Après l’Allemagne, la Tunisie, la Nouvelle-Zélande, l’Australie et le Vietnam, Logistik Unicorp a été autorisée par les autorités togolaises à investir 2,2 milliards de FCFA dans la construction d’une usine de confection d’habits militaires et professionnels à Datcha, sur le site de l’ancienne usine TOGOTEX.
Cet aval des autorités a permis à la firme canadienne, en collaboration avec sa filiale allemande Wintex Apparel GmbH, de démarrer le recrutement de 160 jeunes togolais dès mars dernier.
Évoqué pour la première fois en 2019, lors des célébrations de l'indépendance, le projet initial prévoyait l'implantation de l'usine à Adétikopé, à la périphérie de Lomé. Logistik Unicorp, déjà fournisseur de l'armée togolaise en uniformes militaires, avait premièrement constitué Logistik Unicorp - Afrique, une entité de droit togolais, avant de la dissoudre. Le projet a été relancé avec la création de Benart Afrique, une nouvelle filiale dotée d'un capital de 100 millions de FCFA, en août dernier, profitant ainsi de la loi sur le textile adoptée le 2 décembre 2022.
Lors d'une visite à Lomé en janvier 2022, Louis Bibeau, fondateur de la compagnie, a discuté de la progression des travaux de construction avec le Premier ministre, Victoire Dogbé.
« On va implanter une usine de production d’articles... pour produire des vêtements pour le marché togolais, mais aussi pour les pays avoisinants. On pourrait y produire tout ce qu’on offre à nos clients canadiens, que ce soient des tenues militaires, policières et de différents ministères. On veut vraiment créer ce pôle pour faire de la production locale, comme on le fait en Tunisie », expliquait quant à elle, Karine Bibeau, Vice-présidente, expérience client chez Logistik Unicorp, à des médias canadiens.
Logistik Unicorp envisage cette expansion comme une porte d'entrée vers le marché subsaharien. L'entreprise mise sur la position stratégique du port de Lomé et la proximité avec le Nigeria, un marché potentiel de plus de 230 millions de consommateurs, pour élargir sa portée.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, la phase 2 de la Plateforme Industrielle d'Adetikopé (PIA) a été officiellement dévoilée aux grandes entreprises présentes au Togo, lors d'une réunion qui s'est tenue à la PIA le 1er février dernier.
La rencontre a réuni de nombreux chefs d'entreprise et décideurs, désireux de découvrir les opportunités offertes par la plateforme industrielle. Il s'agit d'une initiative conjointe entre Arise IIP et le gouvernement togolais.

Parmi les participants de marque figuraient Atsuvi Yawo Sikpa, représentant la Ministre des investissements, Jonas Daou, président de l'AGET, Coami Tamegnon, président du Conseil National pour le Patronat, les partenaires techniques et financiers comme la SFI, ainsi que des ambassadeurs de l'Inde, d'Égypte. L’Union européenne et le ministère du commerce ont également été représentés. Ces derniers ont à l'occasion visité les installations de la PIA et son espace de 455 hectares de superficie situé à 21 km au nord de Lomé.
Il est à rappeler que, pour la phase 2 de son développement, la PIA a pour objectif de cibler notamment le secteur agroalimentaire, en se concentrant sur la transformation du maïs, du sorgho, de la noix de cajou, de l'ananas, ainsi que du sésame et des arachides.
Ayi Renaud Dossavi
D’après la loi de finances 2024, le gouvernement togolais prévoit d’injecter 13 milliards FCFA pour renforcer les fonds propres de l'Union Togolaise de Banque (UTB), une institution bancaire entièrement détenue par l'État et en cours de privatisation.
L'investissement prévu par Lomé viendrait ainsi s'ajouter à une autre allocation de 66,9 milliards de Francs CFA prévue au cours de cette même année, pour l'acquisition des sièges et autres infrastructures liés à la banque publique togolaise, ainsi qu'à IB Bank, anciennement connue sous le nom de BTCI, jusqu'à son acquisition en 2021.
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L'UTB est la dernière entité bancaire du Togo à être pleinement propriété de l'État. Depuis près d'une décennie, la banque lutte contre une insuffisance marquée de ses fonds propres, ce qui a entravé ses efforts pour attirer des investisseurs, en dépit des pressions exercées par le Fonds Monétaire International (FMI) et d'autres bailleurs de fonds internationaux.
Cette situation difficile s'explique en partie par la composition de son portefeuille de crédit, caractérisé notamment par une forte exposition (environ un tiers de ses crédits totaux) au gouvernement, ainsi qu’aux industries du coton et du phosphate, toutes deux en quête de revitalisation. De plus, la banque est confrontée à des taux élevés de prêts non performants (PNP), ce qui soulève des préoccupations quant à la viabilité de ses activités de crédit.
Entre 2018 et 2020, le gouvernement togolais, qui avait tergiversé entre une option de renflouement de la banque et sa privatisation pure et simple, avait fini par céder aux pressions du FMI qui privilégiait quant à lui, le choix d'un acteur externe de “référence”, justifiant cette approche par le coût budgétaire que pourrait engendrer un concours étatique. Selon les enquêtes de Togo First, la nouvelle option combinée des autorités togolaises, qui viennent juste de signer un accord de près de 400 millions de dollars sur 42 mois avec le Fonds Monétaire International, soit près de 80 milliards FCFA, devrait aggraver le déficit budgétaire de 1,1 % de PIB.
Néanmoins, le gouvernement anticipe que l'acquisition des sièges des deux banques générera des revenus budgétaires réguliers à moyen et court terme. À ce jour, aucun détail n'a été divulgué sur le plan d’amortissement de l’investissement. Les autorités togolaises estiment toutefois que cette démarche consolidera le secteur financier du pays, surtout que les banques togolaises, comme celles de l'UEMOA, doivent désormais atteindre un capital minimum de 20 milliards de FCFA dans les deux à trois ans.
Pour l'instant, l'annonce de ces deux opérations dans la loi de finances introduit une certaine incertitude, d'autant plus que Sunu Bank et Coris Bank s'étaient positionnées l'année dernière comme prétendants à la reprise de l'UTB. Bien que Sunu Bank se soit retirée plus tard, des sources de Togo First indiquent que Coris Bank reste fermement engagée dans le processus, en compétition avec un autre acteur.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, les États-Unis ont injecté près de 50 millions de dollars dans la prévention et le traitement du VIH/SIDA depuis octobre 2019, à travers le Plan d’Urgence du Président des USA pour la Lutte contre le SIDA (PEPFAR). Ces ressources ont permis qu’à ce jour, plus de 35 000 personnes reçoivent des antirétroviraux et ont amélioré le niveau de prise en charge des patients, ainsi que la suppression de la charge virale.
Dans cette vidéo, Dr Nirav Shah du @CDCgov salue les succès de la collaboration santé Togo-USA et annonce de nouveaux investissements. Célébrons et visons plus haut! #CDC #PMI @nirav_uscdc @PEPFAR pic.twitter.com/xluQ4gEFT5
— U.S. Embassy Togo (@USEmbassyLome) February 5, 2024
L’information a été partagée en marge d’une visite à Lomé du Dr. Nirav Shah, Directeur adjoint du CDC américain (Centers for Disease Control and Prevention, une des plus grandes agences sanitaires des Etats-Unis, et du monde), les 1er et 02 février derniers. Pour le haut responsable américain, le Togo est sa première destination en Afrique de l’Ouest.
« Je voulais venir au Togo en particulier pour célébrer les succès en matière de santé publique que le gouvernement américain et le gouvernement togolais ont obtenus en travaillant ensemble », a-t-il indiqué, en marge de sa visite dans la capitale togolaise.
À Lomé, le Dr. Nirav Shah a rencontré le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, Pr. Moustafa Mijiyawa ; une rencontre qui a permis aux deux personnalités d'échanger sur le partenariat entre les deux pays et d'explorer les perspectives d'avenir.

« Nous sommes vraiment fiers des progrès que le CDC a réalisés en partenariat avec le gouvernement du Togo. Nous tenons également à féliciter le gouvernement du Togo sur les progrès qui ont été faits pour éliminer quatre maladies tropicales négligées (MTN). Ces progrès sont si importants que l'Organisation mondiale de la santé a récemment décerné au Togo une médaille de bronze en reconnaissance de sa réussite », a ajouté Nirav Shah.
En effet, le pays d’Afrique de l'Ouest a été reconnu par l'OMS pour avoir éliminé quatre MTN : le ver de Guinée en 2011, la filariose lymphatique en 2017 (premier pays en Afrique), la Trypanosomiase Humaine Africaine (THA) ou maladie du sommeil en 2020 et le trachome en 2022. Dans ce contexte, Lomé a dû obtenir un appui américain de plus de 22 millions de dollars, à travers l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).
Un important terrain de collaboration entre le Togo et les États-Unis en matière de santé sera également la lutte contre le paludisme. Le Togo a en effet intégré l'Initiative présidentielle pour la malaria (PMI), un mécanisme d'appui avec déjà plus de 20 millions de dollars de financement pour le Togo, sur la période 2023-2024.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, la filière coton renaît progressivement de ses cendres après avoir enregistré des baisses de production ces dernières années depuis sa prise de contrôle par OLAM. Pour le compte de la campagne 2023-2024, la production est évaluée à 70.000 tonnes, selon la direction de la Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT), soit une hausse de 50% comparativement aux 46 500 tonnes récoltées lors de la précédente campagne. Une première depuis la prise de contrôle du coton togolais par le groupe singapourien Olam en 2020.
Ces chiffres annoncés lors du lancement de la campagne de commercialisation du coton graine, le mercredi 31 janvier 2024, à Nawakou dans la préfecture de Dankpen, témoignent, selon le directeur de la NSCT, Martin Drevon, de la renaissance de la filière. « Cette évolution est le fruit des efforts conjugués des cotonculteurs, des techniciens dans leur ensemble, mais aussi des évolutions structurelles et technologiques sur le terrain », a-t-il souligné.
La hausse de la production enregistrée est, selon les acteurs de la filière, tirée de l’augmentation de superficie exploitée. On note ainsi qu’une superficie de près de 79 200 hectares a été exploitée, avec un rendement de 815 kg/ha, contre 66 017 hectares et un rendement de 705 kg/ha en 2022.
Cette production, en dépit de sa croissance, en comparaison avec celles des années antérieures, est en deçà des attentes des acteurs qui ont fait une projection d'au moins 93 500 tonnes de coton-graine sur une superficie de 110 000 hectares, soit un rendement moyen de 850 kg/ha.
Notons que la production de l’or blanc a enregistré une baisse de 11 % lors de la campagne 2022-2023, après une chute d'environ 25 % la saison précédente. La production était passée de 52 528 tonnes à 46 549 tonnes cette année.
Esaïe Edoh
La Ligue des Consommateurs du Togo (LCT), une association de défense des droits des consommateurs, vient de lancer une enquête nationale de satisfaction sur les services financiers sur le territoire.
L'étude vise à évaluer la satisfaction des consommateurs à l'égard des services financiers, y compris les services bancaires, de mésofinances et de microfinances. Il s'agit notamment de mieux comprendre les besoins et les préoccupations des consommateurs concernant les services financiers disponibles dans le pays, selon un communiqué publié par la LCT le 1er janvier 2024.
« En tant qu'organisation dédiée à la protection des droits des consommateurs, nous sommes conscients de l'importance des services financiers dans la vie quotidienne des individus. Les institutions financières jouent un rôle crucial dans l'économie et dans la vie de millions de consommateurs dans notre pays. », indique-t-on.
Un rapport assorti de recommandations
De plus, « Les résultats de cette enquête seront analysés en profondeur, et les conclusions seront rendues publiques dans un rapport détaillé. Nous prévoyons que ce rapport servira de base pour l'élaboration de recommandations destinées aux institutions financières et aux autorités compétentes afin d'améliorer les services offerts aux consommateurs. », précise la LCT.
L'enquête prendra fin le 28 février prochain. Pour y participer, suivez le QUESTIONNAIRE ENQUETE BANQUE MICROFINANCE2024LCT
Ayi Renaud Dossavi
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La suspension de l’exportation de la ferraille et des sous-produits ferreux décidée depuis avril 2021 par les autorités togolaises reste en vigueur. Le rappel a été fait en fin de semaine dernière par le ministre du commerce, Rose Kayi Mivedor-Sambiani, qui annonce également de nouvelles mesures, destinées à encourager la transformation des matières premières locales.
Via la note de rappel, le ministère du commerce informe que désormais, « seuls les métaux ferreux et non ferreux transformés par les industries locales feront l’objet d’exportation ».
Aussi, le département ministériel fixe-t-il les prix de livraison des métaux non ferreux aux unités industrielles locales comme suit : 910 FCFA le kilo, le prix minimum d’achat de l’aluminium, et 640 FCFA le kilo pour les batteries.
Une nouvelle organisation du secteur de la ferraille est annoncée, dans la foulée. Il s’agit précisément de la mise en place d’un comité de suivi. Par ailleurs, les exportations seront soumises à la délivrance d’un agrément.
Cette mesure devrait permettre de renforcer le circuit d'approvisionnement du marché local notamment l’usine de production de fer à béton à Kara lancée en 2019 et dotée d’une capacité de production estimée à 3 000 tonnes par mois.
Esaïe Edoh
Multiforme, la coopération entre le Togo et la Chine, marquée de manière plus prégnante par la récente visite de Wang Yi, patron de la diplomatie chinoise dans le pays ouest-africain, à la faveur d’une tournée dans trois pays du continent, devrait se consolider davantage et augurer de belles perspectives pour les deux peuples. Cette projection optimiste émane de Weidong Chao, l’ambassadeur de l’Empire du Milieu au Togo, au cours de la réception qu’il a organisée vendredi 02 février à Lomé, par anticipation au lancement le 10 février prochain, du Nouvel An chinois, l’année du Dragon de Bois.

Devant des personnalités politiques, du monde économique et diplomatique, des têtes couronnées et la presse nationale, celui qui incarne la politique extérieure de la Chine au Togo a rappelé la visite « très réussie » du ministre des affaires étrangères chinois, destinée à donner une forte inclusion aux relations sino-togolaises.
Un tête-à-tête avec le Chef de l’Etat togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, aura en effet permis aux deux leaders de faire une revue de la coopération bilatérale, matérialisée par des réalisations dans plusieurs domaines : notamment l’économie, l’éducation, la culture, la santé, l’agriculture et les infrastructures.

La bonne dynamique des relations diplomatiques entre le Togo et la Chine, depuis le 19 septembre 1972, date de leur établissement, conforte le diplomate chinois dans sa conviction que « la coopération sino-togolaise a de belles perspectives, de fortes potentialités ». « Le partenariat Chine-Togo connaîtra de nouveaux progrès, accomplira de nouvelles réalisations », a-t-il affirmé, en outre.
Notons que dans la tradition chinoise, le Dragon de Bois, c’est un symbole culturel très important qui incarne la chance, l’intelligence et la force, qui porte l’espoir des êtres humains pour un monde meilleur et une vie meilleure.
Cette année sera marquée par la 9è édition du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) à laquelle le président togolais est d’ores et déjà invité.
En rappel, de janvier à juillet 2023, les échanges commerciaux entre le Togo et la Chine ont atteint 2,3 milliards de dollars, correspondant à une hausse de 14 % en glissement annuel.
Séna Akoda
Au Togo, le lycée scientifique de Kara a officiellement ouvert ses portes, le mardi 30 janvier 2024, couronnant plusieurs mois de travaux, indique le Ministère de l’enseignement.
La nouvelle institution d'apprentissage est équipée d'installations modernes conçues et réalisées par des ingénieurs nationaux. Elle vise à offrir aux élèves et aux enseignants un environnement d'apprentissage confortable et adapté, propice à une formation de qualité.

Le lycée scientifique de Kara est doté de salles de classe équipées de tableaux interactifs, de laboratoires de pointe, de matériels informatiques de qualité, d'un bâtiment multimédia, d'un bloc pédagogique, d'un centre de documentation et d'information, ainsi que d'un système d'internat pour les élèves.
A ce jour, le Togo compte ainsi deux lycées scientifiques (deux grands complexes scientifiques, à Lomé et à Kara), en attendant le démarrage des travaux de construction des sept autres lycées scientifiques prévus dans les sept régions éducatives du pays.
L’Etat du Togo enchaîne un 3è emprunt sur le marché des titres publics de l’Umoa. Le Trésor public du pays vient de mobiliser ce vendredi 2 février 2024, 30 milliards FCFA à la clôture de son émission simultanée de Bons (BAT) et d’Obligations Assimilables du Trésor (OAT).
Ces fonds collectés, correspondent au montant recherché par Lomé pour financer son budget qui s’équilibre à 2179 milliards FCFA.
Selon le rapport de l’opération, le pays a collecté 26 milliards FCFA via des BAT stipulés sur la maturité 1 an et aux taux d’intérêt multiples. Les 4 milliards FCFA restants sont levés sur les OAT au taux d’intérêt annuel de 6,4% et émises sur 5 ans.
Ces ressources ont été collectées auprès de 24 investisseurs ouest-africains qui ont proposé une enveloppe de 31 milliards FCFA, ce qui correspond à un taux de couverture de 101%.
Avec ce nouvel emprunt, le Togo totalise 82 milliards FCFA de ressources collectées sur le marché financier régional sur une prévision de 607 milliards FCFA.
Esaïe Edoh