Le Niger cherche à assurer ses approvisionnements en ressources depuis le Port de Lomé. Une délégation ministérielle nigérienne a rendu visite hier mardi 13 février 2023 au ministre de l'économie maritime, Edem Kokou Tengue, pour discuter du transport des marchandises nigériennes via le port de Lomé.
Pour les pays enclavés du Sahel, comme le Niger, l’accès à la mer depuis le port de Lomé reste un enjeu important, surtout face aux possibles reconfigurations des échanges dans la sous-région, depuis l’annonce par le Niger, le Mali et le Burkina Faso de leur sortie de la CEDEAO.
« La République sœur du Togo a déjà beaucoup fait et nous l’en remercions. Grâce au Togo, depuis le 26 juillet, la population nigérienne continue à être approvisionnée. », a indiqué le Colonel-major Salissou Mahman Salissou, ministre des Transports et de l'Équipement du Niger, au sortir de la rencontre. « Cependant, un certain nombre de préoccupations ont été soulevées par les opérateurs économiques à travers la Chambre du Commerce, notamment le problème du traitement à un certain niveau du corridor et le problème sécuritaire. Les instructions seront données aux structures subalternes pour qu'elles réfléchissent. Il y a beaucoup de solutions qui seront adoptées pour le bien-être de nos populations. »
Du côté du Togo, on semble disposé à poursuivre le dialogue en ce sens et à faciliter les échanges non seulement avec le Niger, mais aussi avec d'autres pays. Ainsi, selon Edem Kokou Tengue, « C'est une rencontre qui procède de la volonté des plus hautes autorités de notre pays à fluidifier le passage des marchandises par le port de Lomé pour le peuple frère du Niger. »
Le pays se positionnerait ainsi non seulement pour les importations, mais également pour les exportations, que ce soit sur des produits de première nécessité, dont les médicaments, ou pour l'exportation des produits extraits ou fabriqués au Niger.
Il s’agit de « Faire en sorte que les échanges commerciaux entre ces deux pays soient à l'échelle de l'économie, le plus fluide possible et permettent un approvisionnement du marché nigérien ainsi que les exportations ou l'écoulement des produits fabriqués au Niger pour permettre justement à l'économie de nos deux pays de bien fonctionner. »
La rencontre fut également l’opportunité pour appeler les économistes qui le souhaitent à s’intéresser davantage au corridor Lomé-Ouaga-Niamey, en investissant peut-être plus dans une flotte pour pouvoir diminuer les coûts de transport qui peuvent être « un peu prohibitifs », selon Edem Kokou Tengue.
En marge de ces échanges, la délégation ministérielle nigérienne a aussi visité le port de Lomé, notamment les installations et les équipements de Lomé-Conteneur Terminal et Lomé-Terminal.
Ayi Renaud Dossavi
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Lomé, la capitale togolaise, va accueillir cette année, le congrès des Experts comptables de l'UEMOA au troisième trimestre, du 26 au 28 septembre prochain. La présidente de l’Ordre national des Experts Comptables et Comptables Agréés au Togo (ONECCA – Togo), Fafavi Nubukpo – Agodio, en a présenté l’initiative hier mardi 13 février 2023, à Victoire Tomégah- Dogbe, Premier ministre du Togo, lors d'une audience à la Primature.
« Nous avons sollicité cette audience avec le Premier ministre pour lui présenter le congrès des experts comptables de l'UEMOA qui doit se tenir cette année au Togo. Ce congrès va rassembler tous les pays de l'UEMOA d'abord, en plus des pays de la CEDEAO, les pays de la PAFA qui est la Fédération Pan-Africaine des experts. », a indiqué la représentante de l’ONECCA, à la sortie de l'audience.
C’est ainsi au tour du Togo d’organiser cette rencontre, après la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Bénin et le Burkina Faso. « Les enjeux de cette conférence, sont d’abord de trouver des solutions pour aider nos PME et aussi pour aider le gouvernement dans le cadre de ses objectifs. », ajoute-t-on.
Le thème de cette rencontre sera ainsi : "L’expert-comptable dans le développement économique et inclusif des PME".
Au Togo, le projet de construction du Centre d’excellence de formation technique et professionnelle (CEFTP) sur la Plateforme industrielle d’Adetikopé (PIA) devrait entrer dans sa phase d’exécution incessamment. Le Ministère délégué chargé de l’Enseignement technique vient de lancer un Avis d’Appel International à Manifestation d’intérêt pour la passation du marché.
L’appel est lancé pour recruter une entreprise qui va exécuter les travaux dans le cadre du Programme de la Promotion Intégrée de la Formation Professionnelle et de l’Emploi (PIFPE). Les soumissions sont reçues jusqu’au 11 mars 2024, selon le document consulté par Togo First.
Cette future infrastructure sera bâtie sur une parcelle d’environ 10.500 m2, qui comprendra des ateliers notamment agroalimentaires, textiles, de Maintenance Industrielle de logistique Techniques de Bureaux pour l'administration et d’Espaces Végétaux.
La réalisation des travaux sera financée par la Coopération allemande à travers la KfW, Banque de Développement.
Ce centre aura notamment pour mission de “concevoir et mettre en œuvre, en collaboration avec les acteurs du secteur industriel et commercial, des projets et cycles de formation technique et professionnelle adaptés et répondant aux mains d'œuvre et d’emplois dans les secteurs identifiés”.
Rappelons que, c’est en avril 2022 que le gouvernement et l’administration de la PIA ont conclu la convention relative à la mise à disposition d'un terrain pour la construction et l'exploitation du CEFTP.
Esaïe Edoh
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L’Espagne veut se rapprocher davantage du Togo en saisissant les opportunités d'investissement qu’offre le pays. C’est ce qu’a indiqué en milieu de semaine dernière l’ambassadeur d’Espagne au Togo, Javier Gutiérrez, lors d’un entretien avec la Cheffe du gouvernement, Victoire Tomégah-Dogbé.
Selon le diplomate espagnol, « le Togo est un pays attractif pour les entreprises espagnoles ». Et dans la perspective de positionner des investisseurs du pays sud-ouest européen sur les projets togolais, Javier Gutiérrez annonce des démarches auprès des autorités togolaises. « Je crois qu’on doit travailler ensemble pour favoriser les échanges commerciaux entre les deux pays », a-t-il souligné.
L'Ambassadeur d'Espagne M. Javier Gutiérrez a été reçu par Mme. le Premier Ministre du Togo @DogbeVictoire.
— Spain in Ghana/España en Ghana (@EmbEspGhana) February 12, 2024
Pendant l'audience, l'Ambassadeur a souligné les bonnes opportunités pour renforcer les relations entre ?? et ?? @MAECgob @Casaafrica@PrimatureTogo @TogoOfficiel pic.twitter.com/bVxR1RO9Ew
Outre l’approfondissement des relations sur le plan économique, l’Espagne est aussi attirée par le secteur de l’éducation. « J’ai aussi remarqué qu’il y avait beaucoup d’opportunités dans le domaine de l’enseignement », a reconnu le diplomate qui informe que son pays prépare une nouvelle stratégie de coopération avec le Togo dans les domaines de l’agriculture, du social et d’autres secteurs clés.
En vue d’élaborer et mettre en œuvre cette stratégie, l’Ambassadeur et la cheffe du gouvernement togolais ont évoqué la possibilité d’organiser des fora avec les entreprises espagnoles en Espagne, pour faire connaître les opportunités d’investissement au Togo.
Esaïe Edoh
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Au Togo, l'Agence nationale de formation des collectivités territoriales (ANFCT) a débuté officiellement ses activités 2024. Après son inauguration en septembre 2023, elle a démarré le lundi 12 février une tournée nationale de pédagogie et d’échanges avec les élus locaux et le personnel des communes.
La première étape de cette tournée a été accueillie par les élus locaux de la région de la Centrale. C’est une rencontre axée essentiellement sur la présentation de l’ANFCT (notamment ses attributions, organisation et fonctionnement), et de son Plan National de Formation (PNF) pour l’année 2024.
Selon le directeur général de l’ANFCT, Komi Dodzi Denyo, les formations prévues pour le compte de l'année devraient permettre aux Conseils municipaux d'acquérir de nouvelles connaissances en matière de gouvernance locale afin de mieux exercer leurs prérogatives. Elles devraient contribuer également à rendre les administrations communales plus performantes, conformément à l’ambition gouvernementale inscrite dans la feuille de route 2020-2025, celle de moderniser le Togo et renforcer ses institutions.
Il faut rappeler que l'ANFCT est créée non seulement pour assurer la formation des élus locaux, mais aussi celle de tous les acteurs impliqués dans le processus de décentralisation, y compris le personnel des collectivités territoriales. Elle joue ainsi le rôle de soutien au processus de décentralisation dans le pays.
Esaïe Edoh
La ministre togolaise de la promotion des investissements, Manuella Santos, a visité en fin de semaine dernière (vendredi 09 février 2024) à Lomé, le siège de Koster Keunen West Africa, une fabrique de cire et leader international dans le secteur de la cire biologique de haute qualité, approvisionnant notamment de grandes marques comme L'Oréal et Estée Lauder.
La visite, qui s’est déroulée en compagnie d’Elizabeth Fitzsimmons, Ambassadeur des États-Unis d’Amérique au Togo, a permis à la ministre togolaise de constater et apprécier les progrès de l'entreprise, qui a revendiqué notamment une croissance de production de 66 % en seulement 4 ans.
Accompagnée de S.E Mme Elizabeth Fitzsimmons, @ewfitzsimons l’Ambassadeur des États-Unis d’Amérique au Togo, j’ai effectué ce vendredi 09 février 2024, une visite au siège du groupe Koster Keunen West Africa à Lomé.
— Manuella M. Santos (@Manu_EllaSantos) February 13, 2024
Ce fut l’occasion de constater le progrès de la société basée… pic.twitter.com/iZEz3exWF2
Ainsi, pour Manuella Santos, c’était aussi l’occasion de se féliciter de ce que le Togo « [a] pu attirer cet investissement, qui contribue à transformer les chaînes de valeur en engageant activement les communautés rurales par le dialogue et le renforcement des capacités, et en créant ainsi de nombreux emplois, en particulier pour les femmes ». Son département ministériel espère du reste que ce succès contribue à transformer davantage les chaînes de valeur apicoles, surtout au profit des communautés rurales.
Depuis sa base togolaise, Koster Keunen, également présente aux États-Unis et aux Pays-Bas, collecte la cire dans huit pays de la sous-région, avant de les transformer et d'exporter vers les États-Unis et l’Europe.
Ayi Renaud Dossavi
Lomé réunit cette semaine plusieurs experts issus des pays de la CEDEAO, dans le cadre d'un forum sur la sécurité dans la sous-région, du lundi 12 au jeudi 15 février. La rencontre est organisée par le Centre d’Études Stratégiques de l’Afrique (CESA), avec le soutien de l’Ambassade des États-Unis d’Amérique au Togo.
Il s'agit notamment de renforcer les capacités des participants en matière de gestion des ressources liées à la sécurité. « Nous abordons la question de la gestion des ressources dans le secteur de la sécurité, en mettant un accent particulier sur l’Afrique de l’Ouest et le Togo. Les participants auront l’opportunité d’examiner la situation de l’utilisation des ressources dans leurs pays respectifs, face à des besoins croisés en développement et en sécurité. Ils pourront ainsi acquérir une compréhension de la gestion stratégique de ces ressources et des décisions qui en découlent », a précisé Amanda Dory, Directrice du CESA.
La rencontre s'articule autour de plusieurs modules, durant ces quatre jours à Lomé, dont l’évolution du paysage sécuritaire en Afrique; les Tendances en matière de disponibilité des ressources et dépenses dans le secteur de la sécurité ; ou encore l'Alignement des ressources du secteur de la sécurité sur les stratégies nationales et la Planification stratégique, budgétisation et mobilisation des ressources.
« Les défis sécuritaires en Afrique de l’Ouest nous touchent tous », a souligné Shannon Ritchie, Directrice des Affaires Publiques à l’ambassade des USA au Togo, relevant ainsi pour son institution, l'importance que revêtent ces travaux de Lomé, dans un contexte marqué par des menaces sécuritaires de plus en plus aiguës à l'échelle sous-régionale.
À cet égard, l'an dernier, les USA ont annoncé un appui de 100 millions de dollars en matière de prévention des conflits, au profit du Togo et quatre autres pays de la sous-région.
Au Togo, le sous-secteur des enseignements primaire et secondaire aura bientôt une instance dédiée à l'évaluation et à l’amélioration, dénommée Centre National d’Évaluation des Apprentissages (CNEA). La structure a été annoncée la semaine dernière par le Professeur Komla Dodzi Kokoroko (photo), Ministre des Enseignements Primaire, Secondaire et Technique au Togo, via un arrêté, le jeudi 8 février dernier.
Sous la supervision directe du ministère, le CNEA aura pour mission de coordonner les évaluations nationales et internationales dans les cycles préscolaire, primaire et secondaire, dans le but de rehausser la qualité de l’apprentissage. Selon le texte ministériel, le Centre agira en tant qu’entité technique institutionnelle, jouant un rôle central dans la gestion des mécanismes d’évaluation standardisée, tant au niveau national qu'international. Son objectif premier sera de garantir une évaluation régulière des performances des élèves et des établissements scolaires, avec pour ambition d'améliorer en permanence la qualité de l'éducation dispensée.
Plusieurs missions échoient ainsi au CNEA, dont l'identification des besoins en données concernant les apprentissages scolaires, le suivi périodique des acquis scolaires conformément au cadre d'évaluation national, la coordination de la participation aux évaluations sous-régionales, régionales et internationales, ainsi que la réalisation d'études et d'analyses secondaires.
D’un point de vue organisationnel, le Centre d’évaluation comprendra une direction exécutive, un comité scientifique et des comités régionaux d'évaluation des apprentissages. Le directeur exécutif sera nommé par arrêté du Ministre des Enseignements Primaire et Secondaire. Quant au comité scientifique, présidé par un enseignant-chercheur, il sera composé de chercheurs et de spécialistes scientifiques.
Rappelons du reste qu’au Togo, les secteurs primaire et secondaire continuent d'être une priorité importante du gouvernement, comme en témoignent les allocations de ressources qui leur sont consacrées. Le ministère a en effet la plus grosse dotation de ressources allouées aux ministères, avec 191 milliards FCFA de budget prévisionnel cette année.
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Du 8 au 10 février 2024, une délégation kazakhstanaise s’est rendue au Togo pour une mission de prospection. Cette visite de travail en terre togolaise intervient dans la dynamique de la poursuite des échanges engagés par Faure Gnassingbé et son homologue du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokayev, lors du déplacement du dirigeant togolais à Astana en novembre 2023.

La délégation, composée de plusieurs officiels du pays d’Asie centrale, durant son séjour à Lomé, s’est entretenue avec les ministres de l’Agriculture, Antoine Gbégbéni, du Commerce, Kayi Mivedor et des mines et de l’énergie, Mawunyo Aziable. Ces échanges leur ont permis de se projeter dans l’établissement de relations dans les secteurs à fort potentiel économique et social.
Une délégation kazakhstanaise de haut niveau a effectué une visite de travail dans notre pays, du 8 au 10 février 2024. La mission de poursuite d’échanges et de prospection des domaines de coopération fait suite à la visite officielle du Président de la République, @FEGnassingbe… pic.twitter.com/tptFjcQrIx
— Présidence Togolaise/Togolese Presidency (@PresidenceTg) February 12, 2024
Pour constater les potentialités économiques du pays ouest africain, la délégation s’était rendue au Port de Lomé ainsi que sur la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) où elle a pu identifier les secteurs dans lesquels des partenariats pourraient être noués.
A l’issue de ces déplacements sur le terrain et des échanges, les deux pays ont affiché l’ambition de signer un mémorandum d’entente portant sur les projets prioritaires. Également, à des fins d’établissement des liens de coopération entre les deux Etats, les officiels kazakhstanais ont invité les Togolais à participer à la deuxième édition du Forum international d’Astana en juin prochain.
Notons que selon la ministre, Secrétaire générale de la Présidence de la République, Sandra Johnson, cette visite de la délégation kazakhstanaise « marque les premières retombées du voyage du chef de l’Etat togolais au Kazakhstan ».
Esaïe Edoh
Le Togo se prépare à lancer une série de grands travaux en 2024, dans le cadre du programme régional West Africa Coastal Areas Resilience Investment Project (Waca-Resip), qui ambitionne de renforcer la protection côtière et lutter contre les inondations, avec un accent particulier sur la restauration des écosystèmes. L’information a été donnée vendredi 09 février dernier par la coordination nationale de ce programme régional, lors d’un déjeuner avec la presse locale mobilisée dans le cadre de Radio du Littoral, un programme radio mis en place par le projet pour permettre aux communautés côtières de se faire entendre et de les sensibiliser.
Protection côtière à Gbodjomé-Agbodrafo
La première phase de ces travaux concerne la protection côtière le long d'une étendue de 7 kilomètres entre Gbodjomé et Agbodrafo. Le projet prévoit la construction de 22 épis de différentes longueurs, allant de 65 à 75 mètres, afin de freiner l'érosion côtière. En complément, un programme de rechargement des plages avec 450 000 m³ de sable et la stabilisation des zones lagunaires par la plantation de 10 hectares de cocotiers sont également prévus.
Restauration du chenal de Gbaga
S'étendant sur 23 kilomètres de Agbanakin à Zébé, cette zone humide est confrontée à de multiples défis, notamment l'exploitation excessive des ressources naturelles, la contamination environnementale, l'érosion et l'accumulation de sédiments. L'expansion urbaine, ainsi que les développements humains tels que les barrages hydroélectriques et les installations portuaires, exercent une pression supplémentaire sur cet écosystème fragile. De plus, les impacts du changement climatique, conjugués aux transformations dans l'occupation et l'utilisation des sols, exacerbent les menaces pesant sur la biodiversité et la durabilité de cette région.
Pour assurer la pérennité de cet axe vital, le curage du chenal de Gbaga, que le Togo partage avec le Bénin, a été identifié comme un autre volet crucial du programme de grands travaux. Avec pour objectif, la restauration et la revitalisation de cet important couloir de navigation qui joue un rôle clé dans l'économie locale. Le projet comprend le faucardage des plantes aquatiques invasives et le dragage du chenal pour garantir une navigation fluide en toutes saisons, a indiqué Eusebio Adéwolé César, Ingénieur génie civil/ Côtier senior qui travaille sur le projet.
Concrètement, pour l’étape du faucardage, il s’agira d’enlever les plantes aquatiques invasives. Selon l’ingénieur, ces végétations, lorsqu'elles prolifèrent, peuvent obstruer les cours d'eau, gêner la navigation, affecter la qualité de l'eau et perturber les écosystèmes locaux. L'utilisation d'équipements spécifiques devrait donc permettre de couper, de collecter et de retirer ces plantes de l'eau, afin de rétablir le flux naturel et la santé des habitats aquatiques, soutient-il.
D’un autre côté, le dragage du chenal de Gbaga, lui, devrait permettre d’enlever les sédiments accumulés au fond du cours d'eau, pour augmenter sa profondeur et faciliter le passage des embarcations. Cette opération est importante pour maintenir les voies navigables ouvertes et sécurisées pour la navigation du Bénin jusqu’à Lomé, a rappelé Eusebio Adéwolé César.
Un plan de restauration des écosystèmes environnants, notamment la mangrove qui agit comme une barrière naturelle contre l'érosion, est aussi prévu, destiné à préserver la biodiversité et les moyens de subsistance des communautés locales.
Lutte contre les inondations
Face aux inondations qui affectent régulièrement les préfectures des lacs et de Vo, un ensemble de mesures d'assainissement et de protection est attendu en 2024. Le plan des travaux prévoit la construction de plus de 4 000 mètres linéaires (ml) de caniveaux de différentes dimensions pour faciliter l'écoulement des eaux pluviales et réduire les risques d'inondation. En 2024, le curage des bassins existants et la protection des berges d'Aného, avec la mise en œuvre de travaux sur plus de 2 000 ml de berges, compléteront les interventions du WACA, projet soutenu par la banque mondiale, qui a également bénéficié, l’année dernière, d’une enveloppe additionnelle de l’Agence Française de développement (AFD).
Fiacre E. Kakpo