Au Togo, les autorités communales réunies au sein de la Faîtière des communes du Togo (FTC) ont évalué les actions menées par leur regroupement entre 2020 et 2023 en faveur de la décentralisation. C’était au cours d’une assemblée générale tenue le mardi 7 novembre 2023 à Lomé.
Selon le bureau de la FCT, les trois premières années ont été marquées par un accompagnement technique de la faîtière aux administrations municipales, notamment la promotion de la décentralisation, le plaidoyer et le renforcement des capacités des élus et agents communaux.
Également sur la période, note, la présidente de la faitière, Yawa Kouigan, des initiatives ont été entreprises pour assurer le renforcement de la gouvernance de l’organisation ainsi que de son indépendance avec un accent sur l’autonomisation financière et le positionnement des maires au cœur de l’action communale.
En dépit de ces résultats, d’importants défis restent à relever « pour permettre à la FCT de jouer pleinement son rôle de moteur de la croissance, de mobilisation de ressources et de création de richesses et d’emplois au profit de nos territoires. Nous devons redoubler d’efforts », a indiqué Yawa Kouigan.
Dans cette dynamique, deux commissions ayant pour mission de revoir les textes de l’organisation ont été mises en place. Elles travailleront à la définition de nouvelles stratégies, pour l’amélioration de la gouvernance locale.
Notons que la Faîtière des communes du Togo est créée en 2023 et sert d’interlocuteur entre le gouvernement et les partenaires techniques et financiers sur les questions liées à la décentralisation.
Près de 240 de ces femmes du Grand Lomé ont bénéficié mardi 07 novembre 2023, d’une enveloppe de 80 000 francs CFA chacune, dans le cadre du projet "Leadership, autonomisation économique des femmes et des filles, et lutte contre les violences basées sur le genre". C’est une initiative du ministère en charge de la promotion de la femme en collaboration avec l'ambassade de France au Togo. La cérémonie de don s’est ainsi déroulée en présence de la ministre du tutelle, Apédoh-Anakoma Adjovi Lolonyo, en charge de l’Action sociale, de la Promotion de la Femme et de l’Alphabétisation, et d’Augustin Favereau, actuel ambassadeur de France au Togo.
Ces fonds serviront aux femmes à développer une activité génératrice de revenus, et s’inscrivent dans le contexte d'une initiative plus large, visant à autonomiser économiquement les femmes et les filles et à lutter contre les violences basées sur le genre (VBG).
Au total, 500 femmes vulnérables des centres d'écoute bénéficieront de ce soutien financier au cours de 11 sessions de formation qui seront organisées dans différentes régions du pays.
Les organisateurs indiquent du reste qu’un suivi-accompagnement sera assuré par les responsables des centres d'écoute, pour garantir le succès de ces projets et aider les femmes à rentabiliser les fonds reçus. Des visites sur les lieux de travail des bénéficiaires seront également effectuées, afin de s'assurer de la viabilité des activités entreprises et de fournir un soutien technique et des conseils.
« Vous devez donc considérer cet appui comme une opportunité pour vous de sortir de votre situation de précarité. Avec ce fonds, vous allez pouvoir initier une activité ou renforcer celle que vous réalisez déjà », a notamment indiqué Apédoh-Anakoma Adjovi Lolonyo, la ministre de l’Action sociale, de la Promotion de la Femme et de l’Alphabétisation, à l’endroit des bénéficiaires.
A quelques semaines de la prochaine Foire Internationale de Lomé (FIL), le Centre Togolais des Expositions et Foires (CETEF) s'est doté d'une nouvelle identité visuelle. La mise à jour comprend un nouveau logo et la refonte de son site internet.
Il s'agit notamment pour le Centre de renforcer sa présence en ligne, de se rapprocher de son public, et d'attirer davantage d'exposants et de visiteurs dans le cadre de ses activités. Ceci intervient alors que le CETEF se prépare à accueillir la 18ème édition de la Foire Internationale de Lomé, événement phare de l'année, prévue du 22 novembre au 3 décembre.
Le thème de cette année mettra l'accent sur la "connexion des marchés pour une forte croissance des échanges commerciaux".
Les inscriptions, ouvertes aux acteurs locaux et internationaux, sont en cours depuis le 18 septembre. Notons que l'édition précédente de la Foire Internationale de Lomé a enregistré une participation impressionnante avec plus de 325 000 visiteurs.
Le Président togolais Faure Gnassingbé, après sa médiation réussie entre le Mali et la Côte d’Ivoire, est de nouveau sollicité par les autorités nigériennes comme facilitateur entre leur pays et la communauté internationale. Le Togo sera aux côtés des Etats-Unis comme garant du désengagement militaire des troupes françaises au Niger.
La demande a été introduite au cours d’un entretien à Lomé, accordé par le dirigeant togolais, Faure Gnassingbé, à une délégation officielle du Niger conduite par le ministre d’Etat et de la défense, le Général de Corps d’Armée Salifou Mody.
« Dans la situation particulière de votre pays, le Togo comprend et veut vous aider pour qu’enfin, il y ait la paix, l'harmonie et la stabilité (...) Aider le Niger, selon le président Faure, c’est aider la Cedeao, et c’est aider la région, sinon, c’est toute la région qui va s’ébranler », a souligné le ministre des affaires étrangères, Robert Dussey, lors du point de presse conjoint organisé à l’issue de l’audience.
#Africanophonie#APA #AfricanPoliticalAlliance#PanafricanCongress#LomePanafricanCongress
— Robert Dussey (@rdussey) November 6, 2023
#Lome2024 #Panafrican#Panafricanism #LPSF#LPSF2023 #OurAfrica #USA @StateDept @AsstSecStateAF
Suite à l audience accordée par le Président Faure Gnassingbé, je voudrais :
- vous… pic.twitter.com/qKfU97swVm
Selon la diplomatie togolaise, un Groupe de soutien à la transition (GST-Niger) sera mis sur pied sous la présidence des deux pays, avec le concours de l’Alliance politique africaine (APA), pour mener à bien cette médiation
Ce Groupe va essentiellement faciliter le dialogue entre le gouvernement de transition et la communauté internationale, et contribuer à la fourniture d’un appui adapté à la situation du pays.
Pour rappel, la France a entamé depuis début octobre, le processus de désengagement de ses troupes au Niger et devrait aboutir avant la fin de l’année.
Esaïe Edoh
Au Togo, le Programme Seuil, après deux ans de mise en œuvre, a enregistré une avancée notable, selon le Conseil d’Administration de l’Organisme de mise en œuvre du Millennium Challenge Account-Togo (OMCA-Togo) qui a tenu en octobre dernier, sa cinquième réunion ordinaire.
D’après Bougonou N’gname Jeanne, le Directeur Général de l’OMCA-Togo, le programme Seuil est marqué par un taux de réalisation de physique de 71 % pour le projet relatif aux TIC et de 100 % pour celui de Réformes Foncières pour l’Accroissement de la Productivité Agricole (LRAP). Par ailleurs, le taux d’exécution financière globale est de 21 % à fin septembre 2023.
Bien que ces résultats aient permis au Togo d’obtenir en décembre 2022, son éligibilité au Programme Compact de la MCC, le Conseil présidé par le ministre conseiller Stanislas Baba, prévoit de mettre davantage l’accent sur le suivi-évaluation du programme Seuil. Cet outil qui définit les indicateurs de suivi et d’évaluation du programme et décrit les objectifs des projets dudit programme, les résultats attendus, les hypothèses et risques, les rôles et responsabilités des différents acteurs, devrait permettre au Conseil d'atteindre les objectifs assignés.
Il faut noter que le premier projet financé à hauteur de 20,5 millions de Dollars US consiste en l’amélioration de l’accès à des services TIC de haute qualité et à des prix abordables au Togo, grâce à une concurrence accrue entre fournisseurs des TIC du secteur. Le second, avec une dotation de 8 millions de Dollars US, vise à améliorer la sécurité du régime foncier pour accroître les investissements dans le secteur agricole, grâce à une assistance technique fondée sur une double approche pour améliorer l’application du Code foncier et domanial.
Esaïe Edoh
Cette semaine, CSquared Woezon, la société en charge du projet "Equiano", célèbre la transformation numérique au Togo à travers la "Woezon Tech Week 2023 (WTW)". Cet événement, qui se déroule du 6 au 10 novembre, a été présenté lors d'une conférence de presse par le top management de la société, une joint-venture entre le Togo et le groupe Csquared, à Lomé.
L’évènement est soutenu par des partenaires tels que l'Agence Togo Digital, les opérateurs de réseaux mobiles et les fournisseurs d'accès Internet, comme Cafe Informatique, Moov, GVA, Teolis, et TogoCom.
La Woezon Tech Week 2023 comprendra diverses activités, notamment une journée carrière spéciale (Career Day) destinée aux étudiants, des activités sportives (la Fiber Cup), une formation de deux jours et une incubation sur les questions du numérique (Tech Hub).
La Career Day, qui se tient ce mardi 07 novembre 2023, offrira aux étudiants l'occasion de se familiariser avec les carrières dans le domaine de la technologie. Le Tech Hub de deux jours aura pour thème "Se lancer dans l'entrepreneuriat à l'ère du digital", mettant en lumière l'importance des outils numériques dans la croissance des entreprises.

La Woezon Tech Week 2023 devrait promouvoir l'identité numérique du Togo et renforcer la collaboration entre les acteurs de l'écosystème numérique togolais. "La WTW est aussi un cadre d'échange, de concertation des acteurs de notre écosystème pour promouvoir l'identité numérique du Togo, par son positionnement comme plateforme incontestable de services numériques en Afrique de l’Ouest. Voici un aperçu des principaux événements qui vont la meubler", indique le gérant pays de Csquared Woezon, Eudes Gbessi.
En plus de promouvoir les activités de C-Squared, l'événement vise à souligner l'impact socio-économique positif de la présence d'Equiano, le câble sous-marin de Google, qui est entré en activité au Togo depuis août 2023.
"Depuis mars 2022, il y a eu des créations d'emplois, y compris l'installation des bureaux de CSquared Woezon ici à Lomé. La création continue d'emplois est prévue jusqu'à 37 000 nouveaux emplois d'ici à 2025, ce qui transformera inévitablement le Togo économiquement et augmentera la production économique du Togo jusqu'à 351 millions de dollars supplémentaires au cours de la même période", a indiqué Lanre Kolade, DG de Csquared Group.
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Le Togo qui prévoit la construction de 20.000 logements sociaux à Kpomé, a validé le vendredi 3 novembre dernier, le rapport intermédiaire du Schéma Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme (SDAU) du site. Cette validation balise la voie à l’amélioration et l’adoption de ce schéma directeur.
Le document validé est le résumé des résultats des études des caractéristiques physiques et démographiques du site et de ses environs ; des analyses de la culture, de l’identité, de l’organisation sociale, de la dynamique spatiale et de l’économie de la localité. Le rapport intermédiaire met également un projecteur sur les atouts et les opportunités de Kpomé.
Cette étape franchie, le ministère de l'urbanisme et ses partenaires pourraient avancer dans l’élaboration du SDAU de la localité qui va abriter bientôt les 20.000 logements sociaux. Le futur plan sera donc axé sur le développement urbain et territorial de Kpomé.
Selon le consultant, chargé de la planification et de l’organisation générale du développement du site, Fiefonou Atsou Akouété, Kpomé sera une ville nouvelle qui répondra à toutes les commodités et aux normes et standards internationaux. Elle sera durable (du point de vue économique, environnemental, culturel et social) et écologique.
« Le gouvernement s’attèle au renforcement des actions visant l’amélioration du cadre de vie des populations et cette étude vise à maîtriser et orienter rationnellement l’occupation du site de Kpomé », a rappelé le directeur de cabinet du ministère de l’urbanisme, Komla Edoh.
Notons que le projet de 20 000 logements à coût abordable sera réalisé grâce à l’appui financier de la Banque africaine de développement (BAD) qui a conclu en juillet 2022, avec le Togo, un accord de financement de 5,13 millions de dollars (environ 3 milliards FCFA).
Esaïe Edoh
Le Togo, le Bénin et le Burkina Faso ont lancé en fin de semaine dernière à Lomé, la seconde phase du Programme d’appui à la prévention des conflits et de l’extrémisme violent dans les zones frontalières. Ce lancement ouvre la voie à une nouvelle étape de l’engagement de ces pays voisins à faire face aux conflits communautaires.
Via ce projet, les trois pays vont s’attaquer aux facteurs de la fragilité dans les zones frontalières et améliorer leur résilience face aux chocs induits par la situation d’insécurité.
Les gouvernements du Bénin, du Burkina-Faso, du Togo et les Nations Unies sous la présidence du #MPDC, lancent à Lomé la 2e phase du programme d'appui à la prévention des #conflits et de l' #ExtrémismeViolent dans les Zones frontalières.
— Nations Unies Togo (@UN_Togo) November 3, 2023
Financement: #PBF . pic.twitter.com/Mqh2vwtWQf
Au Togo, la mise en œuvre de cette nouvelle phase sera axée sur le renforcement des mécanismes endogènes de prévention et la réponse aux conflits communautaires aux niveaux local et transfrontalier. Le second axe prendra en compte le renforcement de la résilience socio-économique des femmes et des jeunes dans la zone frontalière avec la participation du Bureau Togo de l’Organisation internationales pour les migrations (OIM).
Pour le Secrétaire général du ministère togolais en charge de la planification du développement, Baneto Béguèdouwè, cette 2è phase va permettre au Togo d’enregistrer des avancées dans la mise en œuvre de sa politique d’instauration d’une société pacifique, juste et inclusive, libérée de la peur et de la violence.
Notons que ce projet lancé en 2020, pour le compte de la première phase, bénéficie de l’appui financier et technique du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
Le Togo vient d’adhérer officiellement à l’Institut mondial de la croissance verte (GGGI), une organisation intergouvernementale, avec pour rôle de faciliter la transition écologique de ses pays membres vers une économie verte.
Le Togo a franchi l’étape en devenant le 48ème État membre, lors de la dernière assemblée.
« Le GGGI est ravi d'accueillir le Togo en tant que 48ème État membre ! Ensemble, nous embrassons une vision commune d'un monde résilient à faible émission de carbone, favorisant une croissance forte, inclusive et durable pour tous. », s’est notamment félicitée l’institution basée à Séoul, en Corée du sud.
??GGGI is thrilled to welcome #Togo as our 48th #MemberState! Together, we embrace a shared vision of a low-carbon resilient world, fostering strong, inclusive, and sustainable growth for all. ? Let's embark on this #green journey together! pic.twitter.com/lajYXcCfhc
— GGGI (@gggi_hq) November 4, 2023
Pour le Togo, cette adhésion représente une nouvelle opportunité d'amplifier ses actions en faveur de la durabilité environnementale, notamment en tirant parti des mécanismes et de l'expertise du GGGI.
C’est en mai dernier que le Parlement togolais avait autorisé l'adhésion du pays à cette institution, par un vote à l'unanimité.
Le gouvernement togolais a déjà franchi des étapes importantes en adoptant, il y a quelques mois, une loi dédiée à la lutte contre les changements climatiques.
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Une délégation d'opérateurs économiques togolais, conduite par la Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo (CCI-Togo) et le Centre Togolais des Expositions et Foires de Lomé (CETEF), est actuellement présente en chine, à la faveur de la China International Import-Export (CIIE 2023), qui bat son plein dans la ville de Shanghai.
Le pavillon du Togo présente notamment une variété de produits mettant en avant les richesses de la nation ouest-africaine, notamment les produits tropicaux et les objets d'art, comme la Chambre de Commerce.

Notons que l'événement, qui va jusqu’au 10 novembre 2023, comprend également des rencontres B2B auxquelles les opérateurs togolais participent activement, favorisant ainsi l'établissement de relations d'affaires fructueuses. Une journée économique dédiée au Togo est prévue le 9 novembre, offrant une occasion idéale de promouvoir davantage la destination Togo auprès des investisseurs chinois.
Pour rappel, la CIIE a été lancée en 2018, avec pour ambition de promouvoir le marché intérieur chinois auprès des entreprises étrangères et stimuler la consommation intérieure. L'initiative, soutenue par le président chinois Xi Jinping, a attiré déjà des milliers d'entreprises étrangères.
Ayi Renaud Dossavi
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