Pour la 3ème année consécutive, Ecobank est désignée meilleure Banque pour les PME (Petites et moyennes entreprises) en Afrique. La nouvelle distinction est attribuée à la banque panafricaine par Global Finance en février dernier lors de la cérémonie de remise des prix annuels SME Bank Awards à Londres, au Royaume-Uni.
Ce prix, déjà remporté deux fois lors des Euromoney Awards for Excellence 2022 et 2023,vient récompenser l'engagement de Ecobank à répondre aux besoins spécifiques des PME sur le continent.
« Ce prix atteste du fort soutien apporté par Ecobank aux petites et moyennes entreprises (PME) africaines, leur permettant de prospérer et de saisir les immenses opportunités commerciales intra-africaines que présente le marché unique créé par la ZLECAf », souligne Carol Oyedeji, Directrice par intérim du Groupe Ecobank Commercial Banking.
? Ecobank se distingue aux Global Finance SME Bank Awards 2024 !
— Ecobank Groupe (@EcobankGroupe) April 8, 2024
Nous avons remporté le prix de la Meilleure Banque pour les PME en Afrique et Ecobank Nigeria a été nommée Meilleure Banque pour les opérations de change. Carol Oyedeji, notre directrice générale par intérim de la… pic.twitter.com/JFUeymXhGM
En effet, la banque panafricaine, propose une gamme complète de solutions bancaires, de paiement, d'encaissement et de financement aux entreprises. Elle assure également un accompagnement non financier notamment la formation à la direction d'entreprise et aux compétences, et met à disposition une plateforme de mise en relation entre commerçants, acheteurs, vendeurs et fournisseurs à travers l'Afrique.
Grâce à un accord de partage des risques de 200 millions de dollars conclu avec le Fonds africain de garantie et une facilité de prêt de 32,8 millions de dollars avec l’Eco. Business Fund et du SANAD Fund for SMEs, la banque basée à Lomé a, durant ces derniers mois, renforcé sa capacité de prêt pour répondre aux besoins de financement des PME.
Notons que cette nouvelle reconnaissance vient s'ajouter à d’autres attribuées à Ecobank, notamment le prix de la Banque de l’année à plusieurs reprises dans différents pays.
Esaïe Edoh
Depuis le 12 avril dernier, la délivrance des visas en « mode express » est suspendue à l’arrivée du Togo. Cette décision a été prise par le ministre de la sécurité et de la protection civile, Calixte Madjoulba.
L’officiel, en suspendant cette procédure de traitement urgent des demandes de visa instaurée en 2022 par la Direction générale de la documentation nationale (DGDN), a annoncé de nouvelles mesures.
Désormais, « tous les voyageurs soumis au visa d’entrée au Togo sont tenus de prendre toutes les dispositions nécessaires pour effectuer leur demande de visa au moins 7 jours avant la date prévue pour le voyage, et s’assurer d’avoir obtenu en retour un code de confirmation électronique du visa avant leur départ », a indiqué le ministre via un communiqué consulté par Togo first.
L’autorité a par la même occasion, conseillé aux compagnies qui desservent Lomé, de « s’assurer que chaque voyageur a satisfait à cette exigence avant d’embarquer ».
Rappelons que le visa Mode express avait été instauré dans le but de faciliter les démarches des demandes introduites dans un délai inférieur à 7 jours avant la date d’arrivée du voyageur.
Esaïe Edoh
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L’Etat du Togo a réussi un nouvel emprunt de 33 milliards FCFA ce vendredi 12 avril 2024, en clôture de sa première sortie du 2è semestre sur le marché des titres de l’Umoa. Une performance dépassant les prévisions initiales du pays, fixées à 30 milliards FCFA.
Selon le rapport de l’opération, le pays a collecté 27,5 milliards FCFA sur les BAT émis sur les maturités de 91 et 364 jours et assortis de taux d’intérêt multiples. Les 5,5 milliards FCFA restants ont été engrangés sur les OAT rémunérées au taux annuel de 6,40%, sur la maturité de 5 ans.
Le rapport souligne que 37 investisseurs ont répondu à l’offre pour un investissement total de 46,5 milliards FCFA, soit 155,3% de taux de couverture de l’opération.
Avec cette nouvelle mobilisation, le Togo collecte 227 milliards FCFA sur le marché financier régional contre une prévision annuelle de 607 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
En Afrique subsaharienne, cette année 2024 devrait être marquée par un rebond de la croissance à 3,4 % en 2024 et à 3,8 % en 2025, marquant une légère progression par rapport aux 2,6 % enregistrés en 2023. Ce sont les projections de la Banque mondiale, dans son dernier rapport sur l’économie en Afrique, Africa’s Pulse, publié cette semaine. Si ce rebond de la croissance économique dans la région devrait être porté notamment par la hausse de la consommation privée et le recul de l'inflation, il reste fragile.
L’institution de Bretton Woods pointe notamment une inflation qui restera élevée, bien qu’en baisse (de 7,1 % en 2023 à 5,1 % en 2024 en moyenne).
De plus, malgré un ralentissement de la progression de la dette publique, de nombreux gouvernements africains font face à des problèmes de liquidités extérieures et d'endettement insoutenable.
Au Togo, les prévisions sont globalement plus positives. Le taux de croissance devrait ralentir légèrement en 2024 pour atteindre 5,1 % sous l’effet des efforts d'assainissement budgétaire, de la faiblesse de la demande extérieure et de l'incertitude régionale, toujours selon la Banque mondiale.
Quant à l’inflation, les autorités publiques espèrent une poursuite de la tendance baissière, déjà amorcée l’an dernier, de 5,3% l’an dernier à 2,7% cette année 2024.
Ayi Renaud Dossavi
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À la clôture de l'année précédente, le niveau de mise en œuvre des réformes affichait un taux d'achèvement physique de 73,6% et un taux d'exécution financière de 61,9%. Ces chiffres sont extraits de la revue nationale de la mise en œuvre des réformes dans les ministères et institutions de l'État.
Présidée récemment par Kpowbié Tchasso Akaya (photo), Secrétaire général du ministère de l'Économie et des Finances, représentant le ministre de tutelle, cette session s'est déroulée en visioconférence et a réuni une centaine de participants issus des départements ministériels, des institutions étatiques, du secteur privé, de la société civile, ainsi que des partenaires techniques et financiers.
L'examen a porté concrètement sur les réformes prioritaires inscrites dans la feuille de route et la gestion des finances publiques.
En termes de pourcentage, ce résultat de 2023 marque une légère baisse par rapport à 2022, où le taux d'achèvement physique était de 75% et le taux d'exécution financière de 68%.
Parmi les recommandations des experts, face à cette performance, on compte : l'opérationnalisation de l'observatoire de la qualité des services financiers, qui aura pour mission principale de garantir la conformité du coût et de la qualité des services rendus aux citoyens par les acteurs du secteur bancaire et des assurances, ainsi que le renforcement du suivi des entreprises publiques.
Ayi Renaud Dossavi
Le gouvernement togolais, via le ministère togolais chargé du désenclavement et des pistes rurales, recherche des ingénieurs et techniciens en génie civil pour collaborer avec l’entreprise française Matière, titulaire du marché de construction des 21 ponts modulaires mixtes acier-béton de type Unibridge. Le département ministériel vient de lancer un appel à candidature pour sélectionner 25 agents.
Au terme du processus, le ministère prévoit de recruter 3 ingénieurs QHSE (Qualité de l’exécution des travaux - Hygiène - Sécurité - Environnement), 2 techniciens géomètres / topographes, 7 conducteurs de travaux, 7 assistants aux conducteurs de travaux et 6 assistants aux monteurs de charpente métallique. Ceux-ci, indique-t-on, bénéficieront d'un transfert de compétence par des formations spécifiques au cours du programme qui devrait durer 3 ans.
De façon concrète, les recrues effectueront des missions, chacun dans son domaine, sur les chantiers de construction des ponts répartis sur l’ensemble du territoire togolais. Les tâches, précise-t-on, seront réalisées sous l’autorité de la société MATIERE.
Selon l’avis de recrutement, les dossiers de candidature sont reçus jusqu’au 10 mai 2024.
D'après les informations obtenues par Togo First auprès de sources fiables, la Société Générale (SocGen) envisagerait de se retirer de sa filiale béninoise. Engagée dans un vaste mouvement de retrait de ses activités africaines, la banque vient de clôturer un chapitre marocain en cédant ses opérations bancaires et assurantielles au groupe Saham.
En territoire béninois où la banque française a posé des bases solides, un départ semble également programmé, si l'on en croit nos sources. En conséquence, la Société Générale Togo, qui est la succursale de la branche béninoise, serait directement impactée par le mouvement. Restée corporate depuis son arrivée sur le marché togolais en 2015, l'entité bancaire a naturellement peu d'ancrage dans l'écosystème togolais, avec seulement 2 % de part de marché sur les crédits et 2 % également sur les dépôts. Ces dernières années, elle a cherché à étendre ses activités aux PME plus modestes.
Le groupe mère, quant à lui, poursuit son retrait du continent qui représentait entre 7 et 8 % de ses activités. Pour expliquer ses départs, les analystes soulèvent des questions sur la rentabilité des filiales et les contraintes réglementaires, tandis que d'autres banques occidentales ont opté aussi pour un repli stratégique vers leurs bases traditionnelles. La piste du sentiment anti-occidental, notamment anti-français, est également invoquée.
La Société Générale n'est pas isolée dans cette démarche de désengagement ; BNP Paribas, titan bancaire européen, s'est également détachée de ses filiales africaines. Le Groupe BPCE, avec sa principale marque Banque Populaire, a décidé d’amorcer le même mouvement. Avant eux, des institutions britanniques telles que Barclays et Standard Bank avaient déjà amorcé leur retrait.
Dans les coulisses à Cotonou, Vista Bank, dirigée par l’Américano-Burkinabé Simon Tiemtoré, s'informe sur de possibles velléités de vente, lui qui, pour acquérir Oragroup, doit encore convaincre. La commission bancaire de l’Uemoa aurait exigé de Tiemtoré, des garanties supplémentaires avant d'autoriser la prise de contrôle d'Oragroup, groupe bancaire classé dans le top 10 de l'UEMOA, déjà fragilisé par des problèmes de liquidités pouvant entraîner un défaut sur ses dettes seniors, comme Fitch en a récemment donné l’alerte. Selon certaines indiscrétions, l'État béninois pourrait envisager de s'emparer de la SocGen Bénin. D'autres indiquent que c'est plutôt l'entourage du président Talon qui serait en pole position. Sans oublier que la succursale togolaise serait d'une manière ou d'une autre impactée par une telle opération si elle venait à être réalisée.
Fiacre E. Kakpo
Les autorités togolaises viennent de lancer un avis d’appel d’offres international pour la désignation d’un énergéticien chargé de la construction de la Centrale solaire photovoltaïque de Dapaong (environ 610 km au nord de Lomé).
Selon cet appel d’offres consulté par Togo First, celui-ci assurera la conception, la fourniture et le montage de la Centrale Photovoltaïque et du Système de Stockage dans un délai d’exécution de douze (12) à seize (16) mois. Les offres sont reçues jusqu’au 4 juin 2024.
La mise en œuvre de ce projet devrait permettre au Togo d’augmenter sa capacité en énergie et élargir la couverture nationale. D’ailleurs, le pays prévoit d’atteindre 70% de taux d’accès à l’électricité à la fin de cette année 2024.
Le projet s’inscrit dans la lignée des initiatives mises en œuvre par les autorités togolaises pour que leur pays atteigne son indépendance énergétique et qu’il puisse, par voie de conséquence, contrer la crise énergétique à laquelle il fait face, au même titre que certains de la sous-région. Mis en œuvre au titre du RESPITE, il s’intègre également dans le programme d’urgence de renforcement de la résilience dans la région des Savanes (PURS).
L'infrastructure annoncée à Dapaong (précisément à Dalwak), sera dotée d’une puissance de 25 Mégawatts-crête (MWc) sur une superficie de plus de 115 hectares avec 40 Mégawatts-heures de stockage batteries. Une convention de financement d’environ 40 milliards FCFA avait été signée à cet effet, entre l’institution financière multilatérale et le Togo. Avec cette capacité de stockage, environ 60 localités rurales dans la région des Savanes seront électrifiées, indique-t-on.
Une fois l’énergéticien désigné, les travaux de conception et d’installation de la centrale devraient démarrer. Notons que le projet est globalement appuyé par la Banque mondiale à hauteur de 311 millions $ et a pour but principal d'accroître l'accès à l'électricité aux populations du Liberia, de la Sierra Leone, du Tchad et du Togo.
Cette centrale viendra en complément de celle de Blitta (50 Mwc) en cours d’extension à 70 Mwc et de deux autres de puissances installées comprises entre 60 et 80 Mwc à Sokodé et à Kara ainsi que des mini-réseaux solaires prévus pour desservir 317 localités rurales. Des chantiers qui devraient permettre au Togo de mettre le cap sur son ambition de couverture universelle en énergie à l’horizon 2030 et d’augmentation à 50% de la part du renouvelable dans son mix énergétique national.
Esaïe Edoh
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Au Togo, les opérations relatives au foncier dans le ressort territorial des préfectures du Golfe et d’Agoè-Nyivé dans le Grand Lomé, seront centralisées au Guichet foncier unique (GFU) au siège de l’Office togolais des recettes (OTR). Ceci, à compter du 1er mai, selon une note de l’administration fiscale.
D’après la note, cette démarche vise à simplifier et rationaliser les procédures pour in fine regrouper les demandes d’informations, les dépôts, le suivi et le retrait de divers actes fonciers au sein d’un même guichet.
Les documents concernés sont notamment les plans parcellaires, les réquisitions d’immatriculation, les extraits de lotissement, les bornages de terrain, les levés topographiques et les expertises foncières.
Selon le fisc, cette transition vers le Guichet foncier unique constitue une avancée majeure dans la gestion du foncier au Togo. Elle vient compléter diverses réformes foncières déjà opérées par l’OTR, notamment la suppression des deuxième et troisième tampons ou encore la digitalisation du dépôt des titres fonciers et des plans parcellaires. Objectif : assurer la sécurisation des procédures afin de réduire progressivement les litiges fonciers au Togo.
Esaïe Edoh
Dans le sud côtier du Togo, le sous-projet de lutte contre les inondations dans les localités riveraines du Lac-Togo, initié par le programme de résilience côtière WACA ResIP-Togo, prend forme. En fin de semaine dernière, les parties prenantes se sont en effet réunies à Aného pour valider le rapport de l’Étude d’Impact Environnemental et Social (EIES) et le Plan d’Action de Réinstallation (PAR) de ce sous-projet.
Rappelons que cette initiative est financée par la Banque Mondiale, avec un budget de 2,8 milliards FCFA pour la tranche urgente, et vise à répondre à un problème récurrent d'inondations dans la région maritime. Les travaux comprennent notamment le dragage, la construction d'ouvrages, l'aménagement de bassins et de canaux, ainsi que la construction de caniveaux et de seuils vannés.
Ces travaux, prévus pour une période de 12 mois, devraient démarrer en octobre 2024, après l'indemnisation des personnes affectées. Une fois achevés, ils devraient améliorer significativement le cadre de vie des populations en protégeant les berges du Lac-Togo et en désenclavant les localités difficiles d'accès en saison pluvieuse. Les promoteurs espèrent également que l'amélioration des activités de pêche et du mareyage permettra de générer des emplois permanents et d'augmenter le rendement des produits.
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