Togo First

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Le Togo est la prochaine destination de la société MCHEZO spécialisée dans le pari sportif, qui est déjà présente dans 14 pays.  Le groupe a annoncé officiellement les démarches d’installation dans le pays ouest-africain, le jeudi 22 février 2024 lors d’une rencontre avec la presse locale.

Alors que la procédure d’installation vient d’être déclenchée, le groupe Mchezo s’est déjà associé à Togo Wealthtech, spécialisé dans le développement technologique et dans l’innovation financière et les paris sportifs, et à Africa GameFi, l’association des professionnels du jeu vidéo, pour mener ses activités.

Concrètement au Togo, Mchezo va rendre opérationnelle sa plateforme de paris en ligne qui comporte différents types de jeux virtuels. Hormis le pari sportif, le groupe annonce des investissements dans le développement du sport local, afin de « contribuer à la création d’une industrie du sport et de e-sport plus dynamique au Togo », d’après Charles Tape, responsable des risques et du développement de l'entreprise chez Mchezo.

Selon les responsables, les démarches administratives pourraient être finalisées d’ici à fin 2024 ou début 2025 et seront marquées par le lancement officiel des activités.

« Il est question d’abord de monter la nouvelle structure économique qui va piloter le projet. Ensuite il faut être en règle avec les institutions financières et les régulateurs. Pour finir, il va falloir faire une demande formelle et partant de là, mettre en place un plan de développement. D’ici à septembre, tout devrait être bouclé et suivra le lancement en pompe à la fin de l’année ou au début 2025 », a précisé Charles Tape.

Notons que Mchezo, est une société basée au Rwanda qui possède la marque de paris sportifs BetPawa. Elle viendra s’ajouter à d’autres qui opèrent déjà au Togo notamment Premier Bet et Xbet

Esaïe Edoh 

Le Programme de résilience côtière WACA ResIP, soutenu par la Banque mondiale, va investir 1,54 milliard FCFA dans un sous-projet social visant à appuyer les pêcheurs, les mareyeuses et les maraîchers du segment Gbodjome-Sanvee Condji. L'initiative, dénommée « Renforcement de la résilience des communautés des pêcheurs, mareyeuses et maraîchers du segment de côte Gbodjome-Sanvee Condji face aux effets de l’érosion côtière », couvrira les communes des Lacs 1 et Lacs 3, pour une durée de 2 ans, avec le financement de l'État togolais et de la Banque mondiale.

Dans le détail, le sous-projet allouera 82,5 millions FCFA aux maraîchers, 33,5 millions FCFA aux mareyeuses, 1,362 milliard aux groupements de pêcheurs, et près de 60 millions FCFA pour la construction de latrines. Ces grands axes ont été présentés aux populations bénéficiaires le mercredi 21 février 2024, à travers deux séances de sensibilisation à l’endroit de 200 bénéficiaires du sous-projet social à Agbodrafo et à Aného.

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« Élaboré de façon participative et inclusive, le sous-projet social vise à soutenir les communautés dont les moyens d’existence et les conditions de vie continuent de se dégrader en raison de l’érosion côtière dans la zone d’intervention du projet WACA. Il prend en compte 71 groupements avec 808 bénéficiaires directs et 3232 bénéficiaires indirects.» , indique le WACA ResIP.

Il s'agissait donc de présenter l'initiative aux bénéficiaires, ayant pris part en amont à son élaboration. Les appuis consisteront en don de matériel, notamment des pirogues, des moteurs hors-bord, des filets et des gilets de sauvetage pour les pêcheurs, des motos-pompes et des accessoires pour les maraîchers, ainsi que des glacières et des fours Chorchor pour les mareyeuses. À ceux-ci, s’ajoutent les infrastructures sanitaires modernes au niveau des campements.

« Je remercie les initiateurs de ce projet qui va, en plus des équipements, nous former pour exceller dans nos domaines d’activités et devenir un jour de vrais professionnels, voire des opérateurs économiques », a déclaré Bayokta Comlan Dodji, un pêcheur, à la sortie de la séance de présentation.

Pour rappel, le projet d’investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (WACA ResIP) a déjà mis en œuvre 44 sous-projets communautaires au Togo, dont 22 ont été clôturés à fin décembre 2023.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, les initiatives se multiplient pour atteindre la couverture universelle en eau potable à l’horizon 2030. Après le grand Lomé et les régions de la Kara et des Savanes, 17 autres localités des régions Maritime et Plateaux, seront dotées d’infrastructures d’adduction d’eau potable.

A cet efet, l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB) qui pilote le Projet d’hybridation des moteurs diesel des plateformes multifonctionnelles avec système solaire (PHDM-PTFM) vient de lancer appel d’offres national pour recruter des entreprises qui se chargeront de la réalisation des travaux. Les soumissions sont reçues jusqu’au 7 mars 2024, selon l’appel d’offres.

Concrètement, les entreprises sélectionnées se chargeront de la réalisation des travaux de construction de forages photovoltaïques avec bornes fontaines dans les 17 localités.

Ces travaux seront financés par le projet PHDM-PTFM évalué à un peu plus de 9 milliards FCFA, mobilisé auprès du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD).

Rappelons que pour atteindre la couverture universelle à l’horizon 2030, le Togo a mis en branle plusieurs projets et programmes visant à faciliter l'accès à l’eau potable aux populations. Selon les récentes données communiquées par le ministre de l’eau et de l’hydraulique villageois, grâce aux différentes démarches, le taux de desserte nationale à fin 2022 est de 67%.

Esaïe Edoh

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Le Niger, l’un des partenaires commerciaux du Togo, ambitionne de renforcer ses relations commerciales avec son voisin ouest-africain. Dans cette perspective, une délégation du pays sahélien a mené, durant la semaine dernière, des échanges avec différents acteurs togolais impliqués dans le développement du commerce.

Concrètement, la délégation ministérielle Niger conduite par le Ministre des transports et de l’équipement, Salissou Mahaman, a durant son séjour à Lomé, discuté avec les Ministres togolais chargés du commerce, de l’économie maritime, de l’agriculture, des transports, de la sécurité, des travaux publics et du commissaire général de l’Office togolais des recettes.

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Aux officiels togolais, le Niger a demandé d’œuvrer à faciliter aux opérateurs nigériens la fluidité du transit des marchandises via le corridor Lomé-Ouaga-Niamey. D’ores et déjà, le pays sahélien a choisi le port de Lomé pour assurer ses approvisionnements en ressources.

L’aboutissement de cette démarche devrait augmenter les exportations du Togo vers le Niger qui était en fin 2023, le 9è pays vers lequel Lomé a exporté de biens, selon Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques et Démographiques (INSEED), dans son dernier bulletin statistique trimestriel.

Esaïe Edoh 

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Au Togo, le deuxième réseau des CLAC (Centres de Lecture et d'Animation Culturelle) prend forme. Cette dynamique se manifeste notamment par l'inauguration de plusieurs centres cette semaine ; dont celui de Mango (commune Oti 1), inauguré le lundi 19 février dernier par le ministre de la Culture et du Tourisme, Lamadokou Kossi Gbényo. 

Dans le cadre de ce deuxième réseau, des CLAC ont déjà vu le jour à Tohoun, Kpete-Benan Mango, Défalé et Anié, et plus récemment, à Danyi et Kpalimé, dans le cadre d'un parcours ministériel couvrant l’ensemble du territoire national. Au total, ces centres reviennent à un coût global de 380 millions FCFA, financé par l’OIF.

À Mango, la « maison de culture », financée par l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), offrira aux jeunes et à la population, l'opportunité d'acquérir des connaissances. Elle abrite 2200 livres physiques ainsi que des livres numériques accessibles via des tablettes. Ces dispositifs permettent le téléchargement ou l'accès à plus de dix mille livres, journaux et DVD, accompagnés d'un kit de sonorisation et de télévision.

Le ministre Lamadokou a souligné que la mise en place de ces CLAC résultait de l'excellente relation entre le Togo et l’OIF. Dans la foulée, le représentant du gouvernement a annoncé la création prochaine de studios d'enregistrement pour les artistes de la chanson.

Avec l'entrée en fonction du deuxième réseau national, le Togo comptera au total 20 CLAC.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, l’Université de Kara (UK), par le biais de sa Faculté des Sciences et Techniques (FaST), accueille depuis le 19 février, et ce jusqu’au 29, un atelier régional de formation des formateurs sur la Planification Communautaire Participative (PCP) et les technologies d’assistance alimentaire adaptées aux contextes de la région des Savanes et des zones tropicales. L’événement, organisé par le Programme Alimentaire Mondial (PAM), réunit une soixantaine de participants, comprenant des représentants du personnel du PAM, des équipes de services techniques, des partenaires coopérants et institutionnels (universités et centres de recherche) du Togo, du Bénin, du Ghana, de la Côte-d’Ivoire, ainsi que la Guinée, invitée d’honneur.

Durant ces dix jours, les représentants de ces six pays du Golfe de Guinée seront outillés en matière de résilience communautaire - notamment avec les connaissances nécessaires pour mener à bien une PCP - pour accompagner les communautés.

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« Nous avons tenu à réunir tous ces acteurs pour qu’ils puissent partager les expériences sur les différents aspects. Nous sommes en train de lancer les activités de résilience qui seront accompagnées de celles de l’alimentation scolaire basée sur la production locale », a expliqué Odette Kishabaga, Directrice Adjointe au PAM-Togo, à l’entame des travaux.

Ces travaux toujours en cours, tant théoriques que pratiques, portent sur plusieurs thèmes, notamment l'introduction à la PCP, le développement et la gestion de fermes, l’agroforesterie et le boisement, ainsi que la création d'actifs en zone savane/tropicale, en mettant l'accent sur le problème de l'érosion des sols et de la dégradation des terres.

Au Togo, des ouvrages marchands du marché d'Élé, situé dans la commune de Kpélé 2, ont été provisoirement réceptionnés mardi 20 février 2024. D'un coût global de 1,5 milliard FCFA, ces installations comprennent 12 hangars de type cantonal, 3 magasins de stockage, un forage photovoltaïque avec adduction d'eau, 2 blocs de latrines de 6 cabines et un abri pour le bétail et la volaille.

La réalisation de ces travaux s'inscrit dans le cadre du Programme de soutien aux microprojets d'infrastructures communautaires (PSMICO), financé par l'État et supervisé par l'Agence nationale d'appui au développement à la base (ANADEB) via le Programme d'appui aux populations vulnérables (PAPV).

Il s’agit à terme d’améliorer les conditions de travail des commerçants, et renforcer l'économie locale en réduisant notamment les risques liés aux installations précaires. Cette réception s’est faite en présence de nombreux officiels locaux, notamment la préfète de Kpélé, Blewoussi Ablavi Metsokewo, le maire de la commune Kpélé 2, Xolali Komla Dotsou, et des représentants de l’ANADEB. Rappelons du reste que le projet PSMICO vise à mettre en place des infrastructures socio-économiques et collectives de base dans les communautés du Togo en vue d’améliorer les conditions de vie des populations.

L’initiative gouvernementale, financée déjà à plus de 21 milliards FCFA, a déjà appuyé également des travaux de construction de marchés, dans différentes localités du pays, notamment à Tchamba, Afagnan et Gliji Togo.

 Ayi Renaud Dossavi

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En 2024, le Togo figure parmi les onze pays africains sur les vingt au monde qui devraient avoir les croissances économiques les plus fortes, selon le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) qui a publié en fin de semaine dernière, une nouvelle édition de son rapport dénommé: « Performances et perspectives macroéconomiques de l’Afrique ». Ceci, avec une croissance projetée à 6%.

Dans le classement des 11 pays africains, le Togo est en 10è position devant l’Ouganda (6%). Il est devancé dans le classement par le Niger (11,2 %), le Sénégal (8,2 %), la Libye (7,9 %), le Rwanda (7,2 %), la Côte d’Ivoire (6,8 %), l’Éthiopie (6,7 %), le Bénin (6,4 %), Djibouti (6,2 %), la Tanzanie (6,1 %).

Selon la BAD, avec ces 11 pays sur 20, « l’Afrique devrait rester la deuxième région connaissant la croissance la plus forte après l’Asie. »

L’institution financière projette que la croissance de ces pays sera stimulée par, entre autres, l’augmentation de la production agricole, l’expansion du secteur des services et les réformes visant à renforcer la participation du secteur privé dans les domaines de l’énergie et de l’exploitation minière.  

Pour la BAD, l’amélioration des chiffres de la croissance pour 2024 est le reflet des efforts concertés des décideurs politiques du continent notamment des 11 pays, pour mener des stratégies de diversification économique axées sur l’augmentation des investissements dans les secteurs clés de la croissance.

 Le rapport « Performances et perspectives macroéconomiques de l’Afrique » (MEO), « appelle toutefois à un optimisme prudent compte tenu des défis posés par les risques mondiaux et régionaux, à savoir la montée des tensions géopolitiques, l’augmentation des conflits régionaux et l’instabilité politique, qui pourraient perturber les flux de commerce et d’investissement et maintenir les pressions inflationnistes ».

Esaïe Edoh

Plusieurs experts agricoles des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) sont en conclave à Lomé depuis le mardi 20 février 2024. Jusqu’à la fin de la semaine, ils vont évaluer la mise en œuvre de la politique agricole commune de l’espace communautaire adoptée en décembre 2001.

Les résultats du bilan qui sera dressé, devraient orienter les experts chargés du suivi-évaluation des politiques et systèmes d’informations agricoles, les organisations de producteurs, et les organisations intergouvernementales des pays de l’UEMOA, vers l’adoption de nouvelles approches pour relever les défis de sécurité alimentaire.

« Comme nous rentrons dans un processus de relecture de cette politique agricole qui doit aboutir à l’adoption d’une nouvelle politique agricole, on a trouvé indispensable de se réunir à Lomé pour mettre en place, dès à présent, le cadre de suivi-évaluation des performances et des impacts de la politique agricole commune », a indiqué, Kako Nubukpo, Commissaire de l’UEMOA en charge du Département de l’Agriculture, des Ressources en Eau et de l’Environnement.

Cette rencontre de Lomé va aboutir également, à la mise en place d’un plan d’actions 2024-2026 d’activités prioritaires pour un suivi efficace de la mise en œuvre des politiques et programmes dans le secteur agricole aux niveaux régional et des Etats.

Esaïe Edoh

Entre octobre 2018 et février 2024, le partenariat entre le Togo et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a progressé à travers la mise en œuvre de divers projets. C’est ce qu’a indiqué le mardi 20 février 2024, la Représentante-résidente de la branche onusienne en charge de la santé au Togo, Fatoumata Binta Diallo, en fin de mission et reçue par le Président togolais, Faure Gnassingbé.

L’OMS revendique avoir contribué à l’amélioration du système de santé, à la contractualisation et au renforcement du partenariat avec le Fonds mondial. Concrètement, le bureau pays de l’OMS a apporté son appui technique et financier dans le cadre de l’élaboration du Projet d’Etablissement Hospitalier du CHO-SO, qui vise principalement l’amélioration de la qualité des soins hospitaliers. Il a en février 2022 appuyé le plus grand centre de soins du pays avec un lot de de matériels d’une valeur de 105 millions F CFA.

Grâce à une collaboration avec la Banque mondiale, l’OMS-Togo a également équipé des écoles de formation des personnels paramédicaux en matériel pédagogique, informatique et de vidéoconférence. Plus de 600 personnels infirmiers et sages-femmes ont été formés à la prévention des infections.

L’OMS a été également présente aux côtés du Togo dans la lutte contre la Covid-19. Elle avait assisté le pays ouest-africain dans le renforcement de ses capacités de riposte contre la pandémie avec les fonds du “Pandemic Emergency Financing Facility (PEF)”, d’une valeur de 1 million de dollar américain, soit un peu plus de 600 millions FCFA.

Aussi, elle a soutenu le Togo dans l’élimination des maladies non transmissibles (MNT) et dans l’organisation réussie de la 72ème session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique (RC72) en août 2022.

« Nous avons atteint les objectifs. Aujourd’hui, le Togo est cité en exemple. On peut se féliciter de voir le système de santé s’améliorer au Togo », a déclaré Dr Fatoumata Binta Diallo après son entretien avec le dirigeant togolais.

Esaïe Edoh 

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