Togo First

Togo First

Plusieurs experts du secteur de l’énergie des pays de l’Uemoa sont en conclave depuis le 11 mars 2024 à Lomé, pour définir une stratégie commune d’atteinte de la couverture universelle en électricité dans l’espace communautaire, à l’horizon 2033. A l'issue des 4 jours que vont durer les échanges, ils ambitionnent l’élaboration d’un plan d’action commun de mobilisation de ressources pour le financement des projets énergétiques portés par chacun des Etats membres.

Le taux d’accès à l'électricité dans la zone Uemoa étant de 49%, les pays membres prévoient d’atteindre 100% d’ici à 2033 afin de relever les défis économiques. « Le secteur énergétique de la zone UEMOA est caractérisé, entre autres, par l’insuffisance de l’offre, la faiblesse du taux d’accès à l’électricité, soit moins de 50%. Une situation qui impacte négativement l’activité économique des Etats de l’union », relève Moustapha Benbarka, Vice-Président de la BOAD, chargé du pôle financement et investissement

Ainsi, à cette rencontre de Lomé, les projets énergétiques des Etats seront évalués et les pistes de mobilisation des ressources explorées. Une démarche commune pour la levée des fonds au profit des projets sera élaborée, dans le but de faire de l’UEMOA, un espace plus énergétiquement souverain.

Ces pays vont miser également sur la valorisation du potentiel en ressources énergétiques (solaire, hydraulique, pétrolières et minières) pour parvenir à l'objectif de la couverture universelle d’ici à 2033.

Cette démarche communautaire est partagée par Lomé qui ambitionne la couverture universelle à l’horizon 2030. Pour la réalisation de cette ambition, le gouvernement togolais prévoit un investissement de 57 milliards FCFA dans le secteur de l’énergie pour le compte de l’année 2024.

Esaïe Edoh 

Lire aussi:

Togo : le taux d’électrification en progression dans les Savanes, la Kara et les Plateaux

La pluie devrait être au rendez-vous dans le Sud du Togo, avec des précipitations normales voire excédentaires, entre mars et juin 2024. Ce sont les dernières prévisions partagées par les météorologues d’Afrique de l’Ouest, réunis lors du Forum régional des prévisions saisonnières des caractéristiques agro-hydro-climatiques de la grande saison des pluies dans les pays du Golfe de Guinée (PRESAGG-2024) à Accra, en début de ce mois.

Ces prévisions contrastent quelque peu avec celles d’autres parties de la sous-région, confrontées globalement à des prévisions de pluies déficitaires, notamment dans la partie littorale de la Côte d’Ivoire, le sud-ouest du Ghana et le sud-est du Libéria pour les périodes mars-avril-mai et avril-mai-juin 2024.

Ceci étant, « aussi bien déficitaires dans la partie littorale de la Côte d’Ivoire, le sud-ouest du Ghana et le Libéria, elles sont normales à excédentaires sur le Sud et le Centre de la Guinée, la partie Nord du Libéria, le Sud-est du Ghana, les parties Sud du Togo, du Bénin et du Nigeria », relève le CILSS (Comité inter-État de lutte contre la sécheresse au Sahel), suivant les conclusions PRESAGG-2024.

Agriculture 

Le Sud du pays n’est donc pas confronté à des risques de sécheresse, contrairement à certains de ses voisins. A cet égard, il faut noter que les principales cultures caractéristiques de cette partie du pays sont le manioc (notamment dans les localités d’Agoè, Tabligbo, Tsévié, Vogan et Aného). Cette partie du pays couvre également les plus grands champs de maïs, principale céréale consommée dans le pays, notamment dans la région maritime, (Tsévié, Tabligbo, Vogan, Afagnangan, Agoè) et la région des Plateaux (Notsè, Kpalimé, Atakpamé, Amlamé).

Défis d’inondation

Si des pluies au rendez-vous sont une bonne nouvelle pour les producteurs agricoles, elles restent également des risques, notamment face aux possibles inondations.

Ainsi, pour réduire les risques de catastrophes liés aux inondations, les acteurs recommandent entre autres, de maintenir la garde et de suivre les mises à jour de ces prévisions saisonnières et les prévisions de courtes et moyennes échéances que produisent ou diffusent les services nationaux de météorologie et d’hydrologie. Elles recommandent en outre, de renforcer la veille et les capacités d’intervention des agences en charge du suivi des inondations, de la réduction des risques de catastrophes et des aides humanitaires.

Ayi Renaud Dossavi

Le Goethe-Institut Togo vient de dévoiler la liste des projets sélectionnés dans le cadre du Fonds Artistik 2023/2024. Au total, 42 projets artistiques et culturels ont été retenus, dont 30 pour le Togo et 12 pour le Bénin.

Lancé en novembre 2023, le Fonds Artistik vise à soutenir des initiatives artistiques et culturelles innovantes dans la région. Un jury composé de professionnels du secteur a évalué les projets en se basant principalement sur leur qualité artistique et leur caractère novateur.

1 fond

Les projets retenus couvrent une grande variété de disciplines artistiques, notamment le théâtre, les arts plastiques, la musique, le conte, la danse, la marionnette, l'humour, le cirque et le film.

Parmi les récipiendaires au Togo, on peut citer "Voyage Mémoriel" et "Enya vé vé" dans la catégorie Conte, "La traversée des géants" et "Moyenne Sexuellement Transmissible" dans la catégorie Théâtre, ainsi que "ResisTanzen" et "Ossifi" dans la catégorie Danse, pour n'en citer que quelques-uns.

Pour rappel, le Goethe-Institut représente et promeut la langue (la culture allemande) à travers le monde, avec une présence dans plus de 90 pays. Dans le cadre de cette initiative de soutien au secteur culturel dans la région, l’accompagnement de l’Institut se limite à la présentation ou à la diffusion des projets artistiques. De plus, précise-t-on, le montant final accordé pour l’exécution du projet, après étude du budget, reste à la discrétion du Goethe-Institut.

Consultez la liste complète des projets sélectionnés pour le Fonds Artistik 2023/2024

Ayi Renaud Dossavi

Le Centre Ouest Africain de Formation et d’Etudes Bancaires (COFEB), placé sous l'égide de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), accueille un nouveau directeur en la personne de Patrick Kodjo. C’est le 1er février dernier qu’il a été nommé, à la tête de cette institution dédiée au renforcement des compétences dans le domaine bancaire.

Fort d'une solide formation, avec un DEA en sciences économiques spécialisé en monnaie, banque et finance de l’Université Panthéon-Sorbonne à Paris, un master en management aux États-Unis, ainsi que des certifications en management des activités bancaires et en politiques et économie du développement, Patrick Kodjo apporte près de 30 ans d'expérience au sein de la BCEAO, dans son nouveau rôle de directeur du COFEB.

Au cours de son parcours au sein de la BCEAO, Patrick Kodjo a occupé divers postes de responsabilité, témoignant de son expertise et de sa contribution au sein de l'institution. 

Pour rappel, le COFEB est engagé depuis quarante ans dans le renforcement des compétences techniques et de la recherche, et appuie les cadres ainsi que les responsables du secteur bancaire de l'UEMOA, y compris ceux des institutions financières de la région. 

Ayi Renaud Dossavi

 

 

Au Togo, le Fonds d'Appui aux Initiatives Économiques des Jeunes (FAIEJ) conclut un partenariat avec deux réseaux de jeunes entrepreneurs. Le lundi 11 mars 2024, l’agence a ainsi signé une convention de partenariat stratégique avec les Jeunes Entrepreneurs Unis pour une Nation Émergente (J.E.U.N.E Togo) et le Réseau Togolais pour la Promotion de l'Entrepreneuriat (RTPE), pour étendre son action dans l’écosystème entrepreneurial togolais. Cette entente devrait notamment permettre un accès facilité au financement, des opportunités de formation en gouvernance d'entreprise et un accompagnement technique de qualité.

D'une durée de deux ans, la convention vise ainsi à promouvoir l'entrepreneuriat, à améliorer l'accès au financement pour les entrepreneurs émergents et à renforcer les capacités en gouvernance d'entreprise, selon les précisions du Fonds. À terme, il s’agit de contribuer à un environnement favorable où les jeunes entrepreneurs peuvent prospérer davantage et contribuer de manière significative à la croissance économique du Togo.

Pour rappel, lancé en octobre 2012, le FAIEJ agit depuis plus de 12 ans à la promotion de l'entreprenariat des jeunes au Togo. L'année dernière, en 2023, le Fonds, dirigé par Sahouda Gbadamassi-Mivedor, revendique avoir mobilisé 2,68 milliards FCFA au profit de 1852 nouveaux projets de jeunes.

Ayi Renaud Dossavi

Lire aussi:

Le Togo crée un fonds d'appui au secteur social

Ayao Philippe Awaga (Cabinet Synergie) : “L’entrepreneuriat n’est pas fait pour tout le monde”

FAIEJ : 1852 nouveaux projets financés en 2023 à hauteur de 2,68 milliards FCFA

Au Togo, l'état d’urgence sécuritaire décrété en juin 2022, dans la région des Savanes, au nord du pays qui est en proie aux incursions des groupes terroristes, est de nouveau prorogé de 12 mois. La mesure a été approuvée le 12 mars 2024 par la représentation nationale à l'unanimité. 

En vigueur depuis le 13 juin 2022 à la suite des premières attaques terroristes en novembre 2023, l’état d’urgence sécuritaire dans la région des Savanes a été déjà prorogé une première fois pour 12 mois l’année dernière. Son maintien sur une année confère à l’exécutif des marges de manœuvre pour renforcer le déploiement des moyens de sécurisation des personnes et des biens dans la région.

Cette nouvelle prorogation intervient alors que le pays prépare un double scrutin le 20 avril 2024. Dans ce contexte électoral les autorités devraient, sur la base de l'état d'urgence sécuritaire , maintenir la vigilance et renforcer la surveillance dans la région pour assurer le déroulement du procès dans un climat sécuritaire. De fait, plusieurs mesures comme la possibilité de contrôles d'identité, d'interpellations sur la voie publique, ou encore d'interdictions de rassemblements sur la voie publique seront maintenues.

Notons qu’en 2023, le pays a enregistré trente et un morts dans les attaques terroristes.

Esaïe Edoh

A la tribune du 2ème Forum des Nations Unies sur l’avenir des Pays les moins avancés (PMA), (du 5 au 6 mars derniers à Helsinki en Finlande), le Togo par la voix de sa ministre du commerce, Rose Kayi Mivedor, a appelé les Etats en voie de développement à s’engager dans la transformation structurelle des secteurs socio-économiques.

Alors que la ministre togolaise intervenait par visioconférence lors du panel « stratégies visant à accélérer l’innovation et la transformation structurelle », elle a relevé que l’innovation est un vecteur de progrès sociétal et de la croissance économique. De fait, les PMA doivent s’orienter vers la transformation structurelle de leurs économies pour atteindre la prospérité.

L’officielle illustre ses propos par son pays le Togo qui s’est doté en octobre 2020, d’une feuille de route gouvernementale. En effet, le pays ouest-africain a réalisé d’importants investissements dans divers domaines, en vue de renforcer la résilience pour une croissance durable et inclusive. « La mise en œuvre de cette feuille de route a permis aujourd’hui au Togo de développer des projets structurants », a indiqué la ministre.

A cette rencontre, le Togo ainsi que les pays participants ont appelé les nations développées à la mise en œuvre du programme d’action de Doha dont l’objectif est d’aider les PMA à faire face aux répercussions socioéconomiques négatives post covid, se remettre sur les rails de la réalisation des objectifs de développement durable (ODD).

En 2023, le Togo a importé 52 568 tonnes de riz thaïlandais, selon des données des importateurs nationaux thaïlandais, partagées par l’Agence Ecofin. Avec de tels chiffres, le Togo complétait le top 10 des importateurs de riz thaï dans le monde, derrière notamment le Zimbabwe (55 691 tonnes), l’Algérie (76 747 tonnes), l’Angola (135 909 tonnes), et son voisin le Bénin, 6e marché du riz thaï, qui a consommé près de trois fois les quantités du Togo, avec 139 206 tonnes importées en 2023.

Ceci étant, 5 pays absorbent la majorité de la production thaïlandaise vers le continent (2,48 millions de tonnes), à savoir l’Afrique du Sud, le Sénégal, le Cameroun, le Mozambique et la Côte d’Ivoire.

riz

Deuxième derrière l’Inde 

Le pays sud-asiatique n’est cependant que deuxième en matière d’exportations de riz vers l’Afrique et particulièrement le Togo. La première place revient à l’Inde, qui l’an dernier représentait près de 90% des importations de riz pour le Togo (essentiellement du riz étuvé). En 2021, le pays d’Afrique de l’Ouest a ainsi acheté au total 229 173 tonnes de riz à l’extérieur, dont 88%, soit 201 363 tonnes, provenant du sous-continent indien, qui représente à lui seul 40% des exportations mondiales.

Au Togo, les importations de riz se maintiennent sur une pente ascendante. Elles sont ainsi passées de près de 74 000 tonnes en 2010 à près de 200 000 tonnes (194 520 tonnes) vingt ans plus tard, en 2019 (pour un coût global de 16,7 milliards FCFA cette année, selon l’INSEED).

Lire aussi:

Togo : les exportations ont fortement progressé entre 2012 et 2022, mais

Projet Kennedy Round : le Togo reçoit une nouvelle cargaison de plus de 3500 tonnes de riz du Japon

Au Togo, plusieurs villes ont enregistré des hausses de taux d’électrification, selon les données communiquées par la ministre déléguée chargée de l’énergie et des mines, Mila Aziablé. Cette amélioration est attribuable à la mise en œuvre des différents projets et programmes notamment le Fonds Tinga, opérationnel depuis avril 2022.

Dans la région des Savanes, le taux d’électrification est passé de 22% à 33% entre 2022 et 2023. Sur la même période, la couverture de la région de la Kara est passée de 35% à 44%. Dans la région des Plateaux, la progression est de 10%, soit de 29 à 39%.

Cette hausse du taux d’électrification dans ces trois régions est en partie au crédit de la mise en œuvre du fonds Tinga, qui a touché plus de 42 000 ménages, près de 300 000 personnes d’après la ministre Mila Aziablé. 

L'initiative vient d’être lancée dans la région Centrale et devrait booster l’accès à l'électricité des populations de cette localité.

La couverture de ces 4 régions ainsi que celle de la maritime en électricité devraient d’ailleurs croître davantage dans les mois à venir, grâce au nouveau projet de renforcement de la capacité de distribution de l’énergie lancé en fin de semaine dernière dans la région centrale.

Ce projet cible des zones urbaines et périurbaines telles que Dapaong, Kara, Sokodé, Atakpamé, Kpalimé et Aného. Il comprend essentiellement la pose de 34 km de réseau moyenne tension de 20 KV, la construction de 61 postes de distribution MT/BT et 360 km de réseau basse tension (BT).

Rappelons que le pays est en marche vers l’électricité pour tous à l’horizon 2030.

Esaïe Edoh

Au Togo, le ministère chargé de l’urbanisme et de l’habitat renforce ses équipes en matière de gestion des marchés publics. Le département a en effet organisé du 26 février au 1er mars dernier, une session de formation placée sous le thème : « Procédures de passation, d’exécution et de contrôle des marchés publics », animée par l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP).

La session visait à doter les équipes du ministère des compétences nécessaires pour remplir efficacement leurs fonctions, notamment en veillant à l'application rigoureuse des procédures de marchés publics, conformément à la réglementation en vigueur.

Les participants ont ainsi eu l'occasion d'aborder plusieurs thématiques essentielles, telles que l'environnement de la commande publique au Togo, les principes généraux, la planification des acquisitions, la gestion des appels d'offres, et la régulation de la commande publique.

Pour le ministère, cette initiative s'inscrit dans le cadre des efforts visant à moderniser et renforcer la transparence et l'efficacité des processus de commande publique. 

Notons que pour sa part, l’ARCOP a déjà apporté son expertise et sa formation à plusieurs acteurs publics, du gouvernement et des collectivités locales, en matière de gestion de la commande publique. 

Lire aussi:

Gestion de la commande publique : l’ARCOP affûte les autorités communales !

Au Togo, revue des marchés publics passés en 2023

Le Togo fait un pas de plus vers sa politique nationale de la commande publique

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.