Togo First

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Adenia Partners, une société de capital-investissement basée à Maurice, vient d’annoncer avoir conclu un accord avec Air Liquide, spécialiste des gaz industriels pour l'acquisition de douze de ses filiales situées en Afrique de l'Ouest et Centrale, y compris au Togo. 

Implantée au Togo depuis 1970, la société française Air Liquide fournit une gamme de gaz industriels et médicaux, en s'appuyant sur des molécules fondamentales telles que l'oxygène, l'azote et l'hydrogène. La multinationale est aussi engagée dans la conception de systèmes de distribution de fluides pour le secteur médical et celui de laboratoire, et propose également des solutions pour le soudage et la découpe.

Cette opération est en prélude à la formation d'un groupe indépendant dans le domaine des gaz industriels, apprend-on. Les filiales concernées, réparties sur des marchés africains stratégiques incluant le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, le Congo, la Côte d'Ivoire, le Gabon, le Ghana, Madagascar, le Mali, la République Démocratique du Congo, le Sénégal et le Togo, seront réunies sous une nouvelle entité. 

D'après un communiqué publié par Air Liquide, les activités cédées représentent un chiffre d'affaires avoisinant les 60 millions d'euros, ce qui correspond à moins de 10% des ventes totales du groupe en Afrique.

Adenia Partners qui gère plus de 800 millions de dollars d'actifs à travers plus de 30 investissements, promet de soutenir la croissance de ce nouveau secteur de son portefeuille par des investissements à long terme pouvant atteindre 30 millions d'euros.

Cette transaction intervient dans un contexte de croissance des activités industrielles en Afrique, avec une demande accrue en gaz essentiels tels que l'oxygène et l'azote, utilisés dans des domaines variés, de la santé à la transformation industrielle. 

Fiacre E. Kakpo

Une rencontre d'information et de sensibilisation s'est tenue à Lomé entre la Haute Autorité de la Qualité et de l'Environnement (HAUQE), à travers son structure technique, l’Agence togolaise de métrologie (ATOMET), et les promoteurs des stations-services. L'objectif principal : rappeler aux acteurs du secteur, leurs responsabilités dans le respect des réglementations métrologiques et scientifiques relatives à la mesure. 

Selon Sébastien Bataba Bebei, directeur général de l'Agence Togolaise de Métrologie, cette rencontre visait à clarifier le rôle de chaque acteur et à proposer des mesures préventives contre les éventuelles fraudes dans les stations-service.  “Nous avons voulu qu'il y ait une rencontre aujourd'hui avec les promoteurs et les gérants de ces stations-service pour leur situer leur responsabilité dans la conformité des instruments de mesure, c'est-à-dire les stations-service.”, indique ainsi le DG de l’ATOMET. 

Concernant les plaintes et rumeurs qui remontent des consommateurs, vis-à-vis des stations-services, “Le résultat de mesure d'un instrument n'est pas le simple fait de l'instrument. Il y a des facteurs externes qui l’influencent. C'est la mesure et notamment la main d'œuvre, c'est-à-dire le pompiste. Et c'est cette plainte-là que nous avons eue.” 

Pour ce dernier, les fournisseurs ont ainsi “une responsabilité dans la conformité en formant leur pompiste, c'est-à-dire leur main d'œuvre-là, en les sensibilisant par rapport à la conduite à tenir sur les sites en vue de garantir des mesures justes, fidèles, c'est-à-dire exactes aux clients.”

De leur côté, les fournisseurs rappellent la nécessité pour les clients de rester vigilants, en dépit de la fiabilité du matériel utilisé. Ainsi, Kao Pascal, responsable opérationnel chez Cap-Togo, a mis en lumière le comportement des consommateurs dans les stations-services. Il souligne que les clients doivent être vigilants et vérifier la quantité de carburant servie. Cette vigilance mutuelle entre les fournisseurs et les consommateurs est de mise, pour garantir des transactions équitables et transparentes.

Pour rappel, au Togo, le non-respect des dispositions réglementaires entraine des sanctions pénales. Ces dernières sont notamment des amendes, allant jusqu’à dix millions de francs CFA, et/ou des peines d’emprisonnement allant jusqu’à deux ans. 

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la 9ème édition du Festival des Arts de Défalé (FADEF) aura lieu du 3 au 7 avril dans cette ville de la région de Kara, précisément dans la préfecture de Doufelgou, située à 420 km de Lomé. Le thème de cette édition est : "Patrimoine local, paix et développement des talents".

« Pour cette année, notre objectif est de favoriser l'intégration des peuples, la solidarité et la citoyenneté à travers la promotion de la culture et des arts, tout en encourageant les initiatives économiques dans le domaine culturel. », indique Raoul Baraka, coordonnateur de l’évènement.

Par ailleurs, le FADEF cherche à mettre en avant la relation entre la culture et la croissance économique, en présentant les initiatives culturelles comme des moteurs du développement durable. À cette fin, un programme d'accompagnement pour les jeunes entrepreneurs est associé à cette rencontre. Cette initiative vise notamment à soutenir de jeunes acteurs dans les secteur sde l'agriculture, du tourisme ou de l’artisanat. Un appel à candidatures a été lancé à cet effet.

Pour rappel, le festival revendique avoir déjà attiré, lors des éditions passées, plus de 150 000 participants.

Consulter ici l’appel à candidatures

Ayi Renaud Dossavi

Des enquêtes sont en cours pour déterminer les conditions dans lesquelles un incendie est survenu mardi 12 mars 2024, au Port de Lomé.

En effet, « dans la journée du 12 mars 2024 vers 11h, une explosion s'est produite à bord du Navire Déborah, battant Pavillon Togolais au moment où il voulait lancer son moteur pour appareiller. », selon les précisions apportées jeudi 14 mars par le préfet maritime, Neye Takougnadi.  Aussitôt alertée, « la préfecture maritime a organisé et coordonné les secours pour sauver l'équipage et lutter contre l'incendie. »

Dans la foulée, deux membres de l'équipage ont pu être secourus, mais deux autres ont disparu, selon les déclarations du commandant du bateau. 

Les plongeurs sont en activité pour mettre entièrement à flot le bateau dont la poupe a émergé.

De son côté, le parquet de Lomé a également ouvert une enquête, pour élucider cet incident. 

Ayi Renaud Dossavi

Après avoir ouvert ses bureaux au Togo en 2019, la Société financière internationale (SFI ou IFC), Banque mondiale dédiée au secteur privé, compte, quatre ans après, passer la barre des 80 millions $ d'investissement dans le pays, d'ici à juin 2024.

L’information a été partagée par Olivier Buyoya, le responsable Afrique de l'Ouest de l’IFC, lors d’une audience qui lui a été accordée jeudi 14 mars 2024, par le Premier ministre togolais, Victoire Tomegah-Dogbe.

« Nous avons ouvert notre bureau ici à Lomé il y a 4 ans. Nous sommes très fiers de dire que cette année fiscale, qui se conclura pour nous au mois de juin 2024, nous espérons arriver à un financement portefeuille dépassant les 80 millions de dollars. », s’est félicité Olivier Buyoya, exprimant sa satisfaction quant à leur activité au Togo. 

Ceci, surtout en considérant le niveau des investissements de la SFI dans le pays quelques années auparavant. En effet, « Nous étions autour de 5 millions de dollars d'investissement il y a 3 ans », relève-t-il.

Un programme d’appui aux champions nationaux

La rencontre avec la cheffe du gouvernement togolais lui aura notamment permis de faire le point des activités de son institution au Togo. Il s’est également agi de présenter un futur atelier sous-régional sur les champions nationaux, appuyés par l’IFC, et dont la première édition est attendue prochainement

« Nous avons mis en place un programme d'appui aux champions nationaux. Ce sont les entreprises togolaises qui aujourd'hui se battent au quotidien pour créer, maintenir des emplois. Notre programme permettra non seulement de leur donner des financements dédiés, mais aussi de les accompagner dans le développement de leurs projets. », explique le représentant de l’institution. « Nous avons communiqué à Madame le Premier ministre que nous avons choisi Lomé pour le premier atelier sur ce programme au niveau régional. »

Pour rappel, au Togo, les investissements de la Société financière internationale couvrent divers secteurs, notamment un financement dans la connectivité internet, avec Axian et Togocom, l’appui à l’énergie à travers un investissement accordé à Zener, ou encore dans la mobilité, avec un appui apporté à Gozem.

Ayi Renaud Dossavi

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Pour l'année 2023, le pays a produit près de 40 000 tonnes d’anacarde. La production est en effet passée, en cinq ans, de 22 937 tonnes (en 2019) à 38 880 tonnes en 2023, soit une augmentation de 70%, selon les informations du Conseil Interprofessionnel de la filière Anacarde au Togo (CIFAT), en marge du lancement de la campagne de commercialisation de l’Anacarde, ou noix de cajou, qui démarre ainsi ce jeudi 14 mars 2024. L’événement marque également la première édition de la journée nationale de l’anacarde au Togo (JNAT).

Si l'on note une sensible progression de la production sur la période considérée, on concède également que la transformation reste un défi majeur. « Il est à noter que le taux de transformation de l’anacarde est très faible avec une moyenne annuelle de 21,28% de noix transformées sur la période de 2019 à 2023. », indique Komlan Gozan, président du Conseil d’Administration du CIFAT.

« Nous devons travailler ensemble pour garantir la disponibilité et la qualité des produits de l’anacarde, respecter les normes internationales, assurer une juste rémunération aux producteurs et créer des partenariats durables avec les acteurs de la filière. », ajoute-t-il.

Au Togo, le CIFAT, créé en 2016, rassemble cinq groupes d’acteurs, à savoir la Coopérative de pépiniéristes d’anacarde du Togo (COPAT), la Fédération nationale des coopératives productrices d’anacarde du Togo (FNCPATOGO), l’Association des acheteurs d’anacarde du Togo (3A-TOGO), l’Association togolaise des transformateurs d’anacarde (ATTA) et le Conseil des exportateurs de la filière anacarde (CEFA).

Ayi Renaud Dossavi

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A fin décembre 2023, l’Office Togolais des Recettes (OTR) a mobilisé au titre des taxes et impôts, 990,1 milliards FCFA contre une prévision de 912,1 milliards FCFA. Ce bilan de l’année écoulée a été présenté par le Commissaire général de l’administration fiscale, Philippe Kokou Tchodie, en fin de semaine dernière.

Ce montant correspond à 108,6% des objectifs assignés par l'État à l’institution chargée de la collecte des impôts et taxes, pour financer son budget annuel. Soit une hausse de près de 15% en rapport avec les 865 milliards FCFA engrangés auprès des contribuables en 2022.

Selon le patron de l’OTR, cette performance conforte la bonne santé de l’administration togolaise. « L’OTR se porte bien et met tout en œuvre pour relever les différents défis. En témoignent les résultats positifs ».

Le défi est de franchir la barre des 1000 milliards FCFA en termes de mobilisation cette année. Précisément, l'État attend de l’OTR la collecte de 1.042 milliards FCFA, soit 48% du budget exercice 2024 qui s’établit à 2179 milliards FCFA.

Pour atteindre cet objectif, le collecteur des impôts et taxes mise entre autres, sur l’élargissement de l’assiette fiscale, l’amélioration du rendement du contrôle fiscal et douanier et l’optimisation du processus de délivrance des titres fonciers.

Esaïe Edoh

Au Togo, la deuxième édition du Salon de l'emploi est annoncée les 12 et 13 avril prochains. L’édition de cette année, avec pour thème "Promouvoir l'innovation à travers les start-ups », fait suite au succès de 2023 et vise à fournir aux jeunes entrepreneurs, des informations sur l'importance des idées innovantes et les vastes opportunités offertes par les nouvelles technologies et l'internet. L'annonce a été faite lundi 11 avril par des responsables de la Fondation Piscare, lors d'une conférence de presse tenue à l'OCDI à Lomé.

Selon le Dr Atchou Essousso, Commissaire Général et Directeur Exécutif de la Fondation Piscare, l'objectif du Salon de l'emploi est de répondre au besoin d'employabilité et d'offrir aux diplômés, des opportunités sur le marché du travail. "Le projet vise à combler le fossé entre les demandeurs d'emploi et les employeurs, à savoir les entreprises ayant besoin d'une main-d'œuvre qualifiée", a-t-il ajouté. Le Prof. Joseph Koffi Tsigbe, Directeur de la Coopération à l'Université de Lomé, a rappelé les deux types d'innovation - l'innovation radicale et l'innovation incrémentale – et mis l'accent sur cette dernière ainsi que son adaptation aux besoins locaux.

Pour rappel, le salon est organisé conjointement par la Fondation Piscare, l'Université de Lomé et l'Agence nationale pour l'emploi (ANPE), dans le cadre du projet "Employabilité 25", initié et exécuté par la Fondation Piscare.

Ayi Renaud Dossavi

Lomé a accueilli cette semaine une rencontre régionale sur la finance climat, réunissant des experts et des acteurs du domaine. La rencontre de deux jours, pour discuter de l'accès à la finance climatique dans la région, a démarré le mardi 12 mars, et était placée sous l'égide du ministère de l'Environnement et des Ressources Forestières.

La rencontre, inaugurée par le ministre de tutelle, Foli-Bazi Katari, a permis aux participants de renforcer les capacités institutionnelles des États membres de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) en matière d'accès à la finance climatique. L'objectif principal était aussi de définir des stratégies efficaces pour mobiliser des financements en faveur des secteurs agricoles des différents pays de la région.

Pour la commission de la CEDEAO, le financement de la lutte climatique reste une priorité de son agenda. Il s'agit de répondre à des défis comme l'indisponibilité croissante de l'eau pour l'agriculture et l'élevage, ainsi que la hausse des températures, qui impactent directement les activités agricoles.

Dans son intervention, Foli-Bazi Katari a d'ailleurs souligné l'engagement continu du Togo dans cette lutte depuis 1995, année de ratification des premiers textes internationaux. Il a également mis en avant les efforts du pays, comme la mise en place en 2022 d'une stratégie visant à renforcer son engagement en matière de lutte contre le changement climatique.

Au Togo, des travaux d'aménagement et de bitumage des routes annoncés pour 2024, devront démarrer incessamment. Le ministère chargé des travaux publics vient de lancer un appel d’offres international pour le recrutement des entreprises chargées de réaliser les chantiers.

Premiers en ligne de mire, les travaux de bitumage du tronçon Akonta-Fazao-Tchatchako (entre la région des Plateaux et la Centrale), long de 49 Km et des voiries de Notsè et Mango de 5 Km chacune.

Selon l’appel d’offre consulté par Togo first, les soumissions seront clôturées le 9 avril pour les deux voiries et le 16 avril 2024 pour la route Akanto-Fazao-Tchatchako.

Ces différents chantiers, prévus à l’agenda du ministère piloté par Zourehatou Kassah-Traoré, seront financés sur le budget du département ministériel. En effet, le ministère ambitionne de réaliser des travaux de revêtement de 180 Km de route en cours de construction, et financer des chantiers d’aménagement et de bitumage d’environ 206 Km de route sur l'ensemble du territoire en 2024.

Pour ce faire, le ministère est doté d’un budget prévisionnel de 85 milliards FCFA dont 84 milliards FCFA consacrés au réseau routier.

Esaïe Edoh 

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