Au Togo, l'exportation de l’anacarde et de ses produits dérivés représente environ 20 milliards FCFA annuels. C’est ce qu’ont relevé les représentants du CIFAT (Conseil de l’interprofession de la filière anacarde au Togo), organisation qui rassemble les acteurs du secteur.
En effet, « grâce aux 50 000 acteurs dont 31 500 producteurs, un chiffre d'affaires de l’ordre de 17 à 20 milliards F.CFA est réalisé chaque année à l’exportation. », selon les représentants de l'organisation, cités par le média Agridigitale.
Ces données ont été partagées en marge de la journée nationale de l’anacarde au Togo (JNAT), qui s’est tenue à Kpalimé (région des plateaux), il y a quelques jours (le jeudi 14 mars 2024).
L'événement marquait également le lancement de la campagne de commercialisation de l’anacarde et de ses produits dérivés au Togo.
Pour cette année, ces chiffres s’annoncent dans un contexte de hausse de la production. En effet, l’an dernier, le Togo a produit près de 40 000 tonnes (38 880 tonnes) d’anacarde, en progression notable comparé aux près de 23000 tonnes, en 2019.
Ayi Renaud Dossavi
Initialement prévu mardi, le lancement des travaux de construction de 21 ponts dans les 5 régions économiques du Togo a eu lieu ce mercredi 20 mars 2024. Le premier coup de pioche a été donné par le Président de la République, Faure Gnassingbé, à Kolidè dans la commune Ogou 2 (région des Plateaux), une localité située à environ 230 km de Lomé.
Les travaux consisteront en la construction de ponts modulaires mixtes acier-béton de type Unibridge sur une distance totale de 2271,6 mètres linéaires dans les cinq régions économiques du Togo : Plateaux, Maritime, la Centrale, la Kara et les Savanes.

Financés à hauteur de 65 milliards FCFA - 50 milliards assurés par la France avec un apport de 15 milliards FCFA effectué par l’Etat togolais - ces travaux devraient, d’après les prévisions, durer 36 mois. Il est à rappeler qu’un accord de financement avait été signé en juin 2023 entre le ministre togolais de l’économie et des finances, Sani Yaya, et l’ambassadeur de France au Togo, Augustin Favereau, en ce sens.
C’est l’entreprise française Matière, spécialisée dans la construction des ouvrages de franchissement de type pont métallique modulable qui a remporté le marché dans sa globalité. Sur le plan opérationnel, celle-ci compte sous-traiter les travaux à des entreprises locales, suivant appel à concurrence.

Ces travaux qui démarrent globalement dans le cadre de la politique de désenclavement des zones rurales l'exécutif togolais, devraient à terme, faciliter aux populations rurales bénéficiaires, l’accès aux services socioéconomiques de base, et l’écoulement de leurs produits agricoles, indique-t-on.
Esaïe Edoh
Le Togo accueille cette semaine, la 53ème session ordinaire du Comité Interparlementaire de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (CIP-UEMOA), axée sur le rapport annuel 2023 du fonctionnement et de l’évolution de l’Union.
Cette session de dix jours vise à fournir aux députés une meilleure compréhension de l’organisation de la Commission, comme l'indique l'Assemblée nationale togolaise. Il s'agit également de les informer des défis économiques et des enjeux de développement des États de l’Union, afin de favoriser leur contribution à ces thématiques pour le bien-être des populations.
A Lomé, l’ouverture des travaux a été marquée par les interventions du président de la commission des finances et du développement économique de l’Assemblée nationale, l’honorable Mawussi Djossou Semodji, représentant Yawa Djigbodi Tsegan, Présidente de l’Assemblée nationale, et du Vice-Président du Comité Interparlementaire de l’UEMOA, l’honorable Fonnona Cheick Ahmed Coulibaly.
Pour le Vice-président du CIP-UEMOA, cette session offre « l’opportunité d’évaluer le chemin parcouru en 2023 et de réaffirmer notre détermination à relever ensemble les nouveaux défis auxquels nous serons confrontés au cours de cette nouvelle année ».
Au cours de ces travaux, les députés membres du CIP-UEMOA se pencheront sur le renouvellement des membres du bureau du CIP et des membres des bureaux des sous-comités pour l’année 2024. Ils aborderont également des sujets cruciaux tels que l’installation du président par intérim du CIP, le séminaire parlementaire relatif à l’examen du rapport 2023 de la commission de l’UEMOA sur le fonctionnement et l’évolution de l’Union, assorti d’une note d’observations du CIP, ainsi que le rapport annuel 2023 sur le fonctionnement et l’évolution de l’Union.
Le Togo, premier pays en matière de promotion du leadership féminin en Afrique, selon le rapport 2024 “les femmes, l’entreprise et le droit” de la Banque mondiale, a partagé en milieu de semaine dernière, à New York, aux États-Unis, son expérience. C’était au cours d’une conférence en marge de la 68ème session de la commission de la condition de la femme (CSW68).
Ce partage a été fait par la ministre chargée de la promotion de la femme et de l’alphabétisation, Lolonyo Apédoh-Anakoma, à travers le thème : « Renforcer la résilience socio-économique des femmes et des jeunes pour prévenir l’extrémisme violent ». Concrètement, l’officielle togolaise a rappelé les actions menées visant à renforcer la résilience socio-économique des femmes.
Elle a souligné que 72% des bénéficiaires du Fonds national de la finance inclusive (FNFI), une initiative mise en œuvre en réponse aux besoins financiers des couches vulnérables, sont des femmes. Aussi, 41% des 840 000 emplois indirects créés à travers le Projet d’appui à l’employabilité et à l’insertion des jeunes dans les secteurs porteurs (PAEIJ-SP) sont-ils à l’actif des femmes.
Toujours dans le secteur économique depuis 2019, les autorités togolaises ont porté de 20% à 25% la part d’attribution des marchés publics aux jeunes et femmes entrepreneurs. Au plan social, une série de lois ont été votées pour apporter des améliorations et changements majeurs bénéfiques aux femmes.
Alors que le pays enregistre des avancées, il nourrit de nouvelles ambitions à l’horizon 2030. « Dans cette perspective, le gouvernement a pris des initiatives pour lutter contre la pauvreté et promouvoir les droits de la femme, notamment leur autonomisation économique et leur participation effective à la prise de décision à tous les niveaux du processus de développement », a indiqué Adjovi Lolonyo Apédoh-Anakoma.
Esaïe Edoh
En 2023, le Togo a bénéficié d’un appui global de près d'un million d’euros (991 960 euros), soit quelque 650 millions FCFA, de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), dans le cadre de ses multiples interventions.
L’information a été partagée au public en fin de semaine dernière par Prof Kangni Alemdjrodo, Conseiller du Président Togolais au Conseil Permanent de la Francophonie, à l’occasion du lancement de la quinzaine de la Francophonie édition 2024, en prélude à la journée internationale de la Francophonie (20 mars).
Ces appuis couvrent divers volets, allant du soutien à la lecture en passant par diverses initiatives culturelles, ou encore le soutien au développement durable et à l’économie.
On recense notamment, au titre des actions réalisées au Togo depuis 2023, la participation de trois entreprises togolaises à une mission économique et commerciale de la Francophonie en Méditerranée orientale ; l’appui à la mise en œuvre de 2 projets de développement durable dans les communes de l'Ogou 1 et de Haho 1 (pour une valeur de 53,3 millions FCFA, au bénéfice attendu de 17 500 personnes) ; l’initiative "La Francophonie avec Elles", pour laquelle quatre projets ont été soutenus au Togo, à hauteur de près de 107 millions FCFA.
450 millions FCFA pour la lecture publique
Sur la période, l’OIF a également appuyé la lecture publique avec plus de 450 millions FCFA débloqués, au titre de “la langue française au service des cultures et de l’éducation”. Ceci inclut notamment l’appui au fonctionnement, à l’animation et au suivi du 1er réseau des 12 centres de lecture et d’animation culturelle (CLAC) ; ainsi que la contribution à la création du second réseau de CLAC au Togo. Pour le représentant togolais et écrivain, cet ensemble d’actions de l’institution “met en évidence la vitalité et la visibilité de cette coopération” entre le Togo et la Francophonie, et “qui se dessine comme un véritable instrument de soutien à nos programmes de développement.”

Pour rappel, l'OIF met en œuvre la coopération multilatérale francophone, dans 88 États et gouvernements à travers le monde. La structure a été mise sur pied depuis 1970, à Niamey, un 20 mars, justement (sous le nom de l’Agence de Coopération Culturelle et Technique (ACCT)). Pour cette année 2024, la thématique retenue pour la célébration de la journée internationale de la Francophonie est justement : « Créer, innover, entreprendre en français ».
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication a organisé mardi 19 mars 2024 à Lomé, une formation destinée aux journalistes et aux organes publics en vue des prochaines élections. Le régulateur des médias les a notamment invités à adopter une conduite d'impartialité lors de ces échéances électorales. Les médias publics sont ainsi appelés à traiter tous les candidats, quelle que soit leur appartenance politique, sur un pied d'égalité. Badibassa Babaka, rapporteur à la HAAC, a souligné : « Pour les élections, les médias publics sont le canal par excellence pour faciliter l'accès des candidats à leurs électeurs. La loi impose qu'au niveau des médias publics, c'est-à-dire la télévision, Radio Lomé, Radio Kara, Togo Presse, cet accès-là soit gratuit. »
Il a ajouté : « Cela veut dire que non seulement les candidats auront des espaces pour diffuser leurs messages, mais également ils se feront couvrir leurs manifestations gratuitement et ils pourront maintenant adresser les messages qu'ils souhaitent. »
Rappelons que les prochaines échéances électorales constituent un double scrutin, pour le renouvellement de l'Assemblée nationale et les régionales.
« Ce scrutin est particulier en ce sens que c'est un double scrutin. C'est la première fois que des élections régionales se déroulent dans notre pays, et ensuite, c'est la première fois que c'est un double scrutin », explique Telou Pitalounani, président de la Haute Autorité de l'Audiovisuel et de la Communication (HAAC). À cet égard, les médias sont appelés "à observer avec rigueur les dispositions que la HAAC a prises pour l'encadrement, la couverture, la diffusion des messages et des reportages des différentes listes des partis politiques, des regroupements de partis politiques ou des candidats indépendants."
Tirage au sort des passages dans les médias
« Dans quelques jours, nous allons procéder au tirage au sort pour le passage des listes des partis politiques et des regroupements des partis politiques pour le passage sur les médias publics », a indiqué le patron de la Haute Autorité. Cette session ouvre le bal d'une série de rencontres planifiées par la HAAC, jusqu'au 26 mars prochain sur l'ensemble des territoires nationaux, à l’endroit des professionnels des médias.
Dans le pays d’AFrique de l’ouest, les législatives et régionales sont prévues pour le 20 avril prochain.
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Au Togo, les créances intérieures, c’est-à-dire les financements accordés au secteur privé et à l’État par des banques et des systèmes financiers décentralisés, ont progressé de 6% en un an pour atteindre 1.955 milliards FCFA à fin décembre 2023. Il s’agit d’une évolution de la situation du financement de l’économie togolaise, selon l’argentier du gouvernement de Victoire Tomégah-Dogbé, Sani Yaya, qui présidait le Conseil national de Crédit (CNC) en fin de semaine dernière.
Dans le détail, 89% du volume total des financements sont octroyés au secteur privé. Également, une augmentation de la part des financements accordés aux Micros, Petites et Moyennes Entreprises (MPME) est enregistrée. Elle est passée de 28% en 2021 à 38% en 2022, puis à 39% en 2023, selon le CNC.
Alors que le financement accordé aux MPME affiche une progression, les taux d’intérêt appliqués aux crédits amorcent un mouvement inverse, à la baisse. « En effet, les taux d’intérêt servis sur les crédits accordés aux Micros, Petites et Moyennes Entreprises sont ressortis respectivement à 8,3%, 9,0% et 8,5% en 2023, en baisse de 20 points de base pour les Micros et Petites Entreprises et de 50 points de base pour les Moyennes Entreprises », a rapporté le ministre Sani Yaya.
Cette “évolution positive” selon l’officiel, reflète l’engagement des acteurs bancaires à soutenir l’économie nationale en faisant du secteur privé, un vecteur important du développement du pays.
Selon le CNC, l’élargissement du réseau des institutions financières a été un facteur déterminant dans la progression des concours bancaires. En effet, à fin 2023, le nombre total des agences de banques était de 250. 332 unités de Distributeurs Automatiques de Billets et 40 unités de Guichets Automatiques de Banque ont été recensées.
Sur la période, les points de services des institutions de microfinance ont atteint 611 dans le pays.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le ministère de la promotion de l’investissement a tenu en fin de semaine écoulée, une session de formation à l’endroit des femmes sur le thème : « Investir en faveur des femmes : renforcer l’inclusion financière et la représentation des femmes dans la vie publique et politique ».
Cette rencontre, organisée en marge de la 47ème édition de la journée internationale des droits des femmes célébrée le 08 mars, visait à renforcer l’inclusion financière des femmes du ministère et à inciter ces dernières à s’intéresser à la vie politique.
Dans son allocution d’ouverture des travaux, le directeur de l'Agence de Promotion des Investissements et de la Zone Franche (API-ZF), Sikpa Atsouvi Yawo, représentant le ministre, a souligné l’importance pour les femmes de s’engager dans la vie publique et politique. Le responsable a en outre, rappelé les diverses initiatives prises en faveur de la femme par le gouvernement. Notamment le renforcement de l'arsenal juridique, avec l’adoption ou l’actualisation de nombreux textes à savoir les codes pénal et foncier ainsi que la politique nationale d’équité-genre.
Pour sa part, la représentante de la cellule focale genre du ministère, Edwige Sodatonou, a indiqué que « les femmes doivent réfléchir sur leurs conditions et chercher les voies et moyens de s’émanciper davantage ».
En rappel, au Togo, de nombreux postes décisionnels sont occupés par des femmes. Entre autres, la Primature, la Présidence du Parlement, la Médiature de la République et le Secrétariat général de la Présidence de la République.
Lomé, la capitale togolaise, accueille cette semaine un séminaire régional de sept jours, organisé par le Centre Régional d’Assistance Technique du FMI (AFRITAC), sur la digitalisation fiscale. L'objectif principal de cet atelier est de renforcer les Capacités macroéconomiques et financières en Afrique de l’ouest, en mettant l'accent sur la digitalisation.
Les travaux réunissent à cet égard, des représentants des huit pays de l’UEMOA, la Guinée, la Mauritanie, ainsi que des experts du Département des finances publiques (FAD) du FMI et de l’Afrique de l’Ouest (AFRITAC), autour du thème « les leviers de la digitalisation face à l’objectif de maîtrise de la population en Afrique de l’Ouest ». Il s'agit notamment d'aider les pays à améliorer la maîtrise de leur assiette fiscale en exploitant efficacement les leviers de la digitalisation.

À l’ouverture des travaux, Akou Mawussé Afidenyigba, directrice de cabinet du ministre de l’Économie et des Finances, a rappelé les efforts et les innovations menés par le pays hôte. Notamment, le Togo s'est engagé dans une stratégie nationale de digitalisation, alignée sur sa feuille de route gouvernementale. Cette stratégie, appelée "Stratégie Togo Digital 2025", comprend des initiatives telles que le programme Novissi, qui a permis d'apporter un soutien financier aux personnes vulnérables pendant la pandémie de Covid-19, et le volet "e-ID TOGO", visant à fournir un numéro d'identification unique biométrique aux citoyens.
Créé en 2003, l’AFRITAC de l’Ouest (AFW), basé à Abidjan (Côte d’Ivoire), est le fruit d’une initiative du FMI visant à répondre à une demande de dirigeants africains désireux d’obtenir plus d’assistance technique. Le Centre appuie le renforcement de capacités dans cinq institutions régionales et dix pays membres : Togo, Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Guinée-Bissau, Mali, Mauritanie, Niger et Sénégal.
Au Togo, le Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP-Togo), une initiative de portée sous-régionale soutenue par la Banque mondiale, enregistre plus de 260 000 bénéficiaires directs (261 501) suite à ses activités en 2023. Ceux-ci représentent des agriculteurs qui ont été touchés à travers des actifs ou des services agricoles, fournis par ce programme. Le pays affiche des chiffres plutôt positifs, comparés à une cible initiale de 100 000 pour cette année.
Le saviez-vous?
— FSRP (@FsrpWa) March 12, 2024
?A la fin de l'année 2023, ce sont au total 1⃣2⃣8⃣1⃣7⃣6⃣6⃣ bénéficiaires directs dont 3⃣7⃣% de femmes qui ont été touchés par les actions du #FSRP dans les 7 pays durant cette année de mise en œuvre effective????? pic.twitter.com/AJ3j51PqP4
Rappelons que le FSRP a pour objectif d'accroître la préparation à l’insécurité alimentaire et d'améliorer la résilience des acteurs du système alimentaire des paysages prioritaires et des chaînes de valeur dans les zones du programme. L'initiative porte sur trois domaines d'intervention : l'investissement dans l'agriculture climato-intelligente au niveau des exploitations et des paysages ; la promotion d'un environnement favorable au développement de la chaîne de valeur et au commerce intrarégional, et le renforcement de la capacité régionale à gérer les risques agricoles.
Au niveau sous-régional, le FSRP a enregistré en 2023 un total de 1,28 million de bénéficiaires directs, dont 37% de femmes, dans 7 pays où le programme est déployé.
L'initiative bénéficie d'un financement global de 570 millions de dollars, avec des financements additionnels dans certains pays.
Ayi Renaud Dossavi