Togo First

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Le Togo et le Burkina Faso ambitionnent d'accroître leurs échanges commerciaux et misent, pour ce faire, sur l’amélioration de la fluidité des transports sur le corridor Lomé-Ouagadougou. Le sujet était au centre d’une rencontre qui s’était déroulée en milieu de semaine dernière à Lomé entre les délégations ministérielles des deux pays.

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A la rencontre de Lomé, les deux parties ont identifié les obstacles majeurs à la fluidité des transports le long du corridor Lomé-Ouagadougou, et proposé des solutions pour augmenter les échanges commerciaux.

Du côté de Lomé, les autorités annoncent œuvrer pour transcender les obstacles sur ce corridor conformément à leur ambition de faire du Togo, un hub logistique et de service pour desservir l’hinterland.

D’après les informations, la fluidité des transports sur le corridor est plus indispensable pour le Togo qui a le Burkina comme important partenaire. En effet, selon l'Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED), au cours du quatrième trimestre de l'année 2023, le Burkina Faso occupe la deuxième place parmi les principaux clients du Togo, avec une part relative de 8,4 %. Les exportations de Lomé vers le pays des hommes intègres au cours de la période considérée, se sont évaluées à 21,6 milliards FCFA. 

Cette démarche des autorités burkinabé vient à la suite de celle des Nigériens qui ont échangé en février dernier avec différents acteurs togolais impliqués dans le développement du commerce.

Esaïe Edoh

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Au Togo, les autorités publiques prévoient que l’inflation devrait poursuivre sa tendance baissière, jusqu'à descendre à 2,7% cette année 2024, après avoir atteint 5,3% en 2023. 

Cette projection optimiste a été présentée au public par le ministre de l'Économie et des Finances, Sani Yaya, lors de la toute récente réunion du Conseil national de crédit (CNC), rassemblant les grands acteurs du secteur du crédit au Togo. Les discussions de cette session ont également porté sur l'évolution économique, monétaire et financière jusqu'à fin 2023, ainsi que sur les perspectives macroéconomiques pour la période 2023-2028. 

L’augmentation attendue de la croissance économique, stimulée par les réformes gouvernementales et les investissements dans des projets clés, devrait contribuer à cette décélération de l'inflation. 

Ainsi, dans le pays d’Afrique de l’ouest, « le taux d’inflation est attendu à 2,7% en 2024, après 5,3% en 2023 et 7,6% en 2022, à la faveur de l’atténuation des tensions inflationnistes sur le plan mondial et de l’amélioration de l’offre locale de produits alimentaires », a indiqué l’argentier togolais. 

De plus, les autorités publiques espèrent que les mesures prises pour soutenir les micro, petites et moyennes entreprises (MPME), telles que l'augmentation des financements et la baisse des taux d'intérêt sur les crédits, devraient renforcer la confiance dans la stabilité économique du pays. 

Notons qu’au Togo, le taux d’inflation s’est établi à 4,7% contre 4,8% en janvier, selon les données de l’INSEED.

Ayi Renaud Dossavi

Lomé, la capitale togolaise, accueille du 15 au 21 avril 2024, le Festival « Rire à Lomé », un événement d'humour international. Pour sa 8e édition, le festival bénéficie du soutien de partenaires de renom tels que l'Institut Français du Togo, le Goethe-Institut et l'Union européenne au Togo, soulignant ainsi son importance croissante dans le paysage culturel local.

Parmi les invités de marque attendus, on compte Myriam Baroukh et Tristan Lucas, deux artistes renommés dans le domaine de l'humour. Tristan Lucas, connu pour ses performances sur Canal+ et TF1 ainsi que sa troupe Les Ours dans ta baignoire, apportera son expertise dans le domaine de l'improvisation. De son côté, Myriam Baroukh, habituée des scènes parisiennes, promet d'apporter sa touche unique au festival.

Au programme, des spectacles, des discussions animées, des Master class et même une conférence-débat, offrant aux participants une expérience immersive dans le monde de l'humour. 

Pour rappel, ce festival, qui a débuté en 2016, a déjà réuni à Lomé, d’importants artistes africains et européens. Cette dernière édition se positionne dans un contexte de développement et promotion croissante de la culture humoristique au Togo, notamment à travers de nombreuses initiatives privées et de jeunes humoristes.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, 18 nouveaux commissariats de police, unités de police et compagnies républicaines d’intervention vont être créés au profit de 18 localités. Le Colonel Calixte Batossie Madjoulba, ministre en charge de la sécurité, en a fait l’annonce, dans le cadre du projet nommé "une commune, un commissariat de police et une brigade de gendarmerie". L’initiative de son département vise à renforcer la sécurité des personnes et des biens sur tout le territoire togolais.

Il s’agit, dans le détail, de Compagnies Républicaines d'Intervention, dans les localités de Kpendjal (préfecture de Kpendjal), Tandjouaré (Tandjouaré), Bafilo (Assoli), Djarkpanga (Mô), Anié (Anié), Akébou (Akébou), Danyi (Danyi), Agou (Agou), Notsè (Haho), Afagnan (Bas-Mono), Vogan (Vo); de commissariats de police à Agbassa (préfecture de Doufelgou), Soudou (Assoli), M'poti (Blitta), Amou-Oblo (Amou), Gapé-Centre (Zio); ainsi que de Postes de Police de Bodjé (Kpélé) et de Kpélé Goudevé (Kpélé), selon l’arrêté ministériel, en date du 24 février.

Leur compétence territoriale variera en fonction de leur nature : les commissariats et les postes de police auront autorité sur le périmètre urbain et suburbain des localités où ils seront érigés, tandis que les compagnies républicaines d'intervention auront compétence sur l'ensemble de la préfecture.

« Ces nouveaux postes de police et les compagnies républicaines ont pour mission la protection des personnes et des biens, ainsi que le maintien et le rétablissement de l’ordre public dans leurs ressorts respectifs. », a indiqué le ministre en charge de la Sécurité.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la Commission Nationale des Droits de l'Homme (CNDH) a de nouveaux membres dirigeants. L’Assemblée nationale togolaise a procédé au renouvellement des membres de cette instance,  le vendredi 15 mars dernier, en présence du nouveau ministre des droits de l’Homme, Chargé des Relations avec les Institutions de la République, Pâcome Adjourouvi.

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Sur les neuf personnalités sélectionnées par les députés, quatre sont des femmes. Ces nouveaux membres seront officiellement nommés par décret présidentiel et prêteront serment devant le bureau de l’Assemblée Nationale avant leur prise de fonction. 

Rappelons qu’au Togo, la Commission Nationale des Droits de l'Homme, élevée au rang des Institutions de la République par la Constitution de 1992, a pour missions principales la promotion et la protection des droits de l’homme ainsi que la prévention de la torture et des traitements inhumains ou dégradants. 

Ce renouvellement est du reste perçu comme un signe positif pour l'État de droit et la démocratie, selon Pacôme Adjourouvi, tout récemment nommé au poste de ministre des droits de l’Homme, chargé des Relations avec les institutions de la République.

Les nouveaux membres la CNDH

Protection de l’environnement : KOLANI Nakodjoua

Santé : ADJODI Anabadédi

Droit et Justice :  ATTITSO Afi ; KODJO Gnambi Garba

Sciences humaines : AISSAH-ASSIH Tembe Ashira Irène

Défense des droits de l’homme : AZAMBO Badabossia ; BOURAIMA Adjidjatou ; KADJA Abalodjam ; SANVEE Ohini Kwao Didi.

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Au Togo, les travaux de construction de 21 ponts, annoncés par l’exécutif dans le cadre de sa politique de désenclavement des zones rurales, seront officiellement lancés demain mardi, 19 mars 2024. Le premier coup de pioche devrait être donné par le Président de la république, Faure Gnassingbé, d’après l’entreprise française Matière, qui a décroché le marché, a appris Togo First, de source proche du ministère dédié.

Ce lancement est prévu à Kolidè dans la commune Ogou 2 (région des Plateaux) précisément sur le tronçon Elavagnon-Ogou Kolidè-Gbagbadjakou (25,2 km). 

Les travaux, à terme, devraient faciliter aux populations rurales bénéficiaires, l’accès aux services socioéconomiques de base, et l’écoulement de leurs produits agricoles, indique-t-on.

Ce projet qui sera exécuté dans les 5 régions économiques du Togo est financé, par la France avec une enveloppe de 78 millions d’euros, soit plus de 50 milliards FCFA. Un accord de financement a été signé en juin 2023 entre le ministre togolais de l’économie et des finances, Sani Yaya, et l’ambassadeur de France au Togo, Augustin Favereau, en ce sens.

Esaïe Edoh

Le Togo totalise désormais 194 milliards FCFA d’emprunt sur le marché des titres publics l’Umoa, soit environ 32% de son ambition annuelle fixée à 607 milliards FCFA. A sa dernière sortie clôturée le vendredi 15 mars 2024, le Trésor public du pays a levé 34 milliards FCFA au moyen d’une émission simultanée d'Obligations Assimilables du Trésor (OAT) et de Bons Assimilables du Trésor (BAT).

Alors que les 16 investisseurs qui ont participé à l’opération ont soumissionné pour un montant de 35 milliards FCFA (enveloppe visée), le pays s’est contenté de 34 milliards FCFA, soit 98% du montant mis en adjudication.

Selon le compte rendu de l’opération, consulté par Togo First, le Trésor public a collecté 28 milliards FCFA sur les BAT émis sur la maturité 364 jours et assortis de taux d’intérêt multiples. Il mobilise sur les OAT rémunérées respectivement à des taux annuels de 6,15% et 6,40% et sur de maturités de 3 ans et 5 ans, 6 milliards FCFA.

Ce nouvel emprunt servira à financer le budget du pays qui s’équilibre en ressources et en charges à 2179 milliards FCFA.

 Esaïe Edoh

Au Togo, les travaux de construction de nouvelles infrastructures sanitaires dans les régions de la Kara, Centrale et Plateaux ont démarré officiellement en fin de semaine écoulée, avec leur lancement par le ministre de l'Accès universel aux soins, Jean-Marie Koffi Tessi, à Kuma-Adame (dans la préfecture de Kloto).

Au total, 70 nouvelles formations sanitaires seront construites dans ces trois régions dans le cadre du projet de Services de santé essentiels de qualité pour une couverture sanitaire universelle (SSEQCU). Ce lancement fait suite à l’appel d’offre émis autrefois pour le recrutement des entreprises qui se chargeront d’exécuter les travaux, dans un délai de six mois.

Les chantiers ouverts, vont coûter 8,3 milliards FCFA et seront déclinés en bâtiments de soins, de blocs sanitaires, et d’infrastructures connexes.

Selon le ministre Jean-Marie Tessi, ces futurs centres de soins vont aussi contribuer à l’accès des populations les plus vulnérables à des soins de qualité, en cohérence avec le projet Assurance maladie universelle (AMU) qui est entré dans sa phase opérationnelle depuis janvier 2024.

Esaïe Edoh

Au Togo, un nouveau marché construit à Kasséna dans la région Centrale, dans le cadre du Programme de soutien aux microprojets d’infrastructures communautaires (PSMICO), a été réceptionné fin février 2024. L’infrastructure réalisée avec le concours financier du Programme d’appui aux populations vulnérables (PAPV) et du Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT)a coûté 100 millions FCFA.

Elle est constituée de hangars de type cantonal, de magasins de stockage et d’ouvrages connexes (forage photovoltaïque, dépotoir).

Selon l'Agence nationale d'appui au développement à la base (ANADEB) qui pilote le projet, cette infrastructure marchande répond à l’ambition gouvernementale d’améliorer les conditions de travail des commerçants, de faciliter le flux commercial et d’accroître l’affluence des usagers.

Notons que plusieurs localités notamment, Tchamba, Glidji, Kpélé, ont déjà bénéficié d’ouvrages marchands dans le cadre de ce programme.

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Des compagnies aériennes autrichiennes pourront désormais utiliser la plateforme aéroportuaire de Lomé. Le Togo et l’Autriche ont formalisé un accord en ce sens le jeudi 14 mars 2024 à Lomé.

Les documents autorisant les transporteurs aériens autrichiens à desservir Lomé ont été paraphés par le ministre togolais en charge du transport, Affoh Atcha-Dedji et l’Ambassadeur d’Autriche au Togo, Thomas Schlesinger. Via cet accord, une ligne directe entre Lomé et Vienne est désormais envisagée.

« Cet accord permet à des compagnies telles que Asky et Ethiopian airlines de relier directement l’Autriche à partir de Lomé.  Il ouvre la voie également à tous investisseurs qui ambitionnent de relier Lomé à Vienne d’engager désormais les démarches », indique le Directeur général de l'Agence nationale de l'aviation civile (ANAC), Idrissou Ahabou. 

La convention entre les deux Etats prend également en compte la protection de l’environnement, la sûreté et la sécurité des voyageurs, souligne-t-on.

L’opération annoncée des transporteurs autrichiens devrait augmenter le trafic de passagers de l’AIGE qui s’est d’ailleurs fixé l’objectif d’atteindre 1,5 million de passagers à l’horizon 2025, en cohérence avec l’ambition gouvernementale de faire du Togo, un hub aérien dans la sous-région.

Notons que l’ouverture en octobre 2022 de nouvelles lignes à partir de Lomé par la compagnie panafricaine Asky qui dessert l'île de São Tomé-et-Principe via Libreville, a permis à l’aéroport de Lomé d'enregistrer plus de 630 000 passagers au premier semestre 2023.

Esaïe Edoh

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