Le groupe Vista, fondé et dirigé par le Burkinabè Simon Tiemtoré, obtient l’appui de la Banque africaine d'import-export (Afreximbank), pour soutenir l'acquisition de 61,4 % de la multinationale bancaire Oragroup, basée à Lomé. Vista a en effet signé un accord avec Afreximbank, lors de la troisième Foire commerciale intra-africaine (IATF2023), pour un prêt de 275 millions de dollars.
Ces fonds de l’institution financière panafricaine se divisent en deux tranches. Une première, d'un montant de 140 millions d'euros, est destinée à Ora SPV, le véhicule spécial créé par le groupe Vista pour l'acquisition de parts dans Oragroup. Et une seconde tranche, de 113 millions d'euros, conclue avec ADI SVP/Vista Bank qui sera déployée au Burkina Faso.
Pour Vista, cet appui fait suite à une précédente injection de liquidités, cette fois-là de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), obtenue en mars dernier, toujours pour le rachat d’Oragroup.
Lire aussi : Rachat d’Oragroup : la BOAD finance Vista Group de Simon Tiemtoré, à hauteur de plus de 40 millions $
Outre l'apport financier, Afreximbank accompagnera le groupe Vista dans sa stratégie d'expansion, qui vise à terme, une présence dans 25 pays africains. Cette institution conseillera également Vista sur ses opérations de financement du commerce intra-africain.
Ayi Renaud Dossavi
Le renforcement de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (BC/FT) dans les Etats membres de la CEDEAO et au Sao Tomé ainsi que sur les Îles Comores, est au cœur d’une rencontre à Lomé. Organisée par le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique (GIABA), elle est ouverte le lundi 20 novembre 2023 et prendra fin le vendredi 24.
A ce rendez-vous, des représentants des cellules de renseignement financier, des autorités chargées des enquêtes et poursuites pénales, des autorités judiciaires et d’autres agences spécialisées dans les poursuites judiciaires des pays membres du GIABA, planchent sur les typologies de BC/FT afin de mieux mener les enquêtes liées aux infractions de blanchiment.
Selon Muazu Umaru, directeur des Recherches au GIABA, “aucun des pays membres n’a pu développer une stratégie efficace en matière d’investigation”. De fait, la rencontre de Lomé organisée dans un format d’échange d’expériences entre les pays membres sur les bonnes pratiques devrait aboutir à des recommandations, devant permettre de remédier aux lacunes dans les dispositifs nationaux de LBC/FT.
L’assise de Lomé sera consacrée également à la redynamisation de l’interaction entre les autorités opérationnelles sur les signaux d’alerte et les indicateurs de contenus.
Pour rappel, le GIABA, est un organe de la CEDEAO, qui assure la prévention et le contrôle du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme dans l’espace sous régional.
Esaïe Edoh
Le Président togolais, Faure Gnassingbé, invité au 4ème Sommet G20 Compact with Africa (G20-CwA) en Allemagne, a plaidé le lundi 20 novembre 2023, en faveur de l 'accès équitable aux énergies durables. Le dirigeant a fait ce plaidoyer lors de sa participation au panel consacré à l’approvisionnement en énergie et aux opportunités de commerce et d’investissement dans les marchés émergents africains.
Selon le leader togolais, l’accès équitable aux énergies durables constitue un défi majeur pour le continent africain en raison de l’augmentation de la demande, de la pression démographique et de l’insuffisance des infrastructures de production. A ces facteurs, s’ajoutent, le manque de financements, et des contraintes relatives à l’inégale répartition des ressources disponibles entre les zones urbaines et rurales.
« Dans les pays africains, nous avons un taux d’accès relativement élevé dans les zones urbaines par rapport aux zones rurales où le taux est très bas. Au Togo, nous sommes à 66% d’accès à l’électricité en ville contre 27% dans les zones rurales. Dans ces zones, c’est la biomasse qui est utilisée pour les besoins de la vie quotidienne, or c’est une source de pollution du point de vue environnemental », a souligné le chef de l’État ouest-africain.
Aussi, Faure Gnassingbé soutient-il que l’Afrique a besoin d’infrastructures en matière de production, de transport et de distribution qui restent encore insuffisantes. Il a invité les pays africains notamment les États membres du G20-Compact with Africa à renforcer les capacités d’investissement du secteur public et à créer des opportunités pouvant servir de levier aux investissements privés.
« Nous devons nous préparer à nous adapter au changement climatique. Les Nations comme l’Allemagne et les avancées faites dans le cadre de l’initiative G20 Compact with Africa doivent guider la communauté internationale à passer des paroles aux actes. Nous devons passer à la vitesse supérieure » a-t-il lancé.
Notons que ce 4ème Sommet G20 Compact with Africa (G20-CwA) est consacré aux réflexions sur le renforcement du partenariat entre le G20 et les pays africains dans le secteur des énergies renouvelables.
Esaïe Edoh
Au Togo, le gouvernement s’apprête à franchir une étape importante dans le développement des infrastructures électriques et numériques, alors même que le pays, dans ses stratégies, vise l’accès universel à l’électricité d’ici à 2030 et ambitionne de devenir un hub numérique à l’horizon 2025.
D’après les informations obtenues par Togo First de sources proches du dossier, le Togo devrait se voir accorder, dans les tout prochains mois, un financement record de 200 millions de dollars de la Banque mondiale pour le projet IDEA (Improved Digital Access and Electricity Access). Une telle enveloppe serait la plus importante obtenue par le pays depuis le début de sa coopération avec l’institution de Bretton Woods, apprend-on. Le projet que ces fonds financent vise à améliorer de manière significative l'accès à l'électricité et à Internet dans le pays. “Ce projet est en préparation déjà depuis un certain temps”, indique une source, évoquant l’imminence d’une signature.
D’après les documents consultés par Togo First, l'objectif principal de ce projet est quadruple. Premièrement, il se concentre sur l'amélioration de la fiabilité des services de transmission dans le nord du Togo, pays où les pertes actuelles dans la distribution d'électricité représentent plus de 17%, selon les dernières statistiques. Deuxièmement, il cherche à élargir la couverture des services d'électricité, tant sur le réseau qu'hors réseau, dans des zones cibles.Troisièmement, IDEA ambitionne d'augmenter la couverture des réseaux à large bande et l'accès aux services numériques, ce qui est d'une importance cruciale, étant donné qu'en début 2023, la situation de l'accès au numérique au Togo indiquait qu'il y avait environ 3,13 millions d'utilisateurs d'Internet dans le pays, représentant un taux de pénétration d'Internet de 35%, selon DataReportal. Enfin, le projet compte améliorer la performance opérationnelle de la CEET, l'entreprise nationale de distribution d'électricité.
Au cœur de cette initiative d’envergure, se trouve la construction d'une ligne de transmission haute tension de 161 kV pour renforcer le réseau électrique de la CEET. IDEA prévoit de construire environ 262 km de lignes, une infrastructure qui,non seulement apportera de l’électricité, mais aussi connectera des régions jusqu'alors isolées. Parallèlement, le nouveau projet intègre une dimension numérique innovante. Des câbles en fibre optique seront installés le long de ces nouvelles lignes de transmission haute tension, créant ainsi une infrastructure de communication de pointe. Les autorités togolaises et l’institution de Bretton Woods espèrent que cette intégration permettra de tisser un réseau d'accès Internet étendu à travers le pays, ouvrant la voie à un avenir numérique plus connecté et accessible pour la population togolaise.
“Ces lignes seront équipées de câbles en fibre optique pour étendre la portée du réseau en fibre optique du SIN [la société chargée de gérer les infrastructures numériques et télécoms publiques de l’État, ndlr], permettant ainsi une distribution équitable de la bande passante à tous les opérateurs de télécommunications au Togo,” confient des personnes proches du dossier. Une dorsale, fusionnant l'électricité et la technologie numérique, qui représente “une avancée particulièrement significative”, indique-t-on, car “elle permettra de réduire la fracture numérique et de stimuler le développement socio-économique dans les zones auparavant isolées du Togo”, alors que le Togo accueille désormais le câble sous-marin de très haut débit Equiano de Google.
Par ailleurs, le projet soutient le déploiement de systèmes solaires autonomes intelligents dans les zones rurales, tentant de s’aligner sur des projets nationaux tels que CIZO, qui fournissent des systèmes solaires domestiques abordables.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, le ministère de l’économie numérique et de la transformation digitale vient de lancer une étude sur les besoins des startups togolaises. Le sondage initié à travers l’Agence Togo Digital, et soutenu par l’Allemagne dans le cadre du projet ProDiGiT, devrait permettre aux autorités togolaises d’identifier les défis des startups en matière de levée de fonds pour leurs projets.
La participation du public (Startups, incubateurs, ou encore investisseurs en activité au Togo) à cette enquête est ouverte jusqu’au 1er décembre prochain. Les informations collectées devraient permettre de définir les axes prioritaires de renforcement des capacités des acteurs sur ces questions.
[ Etude - Levée de fonds ]
— Ministère de l'Economie Numérique ?? (@NumeriqueTG) November 18, 2023
? Êtes-vous une startup --- un incubateur --- un investisseur en activité au Togo ? Rencontrez-vous des défis dans la levée de fonds pour vos projets ou le financement des projets si vous êtes investisseur ?
?Participez à cette étude afin de nous… pic.twitter.com/onwClok7xy
Au Togo, 4,2 millions d'électeurs sont enregistrés sur le fichier électoral définitif de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). C’est ce qu'indique Dago Yabre, président de la Commission ce lundi 20 novembre 2023, dans une note adressée aux responsables des partis politiques, de la société civile, à d'autres parties prenantes, ainsi qu’à l'opinion nationale et internationale. Ceci vient en conclusion du recensement électoral effectué du 29 avril au 14 juin 2023 sur l'ensemble du territoire, et des opérations de vérification et d’audit interne qui s’en sont suivies.
Notons que ceci représente environ la moitié des quelque 8 millions de résidents du Togo, selon le dernier recensement de l’INSEED. Sur ces 4,2 millions, on compte 53,82 % de femmes (2 262 396) et 46,18 % d'hommes (1 941 315). Ce nombre a été obtenu après le traitement d'un fichier originel comportant un nombre brut d'électeurs recensés établi à 4 432 936. À la suite des travaux de vérifications, près de 130 000 électeurs (129 225) ont été radiés, comme l'indique le Président de la CENI,
Il convient de rappeler que le pays avait sollicité l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) pour réaliser un audit externe du fichier provisoire afin d'en déterminer la conformité aux normes nationales et internationales, ce qui a été validé la semaine dernière.
Selon Dago Yabre, ce nouveau fichier électoral "définitif" et "reconnu fiable" servira de référence pour les prochaines élections régionales et législatives au Togo, dont les dates définitives n'ont pas encore été annoncées. Une partie de l’opposition togolaise émet des réserves sur la fiabilité de ce fichier et conteste son caractère définitif.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, l'OIF juge fiable le fichier électoral
Togo : après le recensement, la CENI annonce une opération d’apurement du fichier électoral
Au Togo, le ministère des travaux publics vient de lancer un Avis d’appel d’offres international (AAOI) pour le recrutement d’une entreprise qui se chargera de la réalisation du projet routier Aléhéridè-Kpaza-Tchamberi.
Selon l’avis publié dans le quotidien national, l’entreprise sélectionnée, réalisera des travaux tels que le dégagement des emprises, les terrassements, la mise en œuvre de la chaussée et le revêtement ainsi que l’éclairage public. Les soumissionnaires devront déposer leurs offres au plus tard, le 23 janvier 2024.
Ce tronçon long de 30 km, qui quitte la Nationale 1, aura une chaussée de 7,4 m de largeur. Sont prévus des travaux connexes de construction de 5 forages, 5 bâtiments scolaires à trois classes, 30 hangars couverts de marché et 10 blocs latrines.
Notons que le Conseil d’Administration de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) avait annoncé en juin 2022 au terme de sa 131ème session ordinaire, avoir approuvé l’octroi d’un crédit de 28 milliards FCFA au Togo pour ce projet qui devrait démarrer en avril 2024. Délai d’exécution annoncé : 24 mois.
La réalisation de ces travaux dans la zone septentrionale du pays, indique-t-on, « va contribuer au désenclavement de la zone et à la facilitation des échanges économiques, sociaux et culturels au niveau national et sous-régional ».
Esaïe Edoh
Le Togo va accueillir en mars 2024, la semaine de l’intelligence artificielle (SIA). L’événement qui sera organisé par la branche togolaise Conseil International pour l'Intelligence Artificielle (CONIIA-Togo), a été annoncé le dimanche 19 novembre à Lomé.
Cette première édition de la SIA est prévue du 19 au 24 mars 2024 et va réunir les acteurs du secteur au Togo, qui vont d’abord dresser l’état des lieux de l’IA et ensuite, explorer ses opportunités.
Cette rencontre sera marquée par la sensibilisation du grand public, des étudiants, des décideurs et des institutionnels aux avancées de l’intelligence artificielle.
Selon Jérôme Ribier, co-organisateur de l’événement, la SIA 2024 sera un rendez-vous de partage à travers des ateliers interactifs, des conférences informatives et des séances de démonstration pratique.
Alors que le Togo se distingue à la 23ème position en Afrique et occupe la 145ème place à l’échelle mondiale dans le classement d’Oxford Insights 2023 des pays les mieux préparés à l’adoption de l’intelligence artificielle, cette rencontre de mars devrait élever le pays au rang de leader dans le domaine du futur, selon le CONIIA-Togo.
Notons que cette première édition de la SIA sera coorganisée par le CONIIA-Togo et Human-AI qui est une structure spécialisée dans le développement des nouvelles technologies.
Esaïe Edoh
Au Togo, une nouvelle étape décisive vient d’être franchie pour le projet de construction de la voie de contournement de la ville de Sokodé (340 km au Nord de Lomé). En effet, après la phase des études techniques détaillées, le gouvernement togolais vient de conclure une entente avec la Coopération Japonaise (JICA), en partenariat avec l'ambassade du Japon au Togo, couvrant un don de 16 milliards FCFA, pour lancer officiellement les travaux. La ministre des Travaux Publics, Zouréhatou Kassah-Traoré, a été la principale signataire de cet accord, au nom du gouvernement togolais, le vendredi 17 décembre 2023.
Madame le Ministre des Travaux Publics Zouréhatou, KASSAH-TRAORÉ à procédé ce 17 /11/23 au nom du Chef de l' État et du gvt à la signature de l'échange de notes et d'accords de don relatif au projet de construction de la voie de contournement de Sokode . pic.twitter.com/x6nGqUKdsw
— TOGO Travaux-Publics (@PublicsTogo) November 17, 2023
Ces ressources constituent « le montant le plus important jamais atteint en termes d’assistance, dans le cadre de la coopération bilatérale », selon Katsuya Ikkatai, l'ambassadeur japonais au Togo,
Dans le détail, ce projet de contournement, qui fait corps avec la Route nationale 17, prévoit la construction d'une route de 12 kilomètres de long sur 11 mètres de largeur. La nouvelle infrastructure comportera deux voies de circulation, ainsi qu’un système de drainage des eaux.
Cette voie de contournement de Sokodé devrait contribuer à améliorer la fluidité de la circulation sur la Route nationale 17, réduisant ainsi la congestion dans le centre-ville de cette agglomération.
Pour le pays, l'infrastructure devrait également renforcer la compétitivité du corridor togolais vers l'hinterland, favorisant ainsi le commerce et le développement économique de la région.
Les travaux sont prévus pour s’achever d'ici la fin du premier trimestre de 2024.
Ayi Renaud Dossavi
Faure Gnassingbé, le Chef d'État togolais, est à Berlin, en Allemagne ce lundi 20 novembre, où il prend part au 4ème Sommet G20 Compact with Africa (G20-CWA), à l'invitation de son homologue allemand, le Chancelier Olaf Scholz.
Cette initiative allemande visant à renforcer la coopération économique avec le Continent, rassemble des chefs d'État africains, des investisseurs allemands, ainsi que des représentants de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI).
Pour le numéro 1 togolais, ce sera de nouveau, l'occasion non seulement de mettre en avant son pays, en présentant notamment les réformes économiques entreprises au Togo ces dernières années, mais aussi de positionner son pays comme terre d'accueil d'opportunités d'affaires, notamment dans le secteur énergétique. Il s'agira également de présenter les fruits de la coopération entre le Togo et l'Allemagne.
Notons à cet égard que la coopération entre Lomé et Berlin s'articule autour de quatre axes clés : le développement économique durable et la formation professionnelle, la transformation agro-industrielle, la décentralisation et la bonne gouvernance financière, ainsi que le renforcement du système de santé.
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Pour rappel, la semaine dernière, l'Allemagne a accordé au Togo un financement de 20 millions d'euros (13 milliards FCFA) pour des projets durables dans 69 communes des régions de la Kara, de la Centrale et des Plateaux.