Togo First

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Au Togo, la Cour des Comptes renforce son engagement en faveur de l'égalité des genres. L’institution vient de valider à Lomé une "stratégie genre" ainsi qu’un plan d'actions associé pour la période 2024-2026.

C’était à l'occasion d'un atelier organisé le lundi 21 novembre, avec le soutien de la coopération allemande (GIZ), dans le cadre du projet "Bonne gouvernance financière", visant à renforcer la gouvernance financière au Togo.

Cette stratégie vise à renforcer l'intégration des questions de genre au sein de l'institution, notamment en promouvant les compétences techniques et professionnelles des femmes. Ainsi, elle implique notamment l’intégration de la dimension genre dans les critères de vérification de performance lors du contrôle des finances publiques.

Notons d’ailleurs que l’institution est membre du Conseil régional de formation des institutions supérieures de contrôle des finances publiques d'Afrique francophone subsaharienne (CREFIAF), dont la stratégie genre a été adoptée par l'African Organisation of Supreme Audit Institutions (AFROSAI) en 2018. Un précédent plan stratégique (2021-2025) intégrait déjà les objectifs de la stratégie genre de l'AFROSAI.

Cette stratégie genre s'annonce également dans un contexte plus global où le Togo fait l’expérience de la budgétisation sensible au genre.

Au Togo, Huawei Technologies a bouclé la formation de quinze étudiants en Technologies de l'Information et de la Communication (TIC), dans le cadre de son programme, « Seeds for the Future » (Graines de l’Avenir).  La fin de cette première édition du programme a été marquée par la remise de diplômes aux récipiendaires le mercredi 22 novembre 2023 à Lomé.

Tous de l’Université de Lomé notamment de l’Ecole Polytechnique, ces étudiants qui ont déjà reçu des formations théoriques, ont été durant une semaine, formés à la pratique leur permettant d’avoir une connaissance approfondie en 5G, intelligence artificielle (IA), énergie numérique et informatique en nuage (Cloud).

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Grâce à cette formation, les 15 étudiants togolais ont désormais un identifiant leur permettant de se former en ligne gratuitement sur la plateforme Huawei. « Vu le meilleur que ces jeunes ont donné d’eux, ils sont déjà ciblés par Huawei. Et ceux qui veulent travailler avec Huawei sont donc les bienvenus en tant que stagiaires ou salariés », a rapporté Alfred Dominique Agbessi, directeur général Huawei Togo.

Alors que ce programme a pour ambition de créer un écosystème dans lequel Huawei et les structures spécialisées en TIC pourront puiser directement des talents et de la main d’œuvre compétente, il sera élargi à un plus grand nombre d'étudiants togolais pour le compte de la prochaine édition, d’après, le directeur général Huawei Togo.

Pour sa part, le Président de l’Université de Lomé, Adama Kpodar, a souhaité que l’initiative s’étende au-delà de l’Université de Lomé, notamment à l’Ecole Nationale d’Administration.

Notons que le programme « Seeds for the Future » est initié par le groupe chinois Huawei au niveau mondial avec pour objectif de former des talents dans le domaine des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC).

Esaïe Edoh

Au Togo, les exonérations ont coûté près de 140 milliards FCFA à l’Etat entre janvier et septembre 2023, en hausse de 18%.

C'est une équation budgétaire délicate à Lomé : entre janvier et septembre, les exonérations fiscales ont coûté à l'État togolais au moins 139 milliards FCFA, une augmentation de 18,5% par rapport à l'an dernier. Les projections tablent même sur un total de 146 milliards FCFA pour l'année en cours. Ces recettes "non liquides", c'est-à-dire non encaissées effectivement, ont un impact direct sur les finances publiques, mais s'inscrivent dans une stratégie gouvernementale de soutien à l'économie en temps de crise.

Pour alléger le quotidien des ménages et répondre à l'inflation, Lomé a mis en œuvre des exonérations fiscales d'ampleur ces dernières années. Les plus récentes : la suppression totale de la TVA pour les cantines universitaires et d'entreprises se veut un soulagement direct pour les étudiants et les salariés.

Côté entreprises, le cap est mis sur la promotion de l'investissement et la relance économique. En témoigne l'exonération des droits et taxes de douane sur les équipements dédiés aux Bâtiments et Travaux Publics (BTP), une initiative pour booster un secteur clé. 

Par ailleurs, cela fait déjà plusieurs années que l’exécutif togolais est en offensive dans le secteur agricole, qui bénéficie lui aussi d'exonérations, notamment sur les coûts des intrants. On notera également des incitations pour les nouveaux investisseurs, notamment dans les zones franches. Les entreprises en difficulté reçoivent un soutien temporaire, et les ONG ainsi que les institutions internationales profitent de conditions fiscales avantageuses. Des exonérations douanières ciblent également certaines importations cruciales, soutenant ainsi l'économie locale.

Malgré le poids de ces politiques sur les finances publiques, l'Office togolais des recettes (OTR) affiche des résultats encourageants. Avec 590 milliards FCFA entrés effectivement dans ses caisses à fin septembre 2023, l'OTR a atteint environ 77% de son objectif de recettes liquides fiscales annuelles, fixé à 765 milliards de FCFA, marquant une progression notable de plus de 11% par rapport à l'année précédente.

Toutefois, alors que la pertinence de ces exonérations fait débat, aucune étude récente n'a encore évalué leur impact positif ou négatif sur l'économie. Une première étape dans cette direction a cependant été franchie : l'OTR s'efforce depuis quelques années de dresser un tableau détaillé des dépenses fiscales, incluant les exonérations, les exemptions et les allégements fiscaux. Cette démarche, essentielle pour une transparence accrue, pourrait à terme fournir les données nécessaires à une évaluation objective de l'impact réel de ces politiques sur l'économie togolaise.

Fiacre E. Kakpo

Au Togo, le ministère du Tourisme a lancé le mardi 21 novembre 2023, le projet de création d’une plateforme numérique de réservation des hôtels pour les grands événements. Cette initiative qui est en droite ligne avec la promotion et la valorisation du secteur touristique, notamment le tourisme d’affaires, sera co-réalisée avec le ministère de l’économie numérique, à travers l’Agence Togo Digital (ATD),

Cette future plateforme sera à l’image de Booking.com ou Expedia mais typiquement togolaise, et devrait participer au renforcement du flux touristique. Elle prendra en compte les systèmes d’information des hôtels, la gestion des inscriptions, réservations, annulations et remboursements.

Elle sera mise à profit lors des grands événements que le pays va accueillir. « Le projet s’inscrit dans la droite ligne du gouvernement en matière de promotion du tourisme par tous les canaux de visibilité et surtout celui du numérique », a indiqué le ministre de la culture et du tourisme, Kossi Lamadokou.

Dans cette dynamique, le ministère du tourisme va actualiser le répertoire des hôtels en tenant compte de leur capacité d’accueil. Aussi indique-t-on, seules les structures hôtelières homologuées en termes de standing seront inscrites sur la plateforme afin de préserver l’image de marque du Togo. 

La présidente non exécutive du Conseil d'administration d'Air France, Anne-Marie Couderc, a rencontré lundi 20 novembre le Premier ministre togolais, Victoire Tomegah-Dogbé, pour échanger sur les activités de la compagnie qui célèbre son 90ème anniversaire.

"Nous avons profité de l'opportunité de fêter les 90 ans d'Air France, dont 76 ans de liaison avec le Togo, pour faire un point sur nos relations et voir comment nous pouvions les améliorer et les développer. Nous avons eu la chance de pouvoir rencontrer la Première ministre qui nous a accueillis. Nous avons pu évoquer à la fois les points de satisfaction et les points qui pouvaient demander des améliorations.", a indiqué Anne-Marie Couderc, au sortir de la rencontre.

Il s’agit également pour la compagnie de renforcer ses relations avec le Togo, dans un contexte plus tendu au niveau sous-régional, plus précisément avec les pays du Sahel à savoir le Mali, le Burkina Faso ou encore le Niger. 

Il nous paraît que dans ces périodes qui sont des périodes un petit peu compliquées, il faut renforcer nos liens.” a ainsi confié la dirigeante. 

Dans ce contexte, la compagnie a indiqué son intention d'affecter un nouvel avion pour assurer sa liaison au Togo.

Aujourd'hui, nous avons une liaison directe Paris-Lomé, 5 liaisons par semaine, en direct.”, indique-t-on notamment. 

Ayi Renaud Dossavi

Des producteurs de coton de 15 pays ouest et centre-africains sont en conclave à Lomé depuis le mardi 21 novembre 2023 pour définir de nouvelles stratégies d’amélioration de leur filière. C’est une rencontre organisée par l’Association des producteurs de coton africain (AProCA).

A ce rendez-vous qui devra prendre fin le 23 novembre, des acteurs de la filière coton, auront essentiellement à aborder des questions relatives au mécanisme de fixation du prix de vente de la fibre de coton sur le marché international et la recherche de financement pour former les producteurs.

Ces discussions annoncées devraient aboutir à des résolutions, notamment celles de la professionnalisation du secteur, de l’augmentation du rendement et de l’amélioration des conditions socio-économiques des producteurs du coton africains.

« Les associations des producteurs de coton africains ont pris conscience que les problèmes de la filière cotonnière en Afrique ne pourraient être résolus que si l’ensemble des acteurs de la filière cotonnière deviennent des vrais professionnels, chacun à son niveau… », a indiqué Kouroufei Koussouwè, Président de l’AProCA.

Notons que l’AProCA a été portée sur les fonts baptismaux en décembre 2004 à Cotonou au Bénin. Sa mission principale : la défense des positions des producteurs africains dans les instances régionales et internationales du coton.

Esaïe Edoh

Le projet d’investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest au Togo (WACA-Togo), appuyé par la Banque mondiale, prépare la phase additionnelle de ses grands travaux de protection côtière, pour le tronçon Agbodrafo-Gbodjomé. 

En détail, cette phase du projet consistera à construire 22 épis le long du segment Gbodjomé, Agbodrafo-Goumoukopé, à recharger 770 000 m3 des 22 casiers et à combler 450 000 m3 du bras lagunaire au niveau d’Aného. 

Le coût, d’environ 29 milliards pour une durée des travaux estimée à 24 mois, est couvert par plusieurs partenaires, dont le principal est l’Agence Française de Développement (AFD).

Cette prochaine étape a fait l’objet de consultations publiques (réunissant les populations locales, les autorités administratives et traditionnelles) organisées par le WACA-Togo, et le ministère en charge de l’environnement à travers l’Agence Nationale de Gestion de l’Environnement (ANGE), hier mardi 21 novembre 2023. 

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Ces consultations publiques sont pour partager avec les communautés sur le projet. Quels sont ses différents impacts ? Quelles sont les mesures qui ont été apportées ? Et aussi par rapport aux mesures de compensation et réinstallation si besoin”, a indiqué Lieutenant-colonel Souleymane Abdelganiou, directeur des évaluations environnementales à ANGE.

Pour rappel, les travaux précédents réalisés par le WACA sur la côte togolaise ont consisté en la construction et la réhabilitation de 14 épis (ouvrages en enrochement destinés à lutter contre l’érosion du littoral) et d’un brise-lame, ainsi que le rechargement de casiers et l’érection d’une digue de sable. Ces travaux ont été réalisés par l’entreprise néerlandaise Boskalis BV, toujours en pole position pour poursuivre avec cette phase additionnelle.

Ayi Renaud Dossavi

En marge de la visite effectuée à la ZAAP d’Agnron par une délégation de la Banque mondiale et du ministère de l'agriculture, un site dont les résultats encouragent tant le gouvernement que son partenaire, Togo First s’est entretenu avec Chakib Jenane, directeur régional pour le développement rural à la Banque mondiale, couvrant l'Afrique de l'Ouest et Centrale. Réformes, potentiels, futur projet “d'envergure” pour transformer le secteur agricole togolais, Togo First a questionné l’expert.  Interview.

TF : Selon votre analyse, quelles réformes pour le Togo, face aux défis du secteur agricole ? 

CJ : Il faut tout d’abord préciser que le Togo et son gouvernement ont choisi l’agriculture comme secteur prioritaire. C'est essentiel pour relever les défis de la sécurité alimentaire, de la réduction de la pauvreté et de la création d'emplois. Au cours des dernières années, le Togo a réalisé des avancées significatives, notamment avec la création de l'Agence de Transformation Agricole. Cette réforme, bien qu'elle doive être renforcée, est cruciale. Les pays qui ont réussi à progresser dans ce domaine, comme le Rwanda, l'Éthiopie et le Maroc, ont mis en place des agences similaires, qui ont été la clé de voûte pour l'exécution de projets d'infrastructure, le soutien aux agriculteurs et la diffusion de services de vulgarisation, entre autres. C'est donc un progrès significatif.

Le deuxième point concerne les Zones d’Aménagement Agricole Planifiées (ZAAP). Nous avons déjà constaté des résultats tangibles, par exemple dans la production de maïs, où les rendements sont passés de 600 kg par hectare à 3 tonnes par hectare à Agnron. Cela a été réalisé grâce à l'accompagnement de l'Agence de Transformation Agricole, le ministère de l'Agriculture, qui fournit des semences sélectionnées, un accès aux engrais et un encadrement aux agriculteurs. Toutefois, il reste beaucoup à faire, notamment en ce qui concerne la mécanisation, un domaine coûteux. Nous devons envisager des mesures incitatives pour permettre aux agriculteurs et aux ZAAP d'acquérir des tracteurs et d'autres équipements agricoles. Il est également essentiel de diversifier davantage la production, en incorporant l'élevage, l'horticulture et d'autres cultures plus rentables. Il y a donc de nombreux aspects à prendre en compte, et la Banque entretient un dialogue sur ces questions depuis près d'un an.

Nous avons déjà approuvé un projet de résilience des systèmes alimentaires de 90 millions de dollars et un programme de sécurité alimentaire de 20 millions de dollars. Nous souhaitons accompagner davantage le gouvernement togolais pour une transformation réelle du secteur agricole. L'objectif est que le Togo puisse, d'ici à 5 ou 10 ans, satisfaire entièrement ses besoins en matière de sécurité alimentaire et créer de nombreux emplois pour les jeunes.

Lire aussi :  Togo : l'Agence de transformation agricole opérationnelle en janvier 2023, un recrutement lancé 

TF : Qu'est-ce qui distingue l'Agence de Transformation Agricole ?

CJ : L'élément clé de l'Agence de Transformation Agricole est la mise en place d'une structure capable de réaliser des projets. Les ministères sont généralement chargés de la politique agricole et des incitations, mais il faut une structure opérationnelle pour exécuter ces politiques. Il s'agit d'un accompagnement technique essentiel, qui va au-delà de la politique, en fournissant une assistance directe aux agriculteurs. Les structures comme les ZAAP mises en place par le gouvernement ont besoin d'un accompagnement technique, et c'est le rôle de l'Agence de Transformation Agricole.

TF : Quels sont les obstacles à la modernisation de l'agriculture togolaise ?

CJ : Globalement, en Afrique, il y a eu peu d'investissements publics dans le secteur agricole, malgré son importance économique. Les investissements sont relativement faibles, ce qui entrave la productivité des agriculteurs. "L'accès au financement reste très limité pour le secteur agricole." Il est donc essentiel que le secteur public investisse davantage pour améliorer la productivité.

Une autre barrière concerne la question foncière. Pour les agriculteurs, la terre est souvent utilisée comme garantie pour obtenir des prêts bancaires, notamment pour l'achat de tracteurs. La sécurisation foncière est donc cruciale. De plus, l'accès aux services de vulgarisation, qui fournissent des informations techniques aux agriculteurs, est limité, de l'ordre de 16 à 20 %. Il devrait être beaucoup plus élevé et développé au Togo.

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TF : Nous avons entendu parler récemment d'un projet majeur en préparation pour soutenir davantage le Togo. Pouvez-vous nous en dire plus ?

CJ : Ce projet est conçu comme un programme à long terme en réponse aux besoins du gouvernement. Il vise à renforcer les capacités de l'Agence de Transformation Agricole pour mieux accompagner les agriculteurs et à former les ressources humaines nécessaires à la mécanisation. L'irrigation sera également développée pour intensifier et diversifier les cultures. De plus, le stockage sur place sera renforcé et les marchés seront diversifiés pour offrir de meilleures opportunités aux agriculteurs. À terme, le Togo pourra répondre non seulement à ses besoins alimentaires, mais aussi à une partie des besoins de la région en termes d'exportations et de produits alimentaires.

TF : Existe-t-il un calendrier pour ce projet ?

CJ : Nous travaillons en étroite collaboration avec le gouvernement. Le Président Faure Gnassingbé a souligné l'importance du secteur agricole, et nous travaillerons rapidement pour répondre à ces besoins.

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TF : Il y a quelques mois, la Banque mondiale a annoncé un financement de 1,5 milliard de dollars supplémentaires pour la région Afrique de l'Ouest et l'île centrale. Où en est-on ?

CJ : Les 1,5 milliard de dollars annoncés lors de la table ronde de Lomé sont en cours de déploiement. Des projets sont en préparation et la plupart seront approuvés avant juin 2024. Cette promesse de la Banque mondiale est en train d'être mise en œuvre dans plusieurs pays de la région, avec des projets visant à développer des chaînes de valeur prioritaires, en mettant l'accent sur la productivité et la compétitivité. De plus, un accord a été signé entre plusieurs pays, dont le Togo, la Guinée et le Bénin, et l'Office Chérifien de Phosphates (OCP). Le Togo possède d'importantes réserves de phosphate, plus d’1 milliard de tonnes. Et l'OCP travaille avec le pays pour transformer ces ressources en engrais phosphatés, répondant ainsi aux besoins du Togo et de la région. Les études sont en cours, mais les résultats sont prometteurs.

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TF : À quelle échéance pouvons-nous nous attendre à voir ces projets se concrétiser ?

CJ : Ces projets impliquent d'importants investissements et nécessitent des études détaillées. Cependant, les résultats obtenus jusqu'à présent sont encourageants, et nous espérons les voir se réaliser dans un avenir proche.

TF : Avec les ZAAP d'Agnron, nous avons déjà vu les rendements passer de 600 kg à 3 tonnes par hectare. Il a même été évoqué la possibilité d'atteindre 6 à 8 tonnes par hectare. Comment le Togo peut-il réaliser cette transition à grande échelle ?

CJ : Pour augmenter les rendements à grande échelle, il est essentiel de mieux gérer la densité des semences par hectare et d'investir davantage dans la technologie, notamment pour faire face aux changements climatiques. L'utilisation combinée de la mécanisation, de l'irrigation, des engrais et des semences sélectionnées, est la clé. Un encadrement technique adéquat est également nécessaire pour que les agriculteurs puissent bénéficier pleinement de ces technologies. Notre objectif est de les aider à atteindre un certain niveau de rentabilité, ce qui les encouragera à investir dans des technologies plus avancées, à accéder au financement bancaire et à regrouper leurs exploitations pour réaliser des économies d'échelle.

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TF : Un dernier mot ?

CJ : Je pense que le Togo est sur la bonne voie. Nous avons observé des progrès notables, ce qui nous encourage à travailler encore plus étroitement avec nos partenaires locaux.

Interview réalisée par Ayi Renaud Dossavi

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La Banque Ouest Africaine de développement (BOAD) va injecter 30 milliards FCFA dans le Programme d'urgence pour la région des Savanes (PURS) au Togo. L’annonce a été faite au sortir du 138ème Conseil d'Administration de l'institution de développement, ce mardi 21 novembre à Lomé, “en phase avec la Feuille de Route Gouvernementale (FRG) 2020-2025”, selon le communiqué sanctionnant la rencontre.

Cette facilité, sous forme de prêt, a été approuvée en appui aux populations dans la région septentrionale du pays, notamment pour améliorer les infrastructures, les services sociaux de base et la résilience économique.

Il s’agira d'appuyer notamment : l’aménagement de 125 km de pistes rurales pour le désenclavement des localités de la région ; la réalisation d’infrastructures de base dans plusieurs localités (par l’extension de réseaux d’électricité, d’adduction d’eau potable, comprenant l’équipement de 302 forages en système de pompage en énergie solaire, l’appui à la transformation des produits agricoles à travers la construction de magasins équipés). Enfin, les fonds vont soutenir le renforcement des services sociaux de base, tels que la santé, l’éducation, l’administration territoriale et la sécurité.   

Ces ressources viendront s’ajouter à celles déjà mobilisés par l'exécutif togolais, depuis la mise en place de ce programme. En effet, l'an dernier, c’est en tout 50 milliards FCFA qui avaient été engagés dans la mise en œuvre du PURS. Depuis, le gouvernement a mobilisé plusieurs autres partenaires, autour de ces interventions de soutien, notamment la Banque mondiale et le Royaume-Uni.

En début de cette année, le gouvernement deVictoire Tomegah-Dogbe cherchait ainsi à mobiliser quelque 35 milliards FCFA, en faveur de ces interventions multiformes. 

Ayi Renaud Dossavi

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La société kényane CSquared, spécialisée dans la construction et l'exploitation de réseaux de fibre optique en Afrique, a levé ce mois-ci 25 millions de dollars dans le but d'étendre son réseau sur le continent. La société, présente notamment au Togo via CSquared Woezon, une joint-venture avec le gouvernement togolais, indique avoir pu mobiliser, pour cette levée de fonds, d'anciens et de nouveaux actionnaires. Parmi eux, le Convergence Partners Digital Infrastructure Fund (CPDIF), la Société financière internationale (IFC) et le Mécanisme de financement mixte du Guichet de promotion du secteur privé de l'Association internationale de développement (IDA).

« La connectivité à haut débit est essentielle au développement de l'Afrique. Notre investissement dans CSquared s'inscrit dans notre stratégie régionale de développement de l'infrastructure numérique et de promotion de l'économie numérique, qui peut contribuer à accélérer le développement de nombreux pays africains, à soutenir la croissance économique et à stimuler la création d'emplois », a indiqué Sarvesh Suri, directeur régional de l'infrastructure de l'IFC pour l'Afrique, l’un des bailleurs dans le cadre de cette levée.

Cette levée de fonds constitue la première étape d'un programme d'investissement plus vaste, d'une valeur totale de 65 millions de dollars, qui vise à soutenir l'expansion et la croissance de CSquared. Au Togo, CSquared exploite au bénéfice du gouvernement les capacités fournies par le câble sous-marin Equiano de Google, opérationnel depuis août dernier. La société souhaite également renforcer le réseau de fibre optique du pays, notamment en l'étendant à d'autres villes du Sud vers le Nord.

Outre le Togo, CSquared, fondée en 2011, est également présente en Ouganda, au Ghana, au Liberia, au Kenya et en République démocratique du Congo (RDC). Ces nouveaux fonds, indique-t-on, seront notamment utilisés pour étendre davantage son empreinte dans ces marchés.

Ayi Renaud Dossavi

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