Au Togo, la production céréalière a connu une croissance régulière chaque année au cours des cinq dernières années. En effet, la production céréalière brute du pays est passée de 1,26 million de tonnes pour la campagne agricole 2019-2020 à 1,5 million de tonnes en 2023 (campagne 2023-2024). C’est selon les données compilées par la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), traitées par TogoFirst.

À partir de 2019, on relèvera une campagne 2020/2021 marquée par une légère augmentation de la production, passant à 1 350,6 milliers de tonnes, puis à près de 1,4 million de tonnes (1 397,9) pour la campagne agricole 2021/2022, marquant une augmentation par rapport aux années précédentes. Cette croissance soutenue s'est poursuivie au cours des deux dernières années, avec des récoltes de 1,44 million de tonnes en 2022/2023, avant d’atteindre 1,5 million de tonnes en 2023-2024.
Pour rappel, au Togo, la principale céréale cultivée est le maïs, planté du nord au sud, suivi du riz Paddy, puis du couple mil-sorgho. La production céréalière nationale est essentiellement dédiée à la consommation domestique, et pour répondre aux besoins alimentaires internes.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo a rejoint l’Accord portant création de la Société islamique d’assurance des investissements et des crédits à l’exportation (SIACE). La représentation nationale a, le jeudi 4 avril, voté une loi autorisant l’adhésion du pays à cette convention.
En rejoignant cet accord adopté à Tripoli (Libye) en 1992, le Togo qui se veut un pays attractif aux affaires, élargit ainsi les possibilités d’accueil des investisseurs. Aussi, cette adhésion du Togo, permettra aux opérateurs économiques du pays de bénéficier des crédits à l’exportation pour les marchandises produites sur le territoire national.
Pour la ministre du commerce, de l’artisanat et de la consommation locale, Rose Kayi Mivedor, cette adhésion « est une véritable réponse aux besoins économiques et sociaux et aux financements du secteur privé » en lien avec les ambitions du pays affichées dans la feuille de route gouvernementale Togo 2025. Elle est de fait, une opportunité pour faciliter le financement des projets stratégiques et structurants pour l’économie nationale.
Notons que la SIACE est membre du groupe de la Banque islamique de développement (BID) et joue un rôle majeur dans la couverture des capitaux des États membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI). Concrètement, elle facilite la circulation des investissements directs étrangers dans les Etats membres.
Esaïe Edoh
Longtemps attendue sur la question, c'est par le canal de X (ex-Twitter) que la ministre de l'énergie a pris la parole pour expliquer publiquement pour la première fois, les raisons réelles des coupures intempestives observées ces derniers mois. Depuis le mois de janvier, les coupures de courant électrique se sont multipliées dans les villes du Togo, surtout dans la capitale.
“La crise énergétique qui sévit depuis janvier 2024 dans notre région, principalement due au manque d'approvisionnement en gaz naturel, entraîne des délestages et perturbe nos économies,” a déclaré la ministre.
Au cœur de cette crise énergétique, la ministre Aziable souligne une pénurie d'approvisionnement en gaz naturel. "La demande en gaz naturel au Togo est de 35 000 MM BTU par jour, mais les fournitures sont insuffisantes, voire inexistantes par moments, ce qui se traduit par des coûts de production élevés et des coupures fréquentes," explique-t-elle à l'issue d'une réunion à Lomé du Comité des ministres du Gazoduc de l'Afrique de l'Ouest (GAO). Cette situation, qui survient pendant une période de pic de température, ne touche pas uniquement le Togo mais s'étend aussi aux pays voisins tels que le Bénin et le Ghana.
“Le GNL est un produit du gaz naturel. Dans le cas présent, c'est le Nigeria qui alimente en gaz le Bénin, le Togo et le Ghana via le gazoduc de la WAPCo depuis 2010. Malheureusement, ils font face à de gros défis d'acheminement ces temps-ci. Il y a même récemment eu des travaux de maintenance,” indique Olivier de Souza, spécialiste des hydrocarbures chez l’Agence Ecofin.
Selon le journaliste consultant, “l’organisme nigérian N-Gas, qui agrège les volumes de gaz pour la WAPCo, n'arrive pas toujours à réunir les volumes nécessaires pour satisfaire la demande dans les pays traversés par le gazoduc ouest-africain.”
Et de poursuivre : “C'est un manquement contractuel qui dure depuis Mathusalem, mais tout le monde fait avec. L'ironie de l'histoire est que le Nigeria lui-même se sert parfois des volumes destinés à ses voisins, vu que sa production d'électricité n'arrive pas à satisfaire la demande.”
En dépit de ces difficultés récurrentes, les États de la CEDEAO continuent de miser sur le GAO. “En réponse, pour l'année 2024, l'AGAO se concentrera sur la sécurité de l’approvisionnement, l’inspection du gazoduc, l’élaboration d’un nouveau plan stratégique sur cinq ans, ainsi que sur la promotion et la gestion du projet GAO,” a soutenu la ministre Mila Aziable jeudi 04 avril 2024. Cependant, d’aucuns pensent qu’il “faut impérativement investir dans un terminal d'importation et de regazéification de GNL. Surtout pour les pays traversés par le WAGP : Bénin, Togo et Ghana (en cours)”. Un projet de ce genre avait été annoncé également au Togo en 2018, avec la Guinée Équatoriale, important producteur de GNL.
“Il est évident que le Nigeria ne peut pas satisfaire notre demande en gaz. C'est une piste à ne pas négliger,” ajoute notre consultant.
La diversification des sources d'énergie apparaît comme une solution viable, mais elle nécessite des investissements substantiels en infrastructure, un processus qui pourrait s'avérer long. En effet, le projet GAO a lui-même nécessité plus de 28 ans pour passer de l'annonce à la concrétisation, et d'autres initiatives similaires ont connu des délais comparables ou ne sont toujours pas entrées en service. Avec la récente découverte de plusieurs gisements de gaz naturel, tels que Baleine et Calao, dans son bassin sédimentaire, la Côte d'Ivoire ne manque pas d’ambition de se brancher sur le pipeline ouest-africain afin d'offrir ses propres ressources gazières. Là encore, les investissements devraient être importants.
Fiacre E. Kakpo
En 2023, la Commune Est-Mono 1 a fonctionné avec un budget de près de 200 millions FCFA (195 971 609 FCFA), comme le rapporte l’ATOP, en marge de l'ouverture des sessions ordinaires des conseillers municipaux des Communes, le mardi 02 avril dernier à Elavagnon.
Dans le détail, indique-t-on, dans la Commune Est-Mono 1, les dépenses se sont élevées à 64 413 932 FCFA, tandis que les investissements ont atteint 131 557 677 FCFA, avec des réalisations s'élevant à 15 295 160 FCFA.
110 millions FCFA en prévisions à Nyamassila pour 2024
À Nyamassila, les membres de l’équipe municipale de la commune Est-Mono 3 ont de leur côté planché sur un budget prévisionnel pour 2024, d'un montant de 110 953 609 FCFA. On compte notamment 65 802 089 FCFA dédiés au fonctionnement et 54 310 830 FCFA à l'investissement. Les maires des deux communes, Koffi Akaba et Kodjo Bakpé Massan Dzifa, ont encouragé la contribution de tous pour le succès des programmes de développement. Sagbo Djakpata, Secrétaire général de la préfecture de l'Est-Mono, a salué les initiatives des maires en faveur du développement local et invité les conseillers à participer activement à cet élan.
Ces deux municipalités se trouvent dans la préfecture de l’Est-Mono, située dans la Région des Plateaux, avec une population globale de 164 000 habitants.
Ayi Renaud Dossavi
Cette semaine, le Fonds d'Appui aux Initiatives Économiques des Jeunes (FAIEJ) a formé du 2 au 4 avril, 160 chefs d'entreprises artisanales, en renforçant leurs capacités dans les techniques entrepreneuriales et managériales.
La rencontre, organisée par le ministère du Commerce, de l'Artisanat et de la Consommation locale à la Maison des Jeunes de Lomé, en collaboration avec le Fonds (FAIEJ), visait à doter les maîtres artisans de connaissances approfondies en gestion d'une entreprise artisanale.
Les thèmes abordés incluent la gestion et la gouvernance d'une entreprise, les notions fondamentales du modèle économique, le marketing de service, la fiscalité et la charte des Très Petites et Moyennes Entreprises (TPME). Il est attendu que ces compétences permettent aux participants de garantir la viabilité et la pérennité de leurs activités artisanales, dans un environnement économique en constante évolution.
Le lancement des travaux s’est fait sous la présidence de Mensah Koffi Vinyo, directeur de cabinet du ministère du commerce, en présence de la directrice générale du FAIEJ, Gbadamassi-Mivedor Sahouda, ainsi que du président de la Chambre Régionale des Métiers du District Autonome de Grand Lomé (DAGL), Prince Sémanou.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo rassemble ce jeudi 04 avril 2024, les experts de plusieurs pays de la sous-région, pour plancher sur un texte visant l’élimination du mercure. C’est dans le cadre d'un atelier régional axé sur l’examen et la validation des modèles réglementaires sur le commerce du mercure élémentaire et les produits contenant du mercure ajouté.
Les travaux de deux jours, sous l’égide du ministère togolais de l’environnement, réunissent des experts et des représentants du Togo, du Burkina Faso et du Sénégal, ainsi que des représentants de plusieurs autres pays du continent, de l'Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) et du Secrétariat de la convention de Minamata sur le mercure et de l’ONU Environnement.

La rencontre devrait permettre à ces acteurs d'élaborer des textes juridiques, des modèles s'inspireront d’autres pays pour éliminer définitivement le mercure. « La tenue de cet atelier est motivée par la mise en œuvre du programme sur le mercure. Le programme des Nations Unies pour l'environnement, à travers la convention de Minamata sur le mercure, a financé ce qu'on appelle le Specialised international program (SIP) pour éradiquer le mercure. À travers cela, des réglementations doivent être élaborées afin de limiter les dégâts que le mercure est en train d'engendrer un peu partout dans le monde », selon Pathé Dièye, Coordinateur général du Programme Spécifique International (SIP) sur le Mercure.
A cet égard, « le Togo a été choisi parce qu'il y a d’éminents experts juristes qui sont là et qui vont élaborer des modèles de texte ».
Selon les experts, il ne s’agit pas seulement d’éliminer le mercure, mais aussi de trouver des substituants viables, pour faciliter leur adoption par les populations, et d’appuyer les mécanismes de suivi et de surveillance, notamment avec un appui en appareil de protection.
Pour le Togo, ce n’est pas la première action menée en matière d'élimination du mercure dans le cadre de vie des citoyens. Il y a deux ans, les acteurs et spécialistes planchaient également sur un plan d'action aux fins d’éliminer le mercure dans le secteur minier.
Ayi Renaud Dossavi
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Au cours des trois premiers de cette année, 4503 nouvelles entreprises ont été créées au Centre de Formalités des Entreprises (CFE) selon les compilations effectuées par Togo First. Ce chiffre est en baisse de 3%, rapporté aux 4 655 sociétés formalisées au premier trimestre 2023.
Selon les statistiques du CFE, en janvier 1546 entreprises ont été créées contre 1636 en 2023. En février, 1470 ont été déclarées et 1487 en mars contre respectivement 1420 et 1599.
Sur les 4503 sociétés lancées, 3810, soit 85% du total, sont portées par des Togolais contre 693 par des étrangers. On note également que la part des femmes est évaluée à 30%, correspondant à 1372 entreprises créées.
Ce chiffre de création d’entreprises enregistré entre janvier et mars, bien que reflétant une tendance baissière, peut être mis à l’actif des réformes opérées par les autorités togolaises pour améliorer le climat des affaires. On note par exemple la réduction du délai et du coût de création des entreprises, la digitalisation des procédures de formalisation et autres.
Esaïe Edoh
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“Dans un monde marqué par des tensions et diverses incertitudes, au sein d'une sous-région confrontée à des crises variées et à une montée de l'extrême violence, notre pays, le Togo, a choisi de construire des ponts plutôt que d'ériger des murs, tant sur le plan politique que financier," a insisté Victor Dogbé, Premier ministre, ce jeudi 04 avril 2024, lors de l'ouverture du 1er Forum d'Investissement de la CEDEAO à Lomé.
Plus de 400 participants – décideurs, entrepreneurs, et bailleurs de fonds – se penchent sur une question cruciale : comment transformer les économies de la région dans un contexte mondial et régional difficile ?
Ce rendez-vous de Lomé qui se tient du 4 au 5 avril 2024 survient dans un contexte tendu, marqué par l'annonce choc du retrait des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) de la CEDEAO. Une annonce qui menace de redessiner les alliances économiques et de remettre en question la participation de ces pays au capital de la Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC).
La Banque, qui cumule plus de 4 milliards de dollars et 200 projets financés, veut jouer à travers cet événement plusieurs coups : mobiliser et fédérer les investisseurs privés pour que, dérisqués, ils prennent le relais des investissements dans la sous-région alors qu’elle pourrait se retrouver à bout de souffle face aux besoins de plus en plus grandissants, susciter davantage d'intérêts au sein de ses actionnaires qui jusque-là, montrent moins d’enthousiasme en termes d’engagements, faire la cour aux investisseurs non-régionaux qui n’ont toujours pas sauté le pas alors que 30% du capital leur sont destinés, et faire aussi une opération de self-branding pour plus de visibilité. Mais, aussi contribuer aux débats actuels dans la sous-région, dans une perspective d’apaisement.
“Le forum sert de plateforme pour que les investisseurs et les promoteurs convergent, collaborent et livrent des projets transformationnels qui inspirent la croissance économique et positionnent la région de la CEDEAO comme une destination privilégiée pour l'investissement. Investir dans les économies en développement n'est pas juste une question de générer des profits, c'est créer une croissance durable, réduire la pauvreté et bâtir un meilleur futur pour tous”, a détaillé d’entrée George Agyekum Donkor, Président de la Banque.
L'objectif est clair : combler un déficit d'investissement estimé à 12 milliards de dollars par an, vital pour soutenir le développement économique des 15 pays membres, dans un contexte de besoins accrus.
Ainsi, pendant deux jours, les discussions vont graviter autour de thématiques aussi essentielles que la sécurité alimentaire, le développement d'infrastructures durables et l'exploitation de l'économie verte comme levier contre le chômage des jeunes. Autant de sujets qui, loin d'être de simples points à l'ordre du jour, représentent des défis majeurs pour l'avenir d’une région d’Afrique de l'Ouest qui a vu, en 2023, sa croissance ralentir, passant de 3,9 % à 3,7 %, une tendance inquiétante qui met en lumière la fragilité de ses économies face aux chocs extérieurs et internes. L'inflation, ayant atteint un pic de 20 %, contre 17,3 % l'année précédente, soulève tout autant des questions sur la capacité des États à maintenir la stabilité des prix et à protéger le pouvoir d'achat des populations.
Une situation que reconnaît d'ailleurs le Premier ministre togolais : “Nos institutions régionales, souvent perçues par la population comme éloignées des réalités, semblent jouer un rôle limité dans la vie quotidienne des gens, du moins selon cette perception”. La cheffe du gouvernement a salué “ la nouvelle dynamique qui se met en place,” avec ce premier forum, promis à être une plateforme de dialogue et d'action.
“Nous réitérons notre engagement à y contribuer fortement, en particulier en partageant notre expérience et surtout en mettant en avant l'influence forte de son excellence, M. le Président de la République,” a insisté le Premier ministre.
Fiacre E. Kakpo
A l’occasion de sa première sortie du 2è trimestre sur le marché des titres publics de l’Umoa, l’Etat du Togo veut mobiliser 30 milliards FCFA. Le Trésor public du pays vient de lancer une émission simultanée d'Obligations Assimilables du Trésor (OAT) et de Bons Assimilables du Trésor (BAT) qui sera bouclée le 12 avril prochain.
A travers cette nouvelle opération, le pays côtier prévoit de collecter 15 milliards FCFA sur les BAT dont le nominal est 1 million FCFA, émis sur les maturités de 91 et 364 jours et assortis de taux d’intérêt multiples. Les 15 milliards FCFA restants devraient être mobilisés sur les OAT au nominal 10.000 FCFA et rémunérées au taux annuel de 6,40% sur la maturité 5 ans.
Les ressources à engranger sur le marché des titres publics de l’UMOA, serviront au financement du budget du Togo, Gestion 2024, qui s'équilibre en ressources et en charges à 2179 milliards FCFA.
Rappelons que, l'ambition du pays pour le compte du 2è trimestre 2024 est de collecter 195 milliards FCFA après avoir emprunté 194 milliards au cours des 3 premiers mois de l’année.
Esaïe Edoh
Au Togo, les prochaines élections, double scrutin décidé pour les législatives et régionales, n'auront plus lieu le 20 avril comme initialement prévu. Ces dernières vont connaître un "léger" report, selon le gouvernement. "Le gouvernement procédera à un léger réaménagement du calendrier des élections législatives et régionales initialement prévues le 20 avril 2024", indique-t-on, à la suite d'une rencontre entre le Chef de l'État togolais, Faure Gnassingbé, et le Bureau de l’Assemblée nationale.
Ce report fait suite aux débats suscités par la récente loi votée par l'assemblée, devant faire basculer le pays dans un régime parlementaire. Le n°1 togolais avait mis un coup de frein à ce projet en fin de semaine dernière, en demandant une deuxième lecture du texte à l'assemblée. Ce dernier a ainsi encouragé « les députés à rester à l’écoute de tous les acteurs concernés, en vue de tenir compte de toutes les contributions tendant à enrichir la Constitution », rapporte la présidence.
Ceci intervient alors que l'assemblée actuelle est en fin de mandat, et qu'on attend les nouvelles élections pour renouveler le Parlement. Les nouvelles dates des élections législatives et régionales ne sont pas encore annoncées.
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