Togo First

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L’Etat du Togo vient de boucler ce vendredi 12 janvier 2024, sa première sortie de l’année sur le marché financier régional avec succès. Le Trésor public du pays a levé 25 milliards FCFA via une émission simultanée de Bons Assimilables du Trésor (BAT), conformément à son objectif pour cette opération.

Précisément, 18 milliards FCFA ont été collectés via les BAT émis sur la maturité 91 jours et 7 milliards FCFA sur 1 an.

Selon le rapport de l’opération, les investisseurs de la sous-région ouest africaine ont  sursouscrit les titres publics du Togo à hauteur de 39 milliards FCFA. Soit un taux de couverture de l’opération, estimé à 157,24%.

Notons que pour le compte de cette année, le Togo projette de mobiliser 607 milliards FCFA sur le marché des titres publics pour financer son budget établi à 2179 milliards FCFA.

Esaïe Edoh

Au Togo, le gouvernement veut optimiser les ressources humaines dédiées à l'enseignement et à la recherche au sein des universités publiques du pays. L'exécutif vient en effet de prendre, au conseil des ministres du 10 janvier 2024, un décret portant sur la mutualisation des compétences des enseignants du supérieur, qu'ils soient contractuels ou fonctionnaires, au sein de toutes les universités publiques togolaises.

Ce décret permettra à toutes les universités publiques d'avoir accès à l'ensemble du personnel enseignant du supérieur, en fonction du volume horaire statutaire résultant de leurs obligations de service. L'objectif est de maximiser l'utilisation du personnel enseignant et du personnel d'encadrement dans les universités publiques.

Optimiser les sollicitations 

Selon les explications de Yawa Kouigan, ministre de la communication, cette décision découle de la constat que certains enseignants du supérieur ne remplissent pas entièrement leur volume horaire en raison du manque de sollicitations, tandis que d'autres centres ont un besoin accru de ressources humaines.

« Il a été relevé à l'observation que vous avez des personnes qui sont enseignantes dans le supérieur mais qui, faute de sollicitations suffisantes, n'effectuent pas tout le volume horaire. Dans le même temps, vous avez d'autres universités qui ont besoin de ressources humaines », indique-t-on. « Le gouvernement a donc décidé de permettre aux universités publiques de notre pays de s'unir et de pouvoir utiliser indifféremment, dans la limite du volume horaire statutaire, le personnel enseignant et le personnel d'encadrement dans l'enseignement supérieur. », a ajouté la porte-parole du gouvernement.

Rappelons que le Togo compte deux universités publiques, celle de Lomé et de Kara. L’an dernier (rentrée universitaire 2022-2023), les deux universités recensaient au total 96451 apprenants, dont 46% d`étudiantes.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la Société autonome de financement de l'entretien routier, a effectué 37,9 milliards FCFA de dépenses en 2023 pour le maintien du réseau national, un record, selon des données présentées devant le Parlement togolais en fin d'année dernière

Ces dépenses étaient de l'ordre de 17 milliards FCFA en 2019 et 2020 ; elles ont connu une hausse de 2 milliards FCFA en 2021, passant à 19 milliards FCFA. 2022 marque une hausse annuelle de 71% des dépenses, pour atteindre 32,6 milliards, puis 37,9 milliards de FCFA (augmentation annuelle de 16%).

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Des mobilisations qui peinent à suivre

En parallèle, les mobilisations de ressources de la structure d'entretien ont augmenté sur la même période, mais pas au même rythme, ce qui maintient la société dans une situation de déficit, et reflète ses défis pour financer ses objectifs.

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Selon le rapport, les ressources mobilisées par la SAFER sont ainsi passées d'un peu plus de 17 milliards FCFA en 2019 (soit un quasi-équilibre avec les dépenses de cette année-là) à 26,1 milliards FCFA en 2023, en forte baisse annuelle après un pic de 31 milliards de FCFA en 2022.

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Rappelons que la strucure a pour mission, non seulement de mobiliser des fonds au profit de l'Etat, mais aussi le financement de l’entretien courant et périodique de l’ensemble du réseau routier togolais ; le financement de la construction de nouveaux postes de péage ; et l’exploitation des postes de péage existants. 

En 2019, sa capacité à financer l’entretien routier était estimée à seulement 30%.

Pour cette année 2024, la SAFER espère mobiliser 23,5 milliards de FCFA, soit 44 % des besoins estimés pour cette année, qui s'élèvent à 53 milliards de FCFA.

Ayi Renaud Dossavi

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Dix (10) des cent (100) femmes noires francophones les plus inspirantes du 21è siècle sont togolaises. C’est ce qui ressort du classement des 100 Femmes inspirantes du 21ème siècle, de la 2è édition Spéciale Afrique & Diaspora francophone, publié le 9 janvier dernier par la Plateforme Femmes inspirantes.

Parmi celles-ci, figurent dans la catégorie politique, la cheffe du gouvernement Victoire Tomégah-Dogbé, et la ministre Secrétaire Générale de la Présidence de la République togolaise, Sandra Ablamba Johnson. Rose Kayi Mivedor, ministre chargée du commerce, Myriam Dossou-d’Almeida, ministre du développement à la base et la députée Abira Bonfoh sont également classées dans cette catégorie.

Dans la catégorie « Femmes cadres et cheffes d’entreprise », se sont illustrées Aissatou Diallo et Estelle Komlan, respectivement directrice de communication et marketing de Togocom et directrice de la Salle des marchés du Groupe Orabank.

La judokate franco-togolaise, Clarisse Agbégnénou s’est distinguée dans la catégorie femmes pilotes/ sport. Quant à Kayi Dogbé, directrice de KD Groupe et Delali Damessi, chroniqueuse dans l'émission " Le chœur des Femmes " sur Canal Plus Afrique, elles sont respectivement classées dans les catégories Femmes entrepreneures et femmes des arts et médias.

Ce classement, selon Jessica Makosso Fondatrice/ Rédactrice en chef de la plateforme Femmes inspirantes, « encourage celles qui osent, booste celles qui doutent, et accompagne celles qui se lancent ». Il met en avant le leadership féminin, précisément les femmes qui se démarquent par leurs histoires.

Esaïe Edoh

Au Togo, les diplômes de Licence et Master professionnels délivrés par les établissements d’enseignement privés seront désormais subordonnés à des examens nationaux, organisés par un seul organisme dénommé l'Office des Examens Professionnels du Supérieur (OEPS), anciennement l'Office du Brevet de Technicien Supérieur (OBTS).

Cette mutation, annoncée lors du dernier conseil des ministres du mercredi 10 janvier 2024, vise notamment à « réaliser les objectifs de l’assurance qualité dans le système éducatif au sein des établissements d’enseignement supérieur et à réaliser l’égalité entre les étudiants du public et du privé ».

Harmoniser les curricula

Ainsi, à partir de cette année académique 2023-2024, les examens d’État ou examens nationaux se tiendront dans les établissements privés d’enseignement supérieur, pour les grades de Licence et de Master professionnels. 

« Désormais, tous les examens professionnels de ces niveaux, Licence et Master, seront organisés par un seul organisme sur tout le territoire », précise Yawa Kouigan, ministre chargé de la communication et porte-parole du gouvernement.

Il s’agit ainsi pour le pays d’harmoniser tous les curricula, afin que les étudiants, qu'ils soient du public ou du privé, soient mis dans les mêmes conditions d'examen et obtiennent les mêmes diplômes.

Homologation

L’État togolais devrait cependant continuer à délivrer des homologations pour les diplômes qui ne sont pas obtenus sur le territoire. "L’homologation va continuer, mais pour les diplômes qui ne sont pas obtenus au Togo, qui ont été obtenus à l'étranger, dans les mêmes conditions. Une fois que cela sera vérifié, il pourra être procédé à leur homologation", ajoute la représentante du gouvernement.

Ayi Renaud Dossavi

A eux seuls, 5 ministères sur les 31 qui composent le gouvernement togolais, se voient allouer cette année 2024, un budget global prévisionnel de 563 milliards FCFA, soit plus de la moitié des prévisions totales (1030 milliards FCFA affectés à l’ensemble des départements) pour financer leur fonctionnement et leurs projets. Le tout, sur un budget  qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 2179 milliards FCFA.  Lecture.

1- Le ministère des enseignements primaire et secondaire

Pour la 4ème fois consécutive, le ministère des enseignements primaire et secondaire et de la formation technique, avec 191 milliards FCFA de budget prévisionnel en 2024, s’adjuge la plus grosse dotation. Une prévision en hausse de 9% rapportée à ses 175 milliards FCFA en 2023.

Avec ces ressources, le ministère piloté par Dodzi Kokoroko, va poursuivre le chantier des réformes engagées. A cet effet, un concours de recrutement des enseignants est prévu cette année pour renforcer le personnel existant ainsi que la formation des enseignants volontaires déjà déployés.

L’amélioration des infrastructures scolaires va également se poursuivre, indique-t-on.

2- Le ministère des armées

Deuxième plus gros budget en 2024, le ministère des armées affiche 118 milliards FCFA contre 167 milliards FCFA dans la loi de finances rectificative 2023. Soit une baisse de 41%.

Ce ministère rattaché à la présidence depuis décembre 2022 va essentiellement faire face aux menaces terroristes qui secouent le nord du pays depuis novembre 2021. De fait, grâce à cette dotation, il va financer la défense nationale et affiner sa stratégie de lutte contre les terroristes qui menacent la paix et la sécurité des populations, dans la partie septentrionale du pays.

3- Le ministère de la santé

C’est le ministère qui aura le 3è plus gros budget. Son allocation prévisionnelle est chiffrée à 110 milliards FCFA alors qu’elle était évaluée à 138 milliards FCFA dans le collectif budgétaire adopté en octobre 2023.

Ce ministère va s'atteler à promouvoir une qualité de soins de santé pour tous dans le cadre de la mise œuvre du projet gouvernemental d’Assurance maladie universelle (AMU) qui est entré en vigueur depuis le 1er janvier 2024.

Dans cette perspective, l’accent sera mis sur le projet « Services de Santé Essentiels de Qualité pour une Couverture Sanitaire Universelle » (SSEQCU) via lequel des centres de santé seront construits ou réhabilités avec le soutien de la Banque mondiale. Également, la lutte sera accentuée contre des maladies comme le paludisme, la tuberculose, etc…

4- Le ministère des travaux publics 

Avec un budget prévisionnel de 85 milliards FCFA, le ministère des travaux publics pointe, comme un an plus tôt, à la quatrième place des départements ministériels les mieux dotés.

Il s’agira, de continuer l’exécution des grands chantiers comme les travaux d’aménagement du réseau routier du pays. Concrètement, 180 km de route (dont les chantiers en cours) bénéficieront des travaux de revêtement.

5- Le ministère des Mines et de l’Energie

59 milliards FCFA, c’est l’enveloppe prévue pour le ministère des mines et de l’énergie contre 52 milliards FCFA l’année dernière. D’une année à l’autre, ce ministère enregistre une hausse de 13% de son budget.

Les ressources seront injectées dans les projets visant l’accès universel à l’énergie, à l’horizon 2030. L’extension de la centrale solaire de Blitta, le démarrage des travaux de construction de la Centrale photovoltaïque de Sokodé ou encore l’implantation des lampadaires, sont entre autres projets inscrits à l’agenda de ce département.

Esaïe Edoh

Le ministre de la santé et de l’hygiène publique, Moustafa Mijiyawa a réceptionné ce jeudi 11 janvier un lot d’équipements de laboratoire d’un coût global de 966 742 640 F CFA, offert par la Banque mondiale.

Il s’agit de réfrigérateurs de laboratoire, de congélateurs, de microscopes optiques binoculaires, de stérilisateurs à chaleur sèche, de compteur différentiel de cellules, de balance de précision, d’étuves universelles et de micropipettes.

Le don, destiné à l’amélioration de la qualité des soins de 18 hôpitaux de district, s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet de renforcement de l'État de préparation et de riposte d’urgence au Covid -19 (REPSRU).

Ces équipements que nous remettons visent à détecter et à répondre aux menaces éventuelles des maladies à potentiel épidémique par le renforcement du système national de préparation en santé publique au Togo”, a indiqué Fily Sissoko, représentant résident de la Banque mondiale au Togo.

Pour le ministre chargé de la santé, ces nouveaux équipements vont renforcer la surveillance des maladies à potentiel épidémique et permettre au système de santé de les détecter précocement.

En 2023, le Togo a mobilisé au total 27,5 milliards FCFA d’investissements privés, selon les chiffres partagés par le ministère de la promotion de l’investissement, devant les parlementaires togolais en fin d'année dernière. 

La même source indique qu’à environ 80%, il s’agit d’investissements directs étrangers (IDE), soit 21,9 milliards FCFA et à 20%, d’investissements directs nationaux (IDN), soit 5,56 milliards FCFA.

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Au Togo, ces chiffres viennent ponctuer une année de mise en œuvre de politiques de promotion des investissements, visant de façon globale à accroître la mobilisation des investissements privés nationaux et étrangers, via le régime du code des investissements et celui de la zone franche.

Tout au long de l’année écoulée, le ministère de tutelle, d’abord sous la houlette de Rose Kayi Mivedor, puis de Manuella Santos, a multiplié les rencontres avec les investisseurs potentiels et les différents acteurs du secteur privé et de l'investissement au Togo, afin de mobiliser encore plus de fonds, pour attirer des investisseurs étrangers. Notamment à travers plusieurs sorties à l’international et les "investors breakfasts".

Ayi Renaud Dossavi

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L’Office togolais des recettes (OTR) a entamé le mercredi 10 janvier 2024, une campagne de vulgarisation de la loi de finances exercice 2024. Objectif : expliquer à toutes les couches socio-économiques les nouvelles mesures fiscales inscrites dans la loi de finances cette année.

C’est avec la presse locale que l’administration fiscale a tenu la première rencontre d'explication. Cette démarche, selon le Commissaire Général de l’OTR Philippe Tchodié, vise à permettre aux médias, de relayer les informations et de renforcer le partenariat avec les opérateurs économiques.

« La fiscalité est un domaine assez complexe et pour la promotion du civisme fiscal, l’OTR s’est donné pour mission de bien expliquer la loi de finances. Nous attendons que nos partenaires puissent prendre ce message et le relayer de la bonne manière pour que ce que le gouvernement a comme volonté et qui est traduit dans la loi de finances, puisse être compris par toute la population », a souligné le Commissaire de l’OTR.

Les innovations contenues dans la loi de finances exercice 2024 s’articulent autour de trois grands axes, notamment, le renforcement de l’inclusion et l’harmonie ; la dynamisation, la création des emplois et la modernisation des services portée par la digitalisation.

Notons que selon la loi de finances 2024, l’OTR devrait mobiliser 1042 milliards FCFA pour financer le budget national. Pour y parvenir, le rehaussement des taux de taxes sur certains produits est décidé, de même que la reconduction de certaines mesures fiscales. 

Esaïe Edoh

L'opérateur Togocom va bénéficier d'un financement de 36 milliards FCFA de l'IFC, branche de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, sous forme de prêts, pour soutenir la transformation numérique et la connectivité au Togo. Les deux entités ont conclu cet accord de financement ce jeudi 11 janvier à l'Hôtel du 02 Février de Lomé.

Cette facilité de près de 55 millions d'euros sera notamment affectée à la modernisation des infrastructures de Togocom, à l'expansion de son réseau 4G, à l'extension de son réseau de fibre optique, ainsi qu'au renforcement de sa résilience, en améliorant la qualité et la vitesse de la connexion.

« Chez TOGOCOM, nous sommes très fiers du rôle essentiel que nous jouons dans la promotion de la transformation numérique du pays et dans le renforcement de la connectivité pour tous les citoyens togolais, où qu’ils se trouvent sur le territoire. Cet investissement témoigne de notre engagement à soutenir constamment le développement économique et la digitalisation des services au Togo », a déclaré Pierre-Antoine Legagneur, Directeur Général de TOGOCOM, en marge de cet accord de financement.

Cet appui intervient dans le cadre du déploiement de la stratégie de transformation digitale du pays, qui vise à atteindre 95% de couverture de la population en internet mobile et fixe d'ici à 2025, ainsi que la connexion de 100% des administrations publiques, et de 95% des hôpitaux et des écoles.

« Le partenariat avec la SFI marque une étape décisive, non seulement pour améliorer l'accès aux équipements et à l'internet haut débit, mais aussi pour générer des opportunités économiques pour nos populations », a souligné Cina Lawson, Ministre de l'Économie Numérique et de la Transformation Digitale du Togo, ajoutant que « l'engagement du Togo envers l'innovation numérique, renforcé par ce partenariat, témoigne de notre détermination à construire une nation progressiste et technologiquement avancée pour les générations futures ».

Ayi Renaud Dossavi

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