Togo First

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Asky, la compagnie aérienne panafricaine basée à Lomé, va reprendre ses vols vers le Niger (Niamey) le 2 mars prochain, comme elle vient de l'annoncer sur ses canaux sociaux.

Cette reprise mettra fin à plus de 7 mois de suspension d ses services suite aux sanctions de la CEDEAO contre le Niger, à la suite du coup d'État ayant renversé en juillet 2023, le président Mohammed Bazoum. Des sanctions qui ont finalement été levées par la Communauté sous-régionale. Pour la compagnie, ceci ouvre peu à peu la voie vers une normalisation du trafic aérien sous-régional depuis son hub de Lomé.

Avec Ethiopian Airlines comme partenaire stratégique et le Togo comme actionnaire, Asky est soutenue par des institutions bancaires régionales africaines telles que la Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC), la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) et le groupe ECOBANK (ETI).

Asky opère aujourd'hui avec une flotte de quatorze appareils, desservant vingt-huit villes dans vingt-six pays africains.

Ayi Renaud Dossavi

La mobilisation des ressources pour le financement de l’Autoroute de l’Unité RN1 (Lomé-Cinkassé) était de nouveau au cœur d’une rencontre d’échanges entre le Président togolais, Faure Gnassingbé, et le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD),  Akinwumi Adesina, le mardi 27 février 2024 à Lomé. Cette nouvelle entrevue sur le sujet fait suite aux discussions entamées à Marrakech en novembre 2023, dans le cadre de l’Africa Investment Forum (AIF),

Ce corridor nécessite un investissement de 2,9 milliards de dollars, soit un peu plus de 1700 milliards FCFA et sera mobilisé par la BAD et ses partenaires. Ainsi à cette rencontre le leader togolais et le dirigeant de l’institution financière ont exploré les pistes de mobilisation des investisseurs autour du projet.

La réalisation de ce projet devrait permettre au pays ouest-africain de consolider sa position de hub logistique et de corridor de développement économique, avec un impact encore plus important sur les pays de l’hinterland. Dans cette dynamique, la BAD s’est également engagée à investir dans les infrastructures de la santé, l’industrialisation et le développement socio-économique au Togo.

La BAD intervient déjà au Togo sur des projets notamment les agropoles, le développement des industries de transformation agro-alimentaire, la réhabilitation des routes et les énergies renouvelables.

A la date du 15 octobre 2023, le portefeuille en cours de la BAD au Togo était de 211,33 milliards FCFA, couvrant 18 opérations, 4 projets régionaux et 1 dans le secteur privé.

Esaïe Edoh

Selon une note de l’Office Togolais des Recettes (OTR) publiée le lundi 19 février 2024, seules les marchandises arrivant par voie maritime au Port de Lomé et déclarées en transit à destination du Burkina Faso, du Mali ou du Niger, bénéficieront de la suspension de la redevance statistique. 

Ce prélèvement, appliqué aux importations et exportations, sert à financer les activités statistiques du pays, incluant la collecte, le traitement et la diffusion des données économiques et commerciales. Pour ces pays sans littoral, qui forment désormais l'Alliance des Etats du Sahel (AES), ladite redevance - initialement fixée à 2 % puis ramenée à 1 % dans le cadre du tarif extérieur commun de la CEDEAO - était provisoirement suspendue depuis 1975.

Cette manœuvre semble faite pour décourager les opérateurs économiques qui débarquent leurs marchandises dans les ports voisins et les font transiter par le Togo, avant de suivre le corridor Ouaga-Niamey-Bamako. 

La mesure est d'autant plus cruciale pour le Togo, surtout depuis la fermeture de la frontière entre le Bénin et le Niger, due aux sanctions de la CEDEAO. Les marchandises à destination du Niger sont alors contraintes de passer par Ouaga, dont Lomé est la façade maritime naturelle. 

De plus, la menace djihadiste au nord-ouest du Bénin contraint les marchandises à destination du Burkina Faso, depuis le Port de Cotonou, à emprunter la route via Kara, une voie plus sûre que celle passant par Porga, pour rejoindre la capitale burkinabè et les villes avoisinantes. Une opportunité que Lomé entend saisir en redoublant d'efforts, cherchant à rendre le passage plus économique pour les opérateurs économiques, dans un contexte régional marqué par des tensions entre l'AES et la CEDEAO.

Fiacre E. Kakpo

A Tchamba (374 km au Nord de Lomé), le Projet d’appui à la transition écologique des systèmes de culture, a été lancé la semaine dernière (le jeudi 22 février). C’était à la faveur d’un atelier piloté par l’Institut togolais de recherche agronomique (ITRA), en collaboration avec l’Institut de conseil et d'appui technique (ICAT) et la Coordination togolaise des organisations paysannes et des producteurs agricoles (CTOP).

D'une durée de 18 mois, le projet vise à appuyer la recherche participative et la diffusion des bonnes pratiques agroécologiques au profit des filières agricoles. Il sera déployé dans trois cantons de la préfecture, à savoir Affem, Tchamba et Alibi 1. 

Il est notamment attendu de l'initiative qu'elle promeuve la recherche participative et inclusive, la cocréation des dispositifs de recherche adaptés aux petits producteurs, ainsi qu’une facilitation de la diffusion des produits de recherche et réponde aux besoins des Organisations de professionnels agricoles (OPA). 

Dans le cadre de ce lancement, le coordinateur du projet, Dr. Kossi Koudjeda, a souligné l'urgence d'adopter l'agroécologie face au changement climatique en cours, afin de garantir une agriculture plus résiliente, capable de relever les défis de la productivité agricole, de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Cette initiative bénéficie notamment de l'appui de l’AFD et de l’Union européenne.

Au Togo, Scantogo, la SNPT et Wacem sont les 3 sociétés minières qui contribuent plus au budget annuel du pays, plus précisément à hauteur de 85% de la part totale des entreprises extractives en 2021. Selon le Secrétariat technique de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), Scantogo, filiale de Scancem International, verse, à elle seule, en moyenne la moitié.

Dans son dernier rapport sur les statistiques publiées fin 2023, l’ITIE désigne la société de production de clinker, membre de HeidelbergCement group, comme le principal contributeur des acteurs miniers au budget national avec 11,16 milliards FCFA versés en 2021. Ce qui correspond à 56% des 20 milliards FCFA apportés par les entreprises extractives à l’Etat en 2021.

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Cette contribution de Scantogo était évaluée à 5 milliards FCFA en 2017, soit la moitié des 10 milliards FCFA de la participation de l’ensemble des sociétés extractives cette année. En 5 ans, ce paiement a progressé de 120%.

L’entreprise extractive détenue à 100% par l’Etat, la Société nouvelle de phosphate du Togo (SNPT) se positionne comme le 2ème meilleur contributeur mais avec seulement 3,36 milliards FCFA en 2021. Un montant qui traduit néanmoins une progression de 43% entre 2017 et 2021.

Le cimentier Wacem-Togo clôture le top 3 avec 2,35 milliards FCFA, soit une part contributive évaluée à 12%. Sur 5 ans, la participation de Wacem a progressé de 10%.

Notons que le secteur extractif a représenté 1,4 % du PIB du pays ouest-africain en 2021, alors que ce chiffre était de 1,5 en 2020, selon l’ITIE.

Esaïe Edoh 

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Au quatrième trimestre de l'année 2023, les exportations du Togo vers l'ensemble des pays de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) - composée de 15 pays dont le Togo - ont atteint une valeur de 102,6 milliards de FCFA (avec un volume de plus de 322 000 tonnes de produits). L’information est tirée du dernier rapport de l’INSEED sur les échanges commerciaux du pays d’Afrique de l’Ouest avec le reste du monde.

Sur la même période, les importations en provenance de la CEDEAO se sont établies à 49,6 milliards FCFA. Une dynamique commerciale qui a permis au Togo de s’en tirer avec un solde commercial excédentaire de 53 milliards FCFA, grâce notamment à ses activités de réexportation depuis le port de Lomé.

Notons du reste, que les exportations du Togo vers l’ensemble de l’espace communautaire sont restées à peu près constantes, autour de 100 milliards FCFA par trimestre, en dépit des sanctions de la CEDEAO contre le Niger et des tensions diplomatiques entre l’Institution Communautaire et les pays du Sahel que sont le Burkina, le Niger et le Mali. Pour preuve, sur la période, le Burkina Faso et le Mali ont compté parmi les principaux clients africains du Togo en matière d’exportation. 

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Ainsi, l’une dans l’autre, les exportations togolaises vers la CEDEAO ont enregistré une légère baisse de 9,1% par rapport au quatrième trimestre de l'année précédente, mais ont augmenté de 6,8% par rapport au trimestre précédent. 

L’UEMOA…

Pour ce qui est la plus petite Union économique et monétaire ouest-africaine ( comprenant 8 pays, ayant en commun le Franc CFA), les exportations du Togo sont également restées aux beau fixe,  s'élevant à 84,7 milliards FCFA.  Ceci tandis que les importations provenant des pays de l'UEMOA se sont chiffrées à 28,6 milliards FCFA. Il en a résulté un solde commercial excédentaire pour la période, à 56 milliards FCFA pour le Togo.

La part des exportations du Togo

Pour le Togo, ces deux espaces géographiques et politiques restent d'importants partenariats d’affaires. Ainsi, les exportations vers les pays de la CEDEAO et de l’UEMOA représentent respectivement 40 % et 33 % de l’ensemble de ses exportations du trimestre. En comparaison, les importations venant des pays de la CEDEAO et de l’UEMOA représentent respectivement 11,1% et 6,4% des importations du pays. 

Rappelons que le Togo sur la période considérée, a exporté au total pour 256,4 milliards FCFA de produits vers le reste du monde.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, une campagne de contrôle du paiement de la Taxe sur les Véhicules à Moteur (TVM) est annoncée sur tout le territoire à partir du 1er avril prochain, soit au lendemain de la fin de la période dédiée au règlement. C’est ce qu’a indiqué récemment, la direction de la communication de l'Office togolais des recettes (OTR).

Ceci étant, l’administration fiscale appelle les assujettis à utiliser son canal digital pour s’acquitter de cette taxe. En effet, depuis janvier 2024, la perception de la TVM est totalement digitalisée.

En vigueur depuis janvier 2019, cette taxe varie de 5000 FCFA à 40.000 FCFA, selon le type de véhicule. Elle est mobilisée par le fisc au titre de fonds pour l’entretien et la construction de nouvelles routes.

Elle s’applique à tous les propriétaires de véhicules à moteurs immatriculés au Togo, notamment les motocyclettes de 125cm3 et plus, les tricycles, les véhicules utilitaires, les bus, les camions, les autobus, et les gros porteurs.

En rappel, la TVM est suspendue cette année 2024, comme depuis 2021, pour les véhicules commerciaux de transport de marchandises et de personnes.

Esaïe Edoh 

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Le Togo poursuit la formalisation du traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture. L’Institut togolais de recherche agronomique (ITRA) tient à cet effet un atelier national à Lomé, du 26 au 28 février. 

Il s’agit par ces travaux de trois jours de fournir un cadre pour la révision collective des différents projets liés au traité, d'accroître les connaissances des participants sur le système multilatéral d'accès et de partage des avantages ainsi que sur d'autres aspects du Traité, et de discuter des procédures institutionnelles permettant aux organisations de fonctionner en conformité avec le système multilatéral.

"Les ressources phytogénétiques, c'est surtout toutes les ressources des plantes cultivées qui sont utilisées à des fins alimentaires et agricoles. Pour le Togo, par exemple, les céréales. Parmi les céréales, vous avez le riz, le maïs, le saut, le brûlé à la graine, l'arachide, le niébé, le voandzou, ensuite vous avez les racines de tubercules.", explique Kombaté Koffi, responsable de recherche à l'ITRA.  

Pour sa part, le directeur scientifique de l'ITRA, Dr. Akata-Atchozou Eyanawa, a souligné l'importance de maîtriser les outils de sélection des ressources phytogénétiques pour répondre aux besoins de chaque utilisateur. Il a encouragé les acteurs à optimiser l'utilisation des ressources disponibles et des procédures interinstitutionnelles, ainsi que des outils d'identification.

Rappelons que le but de ce traité est de préserver et de favoriser l'utilisation à long terme des ressources phytogénétiques destinées à l'alimentation et à l'agriculture, tout en garantissant une répartition juste des avantages résultant de leur utilisation, incluant ceux engendrés par les échanges commerciaux.

Depuis sa ratification au Togo en 2007, c’est l'ITRA, en tant que point focal national du Traité, qui coordonne depuis 2022 le projet de renforcement des capacités des organisations nationales pour la mise en œuvre et l'utilisation du système multilatéral d'accès et de partage des avantages du traité.

La rencontre est organisée en partenariat avec le secrétariat du traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture (RPGAA) ainsi que le consortium Bioversity-CIAT.

Au Togo, après l’opérationnalisation du Centre d’enfouissement technique (CET) d’Aképé (5 km au nord-ouest de Lomé) depuis 2018, un nouveau devrait être mis en service en mars prochain à Atakpamé, dans la région des Plateaux. Les travaux étant exécutés à 95% selon le ministre chargé de l’eau et de l’hydraulique villageoise, Yark Damehame, qui a visité le chantier en milieu de semaine écoulée.

« Nous avons suivi les explications du bureau de contrôle qui nous a fixé jusqu’au 11 mars 2024 pour livrer le chantier », a indiqué l’officiel à la suite de la visite de terrain.

L’infrastructure composée d’une voirie interne, des casiers, du bassin et d’une plateforme de séchage, va permettre le traitement de tous les déchets collectés dans la ville d’Atakpamé et ses environs.

La construction de ce centre, indique-t-on, est en droite ligne avec l’engagement de l'exécutif, celui d’une gestion plus efficiente des ordures et déchets urbains. Dans la même dynamique, un autre Centre est annoncé à Dapaong dans la région des savanes.

Esaïe Edoh

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Des experts régionaux de l’aviation sont en travaux depuis ce matin à Lomé. Pendant deux semaines, ces acteurs venus d'une dizaine de pays d'Afrique et des États-Unis travaillent sur les programmes de maintenance des appareils pour renforcer la sécurité des transports.

La rencontre est organisée par l'Agence nationale de l'aviation civile au Togo, en collaboration avec l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) pour l'Afrique occidentale et centrale, ainsi que le constructeur d'avions Airbus.

« L'objet de ce séminaire est de s'assurer que les programmes de maintenance et les programmes de fiabilité pour les aéronefs soient effectués. », selon le Lieutenant-Colonel Idrissou Ahabou, directeur général de l'ANAC-Togo.

Ce séminaire régional se déroulera en deux phases : la phase théorique et la phase pratique, notamment pour « montrer les standards sur lesquels un programme de maintenance doit se faire, de même que le programme de fiabilité », poursuit-on.

Les travaux de Lomé prendront fin le 8 mars prochain.

Ayi Renaud Dossavi

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