L’opérationnalisation complète du poste de contrôle juxtaposé Noépé-Akanu, prévue prochainement, était au cœur d’une rencontre des ministres en charge des Infrastructures du Togo et du Ghana, mardi 31 octobre 2023 à Noépé. La réunion a été consacrée à la détermination de la part contributive de chacune des parties pour l’atteinte des objectifs, et faciliter davantage la libre circulation des personnes et des biens.
Ce poste de contrôle juxtaposé, en service depuis 2018, une fois totalement opérationnel, va assurer des opérations de douanes, d’immigration et de sécurité entre les deux frontières.
« Il y a eu des accords bilatéraux entre les deux pays. On est donc appelé à savoir qui prend quoi en charge, ainsi que la position de la CEDEAO », a indiqué Sediko Douka, commissaire en charge des infrastructures, de l’énergie et la digitalisation à la Commission de la CEDEAO.
Au cours de la réunion, les deux parties ont aussi évoqué la mise à disposition de la logistique, notamment l’électricité, l’éclairage public, l’adduction d’eau, l’internet et des outils de communication pour un meilleur et effectif fonctionnement du PJC.
« Nous avons donc fait un état de mise en œuvre des engagements et tout ceci, à titre transitoire, en attendant le recrutement d’un gestionnaire qui va gérer tout le site. Du côté de la CEDEAO, nous allons aussi prendre des engagements pour soutenir les deux pays, dans la prise en charge des frais. », a ajouté Sediko Douka.
Notons que le poste est construit sur une superficie de 17 ha, grâce à un financement de l’Union Européenne et sur une initiative de la Cedeao (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest). Il est subdivisé en plusieurs zones pour les opérations de transport de véhicules commerciaux et de passagers, ainsi que celles de manutention et du fret de marchandises, du transit et d’inspection du bétail.
Esaïe Edoh
A la tribune du 22è Forum économique international sur l’Afrique à Paris le mardi 31 octobre 2023, le président du Togo, Faure Gnassingbé, a présenté le tableau de l’économie de l’Afrique et s’est ensuite montré optimiste pour la croissance future du continent.
« En dépit de la situation géopolitique et écologique tendue, je suis optimiste pour l’Afrique, parce qu’après plusieurs années difficiles, le continent africain retrouve la croissance et présente de nouveau visage pour les investisseurs », a déclaré le dirigeant togolais lors de son intervention.
Le leader ouest-africain puise son optimisme dans la situation économique actuelle du continent favorable. En effet, le taux d’inflation est en baisse depuis le mois de juillet. Il est passé de 10% à 7%. Également, la croissance devrait repartir à la hausse en 2024, selon les estimations du Fonds monétaire international (FMI).
Convaincu du développement de l'Afrique, Faure Gnassingbé soutient par ailleurs que le redressement de l’économie des pays doit se baser sur les opportunités d’investissement. Dans cette logique, le président togolais conseille aux Etats, la mise en place des politiques idoines pour favoriser l’investissement privé et améliorer l’environnement des affaires.
22ème Forum de l’OCDE : le chef de l’Etat appelle à une mobilisation des investissements privés
— Présidence Togolaise/Togolese Presidency (@PresidenceTg) November 1, 2023
Le Président de la République, @FEGnassingbe, a pris part, ce 31 octobre 2023 à Paris en France, à la 22ème édition du Forum économique international sur l’Afrique sur le thème «… pic.twitter.com/CFQ7CwbDFk
« Il faut repenser le rôle de l’État. Il doit devenir le catalyseur de l’investissement privé. La question du climat des affaires dans ce contexte est importante et le Togo travaille chaque jour sur cette question », a-t-il souligné.
Faure Gnassingbé a également invité des investisseurs notamment institutions internationales et opérateurs privés à s'intéresser aux secteurs porteurs. « Les opportunités d’investissement en Afrique sont considérables, notamment dans le domaine de la transition énergétique. Face à des besoins de financement immenses, les finances publiques des États africains ne peuvent suffire. Il faut donc qu’une partie plus significative des financements privés se réoriente vers notre continent. Et pour cela, notre tâche, c’est de fournir des bons projets » a lancé le Togolais.
Esaïe Edoh
La Fondation Mablé Agbodan présente l’artiste togolais, Gustave Akpéhou Djonda, à l'exposition "Portraits, regards d'aujourd'hui" qui se tient du 23 au 26 novembre 2023 à Paris. Cette exposition met en lumière une collection de cent sculptures en terre cuite et rouillée, toutes représentant des têtes et des visages.
Gustave Akpéhou Djonda, artiste autodidacte originaire du Togo, est né en 1972 à Lomé. Sa collection intitulée "100 Têtes sans Visages", explore l'histoire de l'humanité, mettant en avant des visages tantôt connus, tantôt anonymes, et racontant des histoires individuelles ou collectives, parfois empreintes de souvenirs sombres tels que les mémoires des esclavages et des génocides.
L'artiste Gustave Akpéhou DJONDA, en tant que membre de l'"école de Lomé", un mouvement d'artistes autodidactes engagés, poursuit sa mission de création artistique engagée depuis 1998. Son travail a par aileurs été exposé à travers l'Afrique et au-delà.

Pour la fondation de la créatrice togolaise Mablé Agbodan, ce soutien à cette exposition et à l'artiste, est une contribution à la promotion des métiers d'art, du design et de l'artisanat. Elle s'inscrit dans une démarche de valorisation des ressources locales et indigènes, tout en promouvant le développement humain durable, notamment auprès des jeunes et des femmes, ainsi que des communautés à la base.
L’initiative s'inscrit, du reste, dans la continuité des efforts, visant à améliorer les conditions de vie socioéconomique au Togo et au-delà.
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Au 15 octobre 2023, le portefeuille en cours de la Banque africaine de développement (BAD) au Togo était constitué de 18 opérations, 4 projets régionaux et 1 dans le secteur privé, totalisant des engagements de 211,33 milliards de FCFA.
Depuis 2021, ce portefeuille s'est amélioré, avec 35% des actions du Document de stratégie pays (DSP) 2021-2026 (un plan stratégique de l'institution définissant les interventions dans le pays sur la période) qui ont été réalisées, 41% en cours de réalisation, contre 24% non effectuées. Par ailleurs, la BAD a enregistré un projet problématique cette année, contre quatre, l'an dernier. Les données sont partagées lors d'une restitution sur le bilan à mi-parcours du Document de stratégie pays (DSP) 2021-2026, qui s'est tenue en fin de semaine dernière (le vendredi 27 octobre à Lomé), rassemblant des représentants de la BAD et plusieurs membres du gouvernement togolais, dont Sani Yaya, ministre en charge de l'économie et des finances, le ministre d'État, Damehane Yark, et Rose Kayi Mivedor, ministre en charge du commerce. Cet atelier de restitution fait suite à une mission conjointe du groupe de la BAD avec les équipes gouvernementales, le secteur privé, la société civile ainsi que tous les acteurs impliqués dans la gestion des projets, qui s'est déroulée du 23 au 27 octobre à Lomé. Il a permis de faire le point de la mise en œuvre à mi-parcours du DSP sur la base des conclusions des différentes rencontres de la semaine, ainsi que la situation du portefeuille et son plan d'amélioration.

Deux ans d'implémentation…
Depuis 2021, les interventions de la BAD, indique le bilan, ont contribué au financement de plusieurs projets structurants tels que les agropoles, le développement des industries de transformation agro-alimentaire, la réhabilitation des routes. Dans le secteur de l'énergie, par exemple, on se félicite d'un taux d'électrification de 63% contre une cible prévue à 60% en 2026.
Plusieurs défis à relever
Le rapport d'étude note tout de même certains défis à relever au Togo, notamment la faiblesse dans le suivi de l'exécution des projets, le démarrage tardif des actions, la défaillance de certaines entreprises dans l'application des contrats et les longs délais des procédures de passation des marchés. Un diagnostic qui appelle, du côté de l'institution de développement basée à Abidjan, une réactualisation de ses études techniques détaillées avant instruction du projet et la mobilisation des ressources nationales. La BAD envisage également de recruter des experts pour le suivi de la réalisation des études par la partie nationale et la recherche des fonds de préparation des études. Ainsi, le directeur général adjoint, région Afrique de l'Ouest de la BAD, Joseph Ribeiro, a souligné l'importance de réduire le délai entre l'approbation et la réalisation du 1er décaissement des projets.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, les réflexions sur la mise en valeur du littoral et l’espace côtier pourront aboutir incessamment avec l’adoption prochaine du schéma directeur d’aménagement du littoral (SDAL). Le sujet a fait objet d’une communication lors du Conseil des ministres du 26 octobre 2023.
Selon le communiqué présenté par le ministre de l’économie maritime, de la pêche et de la protection côtière, Edem Kokou Tengué, le SDAL sera fondé sur des données scientifiques et mettra en avant une approche de gestion intégrée de l’écosystème.
Le plan envisagé devrait permettre une meilleure rationalisation de l’espace et une bonne exécution des projets de développement, « afin de répondre aux défis de la montée des eaux liée aux changements climatiques », a expliqué l’exécutif.
Cette démarche des autorités togolaises va contribuer également à développer le potentiel économique et touristique de la bande littorale du Togo et améliorer sa gestion.
Notons que cette initiative bénéficie de l’appui d’institutions comme la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque mondiale.
Esaïe Edoh
La Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) veut introduire une innovation dans le secteur des paiements sous-régionaux. L’organe d’émission conduit en effet un projet, pour établir un système de paiement instantané au sein de l'Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA).
L’ambition est d’avoir à terme, une plateforme interopérable et opérationnelle 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, capable de gérer tous les scénarios de paiement, quel que soit le type de compte, dans la sous-région, comme souligné par l’institution sous-régionale.
Alors que le projet est encore dans les tuyaux, la BCEAO mobilise déjà les développeurs d'applications « qui souhaitent intégrer une solution de paiement à leurs produits », pour en prendre connaissance, à travers un webinaire de présentation qui aura lieu le 16 novembre 2023.
La rencontre virtuelle offrira notamment aux développeurs, l'opportunité de découvrir en détail, le fonctionnement de ce futur système de paiement.
Pour l'institution sous-régionale, ce dernier développement vient ponctuer un intérêt de plus en plus marqué pour la combinaison des nouvelles technologies pour le développement de solutions financières dans l’espace sous-régional. La Banque centrale a exprimé notamment sa volonté de renforcer le suivi des Fintechs dans l'espace communautaire.
Ayi Renaud Dossavi
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Le président togolais Faure Gnassingbé prend part aux travaux du 22e Forum Économique International sur l’Afrique ouvert ce mardi 31 octobre 2023 à Paris. Le dirigeant du pays ouest-africain assiste à cette rencontre organisée par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), en partenariat avec la Commission de l’Union Africaine, aux côtés d’éminentes personnalités du continent, notamment des chefs d’État et de gouvernement.
Ouverture du #ForumAfrique: Investir en Afrique pour une croissance inclusive & un #DéveloppementDurable.
— Mathias Cormann (@MathiasCormann) October 31, 2023
Riches discussions sur les politiques publiques & meilleures pratiques, & les possibilités pour approfondir encore le partenariat OCDE-Afrique.
➡️ https://t.co/eF5TYCxKUq pic.twitter.com/s3wyYzaQKJ
A cette assise, les dirigeants du continent aborderont des sujets relatifs à l'investissement en Afrique pour une croissance inclusive et un développement durable. L’opportunité sera donnée au n°1 togolais de partager la vision du pays sur l'investissement en vue du développement de l'Afrique, et les initiatives mises en branle par Lomé pour attirer les investisseurs.
Les participants vont discuter également des politiques publiques et des meilleures pratiques ainsi que des possibilités pour approfondir le partenariat OCDE-Afrique.
Les échanges seront axés aussi sur l’exploration des opportunités d’investissement sur le continent, les solutions pour stimuler l’investissement durable et les réformes de l’architecture financière mondiale susceptibles d’améliorer l’accès à un financement abordable.
Esaïe Edoh
A Lomé, le rendez-vous économique AfricTalents, organisé par le cabinet de recrutement Africsearch, se tiendra du 1er au 2 décembre 2023, pour sa quatrième édition, selon l'Agence Ecofin. La rencontre se déroulera au Centre de conférences d'Ecobank Transnational Incorporated (E.T.I.).
Pour les organisateurs, cet événement vise à créer une passerelle entre les entreprises et les diplômés, qu'ils soient des cadres locaux ou de la diaspora. Ce sera notamment l'occasion pour les recruteurs à la recherche des meilleurs talents du Togo, de l'Afrique de l'Ouest et d'ailleurs, de détecter de nouvelles ressources. Les jeunes diplômés et les cadres expérimentés en quête de nouvelles opportunités peuvent s'inscrire sur la plateformehttp://www.africtalents.fr.
Rappelons que le cabinet Africsearch a été fondé en 1996 et se positionne comme un leader du recrutement et du conseil en performance RH en Afrique, spécialisé dans l'identification des dirigeants et cadres expérimentés. La première édition du Forum AfricTalents s'est tenue en 1999, et l'événement a déjà connu des éditions en France, au Sénégal, en Côte d'Ivoire, au Cameroun et au Togo.
Il est à noter que dans quelques semaines, Lomé accueillera également la prochaine édition du sommet AFIS sur l'industrie financière en Afrique (AFIS 2023), les 15 et 16 novembre 2023.
Ayi Renaud Dossavi
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Les exportations du café et cacao au départ du Togo ont enregistré une nouvelle hausse au terme de la campagne de commercialisation 2022-2023. Elles ont atteint 3 500 tonnes pour le café et 9 000 tonnes pour le cacao, selon le Comité de coordination de la filière (CCFCC), qui a procédé au lancement de l’opération de vente 2023-2024, le vendredi 27 octobre à Kpalimé.
Ces données comparées à celles de la précédente campagne, à savoir 3 200 tonnes de café et 5 500 tonnes de cacao, reflètent une tendance haussière de 9% et 63% respectivement pour les produits.

Une nouvelle croissance, après un rebond enregistré l’année dernière. Précisément, au cours de la campagne 2021-2022, 3.200 t de café ont été vendues contre 2 000 t en 2021. Ce qui représente une hausse de 60% en une année. La quantité de cacao exportée était ressortie à 5.500 tonnes en 2022 contre 5.400 tonnes, traduisant une progression d’environ 2%.
Pour le compte de cette nouvelle campagne, le CCFCC a invité les acteurs des deux filières à saisir les opportunités qu’offre la commercialisation, notamment la diversification des marchés et la négociation des prix plus rémunérateurs.
« Si notre ambition est d’arriver à en consommer la plus grande partie localement, il va sans dire qu’une bonne partie est destinée pour le moment à l’exportation. Nous devons donc viser l’augmentation de notre production qui reste encore faible. Pour y arriver, il faut accroître les surfaces cultivables, et augmenter la productivité des plantations », a conseillé pour sa part, la ministre chargée du Commerce, Kayi Mivedor.
Esaïe Edoh
Il se tient demain mardi 31 octobre 2023, une rencontre virtuelle sur le thème : "les stratégies numériques pour booster la consommation locale au Togo". Le webinaire, prévu pour 5h00, est organisé dans le cadre du Mois du Consommer Local par le ministère en charge du commerce et ses partenaires, réunira des experts et des acteurs clés du secteur.
Parmi les panélistes, on retrouvera Mme Ameyo Adovon, Directrice de la consommation locale, Dr Yao Sogadji, Président de la Ligue des Consommateurs du Togo (LCT), Edem Adjamagbo, CEO et fondateur de Semoa, expert en finance digitale, Sitou Yibokou, Associé-Gérant de Made in Togo et promoteur de la "Semaine du eCommerce" au Togo, ainsi que Rachid Mensah, consultant spécialisé dans les processus numériques.

La participation est ouverte à tous les acteurs intéressés, qu'ils soient cadres de l'administration publique, acteurs du secteur privé, membres de la société civile, partenaires techniques et financiers, ou promoteurs de produits locaux. L'objectif de cette rencontre est de discuter des stratégies numériques visant à stimuler la consommation locale au Togo.
Le Mois du Consommer Local en est à sa 4e édition au Togo, et il vise à promouvoir les produits et services nationaux sur l'ensemble du territoire.
Consultez ici le lien d'accès.