Le Togo devrait bénéficier, cette année 2024, d'un appui budgétaire à hauteur de 13,44 milliards FCFA de la part de l'Union européenne (UE). Ces ressources s'ajouteront aux 10 milliards décaissés récemment par Bruxelles au titre de l'exercice budgétaire 2023. Dans un communiqué en date du lundi 22 janvier 2024, concernant la première tranche de 10 milliards FCFA, la représentation européenne indique que ces ressources serviront à soutenir les réformes inscrites dans la Feuille de Route Togo 2025, notamment dans les domaines de la décentralisation, de l'agrobusiness durable et de l'accès aux services sociaux de base pour les populations vulnérables.
« Cet appui budgétaire de l’Union européenne illustre la qualité du partenariat et la confiance existante entre le Gouvernement togolais et l’Union européenne ainsi que ses États membres, car nous entretenons un dialogue permanent au format équipe Europe à Lomé », a indiqué Tasso Vilallonga, Ambassadeur de l’Union européenne auprès de la République Togolaise.
Dans une interview accordée au média Togo Breaking News, le représentant de l'Union des 27 à Lomé rappelle que « l'appui budgétaire de l’Union européenne au Togo est un don, pas un prêt, et il repose, bien entendu, sur la confiance dans la gestion des finances publiques du pays partenaire. »
Cependant, le décaissement effectif de cet appui est subordonné au respect de certaines conditions discutées entre les deux partenaires, notamment la poursuite de certaines réformes identifiées de concert. Ainsi, selon la même source, cet accord s'inscrit dans la continuité du « dialogue approfondi et permanent » avec le gouvernement togolais, en particulier le Ministère de l’Économie et des Finances.
Au total, l'enveloppe que l’Union européenne a consacrée pour le Togo, sur la période 2021-2024, s’élève à plus de 95 milliards de FCFA (145 millions d'euros), dont près de 24 milliards FCFA (36,5 millions d'euros) d'appui budgétaire sur la période 2023-2024.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, la commune de Blitta 2 a récemment adopté son budget pour l'année 2024. Lors de sa première session ordinaire de l'année, ouverte le vendredi 19 janvier à Agbandi, le conseil municipal a validé un budget total d’un peu plus de 112 millions de FCFA.
Ces ressources sont réparties de manière à peu près équitable entre les dépenses de fonctionnement, soit 52,5 millions de FCFA, et les investissements, représentant 59,5 millions de FCFA. À l'ouverture des travaux, le préfet de Blitta, Batossa Boukari, a salué les efforts des conseillers municipaux et les a encouragés à poursuivre leurs actions pour le développement de la commune. Pour sa part, le maire de Blitta 2, Malou Kodjo, a insisté sur l'importance de la mobilisation des ressources financières prévues dans le budget, comme le rapporte l'ATOP.
Ces travaux ont réuni un large éventail de participants, dont des représentants du gouvernement, des chefs traditionnels, des forces de défense et de sécurité, ainsi que des membres de la société civile.
Pour rappel, la commune de Blitta 2 fait partie de la préfecture de Blitta - avec deux autres communes (Blitta 1 et Blitta 3) - qui est d'ailleurs la deuxième préfecture la moins peuplée de la région centrale, avec seulement 163 000 habitants.
Ayi Renaud Dossavi
Les experts nationaux de plusieurs pays de la sous-région, notamment le Togo, le Burkina Faso, le Mali, le Tchad et le Niger, se renforcent dans l'élaboration de calendriers des cultures agricoles et le suivi agricole en Afrique de l'Ouest cette semaine. C'est à la faveur d'un atelier sous-régional de 05 jours, ouvert le 22 janvier à Lomé. Cette initiative, menée par Weather Force et le Centre Climatique Régional en collaboration avec l'Organisation Météorologique Mondiale (OMM), est sous le pilotage opérationnel de l'Agence Nationale de la Météorologie (ANAMET).
L'objectif principal de cette rencontre est de renforcer les compétences opérationnelles des agents des services météorologiques nationaux dans l'élaboration de calendriers agricoles, l'analyse et la production d'informations agro-climatologiques. Il s’agit également de faciliter la diffusion de ces données aux utilisateurs et aux décideurs du secteur agricole.
« Dans nos sorties ou rencontres avec les différents utilisateurs de nos informations, surtout les populations agricoles, il y a toujours des inquiétudes par rapport aux dates de début des travaux champêtres, de sarclage, de traitements phytosanitaires et des récoltes. Ces questionnements nous ont motivé à solliciter l’appui technique et financier de l’OMM pour pouvoir former les experts de la sous-région ouest africaine et du sahel en matière d’élaboration des calendriers des différents temps de cultures », a indiqué Dr. Latifou Issaou, DG de l’ANAMET, en marge de ces travaux.
Ces travaux se tiennent alors que de récentes projections climatiques indiquent une augmentation de l'aridité de la sous-région, du fait de l'augmentation des températures et de l'incertitude des précipitations. Un contexte qui rend d’autant plus crucial la surveillance et la prévision agro-météorologiques, pour réduire ces risques et renforcer la résilience des agriculteurs et des pays.
Ayi Renaud Dossavi
La culture africaine était à l'honneur pour la cinquième année consécutive à Paris mardi 23 janvier, dans le cadre de la Journée Mondiale de la Culture Africaine (JMCA), initiative instaurée grâce à l'engagement du Togo. L'évènement a été marqué par une cérémonie au siège de l'UNESCO - rassemblant de nombreuses délégations nationales, et acteurs de la culture - et a offert au groupe Afrique, un espace pour mettre en avant les contributions des Africains et des Afro-descendants à l'évolution du monde.
JMCA 2024 - En Direct du Siège de l'UNESCO https://t.co/pUBJaJors2
— Diplomatie Togolaise (@DiplomatieTogo) January 23, 2024
À l’initiative de cet événement, le Togo a joué un rôle central lors des célébrations, ouvertes par le ministre togolais des Affaires étrangères, le Professeur Robert Dussey.
#Africanophonie#APA #AfricanPoliticalAlliance#PanafricanCongress#LomePanafricanCongress
— Robert Dussey (@rdussey) January 23, 2024
#Lome2024 #Panafrican#Panafricanism #LPSF#LPSF2023 #OurAfrica @UNESCO_fr @UNESCO_fr @_AfricanUnion
L Africanité est ouverture au monde. Le centre du monde est nul par ailleurs. Il est… pic.twitter.com/qIKT1CsFRW
"C'est la diversité culturelle que nous célébrons à travers la Journée mondiale de la culture africaine et afro-descendante. L'humanité est une, mais se réalise à travers une diversité de cultures. L'Afrique féconde le monde à travers ses fils et les Afro-descendants, où qu'ils soient dans le monde", a déclaré Robert Dussey dans son discours d'ouverture de la cérémonie. "L'africanité, c'est le courage de faire monde ensemble. Voilà le rempart qu'il nous faut opposer au retour dangereux des extrémistes et des extrémismes de tout genre. Faire monde ensemble dans une humanité plurielle, tel est le grand défi de notre temps", a ajouté le représentant de la diplomatie togolaise.
Le Chef de la diplomatie togolaise a profité de l'occasion pour mettre en valeur la contribution du Togo à la promotion des cultures africaines et afro-descendantes. Ce dernier est revenu sur le renouveau du panafricanisme et les valeurs culturelles africaines, à travers l'Africaphonie, rappelant le leadership du Togo en la matière.
En effet, le pays de Faure Gnassingbé se veut un catalyseur de cette célébration mondiale, placée sous le thème : « Africanité globale pour une humanité ». Rappelons que Lomé, la capitale togolaise, attend un grand rendez-vous des panafricanismes, du 22 au 25 octobre prochains, à l'occasion du 9ème Congrès panafricain.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le nombre de sièges des députés à l’Assemblée nationale passe de 91 à 113. La modification a été actée le mardi 23 janvier 2024 par la représentation nationale qui a donné, à l’unanimité son approbation pour la modification du code électoral.
Cette augmentation du nombre de sièges des élus du peuple, vient répondre au besoin d’adaptation du code électoral à l‘évolution du pays, notamment au plan démographique, indique-t-on.
« Cette révision du code nous permet d’adapter notre législation à l’évolution démographique ainsi qu’aux contraintes géographiques en vue de parvenir à des solutions concertées pour l’organisation apaisée des élections législatives et régionales », a précisé la Présidente de l’Assemblée nationale, Yawa Tségan.
L’actualisation du cadre juridique de l’organisation des futures élections est également une réponse favorable à la demande exprimée par les acteurs politiques regroupés au sein du Cadre permanent de concertation (CPC).
Notons que le Togo se prépare pour des élections législatives et régionales d’ici à fin mars.
Esaïe Edoh
Au Togo, les efforts se poursuivent pour attirer des investissements étrangers. Le 17 janvier 2024, le Ministère de la Promotion de l’Investissement a accueilli une délégation d'investisseurs turcs dirigée par S.E Mme Muteber Kiliç, Ambassadeur de la Turquie auprès de la République togolaise.
Au cours de la réunion, la représentation togolaise a présenté les projets prioritaires de la feuille de route Togo 2025, mettant l'accent sur les secteurs clés tels que l'énergie, l'agriculture et l'industrie manufacturière. L'objectif était de susciter l'intérêt des entreprises turques pour ces opportunités d'investissements.
Le Ministère @Promo_InvestTg a accueilli le 17 janvier 2023 une délégation d’investisseurs de la Turquie dirigée par S.E Mme Muteber Kiliç, Ambassadeur de la Turquie près le Togo.
— Manuella M. Santos (@Manu_EllaSantos) January 22, 2024
La rencontre a permis d’évoquer les projets prioritaires de la feuille de route #Togo 2025 et de… pic.twitter.com/fqFifyEjf1
Pour Manuella Santos, ministre togolaise de la Promotion de l’Investissement, c’était une nouvelle opportunité de promouvoir le pays en tant que destination privilégiée pour les investisseurs turcs, et de renforcer la collaboration entre le Togo et la Turquie. Cette rencontre fait suite à de nouveaux développements en matière de coopération entre les deux pays, avec notamment la signature d’un accord de coopération économique l’an dernier, ainsi que la tenue d'une journée d'affaires Togo-Turquie.
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Au Togo, le gouvernement suspend temporairement les importations de viande de volaille surgelée, pour soutenir les producteurs locaux. En effet, selon une note du ministère en charge de l'agriculture, de l'élevage et du développement rural, les producteurs locaux, regroupés au sein du conseil de l'interprofession de la filière avicole du Togo (CIFA), « rencontrent des difficultés à écouler les stocks de viande de volaille produite localement », avec notamment un stock en souffrance évalué à plus de 70 tonnes, entreposé dans les chambres froides des abattoirs de volaille.
Le ministre Antoine Lekpa Gbegbeni et son équipe ont annoncé, dans un communiqué en date du 22 janvier 2024, « la suspension temporaire de la délivrance des autorisations d'importation de viande de volaille surgelée ». Ceci, ajoute-t-on par ailleurs, « dans le souci de promouvoir la production et la consommation locales". La levée de cet "embargo" sera conditionnée à « l'épuisement du stock de production local actuellement en souffrance ».
Si les importateurs se conforment à cette mesure, comme les y exhorte l'autorité de tutelle, la mesure "temporaire" devrait apporter un nouvel élan favorable aux producteurs locaux. Au-delà de promouvoir le "made-in-Togo", cette annonce pourrait également relancer la question des soutiens à la compétitivité des producteurs locaux face aux compétiteurs étrangers, notamment en termes de coûts de production.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la portion de la Route Nationale 2 (Lomé-Aného) entre le rond-point Port et Cimtogo, fermée à la circulation le 8 janvier dernier, est réouverte depuis le lundi 22 janvier 2024. Les travaux sur la section sont complètement achevés, a informé la ministre des Travaux Publics, Zouréhatou Kassah-Traoré, dans un communiqué.
« Cette voie est ouverte à la circulation à compter de ce lundi 22 janvier 2024 à 22 heures 00 minute », précise la note officielle.
Cette réouverture de la voie après celle provisoire en fin d'année dernière, pendant la période des fêtes, marque ainsi la fin définitive des travaux de réparation qui ont débuté en octobre 2023.
Notons que les travaux ont consisté en la réparation d’un affaissement de la chaussée dû à un collecteur d'eau en buses construit dans les années 1960, qui traverse la route à une profondeur d'environ 3 mètres.
Esaïe Edoh
Tous les moyens seront déployés pour garantir la sécurité des populations septentrionales du Togo, plus précisément celles de la région des Savanes, exposées à la menace terroriste, a promis le Président Faure Gnassingbé le dimanche 21 janvier 2024 à Cinkassé. C’est à la faveur de son grand oral avec les forces vives de cette région, que le dirigeant togolais a fait cette promesse.
« Si Mandouri n’est pas en paix, le Togo n’est pas en paix, si Cinkassé n’est pas en paix, le Togo n’est pas en paix. Nous ferons tout pour vous protéger », a promis Faure Gnassingbé, qui informe de l’intensification des actions particulièrement dans les préfectures de Cinkassé, Kpendjal et Kpendjal-ouest.
Le chef de l’État, @FEGnassingbe a échangé ce dimanche 21 janvier 2024 à Cinkassé et à Mandouri, avec les forces vives de la préfecture de Cinkassé et du Grand Kpendjal dans la région des Savanes.
— Présidence Togolaise/Togolese Presidency (@PresidenceTg) January 23, 2024
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Tout en faisant cette promesse, Faure Gnassingbé a appelé les populations à soutenir davantage les autorités dans les efforts engagés pour freiner l'incursion des terroristes. « Ne dormez pas sur vos lauriers. Continuez d’être vigilants, continuez d’aider les Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi que les autorités administratives et politiques, car c’est ensemble que nous allons préserver la paix et la sécurité dans les Savanes », a conseillé le chef de l’État.

Pour une meilleure collaboration entre les civils et les FDS dans cette lutte, le Président de la République a aussi promis le renforcement des actions visant la résilience des populations.
« Que ce soit dans les domaines des pistes rurales, de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, des infrastructures et bien d’autres, des efforts se poursuivront pour accélérer la mise en œuvre des projets et programmes socioéconomiques. Ces mécanismes contribueront à préserver la sécurité et à lutter contre le terrorisme », a soutenu le leader togolais.
Esaïe Edoh
Parmi les 22 sous-projets communautaires appuyés par le programme de gestion côtière WACA ResIP et arrivés à complétion à fin décembre, une initiative a soutenu le boisement des berges sur le cours inférieur de la rivière Zio, entre les localités de Tonoukouti et de Fidokui, à quelques encablures de la capitale Lomé. Dénommée « Appui à la sauvegarde et à la restauration des berges du fleuve Zio dans les villages de Fidokpui, Gblinkope, Dikame, Tonoukouti, Hlankope et Gbamakope », ce sous-projet a été financé par le WACA à hauteur de 56 millions de francs CFA pour reboiser au total quarante hectares le long du cours d’eau et soutenir les agriculteurs locaux. L'initiative est portée sur le terrain par l’ONG AJEDI, bras opérationnel de ce sous-projet.
« Le projet WACA a initié le reboisement des berges des cours d'eau pour faire face à un phénomène qui se déroule actuellement sous nos yeux et auquel personne ne fait attention : la disparition des petits cours d'eau ; les rivières, les ruisseaux disparaissent progressivement », constate Yawo Komi, coordonnateur adjoint du projet.

De plus, « en initiant le projet de reboisement des berges, le projet WACA vise essentiellement trois objectifs : redonner vie à ces cours d'eau, lutter contre les inondations, contribuer à l’ambition de reboisement du gouvernement togolais, qui est d’étendre la couverture forestière à 25% du territoire national à l'horizon 2025 ».
Ce sous-projet s'inscrit dans l’initiative plus globale de reboiser les berges dans le Sud du pays, lancée en 2020. Après trois années d’opérationnalisation, « le bilan est satisfaisant », se réjouit-on au WACA.
En effet, sur la période, après avoir commencé les opérations de reboisement des berges en 2020 avec sept sous-projets, le programme revendique aujourd’hui près de 500 hectares reboisés (précisément 497 hectares) via dix sous-projets de reboisement de berges de cours d’eau.
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