Le Programme des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture appuie au Togo l'initiative "OCOP-TOGO : Appui à la promotion de la filière riz au Togo". Ce programme visant à renforcer la filière rizicole dans le pays, a été lancé lundi 18 décembre 2023, à Lomé.
"Ce projet vient en appui aux actions entreprises par le gouvernement togolais pour promouvoir le riz. À travers ce projet, l'État togolais veut assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des Togolais à partir de la production nationale de riz et dégager des excédents pour la promotion des industries de transformation agricole", indique Konlani Dindiogue, directeur de cabinet du ministère de l'Agriculture, de l'Élevage et du Développement Rural.
Le projet OCOP-TOGO couvrira les zones à fort potentiel de production de riz, mettant en œuvre des technologies vertes dans différentes régions du pays. Il s'agira d'accompagner les producteurs et les coopératives d'étuvage du riz pour réaliser une production verte, une transformation verte et un marketing vert, tout en renforçant les capacités techniques et organisationnelles des acteurs de la filière.
Notons que pour ce projet, le pays a répondu à l'appel lancé par la FAO, intitulé "Un pays un produit prioritaire", en choisissant le riz. Parmi les 28 pays africains bénéficiaires de cette initiative, le Togo s'est engagé à stimuler la production locale et à réduire le déficit national en riz, estimé à 70%.
"Nous dépendons actuellement à hauteur d'environ 70%. En 2021, par exemple, la production nationale de riz blanchi était d'environ 100 000 tonnes. Nous ne couvrons que 30% des besoins. Il est urgent d'accentuer les actions du gouvernement pour atteindre ces objectifs", souligne Konlani Dindiogue.
Dans le cadre de ce projet, les acteurs feront notamment la promotion des nouvelles techniques de production de rizicole, auprès des agriculteurs.
Pour Oyetunde Djiwa, directeur de programme à la FAO, le riz est le produit prioritaire sur lequel le Togo a mis l'accent pour faire tirer les autres produits. "Le Togo veut inverser la balance commerciale à travers le riz qui est importé à grande quantité. Et pour l'initiative en cours au Togo, c'est se concentrer sur le riz, accompagner les producteurs à faire une production durable du riz, identifier quelques sites pilotes où on démontre aux producteurs comment améliorer leurs techniques de production, trouver sur les sites des femmes qui vont transformer le riz, parce qu’aujourd'hui, le riz étuvé est très demandé sur le marché togolais.", a indiqué le représentant.
Au Togo, ce projet pilote prendra fin en 2025.
Ayi Renaud Dossavi
COFINA, acteur majeur de la mésofinance au Togo, et CFAO MOTORS, distributeur automobile, ont conclu un partenariat le vendredi 15 décembre 2023, introduisant une nouvelle option de financement pour l'acquisition de véhicules neufs au Togo. Dénommé « Offre de crédit à taux préférentiel », cette solution crédit auto vise principalement les entrepreneurs et les particuliers.
L’offre de financement est la première du genre pour COFINA Togo, en association avec CFAO MOTORS, connu pour la distribution de plusieurs marques automobiles majeures, telles que Toyota, Suzuki, Mitsubishi, Citroën, indique l’institution de financement arrivée au Togo il y a moins de 5 ans.
Le partenariat s'inscrit dans un contexte où l'accès au financement automobile reste un défi pour de nombreux entrepreneurs togolais. Ainsi, l'objectif affiché est de fournir des “solutions de financement adaptées, notamment pour les petites et moyennes entreprises, souvent confrontées à des obstacles dans l'acquisition de véhicules neufs”.
D’après les informations, CFAO MOTORS, présent au Togo depuis près d'un siècle, apportera son expérience dans la vente et les services après-vente de véhicules, et Cofina, la solution de financement dont “les paramètres dépendent du type de véhicule choisi”, précise une source auprès de la mésofinance. Cependant, on sait que les clients éligibles pourront bénéficier d'un plan de remboursement échelonné sur 12 à 36 mois.
Ce partenariat représente une tentative de réponse aux besoins de financement dans le secteur automobile togolais, un marché en développement, et de renouvellement du parc automobile, fortement dominé par les véhicules d’occasion.
Avant l'initiative de COFINA et CFAO Motors, plusieurs institutions de financement au Togo, y compris Ecobank, Sunu Bank, et Bank of Africa (BOA), ont déjà mis en place des crédits automobiles destinés aux consommateurs en partenariat avec des concessionnaires automobiles comme Japan Motors, Hyundai, STAM…
Cependant, les montants des mensualités de ces programmes de crédit ont suscité des critiques. Des observateurs expriment des inquiétudes quant à la capacité des acheteurs potentiels de supporter ces montants, craignant qu'ils soient supérieurs à ce que de nombreux Togolais peuvent raisonnablement se permettre.
Fiacre Kakpo
Au Togo, la création d’un Numéro d’identification fiscale (NIF) et le paiement de la Taxe sur les véhicules à moteurs (TVM), sont totalement digitalisées. Le Commissaire général de l’Office togolais des recettes (OTR), Philippe Kokou Tchodié, a annoncé le lundi 18 décembre 2023, l’entrée en vigueur de la démarche dès janvier 2024.
Cette réforme, selon l’administration fiscale, facilitera aux contribuables les procédures et réduira les coûts et délais. « Désormais, chaque individu avec son téléphone mobile, peut s’acquérir un NIF et c’est une avancée majeure pour notre administration fiscale. Également, chacun peut suivre le paiement de ses propres impôts pour s’acquitter de ses obligations », a déclaré Philippe Tchodié.
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— Office Togolais des Recettes-OTR (@otr_togo) December 18, 2023
Le Commissaire Général de l’OTR a procédé ce 18 décembre 2023, lors d’une conférence de presse, au lancement officiel de deux innovations. Il s’agit de:
1/4 pic.twitter.com/Hs8iEX8oNP
Ces plateformes électroniques viennent ainsi, mettre fin à l’intervention des intermédiaires entre les contribuables et l’OTR. Intermédiaires (communément appelés démarcheurs) qui facturent de faux frais aux usagers du fisc pour la création du NIF.
Notons que le NIF est un numéro attribué à chaque contribuable ou tout citoyen dans ses relations avec l’administration fiscale. La digitalisation de sa création et celle du paiement de la TVM, s’inscrivent dans le cadre des réformes de l’OTR.
Esaïe Edoh
Le gouvernement togolais veut poursuivre la mise à jour de son cadre juridique en matière de protection de l'environnement. Cette semaine, c'est avec l'adoption du projet de loi portant loi-cadre sur l'environnement. La décision a été prise lors de la réunion du Conseil des ministres, hier lundi 18 décembre 2023. Il s'agit surtout de mettre à jour le cadre juridique en la matière.
« Le projet de loi adopté consacre une révision de la loi de 2008, afin de doter le pays d’un cadre juridique actualisé au regard de l’évolution des normes, pour mieux répondre aux défis de la feuille de route gouvernementale 2025 en matière de développement durable et offrir un tremplin pour le renforcement des actions de résilience des populations. », indique l’exécutif au sortir de ces travaux.
Le texte tient compte notamment de nouveaux outils comme l’économie circulaire, l'économie verte, l'économie bleue, le crédit carbone et la mobilité verte.
Pour le pays, la mise à jour s’inscrit dans le cadre de la poursuite de ses engagements internationaux, relatifs notamment à la diversité biologique, aux changements climatiques et à la lutte contre la désertification.
D'ailleurs, le nouveau projet de loi, qui sera envoyé sur la table des députés, intervient dans le sillage de la COP28, à laquelle le Togo a récemment pris part. Durant la rencontre internationale, le pays a notamment rappelé son engagement à réduire les émissions de gaz à effet de serre, et réaffirmé son soutien aux politiques publiques visant à protéger l'environnement et à préserver les ressources naturelles.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, l’option de consultations couplées, dans le cadre des prochaines élections législatives et régionales, envisagées pour 2024, se précise de plus en plus. Cette formule a été proposée par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et présentée au gouvernement togolais, comme l’indique le dernier communiqué du conseil des ministres, qui a eu lieu hier, le lundi 18 décembre 2023 à Lomé. Cette proposition, visant à gagner du temps et à réduire les coûts opérationnels, fait suite aux instructions du Chef d’État togolais, qui a exprimé le souhait que ces élections aient lieu avant la fin du premier trimestre de l’année prochaine. La mesure pourrait ainsi faire l’objet d’un prochain décret.
En effet, selon le gouvernement, le numéro 1 togolais, Faure Gnassingbé, a instruit son équipe « d’examiner cette proposition » ; ceci, « en vue de la prise du décret convoquant le corps électoral pour la poursuite régulière du processus électoral. »
Si une date est ainsi calée, quelque 4,2 millions d'électeurs seront appelés aux urnes pour, dans une même consultation, renouveler le parlement et renforcer le processus de décentralisation engagé par le pays, avec les toutes premières élections régionales.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, à partir du 1er janvier 2024, les revenus individuels issus de jeux de hasard pourraient être taxés, a appris Togo First. La mesure contenue dans la loi de finances 2024, encore sur la table du parlement, est un des leviers que le gouvernement compte utiliser l’année prochaine pour élargir l'assiette fiscale dans le cadre des efforts continus pour renforcer les recettes de l'État.
Selon la nouvelle législation, les gains de loteries et autres jeux de hasard seront désormais soumis à une retenue à la source, à hauteur de 5%. Les parieurs se verront ainsi prélever l'impôt directement sur leurs gains.
“Les loteries, les maisons de jeux et toutes autres entités exerçant une activité de jeux de hasard effectuée en ligne ou non, sont tenues d’opérer une retenue libératoire sur les montants des gains versés à chaque parieur”, indique le gouvernement dans le document consulté par Togo First.
La nouvelle taxe sur les gains des joueurs complète un système fiscal existant qui prévoit une taxe spéciale sur les produits des jeux de hasard, prélevée plutôt auprès des opérateurs, et partagée entre l’État et les collectivités locales, respectivement à hauteur de 80% et 20%.
Les autorités togolaises espèrent que cette mesure contribuera à augmenter les recettes de l'État, tout en régulant un secteur des jeux de hasard qui a connu un développement anarchique ces dernières années. Jusqu’ici, seule la Loterie nationale togolaise (Lonato) détient le monopole de l'organisation de ces jeux ; Premier Bet, avec ses 85 boutiques à travers le pays est le seul opérateur privé autorisé par la Lonato pour commercialiser les jeux en ligne au Togo.
Si la Lonato, avec un chiffre d'affaires de 96,6 milliards de FCFA en 2021, et Premier Bet, un acteur de premier plan dans le secteur des paris sportifs, illustrent la dynamique économique florissante du secteur, la prolifération de collecteurs concurrents communément appelés des agents BIBI, qui proposent de manière illégale des paris sur des loteries notamment du Ghana, ainsi que l’émergence de plateformes de paris en ligne comme 1xBet restent un casse-tête.
Plébiscitées par une jeunesse friande de football, les plateformes illégales en ligne permettent même aux joueurs togolais de recharger leurs comptes via TMoney. Un levier sur lequel le gouvernement pourrait s’appuyer pour interdire leur activité sur son territoire. Mais Lomé dispose d’autres instruments.
Pour les observateurs, à l’instar de la Côte d’Ivoire qui vient d’interdire 1XBet et les autres opérateurs informels sur son territoire, le gouvernement togolais devra faire de même d’autant qu’une “telle taxation n’aura pour impact que de faire fuir encore plus les joueurs vers des entités illégales, renforçant leur assise, car il serait quasi impossible de les soumettre à cette nouvelle taxe, ne disposant d’aucune entité fiscale au Togo.”
Pour faire face à cette concurrence déloyale, “le gouvernement peut rendre inaccessibles les plateformes sur l’ensemble du territoire et renforcer le contrôle des boutiques illégales de paris”, confie un économiste basé à Lomé. Mais prévient-il : “le risque de telles mesures est de voir se généraliser l’usage des VPN. Les conséquences pourraient être encore plus désastreuses”.
Si elle est adoptée par le parlement togolais, la proposition de taxer les gains individuels issus des jeux de hasard s’inscrirait dans une démarche plus globale de l'administration fiscale. Celle qui vise à diversifier et augmenter les sources de revenus imposables, dans l'objectif de renforcer les recettes de l'État. Une mesure qui intervient dans un contexte où le Togo vient d’entrer sous programme avec le FMI, d'une durée de 42 mois et doté d'un financement de près de 400 millions de dollars. Parmi les engagements pris par le gouvernement togolais dans ce cadre, figure l'élargissement de l'assiette fiscale.
Selon le gouvernement, la mise en œuvre de l’ensemble des nouvelles mesures permettrait d’augmenter les recettes fiscales de 14% à plus de 1 042 milliards FCFA
Fiacre E. Kakpo
Le Conseil de l’Entente a besoin d’une enveloppe de 43,8 milliards FCFA pour financer son plan stratégique 2024-2028. Le budget a été adopté le samedi 16 décembre 2023 à Lomé lors de la 21e réunion ordinaire des ministres des affaires étrangères de l’organisation sous-régionale.
Ces ressources vont essentiellement permettre à l’organisation de renforcer la paix, la solidarité, la sécurité et le développement durable au service des communautés sur la période 2024-2028.
L’adoption de ce budget marque le début du refinancement de l’organisation qui a fonctionné sur ses ressources propres depuis la relance de ses activités, selon son secrétaire exécutif, Wautabouna Ouattara. En effet, le financement du Plan stratégique reposera sur les contributions des Etats d’une part et sur la mobilisation des ressources auprès des institutions de financement du développement, d’autre part.
« Nous sommes arrivés à la croisée des chemins ! La trésorerie, qui soutenait le niveau actuel des contributions, s’est considérablement amenuisée et le besoin de refinancement du Conseil de l’Entente est aujourd’hui une nécessité pour relever les nombreux défis qui lui sont posés », a lancé Wautabouna Ouattara qui note que « le Plan stratégique 2024-2028 permettra de faire du Conseil de l’Entente une organisation efficace, résiliente au service des populations ».
Notons que le C.E est la doyenne des institutions sous régionales ouest-africaines et Créé le 29 Mai 1959.
Esaïe Edoh
Lomé accueillera l'année prochaine le 21e séminaire du Réseau francophone de la régulation des télécommunications (Fratel). L'événement, prévu pour mai 2024, sera organisé par le régulateur des télécommunications togolais, Arcep Togo, hôte de ses pairs de l'espace africain francophone, lors d'un événement ayant pour thème central "Économie de la donnée et services numériques : quels enjeux de régulation technico-économiques", les 21 et 22 mai 2024.
Au cœur des débats se trouveront les défis liés à la régulation technico-économique, notamment l'utilisation des données provenant du secteur public et des entreprises. Lors de ces travaux de Lomé, "les membres du réseau seront amenés à échanger sur les enjeux de régulation technico-économiques de l'utilisation des données non personnelles du secteur public et des entreprises, sur les potentielles défaillances du marché du stockage de la donnée et les interventions publiques pour y remédier ainsi que sur les mesures réglementaires pour permettre l'émergence et le développement des services numériques, en particulier les paiements mobiles", indique le Fratel.
Depuis Lomé, cette activité devrait consolider à l'international l'aura du gendarme togolais des télécoms, qui a fondé son action de régulation sur la collecte et l'analyse de données. Une approche basée notamment sur son centre de contrôle de la qualité de service (QoS) mis en place en 2021, qui lui a permis de mieux suivre les tendances nationales et régionales, et de formuler plusieurs reproches aux opérateurs télécoms locaux, notamment en termes de cherté des prix et de qualité, conduisant à une récente baisse des tarifs au Togo, tant pour les services voix que pour la data mobile ou la fibre optique.
Fondé en 2003 à Bamako au Mali, le Fratel réunit les institutions de régulation des télécommunications francophones, créant ainsi une véritable "francophonie des régulateurs". Cette initiative avait été lancée lors d'un symposium des régulateurs francophones à Paris en 2002.
Ayi Renaud Dossavi
L'Agence de promotion des investissements et de la zone franche (API-ZF), bras opérationnel du ministère chargé de la promotion des investissements, travaille sur un manuel de procédures.
L'outil est en cours de validation ce lundi 18 décembre 2023, dans le cadre d'un atelier réunissant les représentants du ministère de tutelle, de l'API-ZF, de la GIZ, et du cabinet Deloitte au Togo (recruté par la GIZ, pour réaliser le manuel).
« Dans le contexte de l'opérationnalisation d'une agence de promotion d'investissements selon les meilleures pratiques d'affaires internationales, la mise en place d'outils de procédures stratégiques s'avère nécessaire. Et c'est dans ce sens que plusieurs étapes importantes, dont la proposition d'un modèle opérationnel ainsi que la concertation avec les acteurs des secteurs public et privé, ont été franchies par le ministère de la promotion de l'investissement. », selon Sikpa Atsouvi Yawo, DG de l'API-ZF.
Il déclare à cet effet : la rencontre de validation "vient ponctuer une démarche réfléchie visant à renforcer notre engagement vers l'excellence opérationnelle".
Les travaux vont ainsi permettre d'examiner les propositions de manuels de procédures opérationnelles, administratives, financières et comptables, ainsi que des procédures de ressources humaines (RH).
« L’atelier de ce jour va nous permettre d’examiner les propositions de manuels qui devraient être en phase avec le modèle opérationnel de l’API-ZF déjà validé, d’enrichir le contenu avec des observations et valider les propositions qui y sont formulées en vue de servir de base pour les étapes suivantes », précisait en substance Dr. Bettina de Campos, Cheffe de Projet à la GIZ, représentant la Directrice Résidente de la GIZ.
Pour rappel, l'API-ZF est une institution publique togolaise chargée des missions liées à l'attraction des investisseurs et à la facilitation de leurs activités. La jeune structure a été créée par une loi du 17 juin 2019 portant Code des investissements en République togolaise (complétée par un décret présidentiel le 31 octobre 2019). De par ses attributions et ses missions, elle fait désormais partie des outils opérationnels au cœur de la stratégie de mobilisation des investisseurs étrangers du président Faure Gnassingbé et son gouvernement.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le projet d’élaboration du « Plan Local d'Urbanisme (PLU) » pour les communes lancé en janvier 2022, va s’étendre aux municipalités de la préfecture de la Kéran. L’élaboration du document a été lancée en fin de semaine dernière à Kanté (460 km au nord de Lomé), pour le compte des 3 communes de cette préfecture, précisément Kéran 1, 2 et 3.
Ce plan in fine devrait permettre aux administrations communales d’avoir la maîtrise de leur espace et des infrastructures locales. De fait, les PLU serviront pour les trois communes, d’un outil de réglementation et de gestion dans le but d’améliorer le cadre de vie de leur population respective d’ici à l'horizon 2043.
Ce plan sera réalisé par le cabinet de STADIA/GPS qui devrait livrer les travaux d’ici à 6 mois.
Ce plan est une initiative du ministère de l'Urbanisme, de l'Habitat et de la Réforme foncière. Elle est appuyée par la Banque Mondiale (BM) et vise à permettre aux collectivités locales de mieux réglementer l'occupation du sol sur leur territoire, et aussi à l’Etat de renforcer son parc immobilier, pour répondre à la demande grandissante, en mobilisant les réserves foncières produites à cet effet.
Notons que la phase pilote avait concerné les communes d'Avé 2 et Zio 2. Le projet devra à terme, s’étendre aux 117 communes du pays, selon le ministère désormais dirigé par Kodjo Adédzé.
Esaïe Edoh