Togo First

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Au Togo, le Fonds national pour le développement du sport (FONADES), créé il y a déjà deux ans, pourrait être opérationnel incessamment. L'exécutif, en Conseil des ministres le mercredi 20 décembre 2023, a examiné et pris le décret portant attributions, organisation et fonctionnement de ce fonds.

Le FONADES, créé dans le but de promouvoir les activités physiques et sportives au Togo, va œuvrer à l’amélioration de la mobilisation des ressources financières pour le développement de ce secteur. De fait, il va rechercher des financements auprès des partenaires au développement et des secteurs privé et parapublic, pour compléter l’appui financier de l’État au secteur du sport.

Ce fonds va également veiller à l’utilisation rationnelle des ressources mobilisées.

Une fois opérationnel, il va aider à l’émergence d’une industrie du sport « à même de porter et de structurer l’économie des sports » au Togo, selon les autorités du pays qui soutiennent qu’il permettra également de promouvoir les talents sportifs.

Notons que dans la perspective de l'opérationnalisation du FONADES, plusieurs réformes sont engagées dans ce secteur, notamment la mise en place des mécanismes de mobilisation optimale des ressources financières.

Esaïe Edoh

Au Togo, la commune Agou 1 (Agou-Gadzépé) a adopté le mardi 19 décembre 2023 son budget exercice 2024. Il s’équilibre en recettes et en dépenses à 143.369.288 FCFA.

Dans le détail, 80 millions FCFA seront consacrés au fonctionnement de l’administration communale, alors que 62 millions FCFA sont réservés à l’investissement. Concrètement, cette municipalité dirigée par le Maire Bolouvi Sénam, va en 2024 axer son investissement sur les projets d’infrastructures. Le conseil municipal annonce la reconstruction des centres éducatifs, la sécurisation des réserves administratives et la réhabilitation des locaux de la mairie.

Grâce à cette enveloppe prévisionnelle, la mairie Agou1 prévoit également de lancer les travaux d’aménagement dans le nouveau marché de la localité, et la rénovation de l’infrastructure sanitaire de la commune.

Ces chantiers annoncés, selon le maire d’Agou 1, « vont contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations » qui devraient participer à la mobilisation de ressources via le paiement des taxes.

Dans cette perspective de mobiliser des fonds auprès de la population pour financer le budget, le Conseil communal avait lancé en juin dernier une opération de recensement des contribuables de la commune, grâce à l’appui du Programme décentralisation et gouvernance (ProDeG IV).

Esaïe Edoh

Au Togo, le gouvernement amorce une réforme du Statut général de la fonction publique. Lors du dernier conseil des ministres, mercredi 20 décembre 2023, le gouvernement togolais a en effet adopté un nouveau projet de loi portant réforme du Statut général de la fonction publique.

Mise à jour du cadre

Pour l'exécutif, il s'agit de moderniser et renforcer la fonction publique togolaise en palliant les lacunes du Statut général de la fonction publique actuel, en place depuis 2013. Cette réforme, inscrite dans le cadre de la feuille de route gouvernementale 2020-2025, vise à attirer et développer les compétences et les talents au sein de la machine publique.

En substance, les modifications proposées visent, selon le gouvernement, à améliorer la cohérence globale et l'application du Statut général de la fonction publique, à encourager la culture de la performance et de la productivité grâce à des évaluations basées sur des critères préétablis, à renforcer le système de formation et de perfectionnement tout au long de la carrière des fonctionnaires, et à améliorer les procédures de recrutement pour attirer et retenir les talents.

"Culture de la performance"

Ces mutations visent ainsi à "améliorer, entre autres, la cohérence d'ensemble et l'application du Statut général de la fonction publique, promouvoir la culture de la performance et de rendement à partir d'évaluations basées sur des critères prédéfinis", énonce ainsi le communiqué du conseil. Il s'agira également de renforcer le système d'imprégnation, de formation et de perfectionnement au début et tout au long de la carrière du fonctionnaire.

Cette révision a du reste été précédée d'une analyse approfondie du cadre juridique et institutionnel actuel de la fonction publique, incluant une comparaison avec les meilleures pratiques et législations d'autres pays, ainsi que de vastes consultations avec les parties prenantes.

Notons que le nouveau texte qui va atterrir sur la table des députés, instaure également un conseil de santé de la fonction publique.

Ayi Renaud Dossavi

L'École Normale Supérieure (ENS) d'Atakpamé présente de nouvelles réformes. Le centre qui forme depuis 1968 les enseignants du pays, a ouvert ses portes le lundi 18 décembre 2023, en présentant des mises à jour visant à améliorer la qualité de l'enseignement et à professionnaliser le métier d'enseignant.

Ouverture permanente et LMD

L'une des principales avancées de cette réforme est l'ouverture permanente de la formation à tous les étudiants. De plus, indique le Ministère des Enseignements Primaire Secondaire Technique et de l’Artisanat, les étudiants de l'ENS suivront désormais un cursus de six semestres (équivalent à 3 ans) basé sur le système LMD (Licence, Master, Doctorat), débouchant sur l'obtention d'une licence professionnelle d'enseignement (LPE). Il s’agit, indique-t-on, de mieux préparer les futurs enseignants aux défis du système éducatif togolais.

Plus de 700 élèves professeurs 

Lors de la cérémonie de rentrée du lundi 18 décembre, le Professeur Komla Dodzi Kokoroko, en collaboration avec le Professeur Majesté Ihou WATEBA, son homologue de l'enseignement supérieur et de la recherche, a souligné l'importance de cette réforme.

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Pour rappel, l’ENS d'Atakpamé propose une variété de formations dans des domaines tels que les mathématiques, la physique-chimie, les sciences de la vie et de la terre, l'anglais, le français et l'histoire-géographie. Pour cette année académique 2023-2024, l’institution accueille 744 élèves-professeurs, dont 232 filles

Au Togo, le ministère du Commerce, de l'Artisanat et de la Consommation locale organise jusqu’au 21 décembre un atelier national de formation sur les nouvelles règles d'origine de la CEDEAO. Les travaux qui se tiennent en collaboration avec la Chambre du Commerce et de l'Industrie du Togo (CCI-Togo), rassemblent les opérateurs économiques togolais qui souhaitent étendre leur présence sur les marchés de la CEDEAO. Il s'agit notamment de leur fournir des informations essentielles sur les enjeux économiques et commerciaux ainsi que sur les défis liés aux règles d'origine au sein de la CEDEAO, tout en les sensibilisant à l'importance d'une surveillance efficace et de la mise en commun des compétences au niveau national concernant les règles d'origine de la Communauté.

Les participants renforcent ainsi leur compréhension du Schéma de libéralisation des échanges (SLE) et de son mécanisme opérationnel, des nouvelles règles d'origine, du certificat d'origine, de la dématérialisation du certificat d'origine, de la plateforme togocham, et étudient des cas pratiques. 

À noter que, au sein de l'espace CEDEAO, seuls les produits d'origine communautaire bénéficient des avantages du schéma de libéralisation des échanges et sont autorisés à circuler librement. Ces règles d'origine ont été élaborées par l'Union communautaire dans le but de renforcer le commerce intra-régional, de soutenir les secteurs de production régionaux et de promouvoir l'industrialisation.

Les ateliers ont lieu dans le contexte de l'opérationnalisation de l'accord de la zone de libre-échange continentale (ZLECAF) qui introduit de nouvelles règles. Les entreprises déjà agréées pourraient ainsi faire une demande d'agrément et obtenir le certificat d'origine pour faciliter les échanges en cas de mise en œuvre du SLE. 

Selon Yakpey Comlan Nomadoli, Secrétaire général du ministère en charge du Commerce, depuis 1999, les dirigeants de la CEDEAO, dans le cadre de la création d'une zone d'intégration régionale pour le développement, ont mis en place le SLE. Après plusieurs années de mise en œuvre de ce schéma, compte tenu de l'évolution mondiale, il est désormais essentiel de réviser les règles du jeu pour les adapter aux exigences de l'ouverture des marchés.

Ecobank Togo a été désigné meilleur Spécialiste en Valeurs du Trésor (SVT) sur les titres publics togolais pour l'année 2022. Une distinction décernée par UMOA-Titres, l'organe qui s’occupe du marché des titres publics par adjudication dans l’espace UEMOA.  Cette reconnaissance n'est pas nouvelle pour la filiale du groupe bancaire, qui avait déjà été nommée meilleur SVT en 2021 et en 2018. Les SVT sont des institutions financières habilitées à opérer directement avec le Trésor public pour l'achat et la vente de titres d'État, notamment les obligations ou bons.

Pour l'année 2022, vingt-deux SVT de l'Union, comprenant dix-huit banques et quatre Sociétés de Gestion et d’Intermédiation (SGI), ont été évalués. Le classement s'est basé sur une échelle de 100 points, répartis entre la participation aux adjudications (50 points), la présence sur le marché secondaire (35 points), et la qualité de service (15 points). 

À la deuxième place des entités les plus actives sur les titres togolais sur la période sous revue, on trouve Orabank Togo, suivie de près par Coris Burkina et BIIC Financial Services du Bénin. 

En particulier, Orabank Togo qui dispose d’une salle de marché à Lomé, a maintenu une présence notable sur le marché financier régional, se classant parmi les trois meilleurs investisseurs dans presque tous les pays de l'UEMOA, à l'exception de la Guinée Bissau. 

Fiacre E. Kakpo

La Turquie, dans le cadre de ses relations avec le Togo, va bientôt ouvrir un centre d’étude et de recherche à l’Université de Lomé (UL). L’annonce est faite le mardi 19 décembre 2023 par l’ambassadrice turque au Togo, Muteber Kiliç, lors d’une conférence publique, à Lomé.

Ce centre devrait permettre à la jeunesse estudiantine togolaise de connaître la Türkiye et de bénéficier également des bourses d’études. Le futur centre servira également de cadre de travail et de partage d’expériences pour les enseignants chercheurs des deux pays.

Dans la perspective de l’ouverture du centre, des programmes de mobilité enseignante, étudiante et du personnel administratif vont se déployer, a indiqué le directeur de la coopération de l’UL, Joseph Koffi Tsigbe.

Ce futur centre marque le début d’une relation entre les deux pays sur le plan éducatif, en complément de la coopération sur les plans diplomatique et économique, qui se renforce. Ceci, notamment depuis la première visite officielle en octobre 2021 du Président Recep Tayyip Erdogan à Lomé.

Notons que, selon la représentation turque au Togo, le volume des échanges commerciaux entre Ankara et Lomé, était d'environ 128 millions de dollars en 2021, avant de passer à près de 200 millions de dollars fin 2022.

Esaïe Edoh

Au Togo, le Ministre chargé du commerce, Rose Mivedor, est monté au créneau pour rappeler l'interdiction des produits contrefaits, falsifiés et périmés. Ce rappel est fait alors que la commercialisation de ces produits prend de l'ampleur généralement en période de fin d’année.

« Le Ministre du commerce porte à la connaissance des opérateurs économiques et des consommateurs que la vente des produits contrefaits, falsifiés, et périmés est strictement interdite », indique un communiqué publié ce mercredi 20 décembre 2023. La note est également conforme à la loi sur l’organisation de la concurrence au Togo.

Rose Mivedor et son équipe, dans le but de protéger la population de l’achat des produits falsifiés, annoncent des contrôles sur l'ensemble du pays. « Tout contrevenant sera sévèrement sanctionné conformément aux textes en vigueur », informe le ministère qui appelle d’ailleurs les consommateurs à la vigilance et à une collaboration via le numéro vert 8585 pour dénoncer des « pratiques anormales ».

Pour rappel, au Togo, le marquage sécurisé des produits importés est obligatoire depuis le 1er septembre 2020. Cette initiative vise à améliorer la traçabilité et l'authenticité des marchandises, tout en assurant leur conformité aux normes de sécurité et de qualité. Elle concerne principalement les produits de consommation tels que les eaux, bières, jus de fruits, vins, vermouths, boissons alcoolisées ou non, et tabacs. Selon l'Office Togolais des Recettes (OTR), ces produits ne peuvent être ni affichés à la vente, ni vendus sans la vignette de la marque sécurisée obligatoire.

Esaïe Edoh

Le ministère de la promotion de l'investissement du Togo et des opérateurs économiques indiens installés dans le pays ont échangé le mardi 19 décembre 2023 à Lomé à l’occasion d’un “Investors Breakfast”. Précisément, les difficultés auxquelles font face les Indiens dans leurs activités dans le pays ouest-africain ont été au cœur des échanges.

Pour les chefs d’entreprises indiens, les difficultés sont essentiellement liées à la lenteur du traitement de leurs dossiers fonciers au Cadastre, à l'insuffisance d'énergie électrique pour faire tourner leurs machines, ou encore à la lenteur des formalités au service d’immigration.

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Le traitement des dossiers au cadastre étant un sujet commun à tous les entreprises indiennes, la ministre de la promotion de l’investissement, Manuella Santos, a informé des initiatives en cours pour digitaliser la procédure.  « Ce qui permettra de réduire les délais. Ainsi, le problème de lenteur ne se reproduira plus », a soutenu l’officielle. 

Cette lenteur, selon l’OTR, est justifiée par la croissance des dossiers enregistrés depuis 2021 en raison de la baisse du coût des procédures.

D’après la ministre Manuella Santos, des dispositions seront également prises pour faciliter les activités économiques à tous les investisseurs étrangers qui ont fait le choix de Lomé.

Ces “Investors Breakfast” vont se multiplier avec d’autres investisseurs dans le but de leur assurer la facilitation et la protection de leurs activités dans le pays.  

Esaïe Edoh

Au Togo, dans la perspective des élections législatives et régionales prévues fin premier trimestre 2024, l'exécutif a ouvert la procédure de modification du code électoral. En Conseil des ministres tenu le lundi 18 décembre 2023 à Lomé, les membres du gouvernement ont adopté un projet de loi relatif à la fixation du nombre de députés à l’Assemblée nationale, aux conditions d’éligibilité, au régime des incompatibilités et aux conditions dans lesquelles il est pourvu aux sièges vacants.

L’adoption de ce projet de loi fait suite aux propositions des acteurs politiques regroupés au sein du Cadre permanent de concertation (CPC), relatives à l’augmentation du nombre de circonscriptions électorales, à l’accroissement du nombre de députés ainsi qu’à la nouvelle répartition des sièges à l’Assemblée nationale. Ceci, après l’examen et l’analyse avec “attention” des vœux exprimés par les acteurs politiques, précise-t-on. Le gouvernement souligne dans cette dynamique : « la procédure législative va suivre son cours pour permettre la tenue des prochaines consultations dans un cadre inclusif, apaisé et sécurisé, concrétisant ainsi, une fois de plus, le modèle de gouvernance concertée prôné par le Président de la République et mis en œuvre au bénéfice de l’ensemble des populations togolaises ».

Avec l’actualisation du code électoral, l’Assemblée nationale togolaise pourrait compter 117 députés (un élu par commune) contre les 91 qu’elle compte actuellement.

Esaïe Edoh 

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