Togo First

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Au Togo, environ 3 semaines après l’incendie du marché d’Agoè-assiyéyé dans la banlieue nord de Lomé, un nouveau site vient d’être aménagé et mis en service le lundi 8 janvier 2024 pour permettre aux victimes de poursuivre les activités commerciales.

Ce site provisoire est composé de 42 hangars implantés sur le terrain de “Togo Grain” avec une capacité d'accueil de près de trois mille commerçants et commerçantes, selon l’administration communale d’Agoè-Nyivé 1.

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« Le conseil municipal d'Agoè-Nyivé 1 a fait le déplacement cet après-midi pour venir constater le démarrage des activités des marchands sur le nouveau site Togo Grain, histoire de faire un compte rendu au gouvernement », a déclaré le maire de la commune Agoè-Nyivé 1, Adanbounou Kovi, en visite sur le site. 

L’autorité communale a, au passage, rappelé la poursuite des travaux d’aménagement d’un second site à Sogbossito pour accueillir les autres victimes du marché.

Notons que l’incendie du marché d’Agoè-Assiyéyé est survenu le jeudi 21 décembre 2023 et a ravagé les ¾ du marché, selon les autorités du pays.

Esaïe Edoh

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Au Togo, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) devrait commencer à prendre en charge les travailleurs du secteur privé qui ont déjà souscrit à une assurance maladie volontaire auprès de l'Institut national d'assurance maladie (INAM), de manière effective à partir du 1er avril 2024, au titre de l'assurance maladie universelle (AMU).

Selon la CNSS, ces derniers vont migrer progressivement sous sa coupole durant une période de trois mois (de janvier à mars 2024). Durant ce trimestre de carence, leurs cotisations continueront à se faire auprès de l’INAM, le temps que la Caisse nationale ne se dote de l’outillage nécessaire pour leur prise en charge.

« Les cotisations pour votre assurance maladie seront versées ensemble avec les autres cotisations à la CNSS, tandis que les prestations continueront par être prises en charge par l’INAM pendant une période de carence de trois mois, soit de janvier à mars 2024 », a indiqué le Directeur général de la Caisse, Ingrid Awade, dans communiqué en date du 05 janvier 2024. 

Un guichet unique pour l’AMU et les autres prestations sociales

Ainsi, dès le 1er avril de cette année, la CNSS devrait lancer un guichet unique, visant à prendre en charge l'ensemble de ses prestations sociales pour les travailleurs du privé. 

« Je vous informe de votre migration du régime d'assurance maladie géré par l'INAM vers le régime de l'Assurance Maladie Universelle (AMU) de la CNSS. », ceci « en vue de vous permettre de disposer d'un guichet unique pour toutes vos prestations sociales y compris donc la couverture maladie. », ajoute Ingrid Awade.

Rappelons que dans le cadre du déploiement de l’AMU au Togo, l’Etat a réparti les charges entre les deux structures : l’INAM pour les agents du secteur public et les fonctionnaires, et la CNSS pour les employés du secteur privé. 

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la Taxe sur les véhicules à moteur restera suspendue cette année 2024, pour les véhicules commerciaux de transport de marchandises et de personnes, selon le gouvernement. 

« Est suspendue pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2024, l'application des dispositions relatives à la Taxe sur les Véhicules à Moteur (TVM) à usage commercial affectés au transport de marchandises et de personnes. », indique la loi de finances exercice 2024. 

Cette suspension se poursuit dans un contexte où l’État est toujours en travaux avec les acteurs du secteur des transports. Ces acteurs disposent notamment de deux ans pour se mettre en accord avec le projet de renouvellement du parc automobile et professionnaliser leur secteur du gouvernement. 

Ce n’est pas une première. La TVM avait déjà été suspendue, pour l’ensemble des usagers il y a quelques années, notamment en réponse à la vie chère et à l'inflation, en temps de Covid-19. Une opération qui aura représenté un manque à gagner potentiel de près de 2 milliards FCFA. Ceci étant, pour les autres usagers, le paiement devrait être facilité, avec la digitalisation introduite par l’Office togolais des recettes (OTR) il y a quelques semaines.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, l’État poursuit ses mesures de soutien à l’importation et à l’utilisation de véhicules électriques. Selon la Loi de finances 2024, non seulement les mesures fiscales concernant l'importation de véhicules électriques sont reconduites, mais aussi, elles sont étendues aux batteries.

Le train des exonérations fiscales appliquées par le fisc concerne désormais "les motocycles électriques neufs et leurs batteries importées ou vendues en République togolaise". Jusqu’au 31 décembre 2024, les mesures de soutien sont en substance des abattements sur la valeur en douane de 100% pour les véhicules électriques ou hybrides à l'état neuf ; et de 100% pour les motocycles électriques à l'état neuf et leurs batteries.

En plus de ces abattements fiscaux, cette catégorie de véhicules se voit exonérée de taxes diverses comme la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), le prélèvement national de solidarité (PNS). Elle bénéficie également d’une dispense du prélèvement au titre des acomptes IS et IRPP catégorie des revenus d'affaires perçus au cordon douanier, selon la loi de finances.

Dans la foulée, l’État continue également d’encourager l’importation de véhicules neufs de moins de cinq ans. L’exécutif prévoit à cet effet des abattements fiscaux à hauteur de 80% pour les véhicules neufs de tourisme et de 90% pour les autres véhicules neufs. Naturellement, ces assouplissements fiscaux sont moins importants pour les véhicules un peu plus âgés, avec pour les véhicules d'un à deux ans d'âge, 50% d’abattement appliqués, et de 35% pour les véhicules dont l’âge est compris entre trois et cinq ans.

Pour rappel, au Togo, le marché de l’électrique est occupé notamment par Spiro (ex M-Auto), qui distribue deux gammes de motos électriques. D’autres acteurs se positionnent également sur ce terrain de mobilité urbaine électrique, notamment Piki Piki et le transporteur Gozem.

Ayi Renaud Dossavi

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Le Togo prévoit cette année 2024 de collecter 607 milliards FCFA sur le marché des titres publics Umoa-Titres pour financer en partie, son budget qui s’équilibre sur la même période en recettes et en dépenses à 2179 milliards FCFA. Cette prévision rapportée à celle de l’année dernière (574 milliards FCFA), dégage une hausse de 5,7%.

Les ressources prévisionnelles sur le marché financier régional correspondent à 28% du budget de l’Etat, en 2024.

Comme à l’accoutumée, la levée de ces fonds se fera via les émissions de Bons (BAT) et d’Obligations Assimilables du Trésor (OAT). Déjà, le Trésor public togolais vient de lancer un appel d’offres pour collecter 25 milliards FCFA auprès des investisseurs ouest-africains.  La clôture de cette première sortie de l’année est prévue pour le vendredi 12 janvier 2024.

Notons qu’en 2023, le pays avait levé sur le marché régional, 580 milliards FCFA, une mobilisation légèrement au-dessus de son objectif initial.

Esaïe Edoh 

Myriam Adotevi a annoncé son départ de la direction de Sunu Bank Togo, laissant désormais sa place à Benito Fado.

Depuis 2018, sous la direction de Myriam Adotevi, Sunu Bank Togo, initialement Banque Populaire pour l’Épargne et le Crédit (BPEC) et premier pion bancaire du groupe Sunu, réputé dans le secteur des assurances, a connu une transformation remarquable.

En cinq ans, la banque a plus que doublé son total de ressources et quadruplé son bilan total, passant de la 11ème à la 8ème place parmi les 15 banques opérant sur le marché togolais. Cette performance remarquable s'est également accompagnée d'une progression du produit net bancaire, qui a doublé sur la même période.

Thérapie de choc

Un retournement de situation d'autant plus remarquable que quelques années plus tôt, Sunu, s'installant en territoire inconnu, devait se débattre avec une entité (BPEC) dont les indicateurs étaient au rouge. Dès 2020, la première banque du Groupe a entamé son redressement au pas de charge, parvenant à enregistrer son premier bénéfice de 249 millions FCFA depuis l’acquisition, la deuxième année bénéficiaire de la Banque depuis 2014. Les années 2021 et 2022 marqueront une consolidation, avec un bénéfice se maintenant dans le vert, atteignant 759 millions FCFA en 2021 et 503 millions en 2022. Et ce n’est pas tout. 

D’autres indicateurs suivent la dynamique. Ainsi, l’institution financière a vu ses actifs augmenter, passant de 97 milliards FCFA à 132 milliards FCFA en 2020, puis à 155 milliards un an plus tard, tandis que le total du bilan est monté à 190 milliards FCFA en 2022. Ses capitaux propres ont été réduits à environ 11 milliards FCFA, mais pour la bonne cause. Conséquences des efforts de redressement de la banque, qui se sont surtout traduits par une double opération de réduction-augmentation de son capital. 

On se rappelle qu’au prime abord, Sunu Bank avait réduit son capital qui était de 20,8 milliards FCFA, en dépréciant de plus de 50% la valeur nominale de ses actions, de 10 000 FCFA à 4 500 FCFA. Ensuite, elle a fait un appel public à l’épargne via une opération arrangée par la Société de Gestion et d’Intermédiation (SGI-Togo) afin de mobiliser 1,8 milliard FCFA et d'augmenter son capital, par l’émission de 400 000 nouvelles actions de 4 500 FCFA chacune. L’opération a été une quasi-réussite pour SUNU Investment Holding, actionnaire principal qui détient 71,64% de sa filiale bancaire togolaise et qui est également propriétaire de Sunu Assurances, poids lourd du secteur au Togo. Tandem sur lequel s’est appuyée la banque depuis, pour nettoyer ses écuries. 

Recapitalisation, QoS, crédits, acquisition 

Depuis le 2 janvier 2024, Benito Fado, précédemment Directeur Adjoint, a pris la relève en tant que nouveau Directeur Général de Sunu Bank Togo. Avec une vision claire pour l'avenir, il est prévu que sous sa direction, la banque continuera de renforcer ses résultats et sa position sur le marché, tout en maintenant la qualité du service client comme priorité absolue. Le nouveau dirigeant, ancien Directeur Corporate à Ecobank Bénin, devra également relever le défi de la recapitalisation de la banque pour se conformer à la nouvelle norme de 20 milliards FCFA de capital social imposée par la BCEAO dans le secteur bancaire. De plus, Sunu Bank qui a retiré son offre pour la reprise de l’UTB, devra intensifier le financement de l’économie, qui constitue le cœur de son activité, et assumer sa transformation digitale, avec notamment le WhatsApp Banking dont la banque est pionnière au Togo, assistée par Semoa.  

Myriam Adotevi, quant à elle, rejoint la direction générale de SUNU Investment Holding, la holding bancaire du groupe SUNU.

Fiacre E. Kakpo

Pour cette année 2024, l’Office togolais des recettes (OTR) se donne pour objectif de mobiliser 1042 milliards FCFA pour les caisses de l’Etat, selon les projections de la Loi de finances 2024. Un objectif ambitieux qui marque une hausse de 14% comparé aux 912 milliards FCFA d'objectif assigné l’an dernier (dont près de 80% étaient récoltés à fin septembre 2023) à l’institution dirigée par Philippe Kokou Tchodié. 

Il s’agit donc pour elle de contribuer pour près de la moitié (47,8%) au budget 2024 de l’Etat togolais, qui s'établit à quelque 2179 milliards FCFA (environ 3,6 milliards de dollars). 

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Les prélèvements de l’OTR auprès des contribuables, iront appuyer le budget général en termes de recettes budgétaires. Ces prévisions de recettes fiscales représentent plus de 81% des recettes budgétaires, qui sont attendues à 1279 milliards FCFA. Le reste étant complété par les recettes non fiscales (62 milliards FCFA), des dons programmes attendus à près de 13 milliards, et enfin des dons projets de partenaires extérieurs, pour une prévision de 162 milliards FCFA.

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Des émissions de titres publics et d'autres emprunts 

Le reste du budget général de l’Etat sera renfloué par les ressources de trésorerie, qui sont attendues à près de 896 milliards FCFA ; dont 67% seront financés via des émissions de titres publics, notamment sur le marché financier sous régional. L’Etat compte également réaliser des emprunts projets, à hauteur de 140 milliards FCFA, et d’autres emprunts, pour 147 milliards FCFA. 

Aux recettes du budget général, attendues ainsi à près de 2175 milliards FCFA, s'ajoutent enfin des recettes de comptes spéciaux du Trésor, pour un peu plus de 4 milliards FCFA.

Rappelons que pour le Togo, c’est une première de se doter d’un budget dépassant la barre des 2000 milliards FCFA. 

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, 15 654 nouvelles entreprises ont été créées en 2023, d’après les compilations effectuées par Togo First sur la base des données du Centre de formalités des entreprises (CFE).

Ce chiffre représente un nouveau record du nombre d’entreprises implantées au Togo au cours d’une année civile. Il traduit également une hausse de 13%, rapporté aux 13 835 enregistrées au total en 2022.

Dans le détail, 13032 entreprises contre 11659 en 2022 sont formalisées par des Togolais, soit une progression de 12%. La part des entreprises portées par des étrangers a aussi progressé de 20% passant de 2176 en 2022 à 2622.

Sur la période sous revue, plus de la moitié des entreprises enregistrées ont été créées au 1er semestre, soit 8283 contre 7217 en 2022, pour une progression de 14% en glissement annuel. Au second semestre, 7371 firmes ont vu le jour contre 7351 ; ce qui correspond à une légère hausse de 0,2%.

Cette tendance à la hausse du nombre d’entreprises créées au Togo, peut être attribuée au maintien des différentes réformes opérées par les autorités togolaises pour améliorer le climat des affaires. Précisément, la réduction du délai et du coût de création des entreprises, la digitalisation des procédures de formalisation et autres.

Esaïe Edoh

Après une interruption de dix ans, Aného et Glidji se préparent à accueillir la 9ème édition du Festival des Divinités Noires, qui se tiendra du 12 au 14 janvier 2024. Placé sous le thème "TOGO : terre de nos aïeux, terre inconnue", cet événement vise à raviver l'héritage des sociétés initiatiques et à célébrer la diversité culturelle de la région, selon les organisateurs de l'association Acofin.

Dans le sillage des Vodun Days au Bénin, le festival entend mettre en avant les rituels et performances artistiques des différentes communautés, incluant danses sacrées, tambours et chants traditionnels.

Au programme, un éventail de spectacles reflétant les traditions des sociétés initiatiques du Nord — avec les Kondonas de Pya, les Solas et d'autres groupes — et des activités culturelles diverses comme des démonstrations de cultures africaines, consultations de Fa et des carnavals. 

Le programme promet également trois jours d'expositions, de dégustations culinaires, et de concerts, avec l'objectif de célébrer le patrimoine culturel africain dans toutes ses dimensions. Les visiteurs sont invités à se joindre aux célébrations tout au long de la journée à Glidji et sur la place Acofin et la place Flamani à Aného.

Fiacre Kakpo

Au Togo, l'État projette en 2024 une opération majeure de titrisation des sièges de l'UTB et IB Bank, visant à revitaliser ces banques et injecter de la liquidité dans le système bancaire.

D'après des informations confiées à Togo First par des sources proches du dossier, l'État togolais prévoit, au cours de cette année 2024, de lancer une importante opération de titrisation ciblant les biens immobiliers de deux grandes banques du pays : l'Union Togolaise de Banque (UTB), toujours sous contrôle étatique mais en cours de cession, et l'ex-banque publique, la Banque Togolaise pour le Commerce et l'Industrie (BTCI), rebaptisée IB-Bank.

Ce plan, estimé à 66,9 milliards de francs CFA, s'insère dans une stratégie dite “innovante” visant à injecter de la liquidité dans le système bancaire tout en apportant de nouvelles ressources régulières et stables aux finances publiques pour les prochaines années, indique-t-on. Cependant, il représentera un coût budgétaire qui, rien que pour cette année 2024, devrait accroître le déficit budgétaire estimé à 5,6% du PIB de plus d'un point de pourcentage.

“L'opération envisagée par l'État consiste à racheter les sièges et divers immeubles de ces institutions bancaires. Ces actifs immobiliers seront par la suite convertis en titres financiers. Ceux-ci pourront être acquis par des investisseurs, peut-être d’autres banques de la place ; c’est une option”, explique notre source. Cette transformation d'actifs tangibles en instruments financiers liquides est une démarche peu commune dans le paysage financier togolais. Des entités telles qu'Orabank et la BOAD ont déjà utilisé la titrisation pour liquéfier une partie de leur bilan, en particulier par la vente de créances.

Une bouffée d'oxygène pour les banques UTB et IB Bank : cette initiative devrait présenter un double avantage. D'un côté, elle promet un bol d'air financier à l'UTB (qui n’est pas encore cédée) et à IB-Bank, des institutions en proie à des difficultés comme la faiblesse de liquidité et des pressions réglementaires. Cette manne financière devrait leur permettre un redressement notable, espère Lomé. Un enjeu crucial dans un contexte économique et réglementaire exigeant où la BCEAO vient de rehausser le capital social minimum, qui passe à 20 milliards FCFA.

Fin 2019, la BTCI, avant de devenir IB Bank Togo, affichait des fonds propres négatifs de 11 milliards FCFA, avant de passer en zone verte avec en 2021, sous l’effet d’une restructuration. À la suite de son acquisition par IB Holding, propriété de Mahamadou Bonkoungou, des mesures ont été mises en œuvre pour renforcer les fonds propres de la banque. Ainsi, son capital social a été augmenté de l’équivalent de 20 milliards FCFA, porté à 27 milliards FCFA, dépassant ainsi les exigences prudentielles. Pour IB Bank (ex-BTCI) qui est déjà privatisée, la vente de son siège social à l'État lui permet de libérer du capital immobilisé dans un actif non liquide, ce qui devrait immédiatement améliorer sa liquidité et potentiellement ses fonds propres, surtout qu’elle a accumulé des pertes importantes avant son rachat.

De son côté, l’UTB continue de naviguer dans des eaux troubles et a connu des difficultés à trouver un repreneur, d’autant que sous-capitalisée selon la nouvelle norme, elle affichait des fonds propres fortement négatifs en 2021. “Le but de cette opération, simple mais stratégique, est de donner un nouvel élan aux banques togolaises. En rachetant leurs immeubles, l'État veut transformer ces actifs immobiliers en liquidités précieuses” pour l’UTB, qui est actuellement en pourparlers avec Coris Bank du Burkinabé Idrissa Nassa pour son rachat, tandis que l’ex-BTCI a été rachetée par un autre Burkinabé, Mahamadou Bonkoungou. D'autre part, une telle opération créera une nouvelle source de revenu pour l'État sous forme de loyers, puisque les banques continueront d'occuper ces bâtiments, justifient les autorités togolaises.

Fiacre E. Kakpo

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