Bénéficiant déjà d’un appui pour structurer son secteur du numérique, notamment de la part du Programme Seuil du MCC et de la GIZ, le Togo devrait être à nouveau accompagné par l’institution américaine dans le cadre de son programme Compact, alors qu’il ambitionne de devenir un hub numérique sous-régional.
Alors que le Togo formule actuellement son programme Compact avec le MCC, un programme de financement estimé entre 300 et 500 millions de dollars, voire plus, qui devrait être opérationnel d’ici à deux ans, c'est-à-dire en janvier 2026 selon le chronogramme, le 25 janvier dernier a marqué le moment de faire le bilan à mi-parcours des préparatifs. La société civile, les acteurs du secteur privé et les parties prenantes institutionnelles étaient présents lors de cette revue de l’état d’avancement de la phase de préparation, qui a débuté il y a un an et devrait se conclure en décembre 2024. À la CMC-MCC, la cellule de mise en œuvre du programme au Togo, on en est à la phase des études de faisabilité des projets, qui dans une prochaine étape seront soumis au MCC pour financement. Dans ce programme Compact, pour lequel le Togo a été déclaré éligible le 14 décembre 2022, deux secteurs sont ciblés : celui des TIC et celui de l’énergie.
Dans le secteur des TIC en particulier, Lomé se mobilise autour de trois projets clés alignés sur sa vision de devenir un hub numérique sous-régional à l’horizon 2030. Cette ambition, soutenue par des partenaires internationaux, reflète une volonté politique forte de digitaliser l'économie togolaise et d'améliorer significativement la connectivité à travers le pays.
Le premier projet se concentrera sur l'évaluation et l'extension de la connectivité internet. Une étude de marché détaillée est en cours pour dresser un diagnostic précis de la situation actuelle, identifier les zones sous-desservies et les opportunités pour les opérateurs de télécommunication. L'approche est censée aider à cerner les besoins spécifiques des populations et à s'assurer que l'expansion du réseau réponde efficacement à la demande croissante de services numériques, explique-t-on au sein de la CMC-MCC.
Le deuxième projet s’attaquera à la cartographie des infrastructures existantes et à l'identification des zones stratégiques pour le déploiement de nouveaux réseaux, détaille-t-on. Envisageant des solutions technologiques innovantes, telles que des alternatives à la fibre optique, ce plan a pour ambition de garantir une connectivité fiable et accessible même dans les régions les plus reculées du Togo.
Quant au troisième projet, il devrait se concentrer sur l’évaluation des besoins en subventions des secteurs public et privé ainsi que des bailleurs de fonds pour le déploiement des infrastructures nécessaires. Selon la cellule, « cet aspect financier crucial vise à établir des indicateurs de rentabilité permettant d'assurer la viabilité à long terme des investissements. »
Au-delà des aspects techniques, une attention particulière est portée aux impacts environnementaux et sociaux des projets. D’après Joseph Doe, analyste projet au sein de la CMC-MCC, des études transversales sont prévues pour prendre en compte la question de l'inclusion numérique, avec pour objectif de « veiller à ce que les bénéfices de la digitalisation profitent à tous les Togolais, sans exclusion ». Les obstacles à l'adoption des paiements numériques vont également être scrutés, avec dans le viseur la création d'une plateforme interopérable pour simplifier les transactions financières.
Cette stratégie globale s'inscrit dans une réflexion plus large sur l'intégration du numérique dans des secteurs clés tels que la santé, le commerce, la logistique et l'éducation, évaluant les potentiels de croissance et les défis, notamment en termes de sécurité des données, insiste l’analyste projet.
Fiacre E. Kakpo
La liste des lauréats de la sixième édition du ‘Togo Top Impact’, qui célèbre les personnalités et entités marquantes de l’année, a été dévoilée. C’était au cours d’un dîner de gala organisé à l’Hôtel Sarakawa de Lomé, le samedi 27 janvier 2024.
Pour le compte de cette nouvelle édition, 22 catégories de prix dont des prix spéciaux, ont été décernées aux personnalités de divers secteurs en récompense de leurs actions au cours de l’année écoulée, en lien avec le thème de cette 6ème édition : « stabilités sociale, climatique et sécurité des communautés ».

A cette soirée de récompenses, le Président togolais, Faure Gnassingbé, qui s’est investi diplomatiquement dans la résolution des crises socio-politiques dans la sous-région ouest-africaine, a été distingué avec le prix spécial de la Promotion de la Paix, de la Cohésion sociale et de l’unité africaine. Le prix de la personnalité de l'année est décerné à Bémah Gado, entrepreneur spécialisé dans le tri, la collecte et le recyclage du plastique.
Kabiégo Abiba, commerçante de produits céréaliers à Dapaong et Laré Liyielibe Benjamin, Directeur général de la société Yedoubé Transport, ont été sacrés respectivement meilleure Femme Manager de l’année et Meilleur Homme Manager de l’année.
Sur la liste des lauréats se retrouvent également Ingrid Awadé, directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) ou encore Adoyi Esso-Wavana, Conseiller spécial du Président de la République, chargé des affaires fiscales.
Le Palmarès complet TTI 2023
Prix de la Promotion de la Paix, de la Cohésion sociale et de l’unité africaine : Faure Essozimna GNASSINGBE
Personnalité de l’année : BEMAH Gado
Meilleure Femme Manager de l’année : KABIEGO Abiba
Meilleur Homme Manager de l’année : LARE Liyielibe Benjamin
Meilleure Femme Leader de l’année : YACOUBOU Fatimatou
Meilleur Jeune leader de l’année : NDAYAMBAJE Berwa Pascaline
Meilleur Acteur culturel de l’année : TCHEDRE Gbati
Meilleur acteur Média de l’année : ABAKI Luc
Meilleur Togolais de la Diaspora de l’année : TANOU Aboudoulahi
Meilleure innovation technologique de l’année : Dansam Lory
Meilleur entrepreneur rural de l’année : DJAKA Komlan
Meilleure entreprise eco citoyenne de l’année : Green Industry Plast-Togo
Meilleure action environnementale de l’année : ONG ECO IMPACT
Commune Modèle de l’année : Commune TCHAMBA 1
Meilleure Initiative Jeunesse de l’année : EGLII
Meilleure Revendeuse de Plats Togolais : FALDELICE
Prix d’Excellence : AWADE Ingrid
Prix d’Honneur : Hble Princesse Raymonde Kayi LAWSON
Prix du Meilleur acteur du développement communautaire : ADOYI Essowavana
Prix du Jury : Dr Gilbert TSOLENYANOU
Prix de la meilleure société de Coopérative de l’année : KPOGLI Koffitsè
Prix du meilleur de promotion de sport communautaire : ISSA Hassane.
À fin 2023, le taux de décaissement global du Projet d’Amélioration de la Qualité et de l’Équité de l’Éducation de Base (PAQEEB) est de 49,51 % pour un montant de 7,8 milliards de FCFA. Le bilan de l’exécution financière et physique du PTBA 2023 révisé au 31 décembre 2023 affiche un taux d’exécution financière de 55,52 % contre 86 % de taux d’exécution physique.
Ces chiffres ont notamment été présentés devant un parterre de bénéficiaires par la Banque mondiale au Togo, lors d'une rencontre d'échanges la semaine écoulée. Pour l’occasion, le Représentant Résident, Fily Sissoko, a reçu un groupe de 30 jeunes, des membres de l'équipe du projet PAQEEB, des membres du ministère de l'éducation primaire, ainsi que des représentants de l'inspection générale de l'éducation. Ce fut le lieu pour lui de rappeler l’importance que tient l’éducation au sein des actions de son institution.

Appuyée par la Banque mondiale, cette initiative est portée par le gouvernement togolais à travers le Ministère des enseignements primaire, secondaire et technique, pour relever un certain nombre de défis du secteur éducatif, notamment le déficit dans les acquis scolaires dans le primaire, le faible accès à l'éducation de base, la faible capacité d’accueil du système à tous les niveaux, particulièrement au primaire et au premier cycle du secondaire.
Dans le cadre de son déploiement, la construction de 159 salles de classe a été lancée au profit de quatre régions du Togo, et 67 ont été réceptionnées à ce jour ; 325 tables-bancs sur un total de 3825 ont déjà été livrées.
De même, près de 10 000 directeurs d'écoles et enseignants de CP1 et CP2 ont été formés à l'utilisation des nouveaux manuels de CP1 et CP2 (dont 5135 au CP1 et 4730 au CP2) ; plus de 2600 directeurs d’écoles et enseignants de CP1 et 2700 directeurs d’écoles et enseignants de CP2 des écoles privées laïques et des écoles confessionnelles du pays ont été formés sur les nouveaux manuels de CP1 et CP2.
Prévu pour une durée de cinq ans (2021-2026), le programme a un coût global de 60,1 millions de dollars US, dont 45 millions de dollars US de financement IDA (50 % de don et 50 % de prêt).
Ayi Renaud Dossavi
Eligible au programme Compact du Millennium Challenge Corporation (MCC) depuis le 14 décembre 2022, le Togo s'active depuis un an à la formulation dudit programme, qui ne devrait entrer en vigueur qu’en janvier 2026. C'est une phase d'identification et d'étude des projets phares dans le numérique et le secteur de l'énergie, qui bénéficieront de ce financement record, estimé entre 300 et 500 millions de dollars.
Lors d'une récente rencontre organisée par la Cellule de mise en œuvre du Compact (CMC-MCC) le 25 janvier 2024, pilotée par Kpowbié Tchasso Akaya, Secrétaire Général du ministère de l’Économie et des Finances et coordonnateur national du Programme Compact au Togo, les contours de ce programme ont été précisés. Cette réunion a rassemblé les acteurs clés du secteur, y compris des représentants du secteur privé, de la société civile, des professionnels des médias, ainsi que des partenaires financiers et techniques, afin de discuter des progrès réalisés dans la formulation du programme compact.
Sur le plan énergétique, l’un des deux secteurs retenus dans le cadre de ce programme, l’approche est double : stimuler une consommation d'électricité génératrice de valeur et augmenter la production locale pour réduire la dépendance aux importations, alors que le pays a pour ambition d’atteindre l’accès universel d’ici à 2030.
Ainsi, une attention particulière est portée à l'accroissement de la production locale d'électricité. "Notre objectif est d'accroître la production locale d'électricité, car une grande partie de notre consommation est actuellement importée", a précisé un des chefs projets énergies de la CMC-MCC.
Ainsi, le Togo voit, à travers le Compact, une opportunité de renforcer son infrastructure de transport d'électricité : "La question du transport d'électricité est également cruciale, impliquant l'acheminement de l'électricité produite vers les zones de consommation. Il s'agit notamment des lignes haute tension qui forment le réseau principal, reliant les centres de production aux zones de consommation. Nous envisageons de construire de nouvelles lignes pour soulager celles existantes et d'implémenter des systèmes de stockage pour maintenir l'approvisionnement, en cas de coupures," indique-t-on.
Et pour réduire les interruptions de service, la modernisation du réseau de distribution figure parmi les priorités. Un projet spécifique vise à moderniser le réseau en intégrant des capteurs et des systèmes de contrôle à distance. “Nous planifions plusieurs projets pour étendre le réseau à Lomé et dans d'autres villes ou zones rurales. Un projet spécifique vise à moderniser le réseau de distribution en intégrant des capteurs et des systèmes de contrôle à distance pour détecter et adresser plus efficacement les pannes, réduisant ainsi les temps d'interruption et facilitant la gestion du réseau,” détaille le project-analyst.
Selon les informations confirmées par Claudia Pirela, Directrice résidente adjointe du MCC, des études de faisabilité sont en cours pour soutenir ces projets d'infrastructure, avec un focus particulier sur les besoins en ressources humaines locales. “Nous demanderons donc aux cabinets d'analyser les formations disponibles et les besoins spécifiques des acteurs pour garantir la mise en œuvre réussie de ces projets. L'objectif est de s'assurer que, une fois les projets lancés, ils seront pris en charge et poursuivis par des professionnels locaux compétents”, assure la partie togolaise.
Et d’ajouter : "Ces études incluront une analyse de la demande pour identifier les principaux centres de consommation et la nature de la demande (résidentielle ou industrielle), évaluer les défis à la connexion et proposer des solutions adaptées".
Enfin, le Togo aborde également avec sérieux, les questions de durabilité et d'inclusion. "Nous sommes conscients de l'importance des enjeux environnementaux, sociaux, ainsi que de la nécessité d'assurer l'égalité des genres et l'inclusion dans tous nos projets", a affirmé Akaya.
Fiacre E. Kakpo
Face à nouvelle crise qui s’annonce au sein de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), avec le retrait du Mali, Niger et Burkina Faso, l’organisation sous-régionale veut jouer la carte de l’apaisement et des négociations.
En effet, peu après un communiqué conjoint annonçant le retrait "avec effet immédiat" de ces trois pays du Sahel, la Commission de la CEDEAO n’a pas tardé à réagir.
Pas (encore) de notification officielle
Dans un communiqué en date du 28 janvier 2024, on relève d’ores et déjà que “la Commission n'a pas encore reçu directement une notification formelle des trois États membres, concernant leur intention de se retirer de l'organisation”.
Par ailleurs, elle indique que “Le Burkina Faso, le Mali et le Niger demeurent des membres importants de la Communauté” et qu’elle reste déterminée à trouver “une solution négociée” à l'impasse politique.
Communique de la CEDEAO pic.twitter.com/UcIwAIuhGT
— Ecowas - Cedeao (@ecowas_cedeao) January 28, 2024
Futures conséquences ?
Le retrait de ces trois pays sahéliens, s'il se concrétise, ne sera pas sans répercussions économiques dans la région. Il est pour l’heure difficile de voir dans quelle mesure cela impacterait les flux commerciaux, en fonction des dispositions qui seraient prises avec leurs voisins côtiers. Sachant, par exemple, que le Togo et le Bénin sont des points d’entrée de produits importés vers ces pays enclavés. Dans un premier temps, ce retrait affecterait surtout la libre circulation des personnes, en raison de restrictions aux frontières. À cet égard, la CEDEAO reste l’une des régions où il est le plus facile de circuler dans la zone subsaharienne.
Ces développements affecteront également l’évolution de la situation sécuritaire dans le Sahel, sachant que quelques semaines plus tôt, les autres pays quittaient également le G5 Sahel.
Du côté de Lomé, la diplomatie togolaise n’a pas encore réagi. Une réaction qui est sans doute attendue, étant donné que le pays s'est fortement impliqué pour maintenir le dialogue entre les différentes parties ces derniers mois, au point d’être choisi comme “médiateur” auprès de la CEDEAO. De plus, avec son port, Lomé est un important partenaire commercial pour ces pays de l’hinterland, comme point d’entrée de produits d'importation du reste du monde.
Pour rappel, la CEDEAO compte 15 pays membres, le Togo, le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Côte d'Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée (Conakry), la Guinée-Bissau, le Libéria, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, et la Sierra Leone.
Le trio du Mali, Niger et Burkina Faso représente environ 6% du PIB de la Communauté (contre, par exemple, quelque 75% pour le Nigeria, et 10% pour la Côte d’Ivoire) ; avec 56,8 milliards de dollars pour le Mali (en parité de pouvoir d'achat), 39,4 milliards de dollars pour le Niger, et le Burkina Faso avec 57,7 milliards de dollars, selon les statistiques de la Banque mondiale. Les trois pays représentent également une population de 70 millions de personnes.
Ayi Renaud Dossavi
Après avoir réussi ses deux premières sorties de l’année sur le marché des titres publics de l’Umoa, le Togo lance un nouvel appel d’offres pour collecter 30 milliards FCFA auprès des investisseurs de la sous-région. C’est via une émission simultanée de Bons (BAT) et d'Obligations Assimilables du Trésor (OAT) qui sera clôturée le vendredi 2 février 2024.
Les BAT sont d’un nominal de 1 million FCFA, émis sur la maturité de 364 jours et assortis de taux d’intérêt multiples. Quant aux OAT, elles sont d’un nominal de 10.000 FCFA et rémunérées aux taux de 6,4% sur la maturité de 5 ans.
Selon l’appel d’offres, le Trésor public togolais ambitionne de collecter 15 milliards FCFA via les BAT. Le même montant sera également levé grâce aux OAT.
Avec les ressources mobilisées, le Togo veut assurer la couverture des besoins de financement de son budget, exercice 2024, qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 2179 milliards FCFA. Le pays cumule déjà cette année 52 milliards FCFA d’emprunt sur le marché financier régional.
Esaïe Edoh
L’exécutif togolais, comme en 2023, prévoit 13 milliards FCFA pour assurer la sécurité alimentaire et la résilience de sa population cette année, selon la loi de finances. Cette dotation prévisionnelle correspond à 25% du budget total du ministère de l’agriculture, de l’élevage et du développement rural, qui s’établit à 52 milliards FCFA.
Concrètement, il s’agira pour ce ministère de se mobiliser pour l’élimination de la faim, la consolidation de la sécurité alimentaire, l’amélioration de la nutrition et la promotion d’une agriculture durable. Ceci passera par le financement des projets portés par le ministère, notamment le plan septennal de sécurité alimentaire du Togo sur la période 2024-2030 validé en juillet 2023.
Les ressources allouées seront également injectées dans la transformation structurelle des systèmes alimentaires, conformément à l’ambition des autorités togolaises, déclinée dans la feuille de route gouvernementale 2020-2025.
L’Agence nationale de sécurité alimentaire du Togo (ANSAT) devrait aussi bénéficier d’appui grâce à cette enveloppe pour poursuivre la mise en œuvre de sa politique d’achat et de stockage des céréales ainsi que de préfinancement des producteurs agricoles.
Notons que pour garantir l’autosuffisance alimentaire, l'exécutif encourage les agriculteurs à produire en quantité pour couvrir le besoin national. « Nous devons nous nourrir nous-mêmes, vivre de nos activités agricoles, subvenir à nos propres besoins et à ceux de nos familles pour mieux investir dans le développement économique du pays », avait déclaré le Président Faure Gnassingbé à Tsévié, en janvier 2023 à la clôture du Forum des producteurs agricoles du Togo (FoPAT).
Esaïe Edoh
Au Togo, Ahoé, une web-série suscite de l’engouement depuis le 1er décembre 2023. Tournée en langue locale, façonnée selon les standards internationaux et ancrée dans les réalités togolaises et africaines, la série est diffusée gratuitement sur les réseaux sociaux. Dans une interview accordée à Togo First et l’Agence Ecofin, la scénariste Madie Foltek, co-autrice de la série revient sur l’univers de l'œuvre, son succès, et les perspectives.
Qui est Madie Foltek ?
Madie Foltek est une femme togolaise au large sourire, comme vous pouvez le voir souvent. J'ai fait des études cinématographiques avec une spécialisation en scénarisation aux États-Unis. Je suis la scénariste de la web-série Ahoé.
J'ai toujours été passionnée par la culture. Tout a commencé avec la lecture : j'adore lire. Toute petite, j'étais le genre à aller au CCF (Centre culturel français, ndlr), lire des livres. En cours primaire, ma matière préférée était donc bien évidemment le français. J’adorais écrire et inventer de petites histoires. Mais c'est vraiment à l'âge de 12 ans que j'ai écrit une histoire à proprement parler, après l’hospitalisation de ma mère. J’ai voulu lui écrire une histoire, pour la divertir, et elle y a trouvé énormément de potentiel et m'a encouragée à écrire. Mais pour moi, cela restait toujours un loisir, malgré les encouragements d’un de mes professeurs de français au collège.
En même temps, j'étais passionnée par le cinéma. Avec mes frères et ma sœur, on regardait beaucoup de films, analysait les scènes, les pièces de théâtre et tout ça. Je crois que c'est là où mon esprit, on va dire analytique, s'est réveillé en ce qui concerne les films. Mais cela restait un hobby, pas un probable métier.
Le déclic est venu après mes études aux États-Unis où je me suis formée à la publicité et à la scénarisation. Entre temps, je suis revenue au Togo pour m'assurer qu'il y avait quand même une demande pour les scénaristes. Pendant notre parcours de formation, l’accent était surtout mis sur la pratique, donc j’ai essayé des vidéos, des films, des courts-métrages, où j’ai assumé plusieurs rôles.
A mon retour au Togo, j'ai travaillé avec Angéla Aquereburu et Jean-Luc Rabatel de Yobo Studios. On s'est rencontrés parce qu’ils cherchaient un scénariste, et que j’ai été recommandée. Je leur ai parlé du projet d'Oasis, série qui sera diffusée sur Canal+. C'est là qu’a débuté notre collaboration, et qui a vu des projets comme Hospital IT, la série médicale qui est sur TV5 Monde, ou Zem.
? Grâce aux scénaristes, les idées deviennent des histoires qui prennent vie sur nos écrans !
— AHOÉ | La web-série (@ahoewebserie) January 16, 2024
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Comment est né Ahoé ?
Depuis toujours, Angéla avait toujours en tête de faire quelque chose pour les Togolais. Puisque Oasis et Hospital IT, c'étaient pour des chaînes panafricaines. Donc, ça veut dire qu'il faut un peu plaire à tout le monde. On ne peut pas faire un truc uniquement adressé aux concitoyens, parce que ces chaînes sont regardées partout.
“ Si on parle aux Togolais, pourquoi ne pas raconter nos réalités ?”
Donc, on voulait vraiment faire quelque chose pour nous. Surtout que nous sommes parties du constat que la plupart des compatriotes au pays et en Occident n'ont pas accès à nos séries, parce qu'ils n'ont pas forcément accès à Canal+, TV5 Monde. Même au pays, tout le monde n’a pas les moyens de payer un abonnement Canal+, par exemple. On réalisait des choses, mais les gens n'y avaient pas accès, et la diaspora se plaignait énormément.
Avec Angela, on a donc lancé un sondage pour voir si la diaspora, je le précise parce qu’à la base c'était cela, voudrait bien nous accompagner, pour qu’on leur fabrique du contenu qui sera diffusé gratuitement sur YouTube en mina. Il faut dire aussi qu’Angela avait déjà essayé une démarche similaire de cagnotte participative mais cela n'avait pas vraiment marché. Je lui ai dit, “jetons la bouteille à la mer, on verra”.
Et ça a pris. Tout le monde était partant, il y avait des retours très positifs. Les gens ont dit, “oui, on va faire” quand la cagnotte a été lancée. Nous avons demandé 15 millions FCFA. Ça ne coûte pas 15 millions pour faire une série, mais on savait qu'on ne pouvait pas demander plus. On voulait faire un test, en fait. Donc, on s’en est tenu à cela. Au total, nous avons eu 8 millions. Yobo Studios a ajouté un peu de ressources, tout comme l'association de promotion culturelle Vegon qui a porté le projet.
Mais avec ça, on ne pouvait pas payer toute l'équipe. Parce qu'on va dire que pour lancer une série, un épisode, il faut minimum 15 millions. Une série comme ça. Donc, on a dit à l'équipe dès le début : “Voici le projet qu'on a, mais on ne peut pas vous payer. Nous pourrons assurer le transport, la nourriture et tout ça. Mais c'est tout. Est-ce que ça vous intéresserait ?”.
Toute l'équipe, tous les techniciens, tout le monde a accroché et a adhéré. On a insisté sur le fait qu’on voulait le faire en Mina, et qu'on voulait cibler le Togolais de façon générale. Ils ont adhéré au projet et ils ont travaillé sur ce projet sans recevoir un seul franc. Pour nous, c'était incroyable.
Donc, une fois que les gens ont accepté de nous accompagner avec la cagnotte, Angela et moi, avons fait des séances de remue-méninges pour trouver une histoire, créer une histoire avec d'autres volontaires qui voulaient bien nous aider. Et on s'est demandé ce qu'on voulait raconter.
Si on parle au Togolais, pourquoi ne pas raconter nos réalités, nos quotidiens, les problèmes que nous avons, les joies, les peines, ce qui se passe dans nos familles ? C'est comme cela que nous avons eu l'idée de faire rentrer Eli, (Bienvenue Gagalo, NdlR) qui est le personnage principal, de France, après des années passées là-bas, pour enterrer sa mère.
Donc, pour lui, qui a des idées préconçues vu que cela fait des années qu'il est parti, il rentrerait juste inhumer sa mère et repartirait. Or, au Togo, cela ne se passe pas comme cela. On ne peut pas rentrer de l’extérieur et essayer d'imposer les choses et tout ça. C’est comme ça que l'idée est venue.

Donc voilà, fabriquer du contenu pour les Togolais. Mais on s’est toujours dit qu'il fallait des sous-titres en français et en anglais pour ne pas limiter l’accès.
Comment se sont fait le casting et le tournage ?
Il faut savoir que la plupart des acteurs qui sont dans Ahoé, sont déjà sur les deux projets précédents, Oasis et Hospital IT. Atavi-G, (alias Cyprien, ndlr) par exemple, était dans la première saison d'Hospitalité. Il y avait déjà tout un monde dans le répertoire de Yobo Studios.
Donc le casting n’a pas été très difficile, du point de vue de la recherche des acteurs. Une fois les rôles affinés, on a quand même organisé des auditions pour trouver qui serait l’idéal pour tel ou tel personnage. Atavi-G et Sanvee Beno (alias Lionel, ndlr) faisaient déjà partie du pool d’acteurs, mais on les a contactés pour savoir s'ils seraient intéressés. Le premier a accepté de revenir sur le projet parce qu'il savait que le second serait là. Cela faisait des années qu'il essayait de le retrouver, donc on leur a donné l'occasion de le faire.
?Atavi-G alias Cyprien LE GOAT est reçu à la Télévision Nationale Togolaise.
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Rendez-vous ce jeudi 18 Janvier 2024 à 11h30 GMT dans l'émission "La Poz".
Préparez-vous à découvrir un homme qui a consacré sa vie à l'excellence du théâtre togolais.#Ahoewebserie #Ahoe #lapoztvt pic.twitter.com/W2rmKoU9WN
D’autres exemples sont là, comme Florent Banissa (alias Socrate), qui avait aussi fait partie d’Oasis.
Le texte a été écrit pendant le Covid-19, c’est d’ailleurs pour cela que nous avons fait allusion pendant la série à des frontières fermées. Quant au tournage, cela s’est fait en un mois. De juin à juillet l’année dernière. Et c’est là où nos partenaires ont été précieux.
Quand nous lancions la cagnotte, on avait précisé que ce n’était pas que financièrement que nous voulions de l’accompagnement. Pas juste de l'argent, mais aussi des maisons, des boutiques, des restaurants, des voitures, à nous prêter. A Aného (Préfecture des Lacs), le maire a également accepté de nous accompagner.
✨ Derrière chaque grand projet, se trouve une productrice déterminée !
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Découvrez l'essence de ce métier avec notre productrice Angela Aquereburu. ?
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Avez-vous été confrontés à des défis pendant la production ?
Tout revenait à l'argent. Déjà, il nous fallait du talent pour ce projet. Ce n'est pas parce que c'est bénévole que ça doit être mauvais. La même attention, la même qualité que nous avons exigé pour les précédentes œuvres, étaient de nouveau là.
Donc il s’agissait surtout de réussir à produire quelque chose de beau, malgré le fait que tout le monde travaillait gratuitement, sans un franc. Et c’est valable pour l'équipe technique aussi. Que ce soit au niveau de l’équipe de communication qui travaille depuis un an dessus, à tout ce qui est lié à la musique, la bande originale, tout le monde a donné du sien, sans rien prendre en retour.
Il y a eu des imprévus, mais on a su avancer. Yobo Studios a toujours été dans la mentalité de « il faut cultiver l'excellence », et pour nous, ce n’est pas parce qu'il n'y a pas d'argent qu'on va servir, excusez-moi le terme, du caca, aux gens.
Il y a une semaine, vos comptes sociaux ont annoncé : ‘Ahoé, c’est fini’. Dans la foulée, vous avez lancé une cagnotte pour soutenir la suite de la série. Est-ce dû à l’engouement du public ?
En fait, c’était le deal depuis le début. Si vous voulez qu'on fasse du contenu, il va falloir contribuer. On voulait faire cette série sans compter sur les diffuseurs classiques qui auraient un droit de regard sur ce qu'on dit et comment on le dit. L'idée, c'était vraiment d'être libre et de pouvoir raconter nos histoires à nous. Donc, depuis le début, on avait décidé que si on devait faire ce truc, ce serait grâce au financement participatif.
Quand on a fait Ahoe, on avait dit que même avec les 8 millions FCFA, on voulait quand même montrer aux Togolais ce qu'on peut faire avec le peu qu'on a eu. On voulait leur dire « Imaginez ce qu'on peut faire si on a plus ».
Pour soutenir la suite d’AHOÉ, c’est par ici ? https://t.co/T3sbjD2EAb
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T-MONEY : 70 50 00 00 / FLOOZ : 96 01 01 96#Ahoewebserie #Ahoe #Togolais228 pic.twitter.com/RTGhLCAVQL
C'est vrai qu'on savait que l'histoire allait plaire, mais l'engouement qu'il y a eu autour de la série, disons que ça nous a dépassé nous-mêmes. C'était une belle récompense pour l'équipe, mais c'était toujours prévu qu'on allait lancer une nouvelle cagnotte pour pouvoir en faire plus.
Donc, quand dans les commentaires, les gens disent « Ah, on adore, dites-nous comment on peut soutenir, on veut plus », là, on vous annonce « Ok, d'accord, nous allons faire plus, mais là, il faut que vous mettiez la main à la poche ». C'est le nerf de la guerre, l'argent. C'était une stratégie digitale, une stratégie de communication de dire « Ahoe, c'est fini » … Les gens l'ont pris de façon littérale. « Ah oui, c'est fini. Il ne reste que deux épisodes ».
"Là, si on a les sous, c'est vraiment pour que les gens soient payés. Je vais vous donner l'exemple de l’actrice qui joue le personnage de Prénam (Jessica Djadoo, ndlr). Celle que tout le monde veut tuer sur les réseaux sociaux (Rires). Elle par exemple, est venue au casting du projet Oasis et nous avons eu un coup de foudre. Elle n'avait jamais joué avant. Elle était naturelle. Donc on lui a dit : On aimerait te proposer un rôle. Elle est tellement passionnée qu'elle a démissionné de son travail pour se concentrer sur le projet, et elle a joué sans être rémunérée sur Ahoé."

Depuis le début, c'était prévu que pour pouvoir arriver à un certain niveau, pour que la série puisse vivre et générer des revenus, il fallait à un moment que les Togolais de façon générale ou les amoureux du Togo mettent la main à la poche. Les gens avaient littéralement pensé qu’on n’allait plus diffuser les deux épisodes restants (le financement participatif a été lancé après la sortie de l’épisode 8, ndlr) alors que ceux qui nous suivent depuis le début ont compris. On avait toujours prévu qu'après le dernier épisode d'AHOÉ, on lancerait une campagne de financement participatif pour la suite.
Alors, est-ce que depuis le lancement de cette cagnotte-là, les retours sont intéressants à ce niveau ? Y-a-t ’il de l'espoir ?
Là sur le site on est à plus de 4,3 millions FCFA. On ne cache pas les choses, tout est visible sur la plateforme de la cagnotte. Je crois que la communication qu'on fera autour de la campagne de financement va jouer un rôle. Il y a encore des Togolais qui n'ont aucune idée que cette série existe. Il y a quelqu'un du Cameroun qui a demandé le lien de la cagnotte, des gens du Burkina Faso…etc.
La série restera-t-elle sur YouTube ou évoluera vers d’autres plateformes ?
Ahoe sera toujours sur YouTube, ça c'est sûr. Mais on n'est pas fermé, on réfléchit à différentes alternatives. Toujours sur YouTube, pour le futur mais pour qu'on n'ait pas toujours à demander aux gens de contribuer, il faut qu'on trouve une solution.
Pourquoi ne pas avoir une plateforme de streaming local ? Notre Netflix…Y fournir du contenu et faire payer les gens avec ce qu'ils ont. L'idée, c'est vraiment que ça reste accessible. On ne va pas faire un truc super cher que les gens ne peuvent pas payer. L'idée de base, c'est toujours de faire un truc accessible pour la population.
Actuellement, notre compte YouTube n'est pas monétisé. Il n'y a pas le Togo dans la liste des pays pour la monétisation et puis il y a un certain nombre de vues même quand la monétisation est possible. De toutes les façons, si Ahoé était monétisé, l'idée, encore une fois, serait de réinjecter ce revenu dans les prochains projets.
Avez-vous reçu une sorte d'appui, de soutien du ministère togolais de la culture, d'autorités ?
Au début du projet, de la diffusion, vous savez que la page X du ministère de la Culture et du Tourisme a réagi, pour nous encourager. Je sais que la page de la présidence avait aussi partagé nos publications. Le directeur de la cinématographie et de l'image animée, c'est l'un des plus grands fans de la série. On reçoit des messages de personnalités, d’autorités qui aiment beaucoup la série.
Avez-vous un mot à l’endroit de la communauté togolaise, de tous les suiveurs d’Ahoé ?
J'aimerais dire un grand merci à l'équipe parce que sans eux, on ne serait pas là. Merci à eux d'avoir accepté de soutenir ce projet. Ils ont fait du bébé d'Angéla et moi, leur bébé. Sans argent. Merci à Sanvee Beno et Atavi-G de nous avoir rejoint. Aujourd’hui, ils arrivent à avoir la visibilité qu'ils méritent. Parce que ça fait des années qu’ils sont dans le domaine.
J'aimerais remercier Angéla, je l'appelle ma « soulmate » (âme-sœur, ndlr) parce que c'est avec elle qu'on réfléchit à des idées folles et qu'on offre du contenu au public. Mais j'aimerais vraiment remercier aussi tous les internautes, au Togo et partout. Merci à eux pour l'engouement qu'il y a autour de la série. Merci à eux d'accepter de recevoir la chaleur d'Ahoé. Merci à ces gens qui regardent la série avec leur famille, Ils sont en mesure de regarder une série, un truc avec leurs parents et leurs enfants.
? Plus d’un Million de Vues ! ?
— AHOÉ | La web-série (@ahoewebserie) January 12, 2024
Nous avons franchi le cap du million de vues sur YouTube, et c'est grâce à vous, notre communauté extraordinaire !
Un million de mercis pour chaque clic, chaque vue et chaque partage. ? #Ahoewebserie #Ahoe #1MillionViews #TgTwittos pic.twitter.com/qeofsITgEx
Merci à vous les médias de nous accompagner, tous les commentaires, tous les likes, tous les partages, tout ce que vous faites pour que nous. On est émerveillés, on est reconnaissants. A très vite pour la suite.
Propos recueillis par Octave Bruce, Gilles Lawson et Servan Ahougnon.
Au Togo, le ministère de l'Agriculture, de l'Élevage et du Développement Rural a dévoilé, mercredi 24 janvier dernier, le bilan de ses activités couvrant la campagne agricole 2023-2024.
Sur la période, la production agricole s'est principalement concentrée sur le maïs et les produits maraîchers. Ainsi, au total, la préfecture des Lacs a enregistré des récoltes estimées à 625,044 tonnes de maïs, 867 tonnes de manioc, 124,3 tonnes d'arachides, 961,472 tonnes de tomates, 994,247 tonnes de carottes, 931,98 tonnes d'oignons et 822,5 tonnes de betteraves, indique l'Agence Togolaise de Presse (ATOP).
En termes d'appui à cette production, la préfecture a géré avec succès 1344,85 tonnes d'engrais, dont 800,95 tonnes de NPK et 543,90 tonnes d'urée, avec un stock résiduel de 80,65 tonnes d'engrais en fin de campagne. De plus, 1816 kg de semences de maïs, 334 kg de semences de riz et 110 kg de semences de soja ont été distribués aux agriculteurs locaux.
Parallèlement, des mesures visant à stimuler la production animale et halieutique ont été mises en place, notamment la vaccination des animaux, les inspections de la viande, des abattoirs et des poissons, afin de garantir la qualité des produits alimentaires issus de ces secteurs.
Pour l'avenir, la préfecture des Lacs a des perspectives ambitieuses, telles que le suivi et l'appui aux activités visant à valoriser la Zone d'Aménagement Agricole Planifiée (ZAAP) d'Avévé, la recherche de nouveaux sites pour de futurs aménagements, la sécurisation foncière des ZAAP et la poursuite des efforts de sensibilisation aux mesures de biosécurité dans le cadre de la lutte contre la grippe aviaire.
Située dans le sud côtier, la préfecture des Lacs compte plus de 241 000 habitants et est la deuxième préfecture la plus peuplée de la région maritime (hors Grand Lomé).
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) a accueilli officiellement sur son site Van Vliet Automotive Togo. C’est précisément sur le site annexe de la PIA que la filiale togolaise de Vliet Automotive Distribution, qui appartient au groupe néerlandais Van Vliet Automotive Group, va mener ses activités de vente et de maintenance des véhicules.
Sur l’espace industriel, Van Vliet Automotive Togo occupe une superficie de 9000 m², où la société va poursuivre la vente des produits notamment des gros camions, des bus, des tracteurs et des semi-remorques de marque Man et Volkswagen.
Grâce à son garage de poids lourds, Van Vliet va également assurer l'entretien, le diagnostic et la réparation des véhicules. En sus, la société va commercialiser des pièces détachées et des accessoires d'origine.
Selon la PIA, l’implantation de Van Vliet sur la PIA est le fruit d’un partenariat traduit par la signature d’un contrat de bail en mars 2022 entre les deux parties. « Cette installation officielle témoigne de l'engagement de Van Vliet à se doter des installations modernes et adaptées, pour mieux répondre aux besoins de sa clientèle », commente l’administration de la PIA.
Notons que Van Vliet est présent au Togo depuis 2017 et collabore avec plusieurs sociétés togolaises de transport, parmi lesquelles la SOTRAL (Société de transport de Lomé).
Esaïe Edoh