Au Togo, l’Université de Lomé s’associe à l’entité organisatrice du Festival la Marmite (FESMA) qui promeut la gastronomie togolaise pour valoriser l’art culinaire du pays. Un accord a été signé à cet effet entre les deux parties le jeudi 1er février 2024 à Lomé.
Les documents qui formalisent la collaboration entre les deux entités qui travaillent depuis 2 ans, ont été paraphés par le Président de l’UL, Adama Kpodar et le Commissaire du FESMA, Jean-Paul Agboh Ahouélété en présence de plusieurs responsables des deux parties.
Concrètement, via cette convention, l’université de Lomé va déployer sur le terrain des enseignants qui feront des recherches scientifiques sur la gastronomie togolaise. Ces résultats permettront aux organisateurs du festival de réorienter la promotion des mets locaux du pays dans le but à long terme d’inscrire un ou plusieurs plats au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco.
Selon le promoteur Jean-Paul Agboh Ahouélété, l’ambition reste de faire de Lomé, la capitale de la cuisine et de la gastronomie africaine. De fait, il est nécessaire d’allier la dimension scientifique à la promotion des produits du terroir. « C’est donc en considération de cette dimension scientifique que nous avons sollicité et obtenu depuis deux ans le partenariat de l’UL, partenariat que nous formalisons aujourd’hui », a souligné le promoteur du FESMA.
Du côté de l’université, le Directeur de l’information et des relations extérieures, de la coopération et des prestations des services (DIRECOOPS), Joseph Tsigbé, soutient que ce mariage UL-FESMA est « très important pour l’établissement public d’enseignement supérieur qui s’est inscrit dans la dynamique de rendre service à la communauté ».
Pour rappel, le FESMA sera à sa 3è édition cette année et va réunir des amateurs, professionnels de la cuisine, des officiels, institutionnels et public, autour de la valorisation du patrimoine gastronomique africain particulièrement togolais.
Esaïe Edoh
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Au Togo, plusieurs experts en recherche et gestion marine sont en atelier depuis le jeudi 1er février à Lomé, sur les bonnes pratiques de planification de l’espace marin. Cette formation initiée par le Haut Conseil pour la Mer (HCM), avec la collaboration de la Commission océanographique intergouvernementale (CIO-UNESCO), devrait permettre aux participants d’avoir une maîtrise de la planification spatiale marine (PSM)et d’améliorer la gouvernance de l’océan.
Cette formation, précisément destinée aux autorités nationales chargées de la gestion du littoral et de la mer, ainsi qu’aux experts en recherche et gestion marines, devrait permettre au Togo de passer de la politique océanique sectorielle à un processus multisectoriel et participatif, fondé sur les écosystèmes. Cette dynamique, in fine, va permettre au pays d'avoir une économie bleue durable et d’améliorer la conservation et la restauration des écosystèmes et services océaniques, indique-t-on.
Dans cette perspective, au cours de cette formation, l’accent sera mis sur la conception du processus de planification de l’espace marin, la restauration marine, les opérations transfrontalières en matière de planification, la corrélation PSM et économie bleue durable et la protection.
Ladite formation s'inscrit dans le cadre du projet PSMglobal 2.0 qui vise à consolider les processus nationaux de planification de l’environnement marin et à améliorer la gouvernance régionale dans le Golfe de Guinée.
Selon la directrice de l'Économie bleue du Togo, Abra Kadjogbé Afanvi, cette initiative de PSM « vient soutenir l’engagement du Togo dans sa politique de gestion intégrée du littoral, de promotion de l’économie bleue, de bonne gouvernance maritime et de gestion de l’environnement côtier et marin ».
Au Togo, le ministère en charge du commerce, de la consommation locale et de l'industrie veut digitaliser ses services. Le département ministériel dirigé par Rose Kayi Mivedor-Sambiani a lancé le processus ce vendredi 02 février 2024, lors d'une réunion avec les différents services concernés, et en présence de représentants de l'Agence Togo Digital (ATD), qui sera la cheville ouvrière et le soutien opérationnel de cette initiative.
Selon Rose Kayi Mivedor-Sambiani, ministre en charge du commerce, les objectifs attendus sont notamment l'amélioration des délais de traitement des dossiers et des demandes au sein du ministère du commerce, l'automatisation de certains processus.

Les premières projections de l'ATD, présentées par la directrice générale de l'agence, Kafui Ekouhoho, tablent sur un délai de trois mois pour obtenir les premiers résultats en matière de digitalisation des procédures. L'agence adoptera une approche par petites étapes pour fournir en continu, différents produits au ministère du commerce, dans une logique de digitalisation progressive.
Cette démarche commencera par la description complète en ligne des démarches administratives gérées par le ministère ; suivie de la mise à disposition de formulaires en ligne. Une fois ces étapes franchies, il s'agira de digitaliser les démarches administratives elles-mêmes, indique-t-on.
Plusieurs services sont déjà en discussion pour être digitalisés, notamment l'autorisation de mise sur le marché des denrées alimentaires, la carte Import-Export (pour le département du commerce) ou encore l'examen de Certification de fin d'apprentissage et le diplôme de fin d'apprentissage (pour le département artisanat).
Notons que cette initiative du ministère du commerce s'inscrit dans la continuité de l'ambition du gouvernement togolais de digitaliser 75% de ses services publics, d'ici 2025.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la représentation de la Société financière internationale (IFC) se prépare à apporter des solutions au problème d’accès au financement des Très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) évoluant dans le secteur agricole. Cette ambition de la branche de la Banque mondiale chargée du financement des projets du secteur privé a été affichée par Christopher Balliet Bleziri, représentant pays SFI-Togo. Ceci, lors de la table ronde entre la Banque mondiale et le gouvernement togolais sur le financement des TPME en début de semaine.
Concrètement, la SFI va miser sur le crédit-bail agricole à travers une collaboration avec le secteur bancaire et les investisseurs. De fait, Christopher Balliet Bleziri annonce un déploiement des différents mécanismes de partage de risque et de garantie de cette branche de l’institution de Bretton Woods.
« Au niveau de la SFI, nous avons l’expérience, nous avons l’outil, nous avons l’équipe et l’expertise pour pouvoir appuyer le secteur bancaire et les institutions spécialisées dans le crédit-bail et soutenir le gouvernement à définir un cadre », a déclaré le représentant pays SFI-Togo qui soutient que le leasing est une clé dans le financement des équipements agricoles.
Alors que le Togo a déjà adopté une loi sur le crédit-bail, la SFI va travailler avec l’exécutif togolais pour créer un cadre favorable au développement de ce type de financement au profit des agriculteurs.
Cette annonce intervient dans un contexte où le pays ouest-africain et la Banque mondiale planchent sur un projet "d'envergure" visant à transformer et moderniser le secteur agricole. Selon les premières estimations, ce nouveau "projet de modernisation du secteur agricole" devrait couvrir la période de 2024 à 2030, pour un montant estimé à 100 millions de dollars US.
Esaïe Edoh
Opérationnelle depuis février 2021, la branche de la finance islamique de la filiale togolaise de Coris Bank International (CBI Togo), a totalisé un portefeuille de 3520 ouvertures de comptes en trois ans. Ce bilan émane de la direction de CBI Togo, qui a organisé le jeudi 1er février 2024, une conférence publique à Lomé.
Entre 2021 et 2023, le nombre de comptes ouverts dans les registres de CBI Baraka qui opère dans le domaine de la finance islamique au Togo, est passé de 662 à 3520 à fin décembre 2023, soit une progression de 430% en 3 ans.
La branche de la finance islamique revendique également près de 900 millions FCFA de crédits accordés aux clients à fin 2022 et environ 1600 milliards de FCFA de ressources collectées sur la même période.
Ces résultats, selon Ousmane Tchakpatawo, responsable de la finance islamique chez CBI, témoignent de l'évolution positive de l'offre de finance islamique au Togo.
La CBI-Togo étant le seul acteur bancaire qui offre ce type de financement, prévoit le lancement d’autres produits pour attirer davantage de Togolais vers la finance islamique qui regorge de plusieurs avantages.
Dans cette dynamique, Alassane Kaboré, DG CBI Togo, annonce des améliorations de l’offre Epargne Hadj, qui répond aux règles de la finance islamique et vise à faciliter les démarches pour le pèlerinage du Hadj.
Notons que l’offre islamique commercialisée sous la marque CBI-BARAKA, est basée sur les principes de la Charia qui exclut le prêt à intérêts et vise à se démarquer de la finance conventionnelle. Notamment, en mettant en avant des idées d'éthique et de morale islamique, avec un accent sur les notions de responsabilité sociale de l'investissement.
Esaïe Edoh
Au Togo, la Chambre de Commerce et d’Industrie cherche à maximiser les chances de participation des candidats aux prochaines élections consulaires en accordant un nouveau délai d'inscription supplémentaire. Dans un communiqué récent, le Président de la Commission électorale consulaire (CEC) a annoncé la prorogation de la période d'inscription sur la liste électorale consulaire de la Chambre de commerce et d'industrie du Togo (CCI-Togo) jusqu'au 14 février 2024.
Cette extension fait suite à un arrêté ministériel récent, émis par le Ministre du commerce, de l'artisanat et de la consommation locale Rose Kayi Mivedor, qui assouplit les conditions d'inscription. Le gouvernement vient en effet de prendre un décret en réponse à la faible participation des opérateurs économiques au processus en cours.
Rappelons que les candidatures sont ouvertes aux opérateurs économiques établis au Togo, exerçant dans les secteurs du commerce, de l'industrie et des services, encouragés à s'inscrire massivement sur les listes électorales consulaires.
Les inscriptions peuvent être effectuées dans les bureaux de Préfectures à travers le pays et au siège de la CCI-Togo à Lomé, du lundi au samedi, de 07h 30 à 12h 30 le matin, et de 14h 30 à 16h 30 l'après-midi.
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Élections à la CCI-Togo : des modifications seront apportées au processus électoral
La capitale togolaise, Lomé, va accueillir ce mois-ci, la deuxième édition du festival de musique "Les Afropéennes", qui se déroulera du 15 au 18 février 2024.
L’annonce en a été faite lors d'une conférence de presse tenue dans la salle Magic Mirror de l'Institut Français du Togo, animée par Florent De La Tullaye, programmateur et musicien congolais.
"Les Afropéennes" rassemblent des professionnels européens et africains, ainsi que des passionnés de musique, avec un objectif clair : célébrer la diversité culturelle, promouvoir l'inclusion et l'ouverture sur le monde, en particulier auprès de la jeunesse.
Soirée en hommage à Bella Bellow
Le festival accueillera 15 artistes, dont plusieurs internationaux tels que FFF (France-Togo), Suspect 95 (Côte d'Ivoire), et Almok (Togo).

Les Afropéennes mettront également en lumière une soirée spéciale en hommage à l'icône de la chanson togolaise, Bella Bellow. La légende de la musique togolaise sera célébrée à travers un concert, dans une ambiance rappelant les années 70, avec la participation d'artistes renommés, indique-t-on d’ores et déjà.
Au-delà de la musique, cet événement est une invitation à la rencontre, à l'échange et à la découverte. Ainsi, Florent De La Tullaye souligne que cette deuxième édition, avec son lot d'artistes variés, vient renforcer le succès de la première, déjà bien ancrée dans le tissu socioculturel de Lomé.
Pour l’ensemble de l’activité, l'accès aux concerts est gratuit.
Le Togo s'apprête à moderniser sa législation sur les armes et munitions légères. Lors du dernier conseil des ministres, hier mercredi 31 janvier 2024, un projet de loi relatif au régime des armes et munitions (MINAR) a été examiné et adopté par le gouvernement. Cette initiative vise à actualiser et à renforcer la réglementation togolaise en matière d'armes à feu et de munitions légères.
Le nouveau texte qui devrait prochainement être soumis à l’examen des parlementaires, propose des mesures visant à permettre aux services compétents de mieux contrôler les activités liées aux armes. Il encadre la catégorisation des armes, leur acquisition et leur utilisation légales, tout en renforçant les moyens de lutte contre la prolifération, la circulation et le trafic illicite des armes à feu, de leurs munitions et des équipements associés.
Cette initiative devrait conduire à un contrôle plus rigoureux de la détention d'armes à feu, répondant ainsi aux exigences des normes régionales et internationales en matière de sécurité.
En effet, selon le gouvernement, « le cadre juridique actuel, issu de la loi du 6 janvier 1959 relative au régime des armes au Togo et de son décret d'application du 19 avril 1995, doit être révisé et actualisé pour répondre aux besoins de sécurité de notre pays, tout en se conformant aux exigences des normes régionales et internationales qui imposent un contrôle plus strict de la détention individuelle et collective d'armes à feu. »
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la loi électorale de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) va connaître une modification dans le cadre des prochaines élections des organes dirigeants de cette entité économique. La décision a été prise le mercredi 31 janvier 2024 par l’exécutif en Conseil des ministres.
Cette actualisation en vue, selon l’exécutif, est motivée par la faible participation des opérateurs économiques au processus en cours d’organisation de l’élection du bureau consulaire, précisément leur inscription sur la liste électorale malgré la prorogation jusqu’au 31 janvier 2024.
La modification projetée, sera exécutée par le ministère du commerce dont le champ d’intervention dans le cadre du processus électoral des membres consulaires de la CCI-Togo est désormais étendu. Il s’agira de ce fait, de fixer par arrêté, les conditions d’éligibilité et d’inscription sur la liste électorale consulaire ainsi que la durée d’inscription.
Notons que ce processus électoral des dirigeants de l’entité représentative du secteur privé et qui fait le pont avec le gouvernement, a démarré depuis décembre 2020 à la suite de la mise en place de la délégation spéciale consulaire, dirigée par Nathalie Bitho. Cet organe intérimaire, avant la mise en place de la commission électorale, a procédé à la relecture des textes de la Chambre.
Cette délégation spéciale consulaire a été d’ailleurs mise en place suite à la suspension en septembre 2020, par les autorités togolaises, du processus conduit par Germain Mèba, président sortant de la CCIT, sur fond de crise ouverte avec certains opérateurs économiques.
Esaïe Edoh
Au Togo, l’Office togolais des recettes (OTR) va débuter le contrôle du paiement de la Taxe Professionnelle Unique (TPU) des transporteurs routiers communément appelée “trimestre”, à compter du jeudi 1er février 2024. Dans un communiqué, l’administration fiscale précise que ledit contrôle se fera dans le pays.
Dans la perspective de ce contrôle, le fisc togolais appelle les contribuables concernés notamment les transporteurs, à se conformer aux dispositions en vigueur et rappelle que « la perception de ladite taxe au titre du quatrième trimestre 2023 se poursuit conformément aux dispositions de l’article 57 du livre des Procédures fiscales ».
Cette taxe se calcule sur une base forfaitairement déterminée et calculée sur le chiffre d’affaires estimé par l’administration fiscale. Pour préserver l’équité dans le paiement de la TPU des Transporteurs, l’OTR a défini des grilles tarifaires selon le poids économique de chaque catégorie de véhicule, notamment le nombre de places, le tonnage et le transport auquel il est destiné (personne ou marchandise).
Esaïe Edoh