Togo First

Togo First

Au Togo, le ministre en charge du Commerce a formé, la semaine dernière, une soixantaine de chefs de TPME venus de tout le pays en matière de gouvernance d'entreprise. Cette formation de deux jours s'est déroulée à Kara (à 420 km de Lomé) et a été assurée par le cabinet Agritorch.

La rencontre avait pour objectif de renforcer les compétences de ces chefs d'entreprise afin qu’ils atteignent leurs objectifs stratégiques et améliorent leurs performances. Elle a permis d'aborder des thématiques telles que le profil de gouvernance des TPME, les faiblesses des entreprises, les opportunités, l'engagement et la responsabilité, ainsi que la charte des TPME. Les processus et modèles visant à atteindre les objectifs opérationnels et stratégiques ainsi que la gestion des équipes et le pilotage du changement, ont également été au menu des discussions.

Les travaux se sont déroulés dans un contexte où les TPME togolaises représentent plus de 90% des unités économiques, créant environ 60% des emplois et contribuant à hauteur de 40% au produit intérieur brut, comme l'a rappelé Feou Bilakimwé, le représentant du ministre du Commerce, lors de ces travaux. L'un des défis de ces acteurs, pointé par le ministère de tutelle est l'accès au financement et aux marchés, ainsi que l’acquisition et le renforcement des capacités managériales.

Pour le ministère de tutelle, cette formation, pilotée à travers la cellule de suivi de la charte des TPME, s'inscrit dans le cadre de la réforme R4, visant à renforcer le soutien aux TPME, conformément à la feuille de route gouvernementale 2022-2025. Après la formation, un suivi de six mois sera effectué auprès des dirigeants de TPME pour s'assurer de la mise en œuvre des bonnes pratiques au sein de leurs entreprises.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la cérémonie annuelle de distinction des personnalités et entités marquantes, ‘Togo Top Impact’, se profile à nouveau. L'Organisation nationale pour l’excellence et le développement intégral du Togo (ONEDI-Togo), promotrice de l’événement, a officiellement lancé le samedi 02 décembre dernier, la 6ème édition, sous le thème des « stabilités sociale, climatique et sécurité des communautés ».

Au total, 15 catégories de prix, parmi lesquelles deux nouvelles dites « populaires », sont inscrites, et récompenseront des travaux et actions réalisés de novembre 2022 à décembre 2023. A ces dernières, s’ajouteront 5 prix spéciaux, qui, à l’instar des années précédentes, permettront de « célébrer le Togo qui réussit ».

 083hzz28

Le chronogramme devant mener à la grande soirée de distinction le 27 janvier 2024 à l’Hôtel Sarakawa de Lomé a par ailleurs été dévoilé. On retiendra surtout la publication de la liste des nominés le 12 décembre prochain, et le début de la phase des votes à partir du 15 décembre.

En marge des activités classiques, plusieurs innovations ont été introduites, comme la Journée d’écojogging et les ateliers de formation des jeunes sur les changements climatiques et la fiscalité.

« Nous voulons que l’événement soit totalement inclusif, ce qui justifie l’introduction de ces deux catégories populaires que sont la meilleure initiative jeunesse de l’année et la meilleure revendeuse de plats togolais de l’année, en hommage à ces femmes qui contribuent énormément à l’économie et au développement », a expliqué le président du comité d’organisation, Ali Tossa.  

En rappel, la cinquième édition, clôturée en début d’année, a distingué une vingtaine de personnalités issues de divers secteurs.

Octave A. Bruce

L’hôpital de référence Dogta Lafiè inauguré dans la capitale togolaise en avril dernier, dispose désormais d’une clinique annexe. Elle est érigée dans la Commune Golfe 3 (Grand Lomé) et est mise en service, depuis le vendredi 1er décembre 2023.

Située précisément à la résidence Renaissance à Lomé, cette annexe propose 16 spécialités médicales notamment la médecine générale, la cardiologie, la pédiatrie et l’ophtalmologie.

Elle est précisément dédiée à des soins pluridisciplinaires d’urgence de qualité aux « résidents » et aux populations des quartiers environnants, indique-t-on.

11commerce intra africain dans le cadre de la zlecaf rapport wak

« Nous n’avons pas d’hospitalisation ici, mais nous avons des soins d’urgence. En cas d’éventuelle hospitalisation, le patient est référencé au centre de santé de son choix », a expliqué Ingrid Awadé, Directeur général de la CNSS qui pilote le projet Dogta Lafiè.

Cette clinique est dotée entre autres de bloc de médecine générale, d’une salle de pédiatrie, de bureaux de cardiologie, une salle d’observation pour enfants, une salle d’observation pour adultes, une lunetterie médicale et d’un local technique muni de 2 autoclaves.

Selon Ingrid Awadé, « la construction de l’annexe de l’hôpital de référence Dogta Lafiè a été motivée par la volonté politique de rapprocher la santé des populations. Pour décongestionner l’hôpital de référence HDL qui se situe à la sortie de la ville de Lomé ».

Esaïe Edoh 

Lire aussi:

Togo: 4 nouveaux services opérationnels à l’hôpital Dogta-Lafiè

Au Togo, la Centrale solaire photovoltaïque de Blitta (environ 260 km de Lomé) connaîtra une nouvelle extension pour être dotée d’une capacité totale de 100MWc. Elle sera financée par la société AMEA Power basée aux Emirats arabes unis, avec qui le Togo a conclu un accord de financement le samedi 2 décembre 2023 à Dubaï, en marge des travaux de la COP28.

Alors que des travaux d’extension de la Centrale de Blitta sont en cours afin de porter  sa capacité de 50MWc à 70MWc, l’appui financier d’AMEA dont le montant n’est pas dévoilé, servira à doter l’infrastructure d’un supplément de 30 MW et d’un stockage de batterie supplémentaire d’au moins 10 MWh.

En rappel, AMEA, filiale d'Al Nowais Investments (ANI), est le développeur de cette centrale dont l’exploitation lui a été concédée pour 25 ans.

L’infrastructure énergétique de base d’une capacité de 50 MWc avec plus de 5 000 plaques solaires et qui génère environ 90 255 MWh d'énergie par an au profit d’environ 158 333 ménages togolais, a été financée à hauteur de 21 milliards FCFA par la Banque ouest africaine de développement (BOAD), et le fonds d'Abu Dhabi Fund pour le développement (ADFD).

Esaïe Edoh 

Lire aussi:

Le Togo inaugure la centrale solaire Sheikh Mohamed Bin Zayed de Blitta

Au cours de la période de 2010 à 2022, le Togo a enregistré une réduction significative des nouvelles infections, qui ont chuté de 65%. De même, les décès liés au virus ont diminué de 64%. Ces statistiques ont été rendues publiques par le Conseil National de Lutte contre le SIDA au Togo, en marge de la journée mondiale de lutte contre la maladie, ce vendredi 1er décembre.

L'occasion de réfléchir aux progrès réalisés dans la lutte contre cette maladie, et de présenter les chiffres du dernier rapport des activités de riposte contre le VIH, rendu public en juin dernier.

Au total, en 2022, pas moins de 57 000 personnes ont été dépistées, et 18 millions de préservatifs ont été distribués. Le pays recensait quelque 110 000 personnes vivant avec le VIH (dont plus de 60% de sexe féminin).

En termes de traitements antirétroviraux, 86 679 personnes vivant avec le VIH ont été appuyées, tandis que 75% des patients sous traitement ont eu l'opportunité de tester leur charge virale, parmi lesquelles 90% ont atteint une suppression de la charge virale.

En outre, dans le pays, on se félicite d'une gestion efficace de la co-infection tuberculose- VIH, grâce à des traitements adéquats. Dans l'ensemble, le taux de décès lié à la maladie virale est resté stable au cours des cinq dernières années, se situant à environ 15%.

Au Togo, la 18è Foire de Lomé initialement (FIL) ouverte le 22 novembre dernier, prendra fin le 10 décembre prochain alors que la date initiale de clôture était fixée au dimanche 3 décembre 2023. Le ministère du commerce, de l'artisanat et de la consommation locale, a pris cette décision, pour « permettre à toute la population de tirer pleinement profit de cette dynamique et de toutes les opportunités », indique un communiqué diffusé ce vendredi 1er décembre 2023.

A cette mesure, s’ajoute un nouvel ajustement des prix d’entrée. Du lundi au vendredi, le ticket d’entrée est vendu à 300 FCFA et à 500 FCFA les samedi et dimanche. Par ailleurs, l’entrée est désormais gratuite pour les enfants de moins de 10 ans.

Notons que la 18è foire bat son plein au Centre Togolais des expositions et foire (CETEF) autour du thème : « connecter les marchés pour une forte croissance des échanges commerciaux ».

Esaïe Edoh

Au Togo, le secteur de la santé n’a pas échappé à la vague de solutions digitales et innovantes portées depuis quelques années par des acteurs de tout bord. Depuis la mi-2023, MLA Care, un service digital pensé par de jeunes professionnels togolais de la santé, s’érige en un rempart contre les maladies cardiovasculaires ou non transmissibles devenues au fil des années, un véritable problème de santé publique.

« Surveillez vos paramètres vitaux, donnez-vous les meilleures chances de rester en vie ». C’est l’un des nombreux slogans que lance depuis plusieurs mois la MedStudents Leaders Association, la jeune organisation engagée dans la lutte contre les maladies non transmissibles. Au Togo où infarctus du myocarde, accidents vasculaires cérébraux (AVC), diabète, cancer et autres maladies chroniques respiratoires comme l’asthme, sont devenus légion, il y avait urgence, explique Kiki Wilfried Akue, l’un de ses promoteurs.

Contrairement aux autres initiatives de santé, avec MLA Care, c’est le personnel de santé qui se déplace vers le patient. Cette approche permet au patient de gagner du temps et de discuter plus longuement avec son soignant. De plus, le patient devient plus assidu du fait que le personnel de santé se déplace de lui-même. Ces différents éléments contribuent à la réduction de la morbidité et de la mortalité liées à diverses maladies”, souligne le praticien.

L’entreprise propose dans ce sens une application, MLA Care, basée sur un suivi digital des paramètres vitaux tels que la fréquence respiratoire, la fréquence cardiaque, la tension artérielle, la température ou encore les paramètres anthropométriques (poids, taille, âge, périmètre ombilical) et la glycémie. Le patient y est inscrit, avec sa localisation et son numéro de téléphone, et voit ses paramètres vitaux enregistrés et actualisés après chaque visite. En cas d’anomalie, l’état du patient est représenté par un bouton qui se colore en rouge.

L'équipe, composée de 30 personnes, plus précisément des administrateurs et agents de terrain, se déplace à domicile pour effectuer ces contrôles réguliers et offrir un counseling fréquent sur un mode de vie sain. Pour les patients ayant une pathologie chronique sous-jacente, une prise médicamenteuse régulière est privilégiée.

546895TOGO

Briser le mur de réticence

Malgré un engouement manifeste, observé parfois sur le terrain, le projet rencontre encore des défis de taille, notamment le désistement de nombreuses personnes intéressées, notamment en raison de contraintes financières.

La population a globalement accueilli positivement cette nouvelle approche des soins de santé. Beaucoup sont reconnaissants du fait que l’on se soucie de leur santé, bien que certains restent méfiants vis-à-vis des nouvelles technologies”, précise Wilfried Akué.

Reconnaissance à l’international

Si elle n’est pas encore adoubée sur le plan national, MLA Care se distingue déjà au-delà des frontières.

L’année dernière, l’initiative s’est vu ainsi décerner le 2ème Prix du Falling Walls, un concours international qui récompense les projets scientifiques les plus prometteurs. En outre, à Emerging Valley 2022 et Viva Tech Paris 2023, deux des plus importantes messes des solutions digitales en France et en Europe, l’application a présenté ses fonctionnalités et s’est mise en relation avec de nombreux acteurs. Enfin, la start-up a été sélectionnée pour faire partie du programme l'Afrik De Demain porté par le média Ocean's News

Grandes ambitions pour le futur

Fort de ces bonnes perspectives, MLA Care ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. L’équipe, composée de professionnels de santé formés par l’État togolais (médecins, pharmaciens, infirmiers, sages-femmes, techniciens supérieurs de laboratoire, entre autres), entend renforcer sa croisade pour le bien-être des populations.

D’ailleurs, le tableau de bord prévisionnel des prochaines années indique un quota de 5.000 nouveaux abonnés à inscrire, une place sur le podium des plateformes de soins de santé continentales, ou encore des ratios encourageants à atteindre dans la diminution des taux de décès ou des complications. 

MLA Care est encore à ses débuts, et il est trop tôt pour évaluer son impact sur la prévention et le contrôle des maladies non transmissibles. Notre ambition est d’améliorer et prolonger l'espérance et la qualité de vie de la population togolaise”, conclut Wilfried Akue.

Au Togo, en prélude à l’élection des organes dirigeants de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI-Togo), le Président de la Commission électorale consulaire, Dintangue Kominte, a annoncé l’ouverture des inscriptions.

Dans un communiqué publié le vendredi 29 novembre dernier, la commission électorale détaille le profil des électeurs et les conditions d’inscription. Concrètement, les futurs électeurs doivent être des opérateurs inscrits au Registre du commerce et du crédit mobilier, et être en règle avec l’administration fiscale, sociale et les organes chargés de la régulation et du contrôle des marchés publics.

S’agissant des collèges électoraux, les entreprises ayant un chiffre d’affaires annuel de 400 millions FCFA (secteur du commerce et industrie) et celles ayant 150 millions FCFA (secteur de prestations de service), peuvent s’inscrire pour le compte du collège électoral au niveau national. Au plan régional, les entreprises ayant 20 millions FCFA en chiffre d’affaires annuel sont acceptées.

Notons que les commissions électorales consulaires régionales ont été installées le mardi 14 novembre 2023, pour poursuivre la marche vers des élections à la tête de la CCI-Togo qui est l’entité représentative du secteur privé et qui fait le pont avec le gouvernement. 

Esaïe Edoh

A la date du 26 novembre 2023, la compagnie aérienne panafricaine, Asky, basée à Lomé, a transporté 1 000 300 passagers au départ et à destination de l’Aéroport international Gnassingbé Eyadéma (AIGE). Ce bilan a été présenté à la presse locale à Lomé en début de semaine, par le directeur commercial par intérim de Asky, Daté Tevi-Benissan Martial. 

3231asky

Ce nombre de voyageurs devrait passer à 1 120 000 selon les perspectives de la compagnie qui indique que les passagers ont été transportés vers 26 villes, dans 24 pays du continent africain grâce aux 14 avions qui constituent sa flotte.

Cette flotte devrait être renforcée l’année prochaine avec la réception de 3 avions, Holy 737 Max.  « Déjà en janvier, nous devons recevoir un nouvel avion qui vient remplacer un ancien. Et pour l’année prochaine, nous allons nous concentrer à consolider les deux destinations que nous avons ouvertes cette année, Luanda et Nairobi », a indiqué Tevi-Benissan Martial.

Avec cette prévision d’agrandissement de son parc, le transporteur panafricain entrevoit l’ouverture de lignes vers l’Europe pour poursuivre sa mission de connecter davantage de destinations via la capitale togolaise depuis l’aéroport international Gnassingbé Eyadéma. Depuis un moment, l’AIGE met les bouchées doubles pour devenir un hub logistique de référence dans la sous-région.

Notons que depuis août dernier, l’Etat togolais est entré dans le capital de Asky à hauteur de 14,39%, avec une injection de quelque 6 milliards francs CFA.  

Esaïe Edoh

jeudi, 30 novembre 2023 15:38

Faure Gnassingbé à Dubaï pour la COP28

Le président de la République togolaise, Faure Gnassingbé, est depuis mercredi 29 novembre 2023 à Dubaï (Émirats arabes unis), où il participe à la 28e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (COP 28), qui débute ce jeudi 30 novembre à Dubaï.

À son arrivée dans la métropole dubaïote, le dirigeant togolais a été reçu par son homologue émirati, Cheikh Mohamed Bin Zayed El Nayan. Les deux dirigeants ont passé en revue les relations bilatérales qu’entretiennent leurs pays et exploré les opportunités d'élargir la coopération, en particulier dans des secteurs stratégiques.

Lire aussi : COP28 : quelles sont les priorités du Togo en matière de lutte contre les changements climatiques ?

Notons que pour le Togo, qui a aménagé un bureau et un pavillon pour assurer une meilleure visibilité, les priorités sont de plusieurs ordres, notamment l'agriculture durable. Lomé devrait ainsi mettre en avant des projets et initiatives de pratiques agroécologiques et de maîtrise de l'eau, à la recherche de partenaires. L’accent sera mis également sur la politique de construction d'une économie résiliente aux changements climatiques et à faible émission de carbone portée par le pays.

De façon plus globale, la conférence internationale revêt plusieurs enjeux pour l'Afrique, offrant une occasion de plaider en faveur de ses intérêts en matière de climat et de justice climatique. Les pays africains portent cinq principaux enjeux à l'ordre du jour de la COP28. D'abord, ils rappellent aux pays pollueurs leur engagement pris en 2009, qui consistait à fournir 100 milliards de dollars par an en financement climatique jusqu'en 2020. Ensuite, le continent veut augmenter sa production d'énergies renouvelables, notamment solaire et éolienne, afin de répondre aux besoins d'une population de 1,4 milliard d'habitants, dont 600 millions n'ont pas encore accès à l'électricité.

D'autres points sont : la question de la mise en place d'une taxe carbone ; la réforme de l'architecture du système financier international, pour garantir un accès équitable aux investissements nécessaires au développement durable. Les pays du continent veulent par ailleurs réduire leur dépendance aux énergies fossiles et promouvoir la transformation locale de leurs abondantes matières premières.

Marquée par de nombreux échanges, discussions et sessions de négociations formelles et informelles, la COP 28 prendra fin le mardi 12 décembre.

Lire aussi:

Togo : ultime rencontre préparatoire avant la COP28 à Dubaï

COP 28 : A Lomé, plus de 350 femmes francophones se forment aux négociations climatiques

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.