Le président de la République, Faure Gnassingbé, a lancé, jeudi 28 mars à Avétonou, dans la préfecture d’Agou, située à une centaine de kilomètres de Lomé, le projet de développement de la filière avicole intégrée au Togo, un vaste complexe de 660 hectares.
Ce complexe est une initiative de PORTEO-GRAINE, une nouvelle filiale du groupe Porteo, bien connu comme acteur majeur dans le secteur de la construction et des infrastructures routières en Afrique de l'Ouest, notamment en Côte d'Ivoire et récemment au Bénin et au Togo. Après avoir décroché le contrat pour la reconstruction du Grand Marché de Lomé il y a deux ans, Porteo étend maintenant ses activités au secteur agricole avec ce projet. Si le complexe prévu à Avétonou se déploie sur un total de 660 hectares, ce sont 162 hectares qui sont directement affectés au projet avicole de PORTEO. Le reste du site accueillera l'Institut Technique de Recherche Agricole (ITRA), l'Institut de Formation en Alternance et Développement (IFAD-Avetonou) et l'Écovillage, avec pour objectif d’ériger un écosystème intégré de recherche, de formation et de développement agricole.
Cependant, le cœur du projet avicole repose sur plusieurs unités opérationnelles, dont une usine de fabrication d'aliments pour volaille avec une capacité de production de 450 tonnes par jour, une unité d'accouvage capable de produire 1,2 million de poussins par semaine, une unité d'abattage traitant jusqu'à 10 000 poulets par heure et sept fermes d’élevage prévues pour produire jusqu'à 50 millions de poulets par an dans sa première phase alors que la production nationale actuelle est de plus de 35 millions de têtes. La vision à long terme est de doubler cette capacité pour la porter à 100 millions de poulets par an lors de la seconde phase. Plus de mille nouveaux emplois décents sont attendus, apprend-on.
Les détails financiers du projet ainsi que le calendrier prévisionnel pour la réalisation des travaux n'ont pas été rendus publics.
Selon les autorités togolaises, le projet entre en ligne avec leur ambition, visant à renforcer l'autosuffisance alimentaire de leur pays, tout en le positionnant comme un acteur clé dans la production avicole à l'échelle régionale. À terme, il est prévu l’aménagement et l’exploitation de 100 000 hectares en collaboration avec divers partenaires, dans l'objectif de propulser la production agricole togolaise.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, l’Agence nationale de gestion de l'environnement (ANGE) et le programme de résilience côtière (WACA ReSIP) consultent cette semaine les populations du sud côtier, en prélude à des travaux de construction d’ouvrages de lutte contre les inondations dans la zone. Les représentants étaient notamment à Agbodrafo, Aného et à Glidji, les lundi et mardi.

L'initiative, pour un coût prévisionnel total de 2,8 milliards FCFA, consistera notamment en des travaux de curage, de dragage, de protection des berges, d'aménagement de bassins, de canaux et de construction de caniveaux. Les travaux, qui concernent les préfectures de Vo, Bas-Mono, Zio et des Lacs, sont pilotés par le ministère de l'Environnement et des Ressources Forestières.
C'est pour mesurer l'impact environnemental et social qu’une délégation de l'agence était mercredi à Aného et Glidji.
« Il faut partager avec les populations par rapport aux localisations des investissements et aux impacts locaux que ces investissements vont provoquer, leur vie, qui est qui, son impact. », selon le coordonnateur national du projet Waka ReSIP, Dr. Adourahim Alimi Asimiou. Pour le responsable du programme appuyé par la Banque mondiale, ces consultations populaires permettront l'exécution des travaux répondant aux réalités des bénéficiaires. C’est pourquoi ces échanges vont permettre « un plan d'action de réinstallation qui va permettre d'indemniser ceux qui auraient perdu leurs biens ou ceux qui, pour raisons des travaux…, vont être obligés de se déplacer. »
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le taux d’électrification devrait passer à 70% à fin 2024, selon les prévisions du ministère délégué chargé de l’énergie et des mines, affichées dans le document « Budget du Citoyen » publié récemment par le ministère de l’Economie et des Finances. C’est une ambition affichée en droite ligne avec la vision du pays de réaliser la couverture universelle à l’horizon 2030.
Le pays ouest-africain prévoit d’atteindre cette couverture nationale de 70% après avoir bouclé l’année 2023 avec 66% de taux d’accès à l'électricité contre 63% en 2022 et 59% en 2021, selon les statistiques du ministère piloté par Mila Aziablé.
Pour parvenir à cet objectif, l’Etat a alloué un budget prévisionnel de 57 milliards FCFA au département de tutelle pour financer durant l’année 2024, les programmes et projets énergétiques.
Le département ministériel rattaché à la présidence de la république va, avec cette enveloppe financer la poursuite des programmes d’accès à l’énergie hors réseau solaire (Off Grid), en l’occurrence l’initiative CIZO, le projet d’électrification rurale de 317 localités par de mini-réseaux solaires et les projets PRAVOST (Projet d’Appui au Volet Social du programme CIZO d'électrification rurale du Togo).
Des projets tels que Tinga et Mini-grids phase 2 seront aussi financés en 2024. De même, les travaux d’extension de la Centrale solaire de Blitta devraient se poursuivre dans le but de porter le taux d’accès à l’énergie à 70%.
A cet effet, un projet de renforcement de la capacité de distribution de l’énergie a été récemment lancé dans la région centrale (Sokodé) et devrait s’étendre à plusieurs localités du pays, des zones urbaines et périurbaines telles que Dapaong, Kara, Atakpamé, Kpalimé et Aného. Il comprend la pose de 34 km de réseau moyenne tension de 20 KV, la construction de 61 postes de distribution MT/BT et 360 km de réseau basse tension (BT).
Esaïe Edoh
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Le Togo fait partie des trois pays qui profitent le plus des échanges commerciaux intra-UEMOA, après la Côte d’Ivoire et le Sénégal. C’est ce qui ressort d’un récent rapport d’Ecofin Pro, la plateforme de l’agence Ecofin dédiée aux professionnels. Selon le document intitulé « Échanges commerciaux intra-UEMOA : les gagnants, les perdants et les enjeux à venir », les produits énergétiques, le ciment, les matières plastiques, les graisses & huiles et les animaux vivants représentent en moyenne plus de la moitié de la valeur des échanges commerciaux au sein du regroupement économique régional.

Suivant des données de la BCEAO couvrant la période 2017-2021, le Togo affiche un solde commercial excédentaire de 300 milliards FCFA en moyenne par an vis-à-vis de l’espace communautaire, derrière le Sénégal (498 milliards FCFA par an) et la Côte d’Ivoire (plus de 679 milliards FCFA en moyenne par an). En comparaison, les autres pays membres du regroupement économique affichent tous une balance commerciale déficitaire en moyenne, le Mali enregistrant la pire performance avec -808 milliards FCFA de déficit en moyenne, suivi du Burkina Faso (-458 milliards FCFA) et du Bénin (-99 milliards FCFA).
Mali et Burkina Faso...

Il faut relever à cet égard qu’en termes d’importations, le Mali et le Burkina Faso sont les pays qui dépendent le plus du commerce intra-UEMOA. En moyenne, le Mali importe chaque année durant la période sous revue, plus de 1050 milliards FCFA de produits, soit un peu plus de quatre fois ce qu’il exporte à destination de la région. Son voisin burkinabè importe de son côté en moyenne 566 milliards FCFA de produits pour seulement environ 108 milliards FCFA d’exportations. Vient ensuite le Bénin, qui importe en moyenne pour 221 milliards FCFA de marchandises par an contre 121 milliards FCFA d’exportations.
Par exemple, le Burkina Faso a pour principaux fournisseurs, le Togo et la Côte d’Ivoire. Pays enclavés, le Mali et le Burkina Faso ainsi que le Niger, qui importent principalement depuis le Togo, la Côte d’Ivoire, et le Bénin, utilisent les ports des pays côtiers pour s’approvisionner en marchandises depuis l’extérieur. Ces pays réexportent ensuite les produits par la route, à destination de leurs voisins de l’hinterland.
Uemoa et Cedeao

Globalement, le niveau du commerce de biens au sein de l’UEMOA est le deuxième plus important du continent derrière la communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) avec une part de 15% du total des échanges de l’Union. Les pays membres de l’UEMOA ont échangé entre eux pour 3063,7 milliards FCFA de marchandises en 2021, soit un peu plus de 5 milliards de dollars. Ce chiffre représentait une hausse de 15% par rapport à celui de l’année 2020.
À titre d’illustration de la forte relation entre ces pays et le Togo, il faut noter que plus de 90% du trafic en transit du port de Lomé est dominé par les pays de l'AES (Burkina, Niger, Mali). De même, au dernier trimestre 2023, l’espace communautaire CEDEAO a absorbé à lui seul, 40% des exportations togolaises.
Ayi Renaud Dossavi
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La Télévision Togolaise (TVT) depuis le 26 mars dernier a basculé de canal 270 à canal 1 sur les bouquets Canal+ au Togo. Ce basculement fait suite à un accord précédemment signé en février 2022 entre le ministère de la communication et le groupe audiovisuel français, Canal +.

Ce changement de position de la chaîne nationale est la mise en application de l’une des actions prévues par l’accord entre les deux parties pour assurer l’amélioration des chaînes togolaises à l’international.
Dans le cadre du partenariat établi entre le min. de la @CommunicationTg et des #médias et le groupe #Canal+, visant à améliorer l'accessibilité de nos chaînes, la Télévision Togolaise @TVTOfficiel bascule, à compter du 26.03.24, sur la 1ère position des bouquets Canal au #Togo?? pic.twitter.com/QthuR28X3c
— Ministère de la Communication et des Médias (@CommunicationTg) March 26, 2024
Via la convention signée, à l’époque par l’Etat togolais représenté par Akodah Ayewouadan, ministre de la communication et des médias, porte-parole du gouvernement, et David Mignot, directeur général de CANAL+ Afrique, est prévue la diffusion de la TVT dans les offres de télévision payante de CANAL+ dans une cinquantaine de pays d’Afrique subsaharienne et à travers le monde jusqu’au 31 décembre 2024.
Notons que parallèlement aux initiatives visant à renforcer l’accessibilité de la TVT, l’accord promeut l'amélioration de la qualité des programmes et des images de la première chaîne du pays à travers des formations techniques offertes par le groupe média français.
Esaïe Edoh
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La société agroalimentaire Dongaco Togo, filiale de Dongaco, titulaire d’une licence pour l'exploitation des produits The Coca-Cola Company au Togo, pose ses valises à la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA) pour ses activités.
“Nous allons exploiter tous les produits de Coca-Cola. Justement, le Coca-Cola sur la PIA aujourd'hui, nous avons 7 hectares”, indique Thiam Lamine Amadou, DG de la société . “Nous avons deux projets ici, et le premier concerne Coca-Cola, que nous allons opérer sur 4 hectares. Sur les 3 hectares restants, il y a un deuxième projet qui est en gestation”, ajoute-t-il.
À terme, les promoteurs tablent sur 2000 emplois togolais générés par leur activité, sur deux à trois ans.
Outre les promesses de nouveaux emplois créés, cette implantation conditionne une partie du développement après le divorce entre le Français Castel et l’Américain Coca-Cola en 2022, qui a conduit à un changement de stratégie dans la production et la distribution de produits Coca-Cola au Togo.
D’autres arrivées à la PIA
Notons par ailleurs que Dongaco n’est pas le seul à s’être positionné et manifesté sur la PIA ces dernières semaines. C’est notamment le cas de FHC Medica, pour la production de médicaments, et New Huasha Company Limited, un fabricant de vaisselle en mélamine et en plastique.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la production de tubercules a connu une nouvelle croissance de 7,5% entre 2022 et 2023. La quantité produite a atteint 2 406 614 tonnes en 2023 alors qu’elle était évaluée à 2 238 529 tonnes en 2022, selon les données du ministère chargé de l’agriculture.
C’est une nouvelle progression après celle de 12% enregistrée sur la période de 2017 à 2021, avec une production passée d’environ 1 950 000 tonnes à 2 193 462 tonnes.
Dans le détail, durant la campagne agricole bouclée en 2023, plus de la moitié (1 433 955 tonnes) de la production annuelle, a été produite dans les régions des Plateaux et de la Centrale, soit respectivement 720 228 tonnes et 705 735 tonnes.
Le reste de la production a été fourni par les 3 trois autres régions, Maritime (481 664 t), Kara (462 885 t) et Savanes (28 111 t).
Alors que la filière tubercule est dans ses beaux jours, l'État togolais avec l’appui de ses partenaires, ambitionne de la renforcer à l’horizon 2028 avec une enveloppe de 2,34 milliards FCFA. Un Plan d'Action d'Investissement de la Filière Plantes à Racines et Tubercules (PRT) 2024-2028, développé par le Ministère de l'agriculture en collaboration avec le Conseil Interprofessionnel de la Filière Plantes à Racines et Tubercules (CIFPRT) a validé dans cette perspective depuis 2023.
Esaïe Edoh
La Banque ouest-africaine de développement (BOAD), institution sous-régionale de développement basée à Lomé, a récemment annoncé avoir approuvé de nouveaux engagements financiers, franchissant ainsi le seuil des 14 milliards $ d'engagements depuis sa création.
En effet, lors de son 141e conseil d'administration à Dakar, neuf nouvelles opérations de financement ont été approuvées (dont une ligne de refinancement de 5 milliards FCFA, accordée au crédit-bailleur African Lease Togo), pour un montant total de 169,483 milliards de francs CFA. Ces financements sont répartis principalement dans le secteur financier, mais aussi dans les infrastructures et l'agro-industrie. De plus, des investissements ont été réalisés dans des projets d'infrastructures immobilières et routières dans plusieurs pays de l'UEMOA.
Ces nouveaux engagements s'inscrivent dans le cadre du plan de développement de la BOAD, connu sous le nom de "Djoliba", visant à soutenir une croissance durable dans l'ensemble de ses pays membres.
Pour rappel, la BOAD est un acteur de financement et de développement commun aux huit Etats de l'Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA). L’institution a été créée par Accord signé le 14 novembre 1973, et est devenue opérationnelle en 1976.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo, pour la première fois, s’est doté d’un budget vert, évalué à 118,2 milliards FCFA pour le compte de l’année 2024, représentant 5,41% du budget national qui s’équilibre en ressources et en charges à 2179 milliards FCFA. Ce budget est intégré dans la dotation annuelle de 9 ministères.
Avec ces ressources prévisionnelles, le pays va poursuivre la mise en œuvre de sa politique de protection de l’environnement et de lutte contre le changement climatique. Dans le détail, 96 milliards FCFA seront consacrés à la lutte contre le changement climatique et 22 milliards FCFA à la protection de l’environnement.
Selon le document budgétaire consulté par Togo First, les dépenses seront axées sur l’adaptation, l’atténuation, l’amélioration de la biodiversité, la facilitation d’accès à l’eau, la lutte contre la pollution et la gestion des déchets. L’investissement le plus important, soit environ 66 milliards FCFA, équivalant à 56% du total du budget vert, sera destiné à l’adaptation aux changements climatiques alors que près de 30 milliards FCFA, soit 26% de l’allocation, seront injectés dans l’atténuation des effets du changement climatique.

En termes d’actions prévues pour être couvertes par cette enveloppe verte, on note le projet de couverture forestière du territoire à 26% à l’horizon 2030 à travers la restauration de 1,4 million d’hectares de paysages forestiers dégradés et la plantation de 1 milliard d’arbres d’ici à 2030.
Ce budget va financer également des initiatives de développement socioéconomique du Togo, notamment la résilience des populations vulnérables grâce à la mise en œuvre des mesures d’adaptation aux changements climatiques.

Il faut noter qu’en dehors des ministères pilotes, 22 autres départements ministériels et 12 institutions étatiques seront progressivement intégrés au processus de budget vert jusqu’à la couverture intégrale du champ de l’administration centrale.
Esaïe Edoh
Le Professeur Moustafa Mijiyawa, Ministre de la Santé, a inauguré mardi 26 mars le programme ExpandPF, financé à hauteur de 49, 5 millions de dollars par l’agence américaine USAID. Porté par l’Association Togolaise pour le Bien-être Familial (ATBEF) et la Fédération Internationale pour le Planning Familial (IPPF), ce programme vise à améliorer l'accès et l'utilisation des services de planification familiale de qualité à travers le pays.
#MSHP ??????
— Ministère en charge de la Santé Togo (@MSPS_Togo) March 26, 2024
Prof. @mijiyawa_m, Ministre en charge de la santé a lancé, ce 26/3/2024, en présence du chargé d'affaires à l'ambassade des USA au Togo, le projet ExpandPF. Il vise à étendre l'accès et l'utilisation des services de planification familiale de qualité au Togo.#MSHP pic.twitter.com/1k5e4c6IaV
Ce programme de cinq ans sera déployé sur 40 sites sanitaires répartis en trois districts, à savoir Est-Mono, Haho et Kloto. Pour les promoteurs, le lancement de ce projet intervient en réponse à un constat persistant d'accès limité à la planification familiale dans plusieurs pays, dont le Togo.
Au-delà de son impact local, ExpandPF vise également à influencer les politiques et les pratiques dans les pays de la région, ainsi qu'à engager le secteur privé, la société civile et les décideurs nationaux. Rappelons que le projet s'inscrit dans le cadre du partenariat de Ouagadougou (lancé en 2011, et qui appuie l'accélération des services de planification familiale dans neuf pays ouest africains : Togo, Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger et Sénégal), en plus du Cameroun ; et de l'initiative FP2030, une initiative mondiale pour le planning.
Ayi Renaud Dossavi