Le Togo vient de nouveau de se distinguer sur la scène internationale du cacao. Lors de sa participation à l'édition 2023 du concours "Cocoa of Excellence", qui s'est tenue à Amsterdam, aux Pays-Bas, en fin de semaine dernière. Le pays a décroché, lors de la cérémonie de clôture de l'événement, une médaille d'or, une médaille de bronze et une médaille d'argent. Des distinctions qui ne sont pas sans rappeler les succès de 2021.
Ces distinctions sont la résultante de l'évaluation de 222 échantillons de fèves de cacao provenant de 52 origines différentes. Avec sa médaille d'or, le Togo se hisse au sommet des pays d'Afrique et de l'océan Indien dans ce prestigieux concours.
"Les résultats de ce concours viennent une fois de plus confirmer la qualité hautement appréciée du cacao togolais à l'échelle mondiale", a déclaré Enselme Gouthon, Secrétaire général du Comité de Coordination pour les filières café et cacao (CCFCC).
Pour rappel, les Cocoa of Excellence Awards célèbrent et mettent en avant la qualité et la diversité du cacao, en promouvant la culture de l'excellence dans ce secteur. Ce concours est dirigé par l'Alliance of Bioversity International et le Centre international d'agriculture tropicale (CIAT), en partenariat avec l'Organisation internationale du cacao, dont le Togo est un membre actif.
La troisième édition de la semaine de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle (ETFP) débute cette semaine au Togo, du 15 au 24 février.
Sous le thème évocateur "Consolider le partenariat public-privé pour une main d’œuvre qualifiée et une meilleure employabilité des sortants", cet événement vise à sensibiliser et former les acteurs concernés sur les missions cruciales du sous-secteur de l’enseignement technique et de la formation professionnelle dans le pays.
Si le coup d'envoi officiel est prévu pour le mardi 20 février à Dapaong, dans la région des Savanes, la session de sensibilisation du ministère délégué chargé de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, s’est conclue le vendredi 09 février dernier à Lomé. Cette session a réuni les directeurs, fondateurs d’écoles et les enseignants relevant dudit ministère dans le Grand Lomé.
Améliorer la visibilité
Sous la houlette de la présidente du comité d’organisation de la semaine, Collette Adzonyoh, ces échanges ont permis de revenir sur les retombées positives des deux premières éditions en termes d'impacts concrets dans le sous-secteur. Parmi les résultats évoqués, on note la montée en visibilité de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, une augmentation des inscriptions féminines dans ces filières, notamment dans le secteur industriel, ainsi que l'efficacité avérée de la formation en alternance, favorisant l'éclosion des talents parmi les apprenants.
Initiée en 2022, la semaine de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle au Togo vise à améliorer la visibilité des offres de formations techniques et d'insertion professionnelles disponibles dans le pays. Elle répond également à un besoin crucial de combler le manque d'informations et de lever la méconnaissance du système, des freins significatifs entravant la participation aux cycles de formation malgré les réformes entreprises.
Le Togo assure désormais la présidence du Comité consultatif de la concurrence (CCC) de l’Autorité régionale de la concurrence de la CEDEAO (ARCC). C’est au terme de la 8ème session de l’institution tenue en fin de semaine dernière à Lomé que le pays a été porté à la tête de cet organe.
Cette fonction de présidence sera assurée par le directeur général du commerce, Talime Abe, qui remplace ainsi la Nigériane Boladale Adéyinka. Le Togolais veillera principalement avec son équipe à mettre en œuvre les recommandations du mémorandum de la CEDEAO sur la protection des consommateurs, validé lors de la rencontre.
Il va également travailler à promouvoir la concurrence en Afrique de l’ouest conformément à la vision de l’ARCC. Dans cette perspective, un accent sera mis sur la réglementation des pratiques commerciales restrictives, les aides d’État, les fusions et acquisitions, qui vont à l’encontre des intérêts des consommateurs.
Notons que l’ARCC est une branche de la CEDEAO créée en 2008 avec pour mission principale, la régulation de la concurrence dans l’espace régional ouest-africain.
Esaïe Edoh
Le Togo va participer au salon international de produits biologiques BIOFACH 2024, qui s’ouvre mardi 13 février à Nuremberg, en Allemagne. A cette rencontre qui rassemble des acteurs du commerce international, le pays ouest-africain va promouvoir ses produits bio.
Un stand sera dédié au Togo pour l’exposition de ses produits bio ainsi que pour des rencontres B2B. Précisément, les exposants togolais seront essentiellement des TPME évoluant dans la chaîne de valeur biologique, qui via les rencontres B2B, devraient nouer des partenariats en vue des relations commerciales internationales.
La participation du Togo à cet évènement devrait in fine permettre au pays de renforcer la visibilité des entreprises productrices certifiées bio sur les marchés internationaux, indique-t-on. Elle va contribuer aussi à améliorer la compétitivité de l’industrie biologique du pays qui s’est déjà engagé dans cette dynamique à travers la mise en œuvre du Programme d’amélioration de la compétitivité du secteur privé au Togo (ProComp), soutenu par la GIZ.
On note que selon la Commission de l’Union européenne (UE) sur l’importation des produits bio, l’exportation des produits agro-alimentaires bio du Togo vers l’UE est passée de 44.684 t à 54.017 t entre 2019 et 2020. Le pays occupait ainsi le 13è rang mondial, et la 2è place en Afrique.
Notons que le BioFach est le plus grand salon mondial de l'alimentation et de l'agriculture biologiques. Il rassemble en moyenne 2700 exposants et 46.000 visiteurs professionnels d'environ 130 pays.
Esaïe Edoh
Au Togo, l’écosystème des plateformes digitales vient d'enregistrer l’arrivée d’une nouvelle société dénommée « GoChap Solution ». L’entreprise de technologie a officiellement lancé ses activités samedi 10 février au cours d’une conférence de presse à Lomé.
Concrètement, GoChap est une application qui offre plusieurs services notamment pour se déplacer, livrer un colis, louer un véhicule et commander à manger. C’est également une marketplace, une plateforme d'achat et de vente entre professionnels et particuliers.

« Nous apportons des solutions qui vont améliorer l’expérience que les utilisateurs ont déjà des solutions qu’ils ont l’habitude d’utiliser », a indiqué Vladimir Apeatro, directeur général de GoChap, avant d’expliquer qu’avec l’application, « on peut commander une voiture ou une moto pour le lendemain pour les enfants qui vont et reviennent de l’école ; dans un ou 2 mois pour un retour de voyage. On peut réserver un véhicule pour toute la durée de la course dans la journée ».
Aussi, la particularité de GoChap, est qu’elle offre une plateforme gratuite à toute personne de renseigner ses compétences et de vendre des articles. Dénommée « bons deals », cette opportunité consiste en la vente d’articles comme les chaussures et les vêtements.
Également, sur le segment marketplace, GoChap offre la possibilité à ses partenaires que sont les restaurants, points de vente et boutiques, non seulement de vendre en ligne mais aussi de gérer les stocks et de suivre la comptabilité.
Au Togo, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) fixe la période de dépôt des dossiers de candidature pour le compte des élections régionales et législatives, du 19 au 28 février 2024. L’organe a communiqué la date via un appel à candidatures lancé quelques heures après la convocation du corps électoral par l’exécutif.
La CENI rappelle les conditions d’éligibilité des candidats à ces deux différentes élections. Sont donc éligibles aux deux élections, les Togolais de naissance sans distinction de sexe et âgés de 25 ans révolus à la date du vote et inscrits sur une liste électorale. Le candidat, précise la CENI, doit savoir lire, écrire et s’exprimer en langue officielle.
Précisément, pour les aspirants au Conseil régional, « ils doivent résider au Togo depuis au moins 6 mois » avant la date du scrutin.
La Commission électorale rappelle également que les députés sont élus au scrutin de liste bloqué à la représentation proportionnelle alors que les Conseillers régionaux sont élus au suffrage universel direct, au scrutin de liste bloqué à la représentation proportionnelle.
Notons que c’est la 12è fois que le Togo va organiser les élections législatives alors que les régionales sont une première dans l’histoire politique du pays.
Esaïe Edoh
Le Togo va boucler le 16 février prochain une nouvelle sortie sur le marché régional financier via une émission simultanée d'Obligations Assimilables du Trésor (OAT) et de Bons Assimilables du Trésor (BAT) pour lever 25 milliards FCFA.
Selon l'appel d'offre, le Togo va mobiliser 10 milliards FCFA sur les BAT qui sont d’un nominal de 1 million FCFA, émis sur la maturité de 91 jours et assortis de taux d’intérêt multiples. Le montant restant de 15 milliards FCFA sera levé sur les OAT, de nominal 10.000 FCFA et rémunérées au taux annuel de 6,15% sur la maturité de 3 ans.
Les fonds mobilisés, permettront au pays de financer son budget exercice 2024 qui s'équilibre à 2179 milliards FCFA.
Rappelons que le Togo prévoit de lever 607 milliards FCFA sur le marché des titres publics cette année. Il cumule déjà un emprunt de 52 milliards FCFA.
Esaïe EDOH
Les préparatifs des prochaines élections se précisent au Togo. Lors du conseil des ministres jeudi dernier, le gouvernement a pris un décret créant la "Force Sécurité Élections Législatives et Régionales 2024" (FOSELR 2024).
La FOSELR, composée des forces de défense et de sécurité telles que la Police nationale, la Gendarmerie nationale et la Réserve opérationnelle, aura pour mission de garantir la sécurité et de maintenir un climat de paix et de sérénité sur l'ensemble du territoire avant, pendant et après les élections législatives et régionales de 2024.
Sous la supervision de la commission électorale nationale indépendante (CENI) et le commandement opérationnel du ministère de la Sécurité, cette force disposera d'une organisation décentralisée prenant en compte le plan de maillage du territoire par les forces de sécurité. Elle pourra également être adaptée en fonction des circonstances, selon les précisions de l'exécutif.
Au Togo, le gouvernement s'engage dans la réorganisation de l’Agence de Solidarité Nationale (ASN). Lors de sa récente réunion jeudi 08 février 2024, le conseil des ministres togolais a en effet examiné et rendu un septième décret visant à réorganiser l’ASN, structure de soutien créée en 1992, et qui est confrontée à “des défis opérationnels et de gestion”, nécessitant une refonte de ses structures pour renforcer son efficacité.
L’ASN, chargée de déployer une politique nationale et les mécanismes de solidarité au profit des plus vulnérables, devrait ainsi avoir des organes de gouvernance conformes à son statut d’établissement public administratif à caractère social, doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière et administrative. En outre, elle devrait permettre la mise en œuvre de réformes pour lui assurer un fonctionnement optimal et une efficacité réelle sur le terrain.
Ce nouveau décret gouvernemental vient poursuivre une action déjà entamée il y a plusieurs mois, quand, en octobre dernier, le chef d’Etat togolais, Faure Gnassingbé, avait alors mis l’accent sur la nécessité de réformer l’ASN.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, le gouvernement poursuit ses pourparlers avec le Fonds monétaire international, dans le cadre du déploiement prochain de la Facilité Elargie de Crédit (FEC), un programme d’appui budgétaire pour lequel le pays a conclu un accord avec l'institution de Bretton Woods en décembre dernier.
Si dans le cadre de ce nouveau programme d’appui, le Fonds devrait octroyer au Togo environ 390 millions de dollars (environ 237 milliards FCFA) sur trois ans et demi (42 mois), le pays d'Afrique de l'Ouest, à travers son gouvernement, veut visiblement consolider des acquis, notamment dans le domaine social. « Le chef de l’État a instruit le gouvernement de veiller à préserver les acquis de développement nationaux, à maintenir le cap des progrès enregistrés tout en demeurant attentif à la satisfaction des besoins des populations. », relève en substance le Conseil des ministres.
Selon les premières annonces, cette mesure de soutien du FMI est assortie, du côté togolais, d’un certain nombre d’engagements, notamment des réformes sur le terrain fiscal et de la discipline budgétaire. Un ensemble d'engagements qui peuvent potentiellement être en tension avec une politique sociale plus forte.
À cet égard, le programme avec le FMI devrait être élaboré en tenant compte des aspirations exprimées par les citoyens à l'issue des prochaines élections législatives et régionales, prévues le 13 avril 2024, indique le gouvernement. Après ces échéances électorales cruciales, le gouvernement envisage de définir de nouvelles orientations budgétaires, alignées sur la déclaration de politique générale.
Ayi Renaud Dossavi
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