Togo First

Togo First

Le Togo qui a ouvert d’ambitieux chantiers énergétiques avec dans le viseur l’accès universel à l’électricité à l’horizon 2030, alloue un budget prévisionnel de 57 milliards FCFA au département de tutelle. De fait, les ressources seront gérées par le ministère délégué chargé de l’énergie et des mines qui a un budget total de 58 milliards FCFA selon la loi de finances exercice 2024, consultée par Togo First.

Cette prévision de dotation devrait servir à financer les programmes d’accès à l’énergie hors réseau solaire (Off Grid), en l’occurrence l’initiative CIZO, le projet d’électrification rurale de 317 localités par de mini-réseaux solaires et les projets PRAVOST (Projet d’Appui au Volet Social du programme CIZO d'électrification rurale du Togo).

Des projets tels que Tinga et Mini-grids phase 2 seront aussi financés en 2024. De même, les travaux d’extension de la Centrale solaire de Blitta devraient se poursuivre tandis qu’éventuellement la Centrale photovoltaïque de Sokodé pourrait commencer à sortir de terre.

Notons que le taux d’électrification actuel du pays est de 59%, selon les récentes données officielles.

Esaïe Edoh 

Au Togo, le Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’ouest (FSRP-TOGO) veut soutenir la production de farines riches en nutriments pour les enfants. À cette fin, l'initiative a formé le mois dernier, 120 femmes transformatrices sur les technologies de production et d'utilisation de la farine riche en céréales pour enfants. Les formations ont porté sur l'incorporation du moringa, du néré et/ou de la patate douce à chair orange (PDCO) dans les farines, ainsi que sur les bonnes pratiques d'hygiène et de qualité, selon le ministère de l'agriculture.

600 femmes supplémentaires

Ce cycle de formations s'est déroulé le mois dernier, du 22 au 27 janvier 2024, en collaboration avec la coordination togolaise des organisations paysannes et des producteurs agricoles (CTOP) et la division de la nutrition du ministère de la santé. L'initiative a couvert les six régions agricoles, regroupant 10 coopératives de 20 personnes par région, pour un total de 120 femmes à l'échelle nationale. Il convient de noter que cela constitue une étape préliminaire, car ces transformatrices devraient à leur tour former 600 autres femmes transformatrices dans tout le pays, soit un total de 720 transformatrices touchées au final.

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Pour le ministère de l’agriculture, l'objectif de ces formations est notamment de contribuer à réduire l'insécurité alimentaire et nutritionnelle, qui demeure un enjeu majeur, surtout en milieu rural. 

Lancé en juin 2022, le programme FSRP est appuyé par la Banque mondiale au Togo. Cette initiative a également bénéficié d'un financement additionnel en septembre dernier, d'un montant de 12 milliards FCFA.

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La deuxième phase du Projet de réforme pour l'accroissement de la productivité agricole au Togo (LRAP), dédiée aux essais d'expérimentation des opérations foncières, a été lancée dans le Nord du pays, en fin de semaine dernière. C’était à la faveur d’un atelier d'information à Takpamba, réunissant les parties prenantes, experts et populations, dans la commune d'Oti-Sud 2, située à 54 km au sud de Mango. L'objectif principal était de présenter à ces acteurs, les différentes activités à entreprendre à cette étape, en vue de renforcer la gouvernance foncière dans la préfecture.

Cette deuxième phase comprend diverses opérations foncières telles que l'identification et la cartographie des droits relatifs aux parcelles, la gestion de l'information foncière, les procédures d'enregistrement des droits fonciers et la gestion des conflits fonciers.

L'Organisme de mise en œuvre du Millennium Challenge Account-Togo (OMCA-Togo), qui pilote l’initiative, a organisé cette réunion d'information et de sensibilisation en collaboration avec un consortium de cabinets d'experts, notamment "VNG International," "Kadastra Foundation," et "Wildaf-Togo," avec le soutien financier des États-Unis d'Amérique. 

Pour rappel, LRAP est une initiative du gouvernement togolais, soutenue par les États-Unis à travers leur agence Millénium Challenge Account-Togo, dans le cadre du programme "Seuil" d'une valeur de 35 millions de dollars. Cette phase pilote du projet LRAP, d'une durée de 43 mois, couvre cinq sites (villages) à travers le pays, à savoir Zio 4, Wawa 2, Tchamba 3, Dankpen 2 et Oti-Sud.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, l’instance dirigeante du football (Fédération togolaise de Football (FTF)) a approuvé son budget exercice 2024 qui s’équilibre à 3,6 milliards FCFA, le samedi 3 février 2024 lors son congrès ordinaire.

Ce budget, comparé à celui de l’année dernière qui se chiffrait à 3,2 milliards FCFA, est en hausse de 12%. Rapporté à celui de 2022 (2,7 milliards FCFA), se dégage une croissance budgétaire qui s’établit à 33%.

Cette enveloppe, selon le comité exécutif de la FTF, servira essentiellement à poursuivre le processus de redynamisation du football togolais. De fait, ces ressources vont financer le développement des infrastructures sportives. Il s’agit concrètement de doter les grandes villes de stades de football, répondant aux normes basiques de pratique de ce sport.

Les fonds seront injectés également dans l’organisation des compétitions, notamment les championnats nationaux (D1, D2 et ligue régionale), les compétitions des jeunes et de Beach soccer.  

Cette année, les responsables de la FTF prévoient aussi la formation et l’encadrement des acteurs du football.

Esaïe Edoh

Après l’Allemagne, la Tunisie, la Nouvelle-Zélande, l’Australie et le Vietnam, Logistik Unicorp a été autorisée par les autorités togolaises à investir 2,2 milliards de FCFA dans la construction d’une usine de confection d’habits militaires et professionnels à Datcha, sur le site de l’ancienne usine TOGOTEX.

Cet aval des autorités a permis à la firme canadienne, en collaboration avec sa filiale allemande Wintex Apparel GmbH, de démarrer le recrutement de 160 jeunes togolais dès mars dernier.

Évoqué pour la première fois en 2019, lors des célébrations de l'indépendance, le projet initial prévoyait l'implantation de l'usine à Adétikopé, à la périphérie de Lomé. Logistik Unicorp, déjà fournisseur de l'armée togolaise en uniformes militaires, avait premièrement constitué Logistik Unicorp - Afrique, une entité de droit togolais, avant de la dissoudre. Le projet a été relancé avec la création de Benart Afrique, une nouvelle filiale dotée d'un capital de 100 millions de FCFA, en août dernier, profitant ainsi de la loi sur le textile adoptée le 2 décembre 2022.

Lors d'une visite à Lomé en janvier 2022, Louis Bibeau, fondateur de la compagnie, a discuté de la progression des travaux de construction avec le Premier ministre, Victoire Dogbé.

« On va implanter une usine de production d’articles... pour produire des vêtements pour le marché togolais, mais aussi pour les pays avoisinants. On pourrait y produire tout ce qu’on offre à nos clients canadiens, que ce soient des tenues militaires, policières et de différents ministères. On veut vraiment créer ce pôle pour faire de la production locale, comme on le fait en Tunisie », expliquait quant à elle, Karine Bibeau, Vice-présidente, expérience client chez Logistik Unicorp, à des médias canadiens.

Logistik Unicorp envisage cette expansion comme une porte d'entrée vers le marché subsaharien. L'entreprise mise sur la position stratégique du port de Lomé et la proximité avec le Nigeria, un marché potentiel de plus de 230 millions de consommateurs, pour élargir sa portée.

Fiacre E. Kakpo

Au Togo, la phase 2 de la Plateforme Industrielle d'Adetikopé (PIA) a été officiellement dévoilée aux grandes entreprises présentes au Togo, lors d'une réunion qui s'est tenue à la PIA le 1er février dernier.

La rencontre a réuni de nombreux chefs d'entreprise et décideurs, désireux de découvrir les opportunités offertes par la plateforme industrielle. Il s'agit d'une initiative conjointe entre Arise IIP et le gouvernement togolais.

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Parmi les participants de marque figuraient Atsuvi Yawo Sikpa, représentant la Ministre des investissements, Jonas Daou, président de l'AGET, Coami Tamegnon, président du Conseil National pour le Patronat, les partenaires techniques et financiers comme la SFI, ainsi que des ambassadeurs de l'Inde, d'Égypte. L’Union européenne et le ministère du commerce ont également été représentés. Ces derniers ont à l'occasion visité les installations de la PIA et son espace de 455 hectares de superficie situé à 21 km au nord de Lomé.

Il est à rappeler que, pour la phase 2 de son développement, la PIA a pour objectif de cibler notamment le secteur agroalimentaire, en se concentrant sur la transformation du maïs, du sorgho, de la noix de cajou, de l'ananas, ainsi que du sésame et des arachides.

Ayi Renaud Dossavi

D’après la loi de finances 2024, le gouvernement togolais prévoit d’injecter 13 milliards FCFA pour renforcer les fonds propres de l'Union Togolaise de Banque (UTB), une institution bancaire entièrement détenue par l'État et en cours de privatisation. 

L'investissement prévu par Lomé viendrait ainsi s'ajouter à une autre allocation de 66,9 milliards de Francs CFA prévue au cours de cette même année, pour l'acquisition des sièges et autres infrastructures liés à la banque publique togolaise, ainsi qu'à IB Bank, anciennement connue sous le nom de BTCI, jusqu'à son acquisition en 2021.

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L'UTB est la dernière entité bancaire du Togo à être pleinement propriété de l'État. Depuis près d'une décennie, la banque lutte contre une insuffisance marquée de ses fonds propres, ce qui a entravé ses efforts pour attirer des investisseurs, en dépit des pressions exercées par le Fonds Monétaire International (FMI) et d'autres bailleurs de fonds internationaux. 

Cette situation difficile s'explique en partie par la composition de son portefeuille de crédit, caractérisé notamment par une forte exposition (environ un tiers de ses crédits totaux) au gouvernement, ainsi qu’aux industries du coton et du phosphate, toutes deux en quête de revitalisation. De plus, la banque est confrontée à des taux élevés de prêts non performants (PNP), ce qui soulève des préoccupations quant à la viabilité de ses activités de crédit.

Entre 2018 et 2020, le gouvernement togolais, qui avait tergiversé entre une option de renflouement de la banque et sa privatisation pure et simple, avait fini par céder aux pressions du FMI qui privilégiait quant à lui, le choix d'un acteur externe de “référence”, justifiant cette approche par le coût budgétaire que pourrait engendrer un concours étatique. Selon les enquêtes de Togo First, la nouvelle option combinée des autorités togolaises, qui viennent juste de signer un accord de près de 400 millions de dollars sur 42 mois avec le Fonds Monétaire International, soit près de 80 milliards FCFA, devrait aggraver le déficit budgétaire de 1,1 % de PIB. 

Néanmoins, le gouvernement anticipe que l'acquisition des sièges des deux banques générera des revenus budgétaires réguliers à moyen et court terme. À ce jour, aucun détail n'a été divulgué sur le plan d’amortissement de l’investissement. Les autorités togolaises estiment toutefois que cette démarche consolidera le secteur financier du pays, surtout que les banques togolaises, comme celles de l'UEMOA, doivent désormais atteindre un capital minimum de 20 milliards de FCFA dans les deux à trois ans.

Pour l'instant, l'annonce de ces deux opérations dans la loi de finances introduit une certaine incertitude, d'autant plus que Sunu Bank et Coris Bank s'étaient positionnées l'année dernière comme prétendants à la reprise de l'UTB. Bien que Sunu Bank se soit retirée plus tard, des sources de Togo First indiquent que Coris Bank reste fermement engagée dans le processus, en compétition avec un autre acteur.

Fiacre E. Kakpo

Au Togo, les États-Unis ont injecté près de 50 millions de dollars dans la prévention et le traitement du VIH/SIDA depuis octobre 2019, à travers le Plan d’Urgence du Président des USA pour la Lutte contre le SIDA (PEPFAR). Ces ressources ont permis qu’à ce jour, plus de 35 000 personnes reçoivent des antirétroviraux et ont amélioré le niveau de prise en charge des patients, ainsi que la suppression de la charge virale.

L’information a été partagée en marge d’une visite à Lomé du Dr. Nirav Shah, Directeur adjoint du CDC américain (Centers for Disease Control and Prevention, une des plus grandes agences sanitaires des Etats-Unis, et du monde), les 1er et 02 février derniers. Pour le haut responsable américain, le Togo est sa première destination en Afrique de l’Ouest.

« Je voulais venir au Togo en particulier pour célébrer les succès en matière de santé publique que le gouvernement américain et le gouvernement togolais ont obtenus en travaillant ensemble », a-t-il indiqué, en marge de sa visite dans la capitale togolaise.

À Lomé, le Dr. Nirav Shah a rencontré le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, Pr. Moustafa Mijiyawa ; une rencontre qui a permis aux deux personnalités d'échanger sur le partenariat entre les deux pays et d'explorer les perspectives d'avenir.

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« Nous sommes vraiment fiers des progrès que le CDC a réalisés en partenariat avec le gouvernement du Togo. Nous tenons également à féliciter le gouvernement du Togo sur les progrès qui ont été faits pour éliminer quatre maladies tropicales négligées (MTN). Ces progrès sont si importants que l'Organisation mondiale de la santé a récemment décerné au Togo une médaille de bronze en reconnaissance de sa réussite », a ajouté Nirav Shah.

En effet, le pays d’Afrique de l'Ouest a été reconnu par l'OMS pour avoir éliminé quatre MTN : le ver de Guinée en 2011, la filariose lymphatique en 2017 (premier pays en Afrique), la Trypanosomiase Humaine Africaine (THA) ou maladie du sommeil en 2020 et le trachome en 2022. Dans ce contexte, Lomé a dû obtenir un appui américain de plus de 22 millions de dollars, à travers l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).

Un important terrain de collaboration entre le Togo et les États-Unis en matière de santé sera également la lutte contre le paludisme. Le Togo a en effet intégré l'Initiative présidentielle pour la malaria (PMI), un mécanisme d'appui avec déjà plus de 20 millions de dollars de financement pour le Togo, sur la période 2023-2024.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, la filière coton renaît progressivement de ses cendres après avoir enregistré des baisses de production ces dernières années depuis sa prise de contrôle par OLAM. Pour le compte de la campagne 2023-2024, la production est évaluée à 70.000 tonnes, selon la direction de la Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT), soit une hausse de 50% comparativement aux 46 500 tonnes récoltées lors de la précédente campagne. Une première depuis la prise de contrôle du coton togolais par le groupe singapourien Olam en 2020.

Ces chiffres annoncés lors du lancement de la campagne de commercialisation du coton graine, le mercredi 31 janvier 2024, à Nawakou dans la préfecture de Dankpen, témoignent, selon le directeur de la NSCT, Martin Drevon, de la renaissance de la filière. « Cette évolution est le fruit des efforts conjugués des cotonculteurs, des techniciens dans leur ensemble, mais aussi des évolutions structurelles et technologiques sur le terrain », a-t-il souligné.

La hausse de la production enregistrée est, selon les acteurs de la filière, tirée de l’augmentation de superficie exploitée. On note ainsi qu’une superficie de près de 79 200 hectares a été exploitée, avec un rendement de 815 kg/ha, contre 66 017 hectares et un rendement de 705 kg/ha en 2022.

Cette production, en dépit de sa croissance, en comparaison avec celles des années antérieures, est en deçà des attentes des acteurs qui ont fait une projection d'au moins 93 500 tonnes de coton-graine sur une superficie de 110 000 hectares, soit un rendement moyen de 850 kg/ha.

Notons que la production de l’or blanc a enregistré une baisse de 11 % lors de la campagne 2022-2023, après une chute d'environ 25 % la saison précédente. La production était passée de 52 528 tonnes à 46 549 tonnes cette année.

Esaïe Edoh

La Ligue des Consommateurs du Togo (LCT), une association de défense des droits des consommateurs, vient de lancer une enquête nationale de satisfaction sur les services financiers sur le territoire. 

L'étude vise à évaluer la satisfaction des consommateurs à l'égard des services financiers, y compris les services bancaires, de mésofinances et de microfinances. Il s'agit notamment de mieux comprendre les besoins et les préoccupations des consommateurs concernant les services financiers disponibles dans le pays, selon un communiqué publié par la LCT le 1er janvier 2024. 

« En tant qu'organisation dédiée à la protection des droits des consommateurs, nous sommes conscients de l'importance des services financiers dans la vie quotidienne des individus. Les institutions financières jouent un rôle crucial dans l'économie et dans la vie de millions de consommateurs dans notre pays. », indique-t-on. 

Un rapport assorti de recommandations

De plus, « Les résultats de cette enquête seront analysés en profondeur, et les conclusions seront rendues publiques dans un rapport détaillé. Nous prévoyons que ce rapport servira de base pour l'élaboration de recommandations destinées aux institutions financières et aux autorités compétentes afin d'améliorer les services offerts aux consommateurs. », précise la LCT. 

L'enquête prendra fin le 28 février prochain. Pour y participer, suivez le QUESTIONNAIRE ENQUETE BANQUE MICROFINANCE2024LCT

Ayi Renaud Dossavi

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