Lomé accueille cette semaine la 24e session ordinaire de l'Assemblée Générale de la Chambre Consulaire Régionale de l'UEMOA, organe consultatif qui assure le dialogue entre l'UEMOA et les principaux opérateurs économiques de l’espace communautaire. La rencontre qui s’est ouverte mardi 05 décembre 2023 pour trois jours dans la capitale togolaise, va permettre à la structure représentant le secteur privé sous-régional de faire le bilan de la mise en œuvre des recommandations de la dernière Assemblée.
Il s’agira également de passer en revue les différents rapports et enfin, d'adopter le budget 2024 de l'institution. « Pour ce qui concerne les trois années de notre mandat, plusieurs réflexions et propositions ont été mises en place. La plus emblématique, c'est la question du financement des PME, pour laquelle nous avons imaginé un financement par appui sur les caisses de dépôt et de consignation. », a relevé Daouda Koulibaly, président en exercice de la CCR UEMOA, esquissant son bilan.
Ce dernier mandat est également marqué par une hausse des ressources allouées à la Chambre Consulaire, de 400 à 500 millions FCFA, pour plus d'impact au niveau sous-régional.
À l'ouverture des travaux, Rose Kaye Mivedor, la ministre togolaise en charge du Commerce, a salué les efforts de la Chambre régionale. Pour la représentante du gouvernement, la CCR-UEMOA est « un modèle réussi dont l'UEMOA peut être fière » et « la preuve que le secteur privé est dynamique et demeure le principal moteur de la création de richesses et de la promotion d'emplois dans notre Union ».
La ministre a également appelé les acteurs à « travailler davantage au renforcement de cette position et à demeurer cette force de proposition utile au pouvoir public et à continuer d'œuvrer à une plus grande résilience de nos entreprises nationales et communautaires face aux chocs exigeants. »
À noter que cette session ordinaire sera également ponctuée de rencontres B2B, au profit des opérateurs nationaux et sous-régionaux.
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Les dates du 9e Congrès Panafricain sont désormais connues. Lomé, la capitale togolaise, accueillera la rencontre du 22 au 25 octobre prochains, selon le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey. Le patron de la diplomatie togolaise a fait cette annonce mardi 5 décembre à Pretoria (Afrique du Sud).
Les dates du 9e Congrès Panafricain qui se tiendra à Lomé sont connues. Rendez-vous du 22 au 25 octobre 2024 dans la capitale togolaise.#Lome2024 #PanafricanCongress@africanophone @rdussey @GouvTg https://t.co/cL1STalt9n
— Ministère des Affaires Etrangères ?? (@Maeirte_Togo) December 5, 2023
Le congrès rassemblera les Africains du continent, de la diaspora et les afrodescendants autour du thème du renouveau du panafricanisme et de la place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale. En attendant le grand rassemblement à Lomé, plusieurs conférences préparatoires auront lieu dans chacune des régions du continent.
Rappelons que les travaux préparatoires de ce grand rendez-vous panafricain avaient été officiellement lancés le lundi 22 mai 2023.
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Au Togo, le budget exercice 2024 de la commune Golfe 5, dans le Grand Lomé, s’équilibre à 1 milliard FCFA environ, (précisément 1.093.582.062 FCFA). Ce budget a été adopté le mardi 5 décembre 2023 au terme de la quatrième session ordinaire du Conseil municipal de la Commune de Golfe 5. Il sera consacré au fonctionnement de la commune et à l'investissement. Concrètement, 776 millions FCFA seront destinés au fonctionnement et 317 millions FCFA à l’investissement.
Avec cette enveloppe prévisionnelle, l'administration communale du Golfe 5 prévoit entre autres la construction et l’équipement des infrastructures socio-collectives et éducatives de base, l’entretien du réseau routier et des espaces verts ainsi que l’assainissement de la Commune.
Selon le Maire Kossi Agbenyega Aboka, « des stratégies efficaces de recouvrement seront élaborées et mises en œuvre pour booster les recettes et satisfaire les nombreuses attentes des populations ».
Esaïe Edoh
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Le projet gouvernemental de construction d’une e centrale photovoltaïque, à Sokodé, sera mis en œuvre par le Groupe français Meridiam. La société a signé le 4 décembre à Dubaï, avec la République du Togo et EDF, une Convention de Concession d’une durée de 25 ans pour la conception, la construction, le financement et l’exploitation de la centrale.
L’entreprise française qui développe et exploite déjà plus de 500 MW de projets solaires, hydrauliques, éoliens, biomasse et géothermique en Afrique, va ainsi mettre en route ce projet de l'exécutif togolais qui permettra d’alimenter en énergie propre et renouvelable plus de 700 000 personnes de Sokodé, et des villes rurales environnantes, grâce à une puissance de 64 MWc .
During the #COP28, #Meridiam, the Rep. of #Togo and @EDF have recently signed a concession agreement for the design, construction, financing and operation of a 64 MWp photovoltaic solar #powerplant in #Sokodé#SolarEnergy #Sustainabilityhttps://t.co/sAG5AZXCi8 pic.twitter.com/UkmGcyBuLd
— Meridiam (@Meridiam) December 5, 2023
« Nous sommes fiers de contribuer à travers ce projet à la double ambition du Togo de fournir à tous ses citoyens un accès universel à l’électricité et d’accroître sa production d’énergie renouvelable », a déclaré Thierry Déau, fondateur de Meridiam.
Selon un communiqué de Meridiam, les travaux de construction prévus mi-2024 et d’exploitation vont créer plus de 200 emplois locaux.
La construction de l’infrastructure précisément à Salimde (préfecture de Tchaoudjo à Sokodé), permettra à l'exécutif de poursuivre sa stratégie de diversification et d’augmentation de la production d’énergie dans le pays. La future Centrale va s’ajouter à celle de Blitta qui va connaître une extension de 50 MW à 100MW.
Esaïe Edoh
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L’Agence des Cafés Robusta d’Afrique et de Madagascar (ACRAM) et le Centre international du commerce (ITC) ambitionnent de mettre en place une organisation performante d’exportation du café vers l’Europe. Dans cette perspective, les deux entités, avec la collaboration du ministère togolais du commerce, forment les PME de 7 pays de l’ACRAM, sur les techniques et normes d’exportation du café.

Via cette formation prévue sur 5 jours, les PME du secteur café pourront comprendre le paysage européen des acheteurs et développer un outil pour le calcul du prix de revient, et avoir une perception claire du prix fort potentiel ainsi que de la rentabilité de l’exportation du café vers l’Union Européenne.
« Pendant que nous mettons un accent particulier sur la promotion de la transformation et de la consommation locale du café, nous nous préoccupons également d’accompagner les exportateurs pour qu’ils tirent le meilleur parti de leurs activités », soutient Enselme Gouthon, président de l’ACRAM, qui rappelle par ailleurs qu'à « l’issue de cette formation, les exportateurs seront suffisamment outillés pour devenir une organisation performante d’exportation du café vers l’Europe ».
Outre cette formation, une autre est prévue au profit des jeunes Baristas sur la gestion des kiosques et des bars à café, du 5 au 7 décembre prohains. Elle vise l’insertion professionnelle des jeunes aux métiers du café et la promotion de la consommation locale.
Notons que cette formation s’inscrit dans le cadre du programme ACP/UE Business Friendly.
Esaïe Edoh
Le Premier ministre togolais, Victoire Tomégah Dogbé, a reçu en audience le lundi 04 décembre 2023, une délégation du Système Ouest Africain d'Accréditation (SOAC), pour rendre compte des résultats issus des assises de Lomé. Lors de cette réunion, le président du SOAC, Aboubacry Baro, a souligné la reconnaissance internationale croissante dont jouit désormais le SOAC.
« Nous avons fait de grands pas pour avoir cette reconnaissance internationale. Nos accréditations reçoivent désormais une reconnaissance non seulement dans toute l’Afrique, mais également au niveau international, avec la signature de l’accord de reconnaissance mutuelle. », s’est félicité Aboubacry Baro.
« Ce qui signifie surtout qu’avec la politique de consommation locale du Togo, les produits seront certifiés en amont, permettant de garantir que toutes les infrastructures qui sont derrière, depuis la normalisation jusqu’aux inspections, sont d’une certaine fiabilité. Si ces produits sont estampillés conformes aux normes togolaises par l’organisme habilité et accrédité, ça peut garantir la santé et la sécurité des consommateurs, y compris l’accès de ces produits au marché africain et à l’international, sans entrave aucune », a-t-il ajouté.
Rappelons que le SOAC est une structure d'accréditation des laboratoires d'analyse sanitaire et alimentaire. Il a été établi par l’UEMOA en 2010 dans le but de fournir aux pays membres, une institution d'accréditation capable d'évaluer la compétence des organismes responsables de l'évaluation de la conformité, notamment les organismes de certification, d'inspection et les laboratoires opérant dans l'espace communautaire.
Au Togo, le SOAC a homologué plusieurs laboratoires, notamment l'Institut national d'hygiène (INH), l'Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA) et la Haute Autorité de la Qualité et de l'Environnement (HAUQE).
Depuis hier, lundi 4 décembre, se tiennent à l'Université de Lomé, des activités dans le cadre de la "Semaine de l'Entrepreneuriat Étudiant". Cet événement, organisé par le Centre d'Employabilité Francophone (CEF) de l'Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) en collaboration avec plusieurs partenaires, vise à préparer les étudiants à embrasser l'esprit entrepreneurial.
Il s'agit de créer un cadre d'orientation des étudiants de l'Université de Lomé ainsi que ceux d'autres établissements membres de l'AUF, vers la création de leur propre entreprise ou vers des carrières liées à l'entrepreneuriat.
"L'entrepreneuriat est au cœur des programmes de l'AUF. En plus du Campus Numérique Francophone 5.0, nous avons créé les Centres d'Employabilité Francophone pour compléter la formation académique traditionnelle des étudiants et les préparer à leur insertion professionnelle", a indiqué le Prof. Gnon Baba, Directeur national de l'AUF au Togo.

Ces trois jours d'activités tournent autour de deux volets majeurs : l'entrepreneuriat étudiant et le Fablab, tous deux alignés sur le thème de l'employabilité. Les participants auront l'occasion d'assister à des conférences et à des sessions de formation.
Les nombreux modules de formation prévus devraient offrir aux étudiants, une compréhension approfondie de l'entrepreneuriat, du développement de projets, du marketing, de la gestion financière et des compétences personnelles essentielles à leur réussite en tant qu'entrepreneurs.
À noter que le Centre d’Employabilité Francophone de l’AUF a été lancé en mars 2022, dans le but de soutenir l’employabilité et de promouvoir l’entrepreneuriat. Cette structure d'appui est hébergée au sein de l'Université de Lomé et compte quatre pôles : conseil, information et tutorat en emploi ; formations complémentaires en compétences transversales ; certifications professionnelles ; pré-incubation entrepreneuriale.
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A Dubaï où se tiennent les discussions sur le climat dans le cadre de la COP28, trois communes togolaises, Golfe 1, Golfe 7 et Kloto 1, ont conclu un accord d'assurance paramétrique avec AXA Climate, une filiale du courtier londonien Howden. La convention signée le lundi 4 décembre au Pavillon Togo, sera mise en œuvre par AXA Climate et l’ONG togolaise, pionniers en Action pour le Développement Intégré à l'Environnement (PADIE).
A travers cette convention, le Fonds InsuResilience Solutions (ISF) va cofinancer la mise en œuvre de solutions d'assurance contre les inondations. Ceci, dans le but de renforcer la capacité financière de ces municipalités en cas d'inondation catastrophique et d’activer un plan de réponse d'urgence prédéfini.
Des solutions (projets) visant à réduire les risques d’inondation, entre autres, la construction des bassins de rétention et la plantation des arbres pour éviter le ruissellement, seront proposées à ces trois communes qui comptent plus de 700 000 habitants.
« En tant qu’assureur climatique engagé, la science de l’adaptation fait réellement partie de notre ADN. Nous sommes honorés d’aider ces villes à mieux se préparer aux futures inondations », déclare Karina Whalley, responsable du secteur public chez AXA Climat.
A cet effet, une série d'ateliers sera organisée avec les décideurs municipaux, les experts techniques et la communauté pour identifier précisément les mesures d'adaptation prioritaires et les actions d'urgence que les indemnités d'assurance pourraient financer.
« Notre risque d'inondation est triple : il peut être pluvial, fluvial et côtier. Il est essentiel de mieux mesurer d'où vient le risque, afin d'en déduire les mesures d'adaptation prioritaires », indique Joseph Koamy Gomado, maire de Golfe 1.
Notons que pour le compte de la première année du programme, le courtier londonien Howden dont AXA Climat est une filiale, décaissera 100 000 $, soit environ 60 millions FCFA pour les primes d'assurance.
Esaïe Edoh
La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a lancé hier, dimanche 3 novembre, son Fonds d'Études sur le Climat (FEC) pour renforcer ses intentions en matière de financement vert dans la sous-région. Ce nouvel outil, lancé à Dubaï (Émirats arabes unis), en marge de la COP28, vise à mobiliser davantage de ressources financières dédiées au climat, au profit des pays membres de l'Uemoa.
Dans la foulée, l'institution sous-régionale a conclu un accord de financement pour une subvention à hauteur de 15 millions d’euros avec l'Agence française de développement (AFD), notamment pour appuyer le nouveau fonds. La signature a été réalisée par Serge Ekue et le Directeur Général de l'AFD, Rémy Rioux. Ces ressources permettront ainsi de financer le FEC, ainsi que le Programme d’urgence à impacts rapides dénommé Programme SONGTAABA.

Présent à cette cérémonie où il représentait la Commission de l’UEMOA en charge de l'agriculture, Kako Nubukpo, Commissaire à l'agriculture au sein de la commission, a indiqué que « ce fonds constitue un instrument important qui vient compléter et renforcer le paysage régional des outils mis à la disposition de nos États membres pour les accompagner dans la mobilisation des financements requis, à la hauteur de nos ambitions de développement durable ».
Rappelons que le FEC a été mis en place pour accompagner les porteurs de projets climat grâce à la réalisation d’études de faisabilité très spécifiques. Sa création a été actée par le Conseil des Ministres de l’UEMOA lors de sa session du 22 septembre dernier.
Au Nord du Togo, la Commune Kéran 1 a ouvert la semaine dernière, sa quatrième session budgétaire annuelle à Kantè, avec comme annonce, un budget prévisionnel pour l'année 2024 estimé à 132 millions de francs CFA. La session qui prend fin jeudi 7 décembre, est en effet exclusivement dédiée aux questions budgétaires en lien avec l'investissement et le fonctionnement de la commune.
L'objectif principal de cette "session budgétaire" est de permettre aux conseillers municipaux d'évaluer les réalisations de l'année en cours et de discuter des perspectives pour l'année à venir. Ainsi, en 2023, le budget s'est équilibré à 136,6 millions de FCFA en recettes et en dépenses, soit un peu plus que les prévisions pour l'année prochaine.
Les élus locaux aborderont également des questions liées à l'exploitation des infrastructures commerciales et des taxes non fiscales, notamment les taxes sur la publicité, l'encombrement des voies publiques, l'occupation des domaines publics et les taxes de marché.
Pour rappel, située au nord-est du pays, la Commune Kéran 1 est située dans la préfecture de la Kéran, avec une population d'environ 94 000 habitants.