période, les différentes formations politiques iront à la rencontre des citoyens pour solliciter leurs voix.
Pour ce rendez-vous, plus de 2300 candidats se disputent les 113 sièges à l'Assemblée nationale, tandis que 284 listes de candidats sont en lice pour l'élection des conseillers régionaux.
Cette campagne prendra fin le samedi 27 avril 2024 à 23h59, soit 48 heures avant le scrutin prévu pour le lundi 29 avril 2024. La date du vote par anticipation des forces armées togolaises, des forces de sécurité, des forces paramilitaires et de la réserve opérationnelle est quant à elle, fixée au vendredi 26 avril 2024.
Rappelons que ces échéances ont connu un léger report, dans le sillage des grandes discussions qui ont suivi le projet de changement de constitution de l’Assemblée nationale, devant faire passer le pays à une cinquième république et à un régime parlementaire. Cette mutation majeure aura fait l’objet de consultations nationales de la part de membres de l’Assemblée sur l’ensemble du territoire, alors que le débat se poursuit au sein de la population.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, le crédit fait le jeu des gros poissons. Un récent rapport de la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) vient jeter une lumière crue sur la distribution très concentrée des crédits bancaires. À la fin de 2023, une poignée de seulement 50 entreprises accaparait 37,6% des crédits bancaires encore à rembourser. Ces grandes entreprises utilisatrices de crédits bancaires (GEUCB) - terme déposé par la Banque centrale - qui ne représentent pourtant qu'une infime partie du tissu économique togolais (bien loin de 1% des entreprises actives), tiennent le haut du pavé.
La situation n’est pas propre au Togo. En Guinée-Bissau, ces grandes entreprises concentrent 58,1% des crédits, et au Niger, 50,4%. Ces chiffres tombent à 25,2% en Côte d'Ivoire et 26,6% au Sénégal, mettant en relief une disparité flagrante à l’échelle même de l'UEMOA. Au sein de l’Union, ce sont 400 GEUCB qui détiennent plus de 50% de l’encours des crédits bancaires.
La BCEAO pointe ensuite le Togo comme l'un des terrains les plus fertiles pour les financements transfrontaliers dans l'Union, qui représentent 302,6 milliards de francs CFA à la fin de décembre 2023. Avec 25,8% de ces financements transfrontaliers attribués par des établissements de crédit togolais aux GEUCB, le Togo se positionne comme un acteur clé dans le réseau de crédit régional. Cette position renforce sa stature de place financière dans l'UMOA, mais expose son économie aux aléas des voisins.
Ces données viennent mettre en perspective d’autres tendances observées ces dernières années par Togo First et des chiffres d’une enquête de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-T), selon lesquels 6% des entreprises concentrent à elles seules 88% du total des chiffres d'affaires déclarés dans le pays. Une sorte d’oligopole où les petites et moyennes entreprises (PME), qui forment pourtant le pilier de l'économie togolaise et représentent 90% des entreprises enregistrées, peinent à trouver leur part du financement, écrasées par leur petite taille, la faible taille du marché, le manque de garanties, et un profil de risque souvent jugé trop élevé par les banquiers.
Cependant, une nouvelle dynamique se dessine dans le financement de l'économie togolaise. Selon Sani Yaya, ministre de l'Économie et des Finances, lors du dernier Conseil national de Crédit (CNC), les financements accordés au secteur privé et à l’État par les banques et les systèmes financiers décentralisés ont progressé de 6% en un an pour atteindre 1 955 milliards FCFA à fin décembre 2023. Cette progression est marquante, surtout que 89% de ces financements bénéficient au secteur privé, avec une augmentation importante de la part des financements accordés aux Micros, Petites et Moyennes Entreprises (MPME), qui est passée de 28% en 2021 à 39% en 2023. Une tendance qui montre un effort croissant pour diversifier l'accès au crédit, au-delà des quelques grandes entreprises dominantes.
Fiacre E. Kakpo