Comme annoncé par Togo First, plusieurs experts du digital et de la fonction publique au Togo, ainsi que ceux de la Banque mondiale se sont réunis hier, mardi 12 décembre 2023, dans le cadre des échanges de haut niveau sur la manière de soutenir la digitalisation des économies en Afrique. La rencontre a notamment permis au ministre chargé de la digitalisation au Togo de revenir sur les ambitions du pays et les perspectives en matière de digitalisation, notamment en soutenant les start-up technologiques.
« Au Togo, nous avons des secteurs phares de l'économie que nous prévoyons de digitaliser, tels que l'agriculture, le commerce, le petit commerce, la logistique et le soutien à l'écosystème. », a déclaré Cina Lawson, ministre de l'économie numérique. De plus, « la digitalisation d'un pays se fait en soutenant son écosystème de start-up, et nous prévoyons également de soutenir les start-up par des mesures d'incitation fiscale, ainsi que par des formations et du financement. », a-t-elle ajouté.

Cet état des lieux intervient alors que le pays s'est engagé à investir dans la technologie numérique pour développer des opportunités d'emploi pour toutes les couches sociales. « L'utilisation du digital dans l'agriculture conduit à un gain phénoménal de productivité. Pour que ce gain ait lieu, il faut que les intrants initiaux de l'agriculture soient déjà présents. Dans de nombreux pays africains, la maîtrise de l'eau continue d'être un problème, tout comme l'utilisation des engrais. Le digital va aboutir à un impact plus important. On ne peut pas investir dans tout. Il s'agit simplement d'une question de coordination », a expliqué Moussa Blimpo, enseignant-chercheur à l'Université de Toronto, expert participant à ces échanges.

En marge de ces présentations, deux panels de discussion ont été mis en place, réunissant notamment le patron de l'ARCEP, et celui de Togocom, pour aborder les principales lacunes entravant le développement numérique dans la sous-région.
Cette réunion de la Banque mondiale a du reste servi de cadre au Togo pour présenter un récent rapport sur le numérique en Afrique.
Ayi Renaud Dossavi
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Ecobank-Togo et la filiale togolaise du constructeur automobile sud-coréen, Hyundai, ont lancé le mardi 12 décembre 2023 à Lomé, une offre de financement automobile. Destinée aux salariés et PME/PMI, cette offre est la deuxième du groupe bancaire qui avait en mai dernier, conclu la même convention avec la filiale du concessionnaire, Japan Motors.

Grâce à cet accord, le client d’Ecobank ou non, particulier ou personne morale, peuvent acquérir des voitures de marque Hyundai et payer grâce une formule de remboursement échelonnée sur une période allant jusqu'à 48 mois avec un taux variant de 7,75 à 8% en fonction du profil du client et de la durée du remboursement.
Quatre catégories de voitures sont concernées par l’offre de financement avec des prix qui varient de 15 millions FCFA à 18 millions FCFA.
« Cette offre va permettre aux citoyens togolais de payer de voitures neuves. En effet, beaucoup de personnes achètent les véhicules d'occasion déversés au port à moindre coût mais dépensent après énormément pour la réparation et l'entretien. Ce qui empêche de réaliser des économies pour faire face à d’autres besoins », a soutenu le directeur d’Ecobank Togo, Souleymane Touré.
Esaïe Edoh
Au Togo, un musée sera bientôt érigé et dédié aux Nana-Benz (femmes revendeuses de pagnes). Le ministère de la culture et du tourisme, porteur du projet, vient de lancer un concours d’idées architecturales pour la rénovation et l’extension d’un bâtiment colonial devant servir de musée.
Ce concours est ouvert aux architectes, cabinets d’architectes ou groupements d’architectes installés en République togolaise et ouvert à tous les autres soumissionnaires des pays éligibles, indique l’avis lancé par le ministère, qui fixe au 10 janvier 2024, la date de clôture de dépôt des propositions d’idées.
A travers ce musée, le pays ambitionne de rendre hommage aux Nana-Benz, ces femmes d’affaires originaires du Togo, qui ont joué un rôle primordial dans le développement de l’économie du pays dans les années 1960 à 1980 grâce au commerce de pagnes, Wax hollandais.
Ces femmes, Nana-Benz, « ont contribué à l’émancipation de la femme togolaise et marqué d’une empreinte solide l’Histoire politique, économique et culturelle du Togo », selon les autorités du pays ouest-africain.
Esaïe Edoh
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La 18e Foire de Lomé ouverte le 22 novembre dernier au Centre Togolais des Expositions et Foires de Lomé (CETEF) a été clôturée le dimanche, 10 décembre. Bilan : plus de 580 000 visiteurs enregistrés.
Selon l’équipe organisatrice de ce rendez-vous commercial, ce chiffre qui avoisine le double du nombre de visiteurs (325.000) enregistrés lors de la précédente édition, est un record.
Le Directeur général du CETEF, Alexandre de Souza, précise qu’il est obtenu sur la base des statistiques issues des ventes de tickets qui font plus de 80% et des entrées avec des badges et invitations qui représentent les 20% restants.
Cette nouvelle édition, selon les organisateurs, a mobilisé plus de sponsors que les précédentes, soit une progression de plus de 31%. La courbe ascendante est remarquée également au niveau du nombre d’exposants qui a atteint 1200 en tout cette année, soit une croissance de 4,5%, comparé aux données de l’année écoulée.
« Cette édition se termine dans de très bonnes conditions. Tout s’est bien déroulé et nous en sommes assez contents. Tout s’est bien passé grâce à l’engagement de tout un chacun », a déclaré de Souza.
Rappelons que cette 18è foire s’est déroulée autour du thème : « connecter les marchés pour une forte croissance des échanges commerciaux ».
Esaïe Edoh
La Banque mondiale tient un dialogue sur l'investissement dans la digitalisation en Afrique, ce mardi 12 décembre 2023, à l'hôtel 2 Février de Lomé. Avec pour thème "Investir dans une digitalisation productive, inclusive et sécurisée", les discussions seront animées par Cina Lawson, Ministre de l'Économie Numérique et de la Transformation Digitale du Togo, aux côtés de plusieurs experts de la Banque.
Du côté de l'Institution de Bretton Woods, on annonce notamment Fily Sissoko, représentant résident au Togo, Andrew Dabalen, l'économiste en chef pour la région Afrique à la Banque mondiale, et Moussa Blimpo, enseignant-chercheur à l'Université de Toronto.

Pour la ministre de tutelle togolaise, ce devrait être l'occasion de revenir notamment sur les avancées du Togo dans le secteur numérique de ces dernières années, et les initiatives en cours. Ces initiatives concernent notamment les programmes de transfert monétaire comme Novissi, effectués par mobile money, la digitalisation dans des services publics comme l'obtention du casier judiciaire, la déclaration de prestation de services de cybersécurité, ou encore dans le domaine de la justice.
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Le Togo poursuit ses initiatives de réformes du secteur de l'urbanisme et de l'habitat Le ministre de l'Urbanisme, de l'Habitat et de la Réforme Foncière va en effet s'apprêter à franchir une étape dans le développement urbain, avec la validation ce mardi 12 décembre à Kara de l'avant-projet de loi portant code de l'urbanisme et de la construction.
Le texte sera soumis à validation lors de travaux qui vont réunir les parties prenantes du secteur, qu'elles soient issues du secteur public, du secteur privé ou de la société civile.
À #Kara ce mardi 12.12.2023, le @MUHRF_TG procèdera à la validation de l’avant-projet de loi portant code de l’urbanisme et de la construction au #Togo?? avec toutes les entités du secteur public, du secteur privé et de la société civile. @GouvTg #Denyigban#PIDU pic.twitter.com/swu8XKbfBW
— Ministère de l'Urbanisme - TOGO (@MUHRF_TG) December 12, 2023
L'objectif de cet atelier est de présenter le projet de l'avant-projet de loi, d'examiner en détail ses différents titres, chapitres, sections et articles, tout en offrant aux acteurs présents l'opportunité de proposer des amendements et des suggestions en vue de son amélioration. Cette validation viendra conclure deux ans de travaux, depuis le recrutement d'experts pour la rédaction des textes.
Ce processus s'inscrit dans le cadre de la Composante 2 du Programme d'Investissement dans le Développement Urbain (PIDU), baptisée "Renforcement institutionnel et assistance technique." Ce programme est financé conjointement par la Banque mondiale et l'État togolais à hauteur de 30 millions de dollars américains, soit quelque seize milliards de francs CFA, et mis en œuvre depuis octobre 2018 par le Ministère en charge de l'Urbanisme, de l'Habitat et de la Réforme Foncière.
Dans un effort conjoint pour renforcer l'agriculture familiale et promouvoir le développement durable, la Coordination Togolaise des Organisations Paysannes et de Producteurs Agricoles (CTOP) et l'Union Tunisienne de l'Agriculture et de la Pêche (UTAP) ont signé un Mémorandum d'Entente à Tunis le 08 décembre dernier, ont annoncé les deux parties.
L'accord, le résultat d'une série de rencontres soutenues par la GIZ dans le cadre de son programme d'amélioration de la compétitivité du secteur privé au Togo (ProComp), s'étend jusqu'en 2028. Il coïncide avec la conclusion de la Décennie des Nations Unies pour l'Agriculture Familiale (DNUAF), un programme visant à soutenir les petits exploitants agricoles à travers le monde.
Selon le Président du Conseil d'administration de la CTOP, Ayéfoumi Olou Adara, cette entente est cruciale pour les 550 000 membres de l'organisation, qui incluent des agriculteurs, des éleveurs, des pêcheurs, et des transformateurs, dont au moins 30% sont des femmes et 50% des jeunes. Cet accord permettra d'accroître la compétitivité des agriculteurs togolais sur le marché international, a-t-il précisé.
De son côté, le Président de l'UTAP, Noureddine Ben Ayed, qui s’est félicité de ce partenariat, l’a qualifié “d'étape significative vers la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies, notamment dans le secteur agricole”.
Le MoU signé la semaine dernière embrasse divers domaines, notamment la coopération technique, le renforcement des capacités, les échanges d'informations et l'organisation d'événements conjoints. Selon CTOP, il cible particulièrement la formation des leaders paysans et la mobilisation des ressources pour “la réalisation d'objectifs partagés”.
La CEDEAO a désigné lors de la 64e conférence de l'organisation sous-régionale, le président togolais, Faure Gnassingbé, comme médiateur pour faciliter les discussions avec les nouvelles autorités nigériennes. L'objectif principal est de trouver des solutions pour résoudre les différends survenus après le coup d'État du 26 juillet dernier.
Pour soutenir le président togolais dans cette médiation, les présidents du Bénin et de la Sierra Leone ont également été sollicités. La CEDEAO espère ainsi parvenir à une résolution pacifique de la crise au Niger.
« La Conférence décide, par ailleurs, de mettre en place un Comité des Chefs d'État composé de S.E. Faure Gnassingbé, Président de la République Togolaise, S.E. Julius Maada Bio, Président de la République de Sierra Leone, et de Représentants du Président de la République fédérale du Nigeria et du Président de la République du Bénin pour engager le dialogue avec le CNSP et les autres parties prenantes nigériennes. », indique l'institution sous-régionale.
Les démarches de ce trio présidentiel viseront à « convenir d'une feuille de route pour une transition de courte durée, mettre en place des organes de transition, et faciliter la création d'un mécanisme de suivi et d'évaluation de la transition, en vue du rétablissement rapide de l'ordre constitutionnel. »
La prochaine étape consistera en une visite au Niger du ministre des Affaires étrangères togolais, Robert Dussey, ainsi que du représentant spécial des Nations Unies pour l'Afrique de l'Ouest. À l'issue de ces discussions, un plan de sortie de crise devrait être proposé.
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Ecobank Transnational Incorporated (ETI), la Banque panafricaine basée à Lomé, a conclu en fin de semaine dernière un accord de prêt lié au développement durable, d'une valeur de 200 millions de dollars américains. Cette facilité, le premier prêt au développement d’Ecobank, a été accordée par un consortium d'institutions européennes de financement du développement dirigé par Proparco, comprenant également Norfund, la DEG, la FMO et EFP.
La cérémonie s’est déroulée à Dubaï, aux Emirats Arabes Unis, en marge de la Conférence des Parties (COP28). Ceci représente également le premier prêt lié au développement durable, accordé à une institution financière d'Afrique subsaharienne.
“La signature de cet accord de prêt lié à la durabilité est une autre confirmation de l'importance que le Groupe Ecobank accorde au développement durable, qui est pour nous à la fois une responsabilité et une opportunité. Ce prêt lié au développement durable s'appuie sur notre succès en tant que premier groupe bancaire panafricain à avoir émis des obligations Tier 2 conformes aux normes de développement durable en 2021”, indique Jeremy Awori, directeur général de l’institution financière.
Cette nouvelle facilité vise à soutenir la stratégie de développement durable et de lutte contre le changement climatique du Groupe bancaire. Elle est également associée à deux engagements majeurs en matière de climat, à savoir la divulgation d'informations climatiques et l'élaboration d'une stratégie climatique. De plus, ce prêt comprend un plan d'action pour le climat. Proparco, en partenariat avec le cabinet de conseil allemand IPC, travaillera en étroite collaboration avec les équipes d'ETI pour atteindre ces objectifs ambitieux.
“Proparco est fière de soutenir un partenaire de longue date qui fait de l'agenda climatique une pierre angulaire de sa stratégie et de ses opérations. ETI ouvre la voie à l'ensemble du secteur financier africain. Ce premier prêt lié au développement durable accordé à un groupe bancaire en Afrique subsaharienne est un exemple à suivre", a déclaré Françoise Lombard, directrice générale de Proparco.
Ayi Renaud Dossavi
Après Lomé, le samedi 9 décembre dernier, Kara abrite ce lundi, la suite de la table ronde sur la valorisation des résultats de recherche et de l'innovation organisée à l’intention des enseignants-chercheurs des universités publiques du Togo. Cette initiative s'inscrit dans le cadre du projet "Valorisation des Résultats de la Recherche et de l'Innovation au Togo" (For-Varrito), piloté par l'Université de Kara.
"Nous organisons cette formation pour permettre aux acteurs du développement, chercheurs, investisseurs et experts en valorisation des résultats de la recherche, de collaborer en vue de concrétiser le potentiel économique des travaux de recherche", avait déclaré samedi dernier, le Professeur Palitia, en charge de la coordination de ce projet.
L'objectif est que "dorénavant, la recherche ne se limite plus à l'exploration intellectuelle, mais s'oriente vers des retombées concrètes contribuant au développement global de notre nation.", avait-on ajouté.
Ce projet, est lui-même une composante de l'initiative plus vaste sous-régionale "Valorising Research Results and Innovation in West Africa" (VaRRIWA), vise à métamorphoser le paysage de la recherche en Afrique de l'Ouest.
Ayi Renaud Dossavi