Au Togo, la Chambre administrative de la Cour suprême a annoncé et publié la liste des candidats pour les élections régionales du 20 avril 2024. Elle a validé 284 listes alors qu’elle en a reçu 302.
C’est après la vérification préalable des dossiers par le ministère de l’administration territoriale et la Commission électorale nationale indépendante (CENI) que la Chambre administrative a rejeté 18 listes. Elle reproche aux listes invalidées, des manquements liés, entre autres, à l’irrégularité liée à l’âge, l’irrégularité relative au nombre de candidats sur la liste, au défaut de signature et aux doubles inscriptions.
Ces anomalies ont été constatées sur la liste des partis comme l’Alliance nationale pour le changement (ANC), le Nouvel engagement togolais (NET), le Pacte socialiste pour le renouveau (PSR). Ces manquements sont relevés également dans le rang des regroupements de partis politiques (Dynamique de la majorité du peuple (DMP)) et sur les listes des indépendants.
Notons qu’au total, 179 conseillers régionaux seront élus à l’issue du scrutin prévu pour le 20 avril 2024, lequel sera couplé des législatives. Parmi ceux-ci, certains vont siéger au Sénat conformément aux dispositions de la constitution togolaise.
Esaïe Edoh
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Le Togo est à la recherche d’appui technique et financier pour la réalisation de sa quatrième enquête démographique et de santé (EDST-IV). Le comité de pilotage de cette opération a tenu en fin de semaine dernière une rencontre de présentation du projet aux partenaires techniques et financiers du pays.
Il s’agit essentiellement de mobiliser les ressources nécessaires auprès des partenaires pour financer le projet qui fait suite aux éditions précédentes réalisées en 1988, 1998 et 2013-2014.
Cette nouvelle enquête devrait permettre au Togo de disposer de données pour évaluer les réalisations dans le domaine socio-sanitaire depuis la dernière EDS réalisée en 2013-2014. Les indicateurs obtenus de la prochaine opération, seront utilisés comme des référentiels pour certains Objectifs de Développement Durable (ODD) et de l’agenda 2063 de l’Union Africaine.
« La disponibilité de ces données permettra au ministère de la Santé, ainsi qu’à l’ensemble des utilisateurs de disposer d’une base de données fiables et actualisées qui serviront à l’élaboration, à la mise en œuvre, au suivi et à l’évaluation des politiques et programmes de développement et, en particulier, dans les domaines de la population, la santé et la nutrition », a souligné le ministre de la santé Moustafa Mijiyawa.
De façon concrète, cette EDST-IV permettra entre autres, d’évaluer les niveaux de fécondité et la prévalence contraceptive ; les indicateurs de base de la santé maternelle et de l’éducation et des informations sur la diversité alimentaire des femmes.
Esaïe Edoh
La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) va accorder une ligne de refinancement de 5 milliards FCFA au crédit-bailleur African Lease Togo. Cette facilité a été annoncée à la sortie de la dernière réunion du conseil d’administration de l’institution multilatérale sous-régionale, qui s’est tenue hier lundi 25 mars 2024 à Dakar au Sénégal, sous la présidence de Monsieur Serge Ekue, Président du Conseil d’Administration, Président de la BOAD.
? 9⃣ nouvelles opérations approuvées au terme du 141e Conseil d'Administration de la BOAD, pour un montant global de ???,??? ????????? ?? ????.
— Banque Ouest Africaine de Développement (@boad_official) March 25, 2024
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Cet appui servira à « doter l’institution de ressources adéquates pour lui permettre d’offrir de manière efficiente, des services inclusifs, adaptés aux besoins des Micro Petites et Moyennes Entreprises. » ; indique-t-on.
La facilité viendra du reste appuyer un acteur en plein développement dans le pays, qui offre des services de crédit-bail, d’affacturage, de paiement (transfert de fonds en devises) et effectue des opérations de cautionnement. Entré en activité en 2019, African Lease Togo revendiquait un portefeuille d’une dizaine de milliards FCFA en 2021. Globalement, les opérations d’affacturage et de crédit-bail ont continué leur progression au Togo.
Ainsi, à fin mars 2023, les financements par affacturage ont enregistré une progression soutenue, avec un encours qui a atteint 19 milliards FCFA (en progression annuelle de 171%), et les concours par crédit-bail atteignaient 23 milliards de francs CFA, à la fin du premier trimestre 2023.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo vient de basculer dans un régime parlementaire. Hier, dans la nuit du 25 mars 2024, l’Assemblée nationale a adopté une nouvelle constitution, opérant un changement majeur qui fait notamment passer le pays d’un régime semi-présidentiel à un régime parlementaire.
Ce changement, voté par 89 voix pour, 1 contre et 1 abstention, redéfinit les mécanismes de désignation du chef de l'État et redistribue les pouvoirs entre les institutions.
Plus d'élection présidentielle !
Selon la nouvelle constitution, le président sera désormais élu par l’Assemblée nationale et le Sénat, réunis en congrès, "sans débat", pour un mandat unique de six ans. Selon les informations, il n’exercera qu’une fonction honorifique, il inaugurera désormais les chrysanthèmes. Ceci rompt de manière radicale avec le précédent système, où le président était élu au suffrage direct pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois et où l’exécutif était bicéphale, avec un président élu au suffrage universel direct qui nomme un Premier ministre et les ministres.

Le texte constitutionnel adopté avec une écrasante majorité par l'Assemblée nationale togolaise, largement dominée par le parti au pouvoir, l'Union pour la République (UNIR), crée également de nouvelles fonctions dans l’appareil d’État. Notamment la fonction de "président du Conseil des ministres", élu pour un mandat de six ans, qui détiendra une autorité considérable dans la gestion des affaires gouvernementales et sera responsable devant le Parlement. Ce poste sera occupé par le chef du parti ou le leader de la coalition majoritaire issue des élections législatives.
Pour le pays, c’est une évolution majeure et une transition vers une Ve République togolaise qui s'amorce, à quelques semaines des élections législatives, prévues pour le 20 avril prochain.
Notons que pour son entrée en vigueur, la nouvelle constitution devra être promulguée par le Président de la République, qui dispose pour ce faire, de quinze jours.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo vient de mettre en place un plan d’action pour développer la filière poisson à l’horizon 2028, avec un coût de 20,04 milliards de francs CFA. Selon un document du ministère en charge de l’agriculture, ce plan vise à améliorer les conditions de production, de transformation et de commercialisation afin de promouvoir cette industrie. À terme, l'objectif principal de la stratégie est d'augmenter la production halieutique nationale de 25 % d'ici à 2028, afin de contribuer à la couverture des besoins nationaux en poisson.
Un programme en 5 axes
Pour ce faire, le programme, structuré en cinq grands axes, vise à renforcer les capacités productives de la filière, tant du point de vue technique qu’organisationnel. Il implique notamment des programmes de formation pour les acteurs de la filière, tandis qu'un soutien sera apporté à la recherche halieutique et au conseil interprofessionnel de la filière poisson (CIFP).
Une attention particulière sera également portée à la valorisation des produits halieutiques, dans le but d'augmenter leur valeur ajoutée. Parallèlement, des mesures seront prises pour améliorer la gouvernance dans le sous-secteur, renforçant ainsi les capacités institutionnelles et organisationnelles des acteurs impliqués.
Pour y parvenir, plusieurs objectifs spécifiques seront poursuivis, notamment l'augmentation de la capacité productive de la filière, le renforcement des capacités techniques et organisationnelles des acteurs, la création d'un environnement favorable aux affaires et l'amélioration de la gouvernance et de la viabilité économique de la filière.
L’Appel du pied aux PTF
Selon les prévisions de ce plan, le financement sera assuré par l'État à hauteur de 1,27 milliard de francs CFA ; le CIFP pour 67,56 millions de francs CFA, tandis que la part du lion reviendra aux partenaires techniques et financiers (PTF), qui devraient contribuer pour 18,69 milliards de francs CFA. Pour rappel, la production nationale ne couvre pas les besoins sans cesse croissants du pays. Les besoins sont passés de 86 905 tonnes en 2012 à 105 235 tonnes en 2022. En comparaison, l’an dernier, les acteurs de la pêche ont capturé 24 229 tonnes de poissons.
Ayi Renaud Dossavi
Togo : la production halieutique en progression de 30% entre 2020 et 2023.
Au Togo, plus de 6,6 millions de moustiquaires (6 637 435) ont été distribuées à travers tout le pays en 2023, selon les données du Ministère de la Santé, de l'Hygiène Publique et de l'Accès Universel aux Soins (MSHPAUS), reprises dans le budget citoyen 2024 du Togo. Ceci représente une hausse notable par rapport à 2020, durant la Covid-19, où 5,4 millions de moustiquaires ont été distribuées. En effet, cette précédente campagne de distribution de moustiquaires imprégnées d'insecticide (MID) au Togo, sous l'égide du ministère et du Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP), a permis de distribuer précisément 5421189 moustiquaires dans le pays.
Les chiffres de 2023 marquent également un plus par rapport aux prévisions initiales des autorités, qui tablaient dans un premier temps sur 6,5 millions de moustiquaires à distribuer.
Si cette progression annuelle globale marque une évolution positive en termes d'efforts pour la prévention du paludisme, d'une année à l'autre, elle cache également une situation diversifiée suivant les régions du pays.
Dans le détail, pour l'année dernière, le Grand Lomé se taille la part du lion, avec une distribution de 1,84 million de moustiquaires. Dans le reste de la région Maritime, on signale 1,13 million de moustiquaires distribuées.
Plus haut, les Plateaux recensent 1,34 million de moustiques distribuées, dans la Centrale 638 000, 801 000 dans la région de la Kara, et près de 900 000 (885 753) dans les Savanes.
Ayi Renaud Dossavi
Togo : campagne de distribution de plus de 6,5 millions de moustiquaires.
Au Togo, le Port de Lomé a subi un nouvel incendie dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 mars. Ce drame enregistré, environ deux semaines après l’explosion d'un navire à pavillon togolais, a été confirmé par le ministère de l’économie maritime et de la protection côtière.
Selon la source ministérielle, l’incendie aurait duré 2 heures d’horloge. Avant l'intervention des équipes de sapeurs-pompiers, un magasin de l'Office Togolais des Recettes (OTR) abandonné a été touché.
Dans la nuit du 23 au 24 mars un incendie s'est déclaré au @portdelome, affectant le magasin abandonné de l'Office Togolais des Recettes. L’intervention rapide et efficace des pompiers a permis de neutraliser le danger en moins de 2 heures sans qu'aucun blessé ne soit à déplorer.
— Ministère de l'Economie Maritime (@MaritimeTg) March 24, 2024
Toujours d’après le bilan officiel, aucun blessé n’est déploré. Toutefois, l’origine de l’incendie reste inconnue.
Notons qu’en juillet 2021, des dizaines de tonnes de coton emmagasinées dans les entrepôts sur la plateforme portuaire étaient emportées par des flammes suite à un incendie. Plus tard en février 2022, un feu avait ravagé plusieurs véhicules exposés au parc de la Société Libano-Togolaise de Transport (SLTT).
Esaïe Edoh
Le Togo, un peu près de 2 mois après son intégration à l'Organisation des États Américains (OEA), en tant qu'observateur permanent, entame des initiatives pour tirer profit de cette institution. Son ministre des affaires étrangères, Robert Dussey, a été reçu en milieu de semaine à Washington par le Secrétaire général de l'institution, Luis Almagro.
« En tant qu'observateur permanent auprès de l'OEA, j'ai invité le Togo à profiter de la position stratégique de notre organisation dans la région », a déclaré Luis Almagro sur compte tweet.
I welcomed today Foreign Minister of the Togolese Republic Robert Dussey @rdussey. We discussed our common challenges in Africa and in the Americas—security, terrorism, and development, among others. We agreed on the importance of fostering cross-regional understanding and… pic.twitter.com/Z5hZLk61f4
— Luis Almagro (@Almagro_OEA2015) March 20, 2024
Dans cette dynamique, les deux diplomates ont essentiellement évoqué les stratégies à mettre en œuvre pour assurer le renforcement de la coopération interrégionale et pour relever les défis communs au plan sécuritaire en Afrique et dans les Amériques.
Les deux parties sont d’ailleurs « convenues de l’importance de favoriser la compréhension et la coopération interrégionales », selon Luis Almagro.
Fondée en 1948, l'OEA regroupe 35 États membres du continent américain et intervient dans les sphères de la diplomatie et de la coopération. Le Togo qui a adhéré à l’OEA en janvier dernier, ambitionne pour sa part d'explorer les possibilités d'investissements dans des secteurs clés notamment l'agriculture, les mines et le commerce régional.
Au Togo, les autorités gouvernementales réajustent leurs approches dans la manière d'attirer les investissements. Sous l'égide du Ministère de la Promotion de l’Investissement et avec le soutien de la GIZ, une initiative ambitieuse vient de voir le jour : les Plateformes Institutionnelles Régionales de Promotion et Facilitation des Investissements. Le lancement, effectué le 13 mars 2024 dans la préfecture d’Agou, marquait le début d'une série d'ateliers destinés à transformer les préfets, les maires, ainsi que les autres élus locaux en de véritables ambassadeurs de leur territoire, dans l'optique d'attirer davantage d'investissements.

Du 14 au 19 mars, cette initiative s'est étendue à travers le pays, touchant les régions des Plateaux, Maritime, du Grand Lomé, des Savanes, de la Kara, et Centrale. Les ateliers, qui ont rassemblé plus de soixante participants par région, ont servi de tremplin pour sensibiliser ces acteurs locaux à l'importance de leur rôle dans la promotion des investissements. Avec ces nouvelles plateformes, le ministère dirigé par Manuella Santos, indique vouloir mettre en avant l'implication des communautés locales et l'utilisation des avantages compétitifs régionaux pour séduire les investisseurs.
L'objectif ultime ? Mettre en avant les atouts spécifiques de chaque terroir et développer une stratégie de marketing territorial ciblée et efficace.
L'an dernier, le Togo a mobilisé seulement 27,5 milliards FCFA d'investissements privés, dominés à hauteur de 80 % par les investissements directs étrangers (IDE), soit une baisse par rapport aux années précédentes. Pour corriger le tir et accélérer la cadence, le gouvernement togolais ne se repose pas sur ses lauriers et cherche à innover via ces plateformes régionales. La ministre a, en fin d'année dernière, initié une série de contacts avec différentes délégations d'investisseurs dans une démarche d'écoute. Cette dynamique s'est poursuivie en début de cette année. Ces ateliers itinérants s'inscrivent d’ailleurs dans cette stratégie plus large.
D’après les informations officielles, ces ateliers ont donc été l'occasion pour les participants de se familiariser avec les mécanismes de promotion des investissements et les régimes incitatifs mis en place par le gouvernement. L'objectif était double : mobiliser des investissements structurants pour les localités et positionner le Togo comme une destination de choix pour les investisseurs étrangers et nationaux.
Selon le ministère de tutelle, les recommandations issues des sessions de discussion contribueront à peaufiner une stratégie de marketing territorial, visant à ajuster et à renforcer le plan d'action national pour l'attraction des investissements.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, 2348 candidats se sont engagés dans la conquête des 113 sièges à l’assemblée nationale. La Cour constitutionnelle du pays a publié la liste de ces candidats retenus le vendredi 22 mars 2024 après validation de leurs dossiers.
Ils sont, selon la publication consultée par Togo First, inscrits sur 353 listes portées par 19 partis politiques, 60 groupes indépendants et 2 groupes de partis. Précisément, 285 listes proviennent des partis politiques et 72 des indépendants.
Après cette validation des candidatures, par la cour constitutionnelle, précédée de la vérification par le ministère de l’administration territoriale et la Commission électorale nationale indépendante (CENI), s’ouvre une nouvelle étape vers les élections. Celle de paiement des cautionnements par les têtes de liste.
Notons que ces élections législatives seront couplées des régionales et sont prévues pour le 20 avril 2024, avec la participation attendue de 4,2 millions d'électeurs qui sont enregistrés sur le fichier électoral définitif de la CENI.
Esaïe Edoh