Au Togo, les autorités locales de la commune Golfe 7 appellent les occupants illégaux de deux réserves administratives à libérer l'espace pour le lancement imminent de projets de logements sociaux. Selon la municipalité, les travaux de construction doivent commencer "au plus tard début mars 2024".
Pour ce faire, deux réserves administratives, Yokoè-Kopégan d'une superficie de 1,34 hectare, et Sagbado-Avoèmé d'une superficie de 2,64 hectares, ont été au centre des discussions hier mardi 30 janvier 2024, dans le cadre d'une rencontre de sensibilisation à l'attention de ces occupants illégaux, qui s'est tenue dans la salle de délibération de la mairie d'Aflao-Sagbado. Les échanges se sont déroulés en présence d'une représentante du Prof. Edoh Komlan, Directeur du Cabinet du Ministre d'État, Ministre de l'Urbanisme, de l'Habitat et de la Réforme Foncière, ainsi que du maire, Aimé Koffi Djikounou.
Si l'objectif est de trouver "une solution pacifique" à la situation en vue du lancement des travaux, la municipalité insiste cependant sur le fait que le déguerpissement des occupants illégaux de ces espaces publics "ne signifie en aucun cas une expropriation, qui impliquerait des dédommagements financiers."
Pour rappel, ce projet s'inscrit dans un programme global du gouvernement togolais visant à ériger 20 000 logements sociaux abordables sur le territoire.
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Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a déjà mobilisé au profit du Togo, près de 90% des fonds nécessaires pour le financement du Plan stratégique pays (PSP) 2022-2026 pour la résilience alimentaire. C’est ce qu’a indiqué le mardi 30 janvier 2024, le représentant du PAM à Lomé, Aboubacar Koisha, en fin de mission, alors qu’il était reçu par la Cheffe du gouvernement, Victoire Tomégah-Dogbé.
Alors que ce plan quinquennal nécessite un financement de 17 millions $, soit un peu plus de 10 milliards FCFA, les ressources déjà mobilisées correspondent à environ 9 milliards FCFA.
Avec ce plan, les autorités togolaises et le PAM ambitionnent d’assister environ 260.000 personnes en situation de vulnérabilité au Togo.
A cet effet, une opération d'assistance alimentaire d'urgence, est lancée depuis février 2023 en faveur des populations vulnérables des régions des Savanes et de la Kara.
Les deux partenaires mettent également en œuvre le Projet de renforcement des systèmes alimentaires pour un accès durable des petits producteurs aux intrants agricoles (Pro-SADI) et le Projet d'alimentation scolaire intégrée basée sur la production locale dans les écoles primaires publiques du pays.
Les deux projets sont financés à hauteur de 6 milliards FCFA par l'Union européenne (UE) en collaboration avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le PAM.
Notons que selon Aboubacar Koisha, les interventions du PAM au Togo ont permis en 3 ans de toucher 600 000 personnes vivant dans des conditions difficiles.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la Commune Haho 1 a adopté en fin d’année 2023 son budget pour 2024 qui s’équilibre à 398 millions FCFA. Au cours de la première session ordinaire de l’année ouverte le lundi 29 janvier, à Notsè (90 km au nord de Lomé), le Conseil municipal planche sur les stratégies de mobilisation des ressources nécessaires pour financer ce budget exercice 2024.
Ce budget est consacré à 41%, soit 164 millions FCFA à l’investissement. Précisément, cette portion du budget servira à financer la réalisation des projets tels que la réhabilitation d’un magasin de stockage pour céréales au profit des agriculteurs, la construction des bâtiments scolaires et des blocs de latrine, l’aménagement des pistes rurales et la consolidation du système d’éclairage public dans la commune.
Les 59% restants du budget correspondant à 233 millions FCFA, serviront à couvrir les besoins de fonctionnement.
Pour mobiliser les ressources, l’administration communale indique compter sur les 5.221 contribuables, dont 4 866 liés à des recettes non financières et 355 à des recettes financières, dénombrés en août 2023 sur le territoire de cette commune.
Esaïe Edoh
Au Togo, le premier ministre Victoire Tomegah-Dogbé a reçu hier en audience, Angela Aquereburu, productrice de la Web série “Ahoé”.
La rencontre fut notamment l'occasion de présenter cette production qui a reçu une forte adhésion du public sur les réseaux sociaux, depuis les débuts de sa diffusion le 1er décembre 2023.
Au cours de mon entretien avec Angela Aquereburu, nous avons discuté de la web-série #Ahoe, une production #MadeInTogo très appréciée de tous, qui met en lumière les talents, les valeurs, et la culture de notre pays. pic.twitter.com/FNkatTmKvq
— Victoire Dogbe (@DogbeVictoire) January 31, 2024
En effet, avec aujourd’hui 68 000 abonnés pour 46 vidéos publiées (dont les épisodes de la série et des shorts présentant divers aspects et acteurs de la série), //www.youtube.com/@AhoeWebserie">la chaîne Youtube de "AHOÉ | La web-série" totalise plus de 3,17 millions de vues. Le premier épisode de la série, a pour sa part plus de 500 000 vues, une performance notable pour une production togolaise.
Mobiliser 200 millions de FCFA
"Le sujet principal de notre échange, c'est la demande de soutien du gouvernement vis-à-vis de notre initiative, la web-série “Ahoé” en langue locale. Cette série est diffusée sur les réseaux sociaux depuis le 1er décembre. Elle suscite l'engouement des Togolais”, explique la réalisatrice, au sortir de sa rencontre avec la cheffe du gouvernement togolais.
L'audience survient d'ailleurs quelques jours après un appel de fonds lancé par les promoteurs de la web série sur les réseaux sociaux, à la recherche de 200 millions de FCFA, notamment pour la réalisation de la Saison 2 de cette série.
Avant cette web série, Angela Aquereburu, active au Togo depuis 15 ans, a déjà produit “Zem”, une série sur les Zemidjans (taxi-motos) au Togo, “Hospital IT” sur la collaboration entre la médecine traditionnelle et la médecine occidentale diffusée sur la chaîne TV5 MONDE, et plus récemment, la série "Oasis", diffusée pour sa part sur Canal+.
Ayi Renaud Dossavi
Le Chef d'État togolais, Faure Gnassingbé, a reçu en audience Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères et de la coopération internationale, hier mardi 30 janvier 2024. La rencontre a notamment permis au diplomate malien de faire le point sur la situation sociopolitique au Mali, comme l'indique la Présidence togolaise.
Les échanges entre les deux personnalités politiques interviennent seulement deux jours après l'annonce du retrait du Mali de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), par communiqué conjoint avec le Niger et le Burkina Faso. Ce sujet a très probablement été au cœur de leurs discussions, alors que des négociations sont en cours des deux côtés, dans un contexte marqué par de nombreuses incertitudes, notamment en ce qui concerne les conséquences économiques, administratives et politiques d'un tel retrait en cas de mise en œuvre. De plus, alors qu'on a encore très peu de recul depuis l'annonce "avec effet immédiat" de cette sortie de l'organisation communautaire, des questions demeurent quant à la matérialisation concrète sur le terrain, et l'impact notamment sur la libre circulation des biens et personnes.
Si la CEDEAO, regroupant 15 États de la sous-région ouest-africaine, avait initialement exprimé sa volonté de rechercher une "solution négociée", on peut s'attendre à ce que Lomé joue un rôle diplomatique notable dans la poursuite des discussions entre les différentes parties, sachant que le pays a déjà été sollicité à plusieurs reprises pour sa médiation depuis le début de ces désaccords politiques.
Ayi Renaud Dossavi
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La ville de Lomé est la 25e ville africaine la plus agréable où vivre pour les expatriés en 2023, et la 5e place en Afrique de l'Ouest (contre une 6è place il y a trois ans), selon le dernier Classement Mercer sur la question.
Le classement Mercer s'appuie sur une analyse approfondie de 40 critères couvrant 10 catégories essentielles. Parmi ces critères, on retrouve l'environnement politique et social, l'environnement économique, le contexte socio-culturel, les aspects médicaux et sanitaires, l'éducation et les écoles, les services publics et les transports, l'infrastructure urbaine et les loisirs, les biens de consommation, le logement, ainsi que l'environnement général de la ville.
En Afrique de l'Ouest, la ville côtière aux deux millions d’habitants se positionne devant des capitales telles qu'Abidjan (Côte d'Ivoire), Lagos (Nigeria), Abuja (Nigeria), Nouakchott (Mauritanie), Bamako (Mali), Conakry (Guinée), Niamey (Niger) et Ouagadougou (Burkina Faso), ainsi que devant des métropoles comme Yaoundé, Douala, Dar es Salaam et Luanda au niveau continental.
Dans la sous-région, elle n’est devancée que par Dakar (Sénégal), Accra (Ghana), Banjul (Gambie) et Cotonou (Bénin). Plus largement sur le continent africain, les destinations qui se sont le plus distinguées dans ce classement sont l'île Maurice, les Seychelles, l'Afrique du Sud et le Maroc, dont les villes occupent le top 10.
Pour le reste, en termes d'attractivité pour les expatriés, Lomé profite également d'un coût de la vie parmi les plus abordables de la sous-région. C'est ainsi que selon une autre évaluation du Cabinet Mercer, la capitale togolaise est la deuxième moins chère de l'espace Uemoa (moins chère que Cotonou, Accra, Abidjan, Dakar, et Lagos, notamment).
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo, représenté par son ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, a activement participé au Sommet Italie-Afrique qui s'est déroulé les 28 et 29 janvier derniers à Rome. Cette rencontre de premier plan a rassemblé plusieurs chefs d'État, dirigeants gouvernementaux et hauts responsables d'institutions internationales, avec pour objectif majeur le renforcement des liens de coopération entre l'Italie et le continent africain.
Pour l'Italie, l'enjeu principal était de consolider ses relations avec l'Afrique, en mettant en avant les domaines d'intérêt commun. Le pays européen a également présenté sa vision stratégique, baptisée "Plan Mattei" en hommage au fondateur du géant énergétique ENI. Ce plan préconise une coopération orientée vers le développement des ressources naturelles en Afrique.
Lors des discussions, Giorgia Meloni, Présidente du Conseil italien, a souligné l'importance cruciale de cette coopération intercontinentale, plaidant pour une relation entre l'Europe et l'Afrique basée sur l'égalité et la coopération mutuelle. Elle a catégoriquement rejeté toute forme de paternalisme, préférant une approche bienveillante et durable, en phase avec le potentiel de développement exceptionnel du continent africain.
Robert Dussey a pour sa part, exprimé sa satisfaction quant à l'organisation de ces travaux, et encouragé l'Italie à intensifier sa coopération bilatérale avec le Togo.
Dans cette optique, le diplomate togolais a invité l'Italie à explorer les opportunités offertes par le Togo aux investisseurs. "Vous serez les bienvenus au Togo, terre d'opportunités et de succès pour vos affaires", a-t-il affirmé.
Ayi Renaud Dossavi
Comment mieux financer les très petites, petites et moyennes entreprises togolaises (TPME) ? La question réunit ce mardi 20 janvier à l'hôtel du 02 février de Lomé, plusieurs acteurs du gouvernement, du secteur financier, et bancaire national et international, ainsi que de la société civile. C'est dans le cadre d'une table ronde de haut niveau organisée par la Banque mondiale, en partenariat avec le gouvernement togolais, pour réfléchir sur le financement des TPME.
Les travaux réunissent une pléthore d'acteurs, dont des représentants du gouvernement, comme Sandra Ablamba-Johnson, Ministre, Secrétaire Générale à la présidence togolaise et gouverneure de la Banque mondiale pour le Togo, et Rose Kayi Nivedor, ministre du Commerce, de l'Artisanat et de la Consommation locale ; de la Banque centrale, avec la directrice nationale Akuwa Dogbe Azoma ; des représentants de la SFI et des partenaires techniques et financiers du groupe de la Banque mondiale ; ainsi que des acteurs du secteur financier, et structures nationales de soutien aux PME (notamment le FAIEJ et l'ANPGF).

Il est attendu des nombreux ateliers qui se tiennent dans le cadre de cette rencontre, des propositions pour avancer sur la question, dans un contexte où l'exécutif veut soutenir davantage les acteurs privés.
À l'ouverture des travaux, Sandra Ablamba Johnson a notamment relevé la nécessité de trouver des solutions innovantes au problème de financement de ces acteurs, qui représentent quelque 90 % du tissu économique du pays, confronté à des défis en matière de mobilisation de capitaux. Ce fut également l'opportunité de rappeler les actions mobilisées par l'exécutif togolais, pour soutenir les petites et moyennes entreprises.
« Les TPME existantes au Togo éprouvent des difficultés pour accéder aux crédits et financer leurs activités. Face à cette situation, le gouvernement, sous l'impulsion du chef de l'État, s'est engagé résolument à promouvoir le secteur privé », a rappelé la ministre. « Malgré [nos] efforts, les très petites et moyennes entreprises demeurent confrontées à ce défi connu de tous les acteurs », c'est pourquoi, « il urge de trouver une solution à la contrainte de financement des entreprises nationales. », exhorta-t-elle.

En ouvrant ces discussions, Fily Cissoko, Représentant Résident de la Banque mondiale au Togo, n'a pas manqué de relever, malgré toutes les potentialités du secteur financier togolais.
« D'après les statistiques, le secteur bancaire et financier au Togo est l'un des plus dynamiques et compétitifs en Afrique de l'Ouest avec au moins 10 banques et plusieurs institutions financières présentes sur son territoire. »
En 2022, les crédits bancaires représentaient 30 % du PIB, tandis que les dépôts constituaient presque 60 %, indiquant, selon la Banque, "un large potentiel pour le renforcement du crédit bancaire". Pour l'heure, au Togo, le crédit reste fortement concentré dans les secteurs du commerce, des BTP et des services privés. L'agriculture, secteur qui représente plus de 40 % du PIB togolais selon les données nationales et occupe près de 65 % de sa population active, reçoit pour sa part, moins de 2 % des financements bancaires.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, Mipamb Nahm-Tchougli, a invité en fin de semaine dernière les avocats à jouer un rôle indispensable dans l’attraction des investisseurs vers le pays. C’était lors de la rentrée solennelle du barreau du Togo.
Selon Mipamb Nahm-Tchougli, la justice est un des piliers fondamentaux du développement économique d’un pays. Il soutient « qu’un investisseur ou un créateur de société n’est pas sécurisé en s’installant et en travaillant dans un environnement judiciaire incertain s’il se heurte à une justice corrompue, partiale et inefficace ».

De fait, l’officiel a appelé les avocats togolais se mettre au service de la justice en vue de l’accomplissement des ambitions économiques des autorités du pays notamment celle de faire du Togo un hub des affaires et un pôle de croissance.
« Vous comprenez bien que ce n’est pas d’une justice décrédibilisée dont nous avons besoin et les avocats doivent être les sentinelles d’une justice qui protège, accompagne la prospérité et garantit les droits élémentaires des citoyens », a lancé le membre du gouvernement à l’endroit des 154 avocats inscrits au tableau de l’Ordre des Avocats du Togo en 2023.
Esaïe Edoh
En 2024, le Togo prévoit d’investir 84 milliards FCFA dans l’aménagement de son réseau routier. Une enveloppe qui correspond à 98% du budget prévisionnel du Ministère des Travaux Publics (MTP), soit 85 milliards FCFA, selon la Loi de Finances, Gestion 2024.
Avec ces ressources, le pays ambitionne de réaliser des travaux de revêtement de 180 Km de route en cours de construction, selon le ministère des Travaux Publics.
Ces fonds serviront également à financer des travaux d’aménagement et de bitumage d’environ 206 Km de route sur l'ensemble du territoire. D’après le ministère piloté par Zouréhatou Kassah-Traoré, « ces chantiers d’aménagement prévus pour démarrer en 2024 devront se poursuivre jusqu’en 2025 et au-delà ».
Ces travaux annoncés pour cette année, indique-t-on, sont en droite ligne avec l’ambition des autorités du pays de revêtir les routes du réseau national, long de plus de 11 700 km. Ceci, dans le but de rendre fluide le trafic routier et faire du Togo un hub logistique d’excellence, un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région et un important corridor pour les pays de l’hinterland.
Esaïe Edoh