Parmi les 22 sous-projets communautaires appuyés par le programme de gestion côtière WACA ResIP et arrivés à complétion à fin décembre, une initiative a soutenu le boisement des berges sur le cours inférieur de la rivière Zio, entre les localités de Tonoukouti et de Fidokui, à quelques encablures de la capitale Lomé. Dénommée « Appui à la sauvegarde et à la restauration des berges du fleuve Zio dans les villages de Fidokpui, Gblinkope, Dikame, Tonoukouti, Hlankope et Gbamakope », ce sous-projet a été financé par le WACA à hauteur de 56 millions de francs CFA pour reboiser au total quarante hectares le long du cours d’eau et soutenir les agriculteurs locaux. L'initiative est portée sur le terrain par l’ONG AJEDI, bras opérationnel de ce sous-projet.
« Le projet WACA a initié le reboisement des berges des cours d'eau pour faire face à un phénomène qui se déroule actuellement sous nos yeux et auquel personne ne fait attention : la disparition des petits cours d'eau ; les rivières, les ruisseaux disparaissent progressivement », constate Yawo Komi, coordonnateur adjoint du projet.

De plus, « en initiant le projet de reboisement des berges, le projet WACA vise essentiellement trois objectifs : redonner vie à ces cours d'eau, lutter contre les inondations, contribuer à l’ambition de reboisement du gouvernement togolais, qui est d’étendre la couverture forestière à 25% du territoire national à l'horizon 2025 ».
Ce sous-projet s'inscrit dans l’initiative plus globale de reboiser les berges dans le Sud du pays, lancée en 2020. Après trois années d’opérationnalisation, « le bilan est satisfaisant », se réjouit-on au WACA.
En effet, sur la période, après avoir commencé les opérations de reboisement des berges en 2020 avec sept sous-projets, le programme revendique aujourd’hui près de 500 hectares reboisés (précisément 497 hectares) via dix sous-projets de reboisement de berges de cours d’eau.
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Au Togo, le Fonds national de la finance inclusive (FNFI), opérationnel depuis 10 ans, compte miser davantage sur le numérique pour éviter la cavalerie financière, un processus financier où de nouveaux emprunts servent sans cesse à rembourser les emprunts antérieurs. Cette volonté a été dévoilée samedi 20 janvier au cours d’une rencontre avec les partenaires de l’institution et la presse à Lomé.
“Avec le système biométrique d’identification de client, nous allons désormais avoir une base de données fiable”, a indiqué Assih Mazamesso, ministre de l’inclusion financière et de l’organisation du secteur informel. Et d’expliquer que « si un client est dans la base de données des impayés, quelle que soit la microfinance dans laquelle il ira pour tenter de faire un autre prêt, il sera automatiquement identifié grâce à la reconnaissance faciale. Cette initiative va nous permettre de renforcer les capacités techniques des microfinances et aussi de disposer d’une base de données fiable des clients potentiels ».
Une phase pilote de cette solution mise en œuvre il y a deux ans, a enregistré des résultats encourageants. En tout, plus de trois mille crédits ont été accordés pour un montant de 168,9 millions FCFA.
Notons qu’en dix ans, les différentes interventions du FNFI ont permis de mettre en œuvre 13 produits et d’octroyer près de 2 millions de crédits pour une enveloppe totale de 109,93 milliards FCFA, répartis sur l’ensemble du territoire pour un taux de remboursement de 93,51%.
Pour la célébration de ses 10 ans prévue cette semaine, une foire dédiée aux bénéficiaires est ouverte jusqu’au 25 janvier sur l’esplanade du stade de Kégué à Lomé.
Initialement prévu du 22 au 25 octobre prochain dans la capitale togolaise, le 9ème Congrès panafricain voit ses dates ajustées. Désormais, la rencontre internationale se tiendra du 29 octobre au 2 novembre, selon l'annonce du ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, en date du 18 janvier 2024.
Cette décision a été prise lors de la 7ème réunion du Haut Comité ministériel sur l'agenda de la décennie (2021-2031) des racines africaines et de la diaspora. Notons que cette session s'est déroulée en ligne et avait pour objectif de préparer le grand rassemblement à Lomé.
The 9th Pan-African Congress will take place from 29 October to November 2nd in Lomé. https://t.co/5QKpwSqCUh
— Robert Dussey (@rdussey) January 18, 2024
Le 9ème Congrès panafricain, annoncé il y a plusieurs mois, devrait réunir les Africains du continent, de la diaspora, ainsi que les afrodescendants autour du thème "Renouveau du panafricanisme et le rôle de l'Afrique dans la réforme des institutions multilatérales : mobiliser les ressources et se réinventer pour agir".
Pour rappel, les travaux préparatoires de ce grand rendez-vous panafricain avaient été officiellement lancés le 22 mai 2023. En attendant la concrétisation de cette réunion d'envergure dans la capitale togolaise, plusieurs conférences préparatoires se tiendront dans diverses régions du continent.
L’Etat du Togo a levé ce lundi 22 janvier 2024, 27,5 milliards FCFA, en clôture de sa 2è sortie de l’année sur le marché financier régional coordonné par Umoa-titres. Ces fonds collectés, correspondent à 110% du montant recherché. L’objectif initial était de fait, 25 milliards FCFA à mobiliser via une émission simultanée de Bons (BAT) et d’Obligations Assimilables du Trésor (OAT).
Selon le compte rendu de l’opération, consulté par Togo First, les 27,5 milliards FCFA ont été levés au moyen des BAT stipulés sur la maturité de 3 mois et aux taux d’intérêt multiples.
Les 18 investisseurs ouest-africains participant à l’opération ont proposé une enveloppe de 35 milliards FCFA, correspondant à un taux de couverture de 141%.
Ces nouvelles ressources portent à 52,5 milliards FCFA, le total des emprunts de Lomé sur le marché financier régional cette année.
Notons que le pays a en ligne de mire, 607 milliards FCFA sur le marché des titres publics pour financer son budget gestion 2024 établi à 2179 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
Au Togo, le gouvernement va progressivement passer le flambeau aux collectivités locales en ce qui concerne la gestion des cantines scolaires.
Ce transfert progressif de la gestion de l'initiative gouvernementale aux collectivités locales fait l'objet de rencontres entre les représentants de l'Agence nationale d'appui au développement à la base (ANADEB), organe exécuteur du projet depuis plusieurs années, et les élus locaux.
Préparer les élus locaux
Ainsi, les élus locaux des régions des Plateaux et de la Kara ont participé, le jeudi 18 janvier dernier, respectivement à Kara et à Atakpamé, à un atelier régional d'information et d'échanges sur la stratégie de transfert progressif des cantines scolaires aux communes. Outre cela, il s’agira aussi d’identifier celles qui feront partie de la phase pilote. Ces échanges se poursuivront du reste dans d'autres régions du pays, notamment dans les régions des Savanes, Centrale et Maritime.
S’adapter à la décentralisation
Ce transfert s'inscrit dans la lignée des mesures adoptées par le gouvernement et mises en œuvre par le ministère de tutelle, conformément aux orientations et dispositions énoncées l’an dernier (18 janvier 2023) par le gouvernement, pour confier progressivement la gestion des cantines scolaires aux collectivités territoriales.
Pour une première phase, trois communes volontaires seront identifiées, chacune disposant d'une cantine scolaire sur son territoire, dans chaque région. Elles seront renforcées en matière de gestion consensuelle des cantines scolaires sur une période de trois mois. À l'issue de cette gestion, un bilan sera dressé afin de relever les défis et les difficultés, en vue de les partager avec d'autres communes à l'échelle nationale.
Pour rappel, en 2022, la mise en place des cantines scolaires, avec des repas réguliers pour les élèves de plusieurs écoles publiques, a coûté à l'État 1,7 milliard de FCFA, au profit de plus de 130 000 jeunes apprenants, dans plus de 900 écoles des zones les plus vulnérables du pays.
Ayi Renaud Dossavi
Togo : les cantines scolaires ont consommé 1,7 milliard FCFA en 2022
475 écoles ont bénéficié du programme d'alimentation scolaire, pour 2,1 milliards FCFA - Togo First
Au Togo, la commune de Tchamba 2 (370 km au nord de Lomé) dispose désormais d’un marché local qui a été mis en service officiellement le dimanche 21 janvier 2024. L’infrastructure commerciale réalisée dans le cadre du Programme de soutien aux micro-projets d’infrastructures communautaires (PSMICO) piloté par l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB), a coûté 124 millions FCFA.
Le nouveau marché est un ensemble de 10 hangars de type cantonal, 3 magasins de stockage, 2 blocs de latrines modernes, et un forage photovoltaïque, bâti sur un espace de 10 hectares.
L’ouvrage financé par le Programme d’appui aux populations vulnérables (PAPV) devrait, selon les responsables de l’ANADEB, accroître le revenu des commerçants du milieu grâce à la capacité de stockage élevée du marché. En effet, les commerçants du marché pourraient stocker d’importants volumes de marchandise sur le site, indique-t-on.
La construction de ce marché vient s’ajouter à d'autres notamment ceux de Kpélé, de Kanté, d’Afagnan-Gbléta et de Glidji, grâce au financement du PAPV.
Notons que le Programme d’appui aux populations vulnérables lancé en 2015 vise à favoriser une croissance économique des populations défavorisées à travers la réalisation ou la réhabilitation rapide des infrastructures de base ainsi que des projets socio-économiques. Il couvre les domaines de l’eau, d’électricité, de la santé, de l’éducation, de l’habitat, de la salubrité et de l’assainissement.
Esaïe Edoh
Le Togo qui ambitionne de parvenir à la couverture universelle en eau potable à l'horizon 2030, se dote désormais d’une Police des eaux. La création de cette unité est officialisée en milieu de semaine dernière par un arrêté du ministère chargé de l’eau et de l’hydraulique villageoise.
Cette entité va s'assurer du respect du code de l’eau en vigueur dans le pays et répertorier d’éventuelles infractions commises dans le cadre de la réalisation des travaux. Des agents et officiers de police judiciaire composant cette police, seront déployés sur le terrain pour mener cette mission. Principalement, ils devront mener des enquêtes pour vérifier la conformité des travaux de construction des puits, forages et de tout autre ouvrage ou installation de captage ou de prélèvement d’eaux, ou encore de rejet d’effluents.
Sur le terrain, les agents contrôleurs pourront réaliser leur mission grâce à des appareils de mesure mis à leur disposition pour procéder à des analyses ou examens des lieux où sont réalisées les opérations à l’origine des infractions.
Avec cette initiative, l’exécutif entend garantir à la population, la consommation des eaux saines. « L’eau destinée à la consommation, doit remplir toutes les conditions d’hygiène », avait d’ailleurs souligné récemment le ministre de l'eau et de l’hydraulique villageoise, Yark Damehame
Esaïe Edoh
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Au Togo, les données obtenues par Togo First révèlent une évolution notable des dividendes versés à l'État togolais par Togocom, repris en novembre 2019 par le consortium formé par le groupe Axian et Emerging Capital Partners (51 %). Après une année 2020 sans aucune distribution de dividendes, conséquence directe de la période où il était encore dans le giron de l’Etat, Togocom a versé 2,3 milliards de francs CFA en 2021. Cette dynamique s'est accentuée en 2022, période durant laquelle l'acteur majeur des télécommunications au Togo a reversé plus de 6,1 milliards de francs CFA à l'État. Cette tendance ascendante s'est maintenue en 2023, avec des dividendes s'élevant à 7,08 milliards de francs CFA.
En 2024, l'État, dans ses prévisions, s'attend à ce que le groupe, formé suite à la fusion de Togocel, opérateur de téléphonie mobile, et de Togo Télécom, fournisseur d'accès internet fixe et de téléphonie fixe, lui verse environ 7 milliards de FCFA en dividendes. Cette estimation indique une tendance vers la stabilisation des dividendes versés à l'État, détenteur de 49 % des parts de Togocom.
Cette évolution des dividendes reflète la santé économique du groupe Togocom et celle du secteur des télécommunications au Togo, en constante évolution ces dernières années, grâce notamment à la digitalisation accrue de l'économie.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, Komi Medzessiwo Nyaledome se distingue par sa trajectoire plus ou moins particulière. Titulaire d'une licence en Histoire, le jeune entrepreneur est aujourd’hui un aviculteur à succès. Découverte.
A Zanguéra (Golfe 5) dans la banlieue de la capitale, deux fermes distantes de 500 mètres l'un de l'autre détonnent dans le décor. A l’intérieur, plusieurs milliers de tête de poules, toutes couvées avec le même amour par un homme : Komi Medzessiwo Nyaledome.
Trois poules et un coq
Si la fibre avicole découle d’une tradition familiale, c’était loin d’être gagné, deux décennies plus tôt. L'odyssée avicole de Nyaledome débute en effet en 2005, dans la foulée de l'obtention d’un baccalauréat scientifique. Le jeune entrepreneur se lance dans un parcours académique supérieur à l’Université de Lomé, tout en gardant dans un coin de la tête, l’ambition de monter un projet. : « Pendant que je poursuivais mes études à l'Université de Lomé, je me passionnais pour cette activité avicole », confie-t-il.
Quelques années plus tard, sa Licence en poche, l’idée prend forme, lorsqu’il saisit une opportunité offerte aux jeunes diplômés sans emploi. Il postule et à sa sélection, bénéficie d'une formation en aviculture et en gestion de micro-entreprises à l'INFA de Tové.
"Nous étions alors sous l'illusion que l'emploi viendrait de l'extérieur. Cependant, la réalité, telle qu'exposée par nos formateurs, nous a rapidement rattrapés. Ils nous ont fait comprendre que nous devions être les artisans de notre propre destin, créateurs d'opportunités non seulement pour nous-mêmes mais également pour autrui", se souvient-il.
Il initie alors son projet avec une modeste installation comprenant trois poules et un coq à Wonyomé (Golfe 5), qui connaîtra une croissance rapide et fructueuse.
Il se consacre alors pleinement à l'aménagement et à l'entretien de son modeste élevage, observant une reproduction aviaire remarquable. « À ma propre surprise, des clientes me sollicitaient pour l'achat de poules et d’œufs. Peu à peu, j’ai assisté à une augmentation significative du chiffre d'affaires lié à mes ventes », précise-t-il.

Dans la foulée, un concours est organisé à l'issue de la formation, visant à récompenser les projets d'entreprise les plus prometteurs. Nyaledome y participe, présentant un ambitieux projet de développement dans le secteur avicole. L’initiative retient l'attention du jury et fait mouche : un financement initial d'un million de FCFA pour amorcer la phase de lancement, et consolider le début prometteur de son aventure entrepreneuriale. “L’élevage constitue ma mission dans cette vie”, déclarera-t-il, convaincu désormais d’avoir trouvé sa voie.
De poulets locaux, il en arrive aux pondeuses plus rentables, selon le marché togolais. Là encore, le succès ne s’est pas fait attendre. Il raconte : “Le 25 décembre 2012, j’ai officiellement lancé la première vague de mon poulailler”. 2 ans plus tard, le nombre augmente. Sa société "Mon nid d’Oiseau", avec ses 300 pondeuses, obtient de beaux résultats, mais reste confronté à des défis techniques et financiers.
Il bénéficie alors du soutien de son père, lui-même connaisseur du milieu, qui lui apporte terrain, expertise et aide financière.

Le FAIEJ, ou le tournant décisif
En 2016, l'entreprise de Nyaledome connaît un tournant décisif, grâce au Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAEIJ). Grâce un appui technique essentiel, et surtout une enveloppe bancaire de 2,5 millions FCFA, l’entrepreneur consolide l'expansion de son activité entrepreneuriale.
Grâce à ces ressources, Nyaledome réussit à augmenter de manière significative son cheptel avicole, passant de 600 volailles à un impressionnant total de 3 000 têtes de divers âges à la fin 2019. C’est l’envol. "Mon nid d’Oiseau", revendique alors un effectif de 13 employés, et un chiffre d’affaires de 5 millions de FCFA.
Mais le coup de pouce du mécanisme gouvernemental ne s’arrête pas là, puisque la jeune structure continue de bénéficier du réseau, de l'accompagnement technique et professionnel offert par le Fonds, jusqu'au remboursement total de son crédit.
“Le FAIEJ m’a permis d’entrer en contact avec les entrepreneurs dans la même chaîne de valeurs que mon activité, que ce soit les producteurs de soja, de soja, etc.”, précise-t-il.
Les bonnes nouvelles continuent d’affluer, puisque dans la même année, Nyaledome se distingue en tant que troisième meilleur jeune entrepreneur dans la catégorie des très petites entreprises, à la suite d’un nouveau concours national. Rapidement, un solide dossier de financement à hauteur de 20 millions FCFA est été constitué auprès d’Ecobank, avec l’appui du FAIEJ et du Ministère en charge de la jeunesse.
Les fonds, mis à disposition deux ans plus tard, propulsent définitivement l’entreprise dans une nouvelle dimension. À l'aube de l'année 2024, la jeune pousse affichait un effectif de 17 collaborateurs, dont 7 occupant des postes permanents. Surtout, le chiffre d’affaires explose, excédant les 50 millions FCFA en 2023.

Cap sur l’industrialisation
Fort de ces excellents résultats, Nyaledomé voit désormais plus grand. Et pour cause, les deux deux sites d’élevage, approuvés et reconnus par le ministère compétent, abritent 2000 poules pondeuses et se spécialisent dans une gamme de productions diversifiées, comprenant à la fois des poulets de chair et des œufs de consommation, mais sont maintenant trop petits, face aux besoins.

Prévoyant, Nyalédomé a acquis au pied levé un terrain de 2 hectares à Kévé, dans la préfecture de l'Avé. Objectif, transférer progressivement au cours de l’année les activités sur le nouveau site, et agrandir les horizons.
Outre l'élevage avicole, Nyaledome planche déjà sur le maraîchage, avec la culture d'ananas et de papayes. Un cycle vertueux bien dessiné, et où les déjections de son cheptel avicole, serviront d'engrais naturels, enrichissant ainsi la fertilité des sols de ses cultures.
“J’ai l’intention de passer le cap des 15.000 têtes de volailles. Ce ne sera pas difficile, si nous maintenons l’engagement et le niveau d’exigence. J’aimerais que mon parcours inspire les jeunes entrepreneurs ”, assure-t-il, avant de lancer un appel aux jeunes à rejoindre ce domaine où, “la ténacité, la force psychologique, la rigueur, et l'honnêteté”, doivent être les principales forces.
Situé dans la préfecture de Yoto, canton de Sédomé, Afito est un village de pêcheurs et d’agriculteurs qui vit au rythme des saisons et des crues, tout en essayant de faire bon ménage avec des voisins parfois encombrants, les hippopotames.
Pour participer à la préservation de ces animaux protégés et préserver leur environnement, la localité de 400 âmes près de la frontière naturelle entre le Togo et le Bénin bénéficie d’appuis multiformes, notamment d’initiatives comme le programme de gestion côtière WACA Resip.
Dans cette optique, une plateforme multifonctionnelle a été mise en place pour apporter une bouffée de modernité et d'énergie à cette localité. L’infrastructure doit fournir l’électricité aux habitants de ce pittoresque hameau, et promet de transformer profondément leurs activités économiques.
Un appui du WACA ResIP

« Ce sous-projet est motivé par l'importance que revêt ce site, la mare aux hippopotames d'Afito, en matière de conservation de la biodiversité. », explique Yawo Komi, coordinateur adjoint du programme de gestion côtière. « Sa nécessité n'est pas à prouver, et il a donc fallu prendre des dispositions pour les préserver et appuyer les populations dans le même temps. »
Avec cette plateforme, il s’agit de faciliter la vie des producteurs, agriculteurs et pêcheurs locaux, et de réduire la pénibilité du quotidien.
« Avant, nous n'avions ni moulin ni électricité. Le WACA nous a apporté l'électricité et un moulin à maïs. Cette plateforme va nous aider à avancer dans le village et à tirer profit de la production locale. », explique Abla, une des villageoises bénéficiaires.
Si dans la foulée, on travaille à mieux tirer parti des quelques retombées touristiques liées à la mare aux hippopotames, on peut d’ores et déjà mettre à profit, les unités de transformation des produits agricoles, notamment le moulin à maïs. Avec le nouvel équipement à disposition, point n’est besoin, par exemple, de parcourir plusieurs kilomètres aller-retour, pour moudre le maïs.

Cette petite communauté pourra également transformer le manioc en gari, faciliter la production et la commercialisation, tout en préservant les ressources forestières grâce à des fours à gaz. Un petit forage a également été installé pour fournir de l'eau à la population locale.
Alimentée au solaire
« Cette plateforme est alimentée par des panneaux solaires », précise Lolo Amavi, responsable de l'ONG CEDAC, qui porte le projet d'installation de l'infrastructure dans la localité. A côté, un forage est également intégré, avec pour objectif “d'alimenter le village en eau, d'approvisionner toutes les activités en eau".
Maintenant que l'infrastructure est opérationnelle, il est essentiel de fournir un encadrement minutieux pour son utilisation et son entretien continu. A cette condition, cette petite touche de modernité des zones rurales, pourrait permettre d’améliorer au mieux, la qualité de vie des habitants tout en préservant cet environnement unique.
Afito fait partie des 05 sous-projets menés par le programme WACA Resip, en matière de gestion des forêts communautaires, et de renforcement des activités économiques des communautés locales.
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