Togo First

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Au Togo, une délégation ministérielle a entamé le lundi 15 janvier 2024, une campagne nationale de sensibilisation de la population à l’assurance maladie universelle. La délégation, composée des ministres de la Fonction publique, Gilbert Bawara, de la Santé, Moustafa Mijiyawa, de l’Accès universel aux soins, Jean Marie Tessi et de l’Action sociale, Adjovi Apédoh-Anakoma, a débuté la tournée à Dapaong pour le compte de la région des Savanes.

A cette rencontre à laquelle les autorités locales et l’ensemble de la population de la région des Savanes ont participé, le voile a été levé sur l’initiative qui vise à offrir un accès aux soins de qualité à tous les Togolais.

Précisément, les conditions et mécanismes pratiques de la mise en œuvre de l’initiative ainsi que ses impacts sur l’ensemble des couches sociales ont été présentés à la population septentrionale. Aussi, les officiels ont-ils sollicité l’adhésion de la population qui a également un rôle primordial à jouer, celui de faire les cotisations en fonction du régime social.

Ces émissaires du gouvernement ont également appelé la population à prioriser la cohésion sociale et la solidarité. En effet, ont-ils expliqué, « qu’on soit salarié du secteur privé ou de la fonction publique ou non, qu’on soit dans l’informel, dans le monde agricole, l’artisanat ou la profession libérale, tous seront progressivement incorporés au système et seront amenés à faire une contribution afin que chaque citoyen bénéficie d’une prise en charge via le système AMU en cas de maladie ». 

Cette campagne devrait se poursuivre dans les autres régions.

Esaïe Edoh 

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L’Etat du Togo va boucler sa deuxième sortie de l’année sur le marché financier régional ouest-africain le lundi 22 janvier prochain. Via son Trésor public, le pays vient de lancer une émission simultanée de Bons (BAT) et d'Obligations Assimilables du Trésor (OAT) pour collecter 25 milliards FCFA auprès des investisseurs de la zone Umoa.

Selon l’appel d’offres, les BAT sont d’un nominal de 1 million FCFA, émis sur la maturité de 91 jours et assortis de taux d’intérêt multiples. Quant aux OAT, elles, sont d’un nominal de 10.000 FCFA et rémunérées aux taux d’intérêt de 6,15% sur la maturité de 3 ans.

Autre précision, le Trésor public ambitionne de lever 10 milliards FCFA via les BAT et 15 milliards FCFA grâce aux OAT.

Notons que cette nouvelle sortie va permettre au Togo de mobiliser les ressources pour assurer la couverture des besoins de financement de son budget, exercice 2024, qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 2179 milliards FCFA.

Esaïe Edoh

Lomé pourrait accueillir bientôt un événement économique majeur en Afrique de l'Ouest, organisé par la Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC). L'institution de financement sous-régionale devrait en faire plus ample présentation la semaine prochaine, le 24 janvier 2024, à la faveur d’une conférence publique.

Quoi qu’il en soit, ce tout premier Forum d'Investissement de la CEDEAO (EIF), prévu à son siège dans la capitale togolaise, devrait permettre d’ouvrir un espace de discussion sur les défis économiques actuels dans la région, avec pour thème "Transformer les Communautés de la CEDEAO dans un environnement difficile".

L'EIF 2024 devrait rassembler un éventail diversifié d'acteurs économiques, notamment des représentants gouvernementaux, des institutions financières, des entreprises du secteur privé et des investisseurs.

Si la rencontre qui s’annonce, permettra de faciliter la conclusion d'accords et de prendre des décisions stratégiques visant à stimuler les économies de la sous-région, l’initiative devrait appuyer aussi la BIDC, dans ses ambitions de mobiliser des ressources au profit de son ambitieux plan stratégique quinquennal (2021-2025). Un plan pour lequel la Banque d’Investissement qui se consacre aux pays de la CEDEAO, veut lever 1,48 milliard de dollars.

Ayi Renaud Dossavi

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Guy Mipamb Nahm-Tchougli, auparavant juge à la Cour constitutionnelle et professeur de droit à l'Université de Lomé, occupe désormais les fonctions de ministre de la Justice et de la Législation, Garde des sceaux.

Annoncée mardi 17 janvier à la télévision nationale, sa nomination fait suite au départ de Kokouvi Pius Agbetomey, qui était en poste depuis juin 2015, cumulant près de 9 ans de service. Cette nomination survient à une période charnière pour le Togo, qui est en train de moderniser son secteur judiciaire. Au cours des dernières années, le pays a entrepris d'importantes initiatives, telles que le recrutement de magistrats et de greffiers, l’élaboration de nouveaux codes de procédure pénale et pénal, et la numérisation des services judiciaires.

Cependant, le système judiciaire togolais continue de faire face à plusieurs défis majeurs, notamment celui de célérité dans la gestion des affaires foncières. Avec l'arrivée de Nahm-Tchougli, le gouvernement togolais espère franchir une nouvelle étape dans la réforme de la justice, en améliorant l'efficacité et l'impartialité du système, pour mieux répondre aux attentes de la population en matière de justice, conformément à la feuille de route gouvernementale 2020-2025.

Le gouvernement togolais prévoit une hausse de 92,4% des recettes fiscales issues de la patente pour l'année 2024, une prévision dans un contexte économique marqué par une croissance de 6,6%. Cette anticipation interpelle, étant donné l'absence de modifications majeures des tarifs de la patente. 

Si les droits de patente, qui sont calculés sur le chiffre d'affaires des entreprises, ne devraient normalement pas connaître une telle envolée sans une révision des taux, le gouvernement indique s'appuyer sur les performances remarquables réalisées en 2022 et 2023, où une hausse significative des recettes de la patente a été enregistrée, pour justifier ses prévisions optimistes pour 2024.

En 2023, l'Office Togolais des Recettes (OTR) a réalisé des performances de collecte remarquables, atteignant 12,5 milliards FCFA à fin septembre, dépassant ainsi la prévision annuelle de 7 milliards FCFA. Le taux de réalisation s'établit à 178,57%, avec une augmentation de 45% en glissement annuel. Cette tendance positive avait déjà été constatée en 2022, où l'OTR avait collecté 8,62 milliards FCFA dans les neuf premiers mois de l'année, excédant l'objectif initial de 6 milliards FCFA fixé pour l'année entière.

L'année 2023 a été marquée par une croissance dynamique de l'activité des entreprises, une tendance qui, selon les prévisions, devrait se poursuivre et même s’intensifier en 2024. Cette dynamique économique, combinée à une gestion fiscale plus efficace, est perçue par Lomé, comme un levier clé dans l'augmentation attendue des recettes. 

En outre, la loi de finances pour l'exercice 2024 instaure un rehaussement des taux de la patente sur certaines activités, telles que le commerce des véhicules d'occasion. Une mesure ciblée qui pourrait contribuer de manière significative à l'accroissement des recettes fiscales.

Les observateurs économiques restent toutefois prudents quant à ces prévisions. Ils estiment que la réalisation de ces objectifs fiscaux, quoique ambitieuse, dépendra fortement de la conjoncture économique mondiale et de la capacité du gouvernement à maintenir un environnement propice au développement des affaires.

Fiacre E. Kakpo

La ministre de l’économie numérique et de la transformation digitale, du Togo, Cina Lawson, participe jusqu’au vendredi 19 janvier 2024, au Forum économique mondial de Davos, en Suisse. A ce rendez-vous qui réunit plus de 2.800 participants dont une cinquantaine de chefs d’Etat et de gouvernement, Cina Lawson va présenter dans son intervention les succès du Togo en matière de transformation digitale.

La ministre devrait également explorer des partenariats stratégiques avec divers acteurs présents, en vue de décrocher des financements pour les projets numériques portés par l’exécutif.

Notons que le Forum de Davos, est une rencontre mondiale annuelle qui réunit des patrons de multinationales, des banquiers, des responsables politiques, ainsi que des intellectuels influents du monde entier. Créé en 1971, il a pour objectif principal d'encourager la coopération mondiale sur des questions politiques, sociales et économiques.

Esaïe Edoh

A fin novembre 2023, le Togo comptait un total de 222 Zones d'Aménagement Agricole Planifiées (ZAAP) à travers le territoire, couvrant une superficie totale de 32 230 hectares, selon les informations fournies par le ministère en charge de l’agriculture. Parmi ces ZAAP, l'agropole de la Kara se démarque avec 38 en cours d'aménagement au cours de cette année, dont 31 couvrent une superficie allant de 200 à 700 hectares.

Dans la région de la Kara, la superficie globale couverte par ces installations est de 11 800 hectares, soit environ un tiers de la superficie totale des ZAAP. En détail, ces infrastructures sont réparties dans plusieurs préfectures, selon les données rendues publiques. Dans la préfecture d'Assoli, par exemple, on compte quatre ZAAP, couvrant une superficie totale de 1200 hectares. Dans la préfecture de Bassar, six ZAAP sont en cours d'aménagement, occupant une superficie globale de 1600 hectares. 

Les ZAAP sont essentiellement consacrées à deux types de productions : la production de produits vivriers (10 900 hectares en tout), et celle de l'anacarde (900 hectares).

De plus, pour la campagne 2023-2024, 2176 producteurs dont 485 femmes, ont pu exploiter sur ces sites, 6 175 hectares aménagés, dont 1 960 hectares pour le maïs, 1 780 hectares pour le soja, 980 hectares pour le riz, 110 hectares pour le sésame et 900 hectares d'anacarde, indique le ministère.

Pour rappel, selon les objectifs de la feuille de route gouvernementale 2020-2025, le Togo vise à étendre ses surfaces cultivées dans les agropoles à 160 000 hectares d'ici à 2025.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, l’exécutif a récemment annoncé avoir injecté 1 million de $, soit un peu plus de 600 millions FCFA dans une nouvelle souscription d’assurance souveraine au profit des agriculteurs du pays pour le compte de la campagne agricole 2023-2024. Dans cette démarche, le gouvernement togolais a bénéficié de l’appui de la Banque africaine de développement (BAD) à hauteur de 500 000 $ US sous forme de subvention.

Selon le ministère chargé de l'agriculture, il s'agit d’une assurance souveraine souscrite par l’Etat au profit de tous les producteurs agricoles auprès de la mutuelle panafricaine de gestion des risques, African risk capacity (ARC).

Grâce à cette couverture assurance, les producteurs togolais vont bénéficier « des interventions d’urgence en cas d’événements météorologiques extrêmes et de catastrophes naturelles, telles que la sécheresse, les inondations, les cyclones tropicaux, les épizooties, les invasions de criquets », explique le ministère de l’agriculture.

Le Togo avait déjà contracté cette police d’assurance contre la sècheresse pour la saison des pluies au nord et la petite saison des pluies au sud en 2019, 2020, 2021 et 2022 respectivement à hauteur de 499 924 $, 500 000 $, 994 625 $ et 1000 000 $ US.

Grâce à cette souscription, l’ARC a décaissé pour la campagne agricole 2022-2023, 2.5 millions $ US soit, 1,5 milliard FCFA au Togo au profit des agriculteurs. En effet, à l’issue de cette campagne, le pays ouest-africain a enregistré de multiples poches de sécheresse en début de saison dans le nord du pays avec des impacts négatifs sur les cultures.

Selon l’exécutif, le nombre de producteurs agricoles dont les champs ont été sévèrement impactés a été estimé à 69.444 dont 59.167 dans la région des Savanes, 6.233 dans la Kara et 4.044 dans la région Centrale.

Esaïe Edoh

La société Lapaire, une startup africaine de lunettes présente au Togo et dans cinq autres pays d'Afrique, vient de lever 3 millions de dollars pour soutenir son expansion à travers le continent.

Pour cette mobilisation de capitaux, le tour de table a été dirigé par le fonds d'investissement à impact Investisseurs & Partenaires (I&P), selon plusieurs médias dont Techpoint Africa, avec la participation d'AAIC, FINCA Ventures et Beyond Capital. L'opération a bénéficié d'un soutien consultatif de CrossBoundary, via l'activité Commerce et investissement en Afrique de l'USAID.

Fondée en 2018 par Jérôme Lapaire, un Suisse établi au Kenya, Lapaire s'est donné pour mission de rendre les lunettes plus accessibles en Afrique, un continent où environ 35 % de la population vit avec des déficiences visuelles, dont 80 % peuvent être corrigées par des lunettes.

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Présente depuis quelques années au Togo (en plus de la Côte d'Ivoire, du Bénin, du Burkina Faso, du Mali, du Kenya et de l'Ouganda), la société fournit des lunettes optiques à un coût plus faible, proposant des tests de vue gratuits aux clients potentiels.

La startup, qui a évolué d'un modèle commercial B2B à une approche axée sur le client, a déjà testé la vue de plus de 350 000 personnes et emploie désormais 350 personnes. Lapaire prévoit d'ouvrir 300 centres de soins oculaires au cours des deux prochaines années, dans le but de toucher un million de personnes d'ici 2024. 

Pour l’heure, la jeune multinationale gère à ce jour 58 centres de soins oculaires.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le programme d’inclusion financière FNFI (Fonds national de la finance inclusive) a permis d’octroyer en 10 ans d’opérationnalisation, 109,83 milliards FCFA. C’est que rapporte la fiche de performances du 5 janvier 2024 publiée.

Entre avril 2014 et janvier 2024, à travers les 13 différents produits du FNFI, un peu plus de 1.800.000 acteurs du secteur informel ont bénéficié de crédits à travers ce fonds pour financer leur activité.

Dans le détail, les plus gros crédits ont été alloués via les produits Accès des Pauvres aux Services Financiers (APSEF), Accès des Agriculteurs aux Services Financiers (AGRISEF) et Accès des Jeunes aux Services Financiers (AJSEF).

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Le premier a permis de financer avec 38 milliards FCFA, soit 34% du crédit total, les activités génératrices de revenu des femmes et hommes potentiellement vulnérables. Grâce au deuxième, destiné aux petits exploitants agricoles, 35 milliards FCFA de crédit ont été octroyés, représentant ainsi 32% des fonds alloués. Enfin, les jeunes artisans et apprenants en fin de formation ont reçu des financements évalués à 16 milliards FCFA via le produit AJSEF.

Les 20 milliards FCFA restants ont été octroyés via les 10 autres produits lancés par le FNFI.

Selon les statistiques publiées, ces financements ont été mis à disposition des bénéficiaires grâce au partenariat entre le FNFI et l’ensemble de ses 21 Prestataires de services financiers (PSF) décentralisés.

Sur la période, les différents bénéficiaires ont aussi effectué des remboursements à hauteur de 93,5%.

Notons que le FNFI a été créé en 2014, pour renforcer les capacités financières et opérationnelles des services financiers décentralisés dans la perspective de satisfaire les besoins de produits financiers des couches n’ayant pas accès à des services financiers classiques.

Esaïe Edoh

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