Togo First

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Comment faire émerger les industries des oléagineux et les rendre compétitives, dynamiques et modernes en Afrique de l’ouest ? Cette question a fait objet d’une rencontre de l’Association des industriels de la filière oléagineuse (AIFO) de l’UEMOA et de la CEDEAO en fin de semaine dernière à Lomé.

Les discussions lors de cette rencontre qui marque la 23è assemblée générale de l'organisation, interviennent à l’heure où l'industrie des oléagineux est confrontée à des problématiques qui ralentissent son essor. Il s'agit, notamment, de la présence des barrières douanières interpays, défavorables à l’unification des espaces économiques ainsi qu’à l’invasion du marché sous-régional par des huiles importées frauduleusement (ou légalement) d’Asie.

« Il y a donc urgence, d’agir, et d’engager des actions nécessaires pour impulser une dynamique nouvelle en vue d’assainir les environnements industriel et commercial. Pour venir à bout de toutes ces préoccupations », a alerté le 1er Vice-président de l’AIFO, Thierry Awesso, également Président directeur général de la Nouvelle industrie des oléagineux du Togo (NIOTO).

Lors des échanges, les directeurs généraux des unités industrielles de l’organisation ont adopté des stratégies pour lutter contre la concurrence déloyale. Selon Afawoubo Afi, représentant le ministre chargé du commerce, « le Togo accordera une attention particulière aux propositions et recommandations formulées ».  

Dans la dynamique d’une revalorisation de la filière, un mémorandum d’entente a été signé entre l’AIFO et Catholic relief services (CRS) dans le cadre de son projet d’enrichissement alimentaire à grande échelle en Afrique de l’ouest (LSFF).

Notons que l’AIFO est créée en 2000 pour participer à la réduction de la pauvreté, soutenir les industries de transformation des matières oléagineuses et maintenir la coopération technique entre les sociétés industrielles des pays de l’UEMOA.

Esaïe Edoh 

Au Togo, le gouvernement a annoncé en fin de semaine dernière lors du Conseil des ministres, le démarrage imminent des travaux de construction de 21 ponts dans le cadre de sa politique de désenclavement des zones rurales.

Selon le ministre du désenclavement et des pistes rurales, Kanfitine Issa Tchede, qui a présenté le projet au cours de cette rencontre de l’exécutif, des discussions sont déjà entreprises avec des sociétés spécialisées dans la construction des ouvrages de franchissement de type pont métallique modulable.  Ces échanges « ont abouti à l’identification de 21 ponts modulaires mixtes acier-béton de type uni-bridge, à construire dans les 5 régions du pays », a indiqué l’officiel.

Ces travaux, à terme, devraient faciliter aux populations rurales bénéficiaires, l’accès aux services socioéconomiques de base, et l’écoulement de leurs produits agricoles.

Ce projet de construction de 21 ponts dans les 5 régions économiques du Togo a déjà reçu l’appui financier de la France avec une enveloppe de 78 millions d’euros, soit plus de 50 milliards FCFA. L’accord de financement a été signé en juin dernier entre le ministre togolais de l’économie et des finances, Sani Yaya, et l’ambassadeur de France au Togo, Augustin Favereau.

Cette enveloppe vient s’ajouter à une autre de 30 millions d’euros, soit près de 20 milliards FCFA de la Team Europe, destinée au financement partiel du Programme d’Appui aux Pistes Rurales (PAPR II).

Esaïe Edoh 

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Au Togo, la 18è Foire internationale de Lomé (FIL) a été officiellement lancée le jeudi 23 novembre 2023, par la Cheffe du gouvernement, Victoire Tomégah-Dogbé. Grand rendez-vous commercial, elle s'est ouverte avec la participation de plus de 1000 exposants venus de 22 pays d'Afrique, d'Asie et d'Europe, selon la direction du Centre togolais des expositions et foires (CETEF).

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Cette nouvelle édition regroupe des acteurs des secteurs de l'agriculture, de l'agro-business, de l'énergie, de l'industrie, des bâtiments et travaux publics (BTP), du commerce, du tourisme et de l'électronique qui animent déjà les stands. La rencontre commerciale qui va durer 12 jours, outre des expositions, sera marquée par des conférences, des rencontres BtoB et des ateliers autour du thème : « connecter les marchés pour une forte croissance des échanges commerciaux »,

Ce thème, selon la ministre du Commerce, de l'Artisanat et de la Consommation locale, Rose Kayi Mivedor, est en droite ligne avec l'ambition des autorités du pays, celle de « renforcer l’attractivité du Togo auprès des investisseurs, conformément à l’axe III de la Feuille de route gouvernementale 2020-2025 ».

Alors que l’Afrique continue de subir les conséquences de la Covid-19 et des crises mondiales actuelles, cette 18è foire, d’après l’officielle, « offre l’opportunité de réfléchir sur les mécanismes à mettre en œuvre, pour connecter davantage les marchés en vue d’assurer une croissance pérenne et résiliente des économies africaines affectées par de multiples crises ». 

Esaïe Edoh 

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La Chambre africaine de commerce et de services (CACS) de la région de Dakhla (au Maroc) et la chambre de commerce et de l'industrie du Togo (CCI -Togo) ont conclu ce vendredi 24 novembre 2024, un accord de partenariat. La convention a été paraphée par la présidente de la délégation spéciale de la chambre consulaire du Togo, Nathalie Bitho et le président de la CACS, Abdelmonaim Faouzi, a l’occasion de la 2è édition de « AFRICA Executif Meeting », que Lomé abrite.

Désormais, grâce à cet accord, les opérateurs économiques vont travailler pour le renforcement des liens de coopération entre le pays ouest-africain et le royaume chérifien, précisément la région de Dakhla. Ce qui devrait consolider leurs relations diplomatiques et économiques.

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« Une continuité du renforcement des relations entre le Togo et le Royaume du Maroc en général et la région Dakhla-Oued Eddahab s’impose ainsi à tous les décideurs des 2 nations afin de créer une dynamique plus nourrie et basée sur un partenariat gagnant-gagnant pour la communauté des affaires », a soutenu Nathalie Bitho.

Dans le cadre de ce partenariat, les opérateurs économiques des deux pays vont explorer et nouer des partenariats d’investissement dans des domaines tels que la santé, les énergies renouvelables, l’agriculture, le tourisme et l’éducation.

Notons que les relations entre le Maroc et le Togo datent de plusieurs années dans divers domaines. Au plan diplomatique, les deux Etats étaient parvenus en juillet 2022 à un accord de suppression de visas pour les détenteurs de passeports ordinaires.

Au plan commercial, le royaume chérifien est le cinquième partenaire commercial du Togo en Afrique. Selon la CCI-Togo, sur l’année 2019, le Togo a importé pour un peu plus de 13 milliards FCFA de produits en provenance du pays maghrébin, essentiellement des fertilisants, des équipements électroniques et électriques, et denrées agro-alimentaires.

S’agissant des exportations togolaises à destination du Maroc, elles sont évaluées à près de 4 milliards de FCFA.

Esaïe Edoh

En partenariat avec la Millennium Challenge Corporation (MCC), le gouvernement togolais a lancé depuis septembre, un appel à expertise pour des études de faisabilité dans les services digitaux. Cette initiative s'inscrit dans la préparation d'un Compact, prévu pour fin 2024.

Sélectionné en automne 2022 pour un financement compact de la MCC, le Togo s'est engagé dans une démarche d'analyse approfondie des contraintes à sa croissance économique, conclue en février 2023.

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Ce travail préalable a révélé deux secteurs clés nécessitant une attention particulière : l'énergie, avec ses coûts élevés et sa fiabilité précaire, et le numérique, marqué par une utilisation insuffisante des bandes passantes et des coûts prohibitifs des services.

Pour le gouvernement togolais, le défi est de taille : déterminer les investissements les plus adaptés pour transformer ces faiblesses en forces. Dans le secteur énergétique, cela pourrait se traduire par des améliorations dans la production, le transport, et la distribution. Pour le numérique, l'accent est mis sur l'expansion de la connectivité et la mise en place de systèmes de paiement interopérables et d'innovations technologiques.

La Cellule de Mise en œuvre du programme Compact du Togo (CMC-Togo), financée par la MCC, est en quête de firmes compétentes, nationales comme internationales, pour ces études. Les propositions, attendues jusqu’au 4 décembre 2023, feront l'objet d'une sélection rigoureuse, basée sur la qualité et le coût, indique-t-on.

Dans le cadre de la deuxième phase de déploiement du projet WACA au Togo, l'initiative de protection côtière et de lutte contre la pollution marine va combler le bras lagunaire mort d'Aného (à 40 km de Lomé). Les travaux consisteront à remblayer le bras lagunaire avec du sable prélevé en haute mer, dans l'objectif de créer un espace ainsi dégagé pour en faire un site touristique et de loisirs.

« Près de 450 000 m³ de sable prélevé à 10 km au fond de la mer serviront à remblayer ce bras lagunaire, avec un reboisement de cocotiers sur une superficie de 10 hectares. », indique Eusebio César, ingénieur génie civil senior du projet WACA.  « Le bras lagunaire d'Aného, c'est la frange d'eau qui va de l'embouchure, après l'hôtel Oasis, vers Sanvee Condji à la frontière. Cette frange d'eau, le projet WACA côté Bénin, avait déjà comblé la partie béninoise. Donc c'était déjà prévu depuis (...) Après ce rechargement en sable de mer, il est prévu également de planter des cocotiers sur environ 10 hectares dans la zone. », ajoute-t-on.

Ces futurs travaux ont fait l'objet de consultations en milieu de semaine, menées par l'Agence Nationale de Gestion de l'Environnement (ANGE), en collaboration avec le programme de gestion côtière, dans le but de susciter l'adhésion des bénéficiaires, tout comme ce fut le cas pour les populations des localités de Gbodjomé et Agbodrafo.

Il est à noter que pour cette deuxième phase, le WACA, soutenu par la Banque mondiale, a obtenu un appui supplémentaire de l'Agence française de développement (AFD), d'un montant de 29 millions de FCFA, notamment pour des travaux de protection côtière sur le tronçon Agbodrafo-Gbodjomé.

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Le Togo va lancer une initiative globale d'appui aux populations affectées par le terrorisme et les défis sécuritaires, dénommée "Programme d'urgence de renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés". Un décret a été pris à cet effet, hier jeudi 23 novembre 2023, en conseil des ministres.

"Le Programme d'urgence de renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés vise à mettre en œuvre l'ensemble des actions permettant de renforcer la résilience des populations sur tous les plans. [Il] concerne l'ensemble du territoire national et couvre spécifiquement les zones touchées ou menacées par des actes de terrorisme et d'extrémisme violent identifiés sur la base des niveaux de menaces", indique notamment le communiqué du Conseil.

Le mécanisme vient apporter une composante sociale au soutien à apporter aux populations à la base, face aux "graves menaces" et "attaques terroristes" ainsi qu’à "l'augmentation de la criminalité transfrontalière", notamment dans la partie nord du pays et la région des Savanes. Il devrait s'appuyer sur des initiatives déjà existantes, notamment le Programme d'urgence pour la Région des Savanes (PURS), qui a par ailleurs obtenu récemment, un financement de 30 milliards FCFA de la BOAD.

Au nombre de ces acquis, on compte "des résultats encourageants dans les principaux domaines d'action couverts par le programme", notamment une amélioration de l'accès à l'eau, et à l'électricité rurale.  Par exemple, l'accès à l'eau potable s'est étendu à près de 80 000 nouvelles personnes, ce qui a fait progresser le taux de desserte en milieu rural de 64 % en 2021 à 73,5 %. Dans le secteur de l'énergie, avec un taux moyen d'accès à l'électricité de 66 %, l'électrification rurale a également augmenté, avec 15 000 ménages supplémentaires raccordés à l'électricité, faisant passer le taux de 22 % en 2021 à 27 % en 2022. Enfin, dans le secteur agricole, le gouvernement revendique plus de 1 000 hectares de bas-fonds aménagés, et plus de 21 000 tonnes d'engrais vivriers distribués, ainsi que la fourniture de kits d'irrigation et la construction de forages.

Rappelons que la région des Savanes, exposée aux incursions terroristes, reste en état d'urgence sécuritaire.

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Au Togo, le budget de l'État devrait passer pour la première fois de son histoire la barre des 2000 milliards. C'est selon le projet de loi de finances 2024 validé par le gouvernement, réuni hier jeudi 23 novembre 2023 en conseil des ministres. Le budget pour l'année prochaine est ainsi projeté à 2 166,1 milliards FCFA, en hausse de 9,6% par rapport aux 1 975,5 milliards FCFA de la loi de finances rectificative 2023, selon le communiqué du conseil des ministres.

Climat des affaires, Digital et social

« Le projet de loi de finances pour l'exercice 2024 est aligné sur les axes stratégiques de la feuille de route gouvernementale, consacrant respectivement 669,186,668 francs CFA, soit 48% des ressources à la promotion de l'inclusion et au développement du capital humain, 419,363,033,000 francs CFA, soit 30,1% à la transformation économique, et 304,451,095,000 francs CFA, soit 21,9% au renforcement de l'État », indique le communiqué du Conseil.

S'il ne fait pas l'objet de modifications majeures, une fois soumis à l'assemblée nationale pour approbation, ce projet marquera ainsi une première pour le pays, alors qu'il était encore à 1381 milliards FCFA en 2019.

Par ailleurs, selon les prévisions de la feuille de route gouvernementale Togo 2025, le pays devrait poursuivre sa stratégie de promotion du numérique, avec un budget marqué par "une forte composante digitale", selon le gouvernement. 

Mobilisation des ressources domestiques

Cet accent mis sur le digital s’inscrit notamment dans la perspective de renforcer la transparence et une mobilisation efficiente des ressources domestiques. L'exécutif compte sur la poursuite de l'amélioration du climat des affaires pour augmenter la contribution du secteur privé à ses projets d'activités et à la mise en œuvre de la feuille de route.

Ces dernières années ont du reste vu une notable augmentation de la contribution des recettes fiscales aux recettes domestiques. Pour les trois premiers trimestres de cette année, l'Office Togolais des recettes a ainsi mobilisé 729 milliards FCFA à fin septembre 2023, en hausse de 12,78% en glissement annuel, contribuant ainsi au budget de 1 975 milliards FCFA.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, au nord du territoire, la région la plus exposée aux défis du sous-emploi et du chômage est celle des Savanes. Dans cette région d'environ 1,14 million d'habitants, le taux combiné de chômage et de sous-utilisation de la main-d'œuvre atteint un niveau alarmant de 25,6%, le plus élevé du pays. Ces données proviennent d'une étude sur l'état de l'emploi des jeunes dans la région des Savanes, réalisée par la Coalition nationale pour l'emploi des jeunes (CNEJ) et validée lors d'une réunion en présence des acteurs régionaux intervenant dans l'emploi des jeunes, le mardi 21 novembre dernier à Dapaong.

En détail, près d'un tiers de la population jeune de 15 à 35 ans de cette région se trouve dans la catégorie "ni en emploi, ni en éducation, ni en travail". Seuls 3% des jeunes de la région ont accès aux mécanismes d'insertion socio-professionnelle.

Entrepreneuriat

L'étude indique notamment que le niveau d'entrepreneuriat est assez faible chez les jeunes, avec seulement 14,30% des entreprises appartenant aux jeunes, tandis que les personnes de plus de 35 ans détiennent la majorité des entreprises. Cette situation contraste avec le fait que l'écosystème entrepreneurial de la région est marqué par une confiance élevée en soi (97,6% de la population active pensent avoir les compétences pour entreprendre) et une perception positive des opportunités entrepreneuriales dans leurs zones de résidence (80,5%). Néanmoins, malgré une augmentation du nombre d'entreprises créées dans la région, celles-ci restent de petite taille, avec un ratio moyen de 5,36 employés par entreprise.

Défis sécuritaires et programmes d'appui d'urgence

Ces chiffres dessinent une situation encore plus sensible, sachant que cette région, déjà considérée comme la plus pauvre du Togo, est également confrontée à des défis sécuritaires en raison de menaces terroristes aux frontières nord. Cette région est en état d'urgence sécuritaire depuis juin 2021. Selon Imkakpamale Mouhamed, directeur régional du Travail et des Lois sociales des Savanes,  cité par l’ATOP, un tel tableau rappelle la nécessité de renforcer les offres d'accompagnement des mécanismes publics et privés dans la région. La zone est déjà l'objet d'une attention particulière de l'exécutif, et bénéficie de plusieurs programmes d'appui et de renforcement de la résilience de sa population, notamment le Programme d'urgence pour la région des Savanes (PURS) , ou encore le Projet COSO

Ayi Renaud Dossavi

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Les produits “Made in Togo”, notamment ceux issus des unités industrielles installées sur la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), ont été exposés du 9 novembre au 15 novembre 2023 à la Foire intra-africaine du commerce (IATF) au Caire (Egypte), par le groupe ARISE IIP.

Précisément, les vêtements confectionnés par l’unité textile Garment Training Center (GTC) et les produits de Togo soja ont été vantés à cette rencontre commerciale du continent.

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Ces produits ont attiré l’attention des participants à l’IATF, au rang desquels l’ex-star du football ivoirien, Didier Drogba. L’ancien footballeur, indique-t-on, a félicité le groupe et ses filiales « pour leur engagement dans le développement de l'industrie textile sur le continent ».

La valorisation de l’industrie textile à cette exposition intervient au moment où le Togo ambitionne de devenir un acteur clé de ce secteur sur le continent. Dans cette dynamique, le pays ouest-africain a exporté en octobre dernier, des vêtements confectionnés par cette unité, vers le sol américain. Au total, 123 380 pièces estampillées "Made in Togo", pour garnir les rayons de la marque The Children’s Place.

Esaïe Edoh

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