(Togo First) - Après la start-up nigériane Touch and Pay l’année dernière, c’est Koree, une application camerounaise qui "permet aux gens de récupérer leur monnaie", qui a remporté vendredi 06 octobre à Lomé, la 6e édition du concours Ecobank Fintech Challenge. Cette initiative annuelle, organisée par le groupe bancaire Ecobank, vise à encourager l'innovation dans le secteur de la technologie financière en Afrique. Koree, sous la houlette de sa fondatrice et CEO, Magalie Gauze-Sanga, s’est distinguée parmi les plus de 1 490 fintechs en compétition pour cette édition.
L'application dont l’objectif est de résoudre le problème de la pénurie de monnaie en Afrique francophone, a été couronnée lauréate, suivie de Makuta de la RDC et Flexpay du Kenya, qui ont respectivement remporté les deuxième et troisième places. Ces trois finalistes ont été choisis parmi huit concurrents pour la phase finale, et empochent ainsi des chèques de 50 000, 10 000 et 5 000 dollars respectivement.
Koree, c’est quoi ?
La vision de Koree est simple : permettre aux consommateurs de récupérer leur monnaie chez les commerçants partenaires, directement sur leur téléphone mobile, afin d'éliminer les frustrations associées aux coupons en papier. Une réponse directe au problème de pénurie de monnaie fréquemment rencontré en Afrique francophone. En complément, Koree introduit un système de cashback par lequel les consommateurs reçoivent une certaine somme d'argent en retour lorsqu'ils effectuent des achats chez ces commerçants. Ce cashback, qui récompense la fidélité des clients, est crédité sur une carte de fidélité numérique accessible via l'application Koree. Les utilisateurs peuvent ainsi accumuler de l'argent et l'utiliser pour des achats futurs chez les commerçants partenaires, ce qui leur offre une plus grande flexibilité et renforce l'inclusion financière.
Magalie Gauze-Sanga, première femme à remporter ce prix
C'est une première pour une start-up francophone et pour le Cameroun. Magalie Gauze-Sanga, la CEO de Koree, devient aussi la première femme à remporter ce prix dans un univers fintech où les figures féminines restent singulièrement rares.
La jeune start-uppeuse est diplômée de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et de l’EM Lyon, nantie d’un Master en Économie Internationale et d’un Master en Management. Elle a commencé sa carrière comme responsable régionale des services financiers chez JumiaPay pour l'Afrique de l'Ouest, puis a rejoint le réseau African Women in Fintech & Payments. Elle a également été COO chez Julaya et responsable des paiements chez Anka, avant de créer Koree.
« Je suis très contente d’avoir gagné ce challenge”, se réjouit la Camerounaise, qui, après avoir échoué à passer le cap de la sélection l’année dernière, a retenté sa chance cette année. “Nous avions postulé l'année dernière, mais hélas, étant encore en phase initiale avec seulement quelques mois d'existence, nous n'avions pas beaucoup de succès, ce qui nous a barré la voie de la sélection. Nous sommes revenus bien plus robustes pour cette édition”, a confié Gauze-Sanga.
Cap sur la Côte d’Ivoire
Koree, qui est prévu pour être déployé en Côte d'Ivoire d'ici à la fin de cette année, envisage de tirer parti de l'occasion offerte par la CAN se déroulant dans le pays ouest-africain. Actuellement, l'application est présente dans environ 40 magasins, attirant plus de 11 000 utilisateurs, et a numérisé 40 000 transactions en espèces cette année à Douala, indique la fondatrice. Pour soutenir son développement, la fintech a récemment réussi à lever 20 000 € auprès du réseau d'investisseurs Cameroon Angels Network (CAN).
Pour rappel, les finalistes d’Ecobank Fintech Challenge sont admis dans le programme Ecobank Fintech Fellowship, où ils ont l'opportunité d'explorer des accords, des intégrations et des partenariats commerciaux avec le groupe Ecobank.
Fiacre E. Kakpo

PANORAMA DES REFORMES
CREATION D’ENTREPRISE (plus d’infos)
15ème mondial et 1er africain sur l’indicateur Création d’entreprises du Doing Business (DB) 2020, le Togo poursuit sa dynamique réformatrice, avec de nouvelles réformes...
EXECUTION DES CONTRATS (plus d’infos)
Encore dans les profondeurs du classement Doing Business en matière d’exécution des contrats, le Togo, porté par sa dynamique d’amélioration de l’environnement des affaires, a mis les bouchées doubles cette année pour un bond qualitatif sur cet indicateur de choix. De nombreuses réformes sur l’indicateur de l’exécution des contrats et du cadre juridique...
COMMERCE EXTERIEUR (plus d’infos)
Mieux que par le passé, le Togo a significativement réformé l’indicateur « Commerce transfrontalier » par l’adoption d’une batterie de mesures, avec en toile de fond, la numérisation des actes et procédures. Lesdites réformes concernent principalement la dématérialisation et la réduction des délais, en matière d’importation et d’exportation.
PERMIS DE CONSTRUIRE (plus d’infos)
Passé de la 133ème place à la 127ème place sur l’indicateur « Obtention d’un permis de construire » dans la livraison 2020 du Doing Business, le Togo veut réitérer le même exploit dans la prochaine édition du rapport mondial de référence sur la facilité de faire les affaires. Une batterie de réformes a été mise en branle cette année dans ce sens.
RACCORDEMENT A L’ELECTRICITE (plus d’infos)
En constante progression dans le Doing Business sur cet indicateur depuis deux ans, le Togo s’est à nouveau armé cette année pour une performance de rang, en témoignent les nouvelles réformes opérées pour faciliter le raccordement à l’électricité et l’eau aux entreprises.
TRANSFERT DE PROPRIETE (plus d’infos)
Réduction drastique des délais, bond significatif dans le Doing Business, l’indicateur Transfert de propriété est celui sur lequel le Togo s’est le mieux amélioré depuis 2018. Encore dans les profondeurs du classement il y a juste deux ans, le pays ambitionne désormais le sommet de l’Afrique. Détrôner le Rwanda. Et pour y parvenir, aucun répit. Une nouvelle série de réformes a été lancée en 2020 pour maintenir le pays sur le trend de la progression.
PASSATION DES MARCHES PUBLICS (plus d’infos)
De la professionnalisation du métier de la commande publique, à la numérisation, passant par la réglementation législative, le cadre de la passation des marchés au public au Togo est en constant assainissement. Plusieurs réformes ont été implémentées pour améliorer la matière au grand bénéfice du secteur privé, moteur du Plan national de développement.
PAIEMENTS DES TAXES ET IMPOTS (plus d’infos)
En ligne avec l’amélioration de son environnement des affaires, le Togo a introduit d’importantes réformes en matière de paiement des impôts et taxes. Du remplacement de certains impôts à la suppression d’autres en passant par des exonérations, le pays ne vise qu’un objectif : offrir le cadre fiscal le plus incitatif aux investisseurs et opérateurs économiques. Le tout, sur fond de téléfiscalité.