1300 touristes européens, essentiellement britanniques, étaient en visite hier 06 février 2024, au Togo, lors de l’escale au Port de Lomé, du bateau de croisière Fred Olsen Bolette. L’escale togolaise, facilitée par le ministère de la Culture et du Tourisme, leur a permis notamment de découvrir la maison des esclaves à Agbodrafo, la danse Zangbeto à Avepozo, le marché des fétiches d’Aného, le village des pêcheurs de Kpémé et l’Université de Lomé.

« Nous sommes très heureux de voir le marché aujourd'hui et d'entendre l'histoire du Vodou et des fétiches, parce que pour nous, c'est une chose très inconnue, parce que c'est tout à fait une culture différente. C’est un bon spectacle ici, pour les visiteurs et pour les touristes, parce qu'on se sent très en sécurité. », a indiqué Angela, une touriste.
« Ils sont venus ici après l'escale dans plusieurs pays. De là, ils viennent directement de la Namibie. Nous avons eu la chance de les accueillir dans nos eaux, et là ils sont venus pour découvrir les richesses culturelles et touristiques du pays. », a ajouté pour sa part, Eric Kokou Anani-Antony, de l’agence de voyage Kemit Africa Tours, qui a facilité la visite au Togo.

Après l’escale de Lomé, le “Bolette” a continué sa croisière vers Takoradi au Ghana voisin.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo et 11 autres pays d’Afrique se sont engagés à assurer le développement du volontariat à travers une coopération sur le continent. C’est à la faveur du lancement du programme de Développement des Écosystèmes Nationaux de Volontariat en Afrique (DENVA), le mardi 6 février 2024 à Lomé.
Via ce programme conçu par France Volontaires en partenariat avec l’Agence nationale du volontariat au Togo (ANVT), le pays ouest-africain ainsi que les 11 autres vont travailler à favoriser les mobilités des volontaires entre les 12 Etats en vue d’acquérir de nouvelles expériences professionnelles. Ces pays vont dans cette dynamique, initier des projets de partenariat et réciprocité en lien avec les objectifs de développement durable d’ici à 2030 et en cohérence avec l’Agenda 2063.
Le lancement de ce programme est un palier franchi dans la promotion de la mobilité inter-pays des volontaires nationaux africains, selon l’ANVT.

« Avec le lancement du Programme DENVA, nous franchissons une nouvelle étape dans notre engagement en faveur du développement durable et de la coopération internationale », a déclaré Omar Agbangba, Directeur général de l’ANVT.
« L’objectif de Denva est, à terme, que le monde de la mobilité, nord-sud, sud-nord, sud-sud, puisse s’appuyer sur un espace de valeurs partagées, de référentiels compatibles et d’ambitions de dialogue entre les jeunesses à travers les mobilités croisées », a précisé pour sa part, Yann Delaunay, le Directeur général de France Volontaires.
Ce programme qui va s’étendre sur une période de 24 mois, sera articulé autour de quatre axes majeurs, précisément, le soutien au déploiement de nouveaux volontaires, la professionnalisation des métiers de l’engagement, le renforcement des coopérations entre les pays concernés et le plaidoyer pour une meilleure prise en compte du partenariat.
Notons que les pays concernés par l’initiative sont le Bénin, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la Guinée, la Guinée Bissau, la Mauritanie, la République du Congo, la République Démocratique du Congo, le Sénégal, le Tchad et le Togo.
Esaïe Edoh
Depuis le début de cette semaine (lundi 05 février), la capitale togolaise accueille une rencontre internationale axée sur l'exploitation des données géoréférencées de recensement à l'ère des nouvelles technologies. Organisé par le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) en partenariat avec l'Institut national de la statistique et des études économiques démographiques (INSEED), cet événement réunit des experts de quatre pays d'Afrique de l'Ouest, à savoir le Burkina-Faso, la Côte d'Ivoire, le Ghana et le Togo.
Sous le leadership de @GouvTg , atelier de co-création pour l'utilisation innovante des données du RGPH, à l'ère des nouvelles technologies -images satellitaires et intelligence artificielle lancé hier. Initiative conjointe du ????????. Plus de données, de meilleures vies #CIPD30 pic.twitter.com/LDEiPYwfCm
— UNFPA Togo (@UNFPA_TOGO) February 6, 2024
Durant ces travaux qui prennent fin aujourd'hui, les participants travaillent à définir une vision commune visant à développer de nouveaux produits utilisant les nouvelles technologies, notamment l'intelligence artificielle, pour améliorer l'utilisation des données de recensement. L'objectif à terme est d'explorer les multiples potentiels offerts par ces nouvelles technologies afin de révolutionner l'approche des données.
Le Togo possède du reste l’un des registres les plus à jour en matière de démographie, avec son dernier Recensement général de la population et de l'habitat (RGPH-5) remontant à seulement octobre 2022. Pour cette opération, les travaux de terrain, incluant la cartographie censitaire, le dénombrement principal et l'enquête post-censitaire, ont été réalisés entièrement de manière numérique.
Au Togo, l’État devrait ajouter une enveloppe supplémentaire de 1,5 milliard FCFA à la Centrale d’achat des médicaments essentiels et génériques du Togo (CAMEG Togo) à tous les niveaux du système sanitaire, pour soutenir la politique d’acquisition des produits génériques, dans le cadre du déploiement de l’assurance maladie universelle.
L’exécutif a en effet décidé « d'injecter 1,5 milliard FCFA pour élargir l'éventail des possibilités d'obtention des médicaments par la CAMEG », comme l’indiquait le Prof. Moustafa Mijiyawa, en marge d’une tournée ministérielle de sensibilisation sur l’AMU, le mois dernier.
En favorisant ainsi les génériques, il s'agit pour l’exécutif d’aller vers les produits ayant un meilleur rapport utilité-prix, les moins chers, faciles à obtenir et à rendre disponibles pour le plus grand nombre.
De plus, a laissé entendre Prof. Mijiyawa, la Centrale devrait se positionner comme intermédiaire, pour assurer la fourniture de médicaments dont elle ne dispose pas, et pouvoir les obtenir à un coût plus abordable.
La structure devrait se positionner ainsi plus fortement au sein de l’appareillage qui se dessine peu à peu, pour la mise en œuvre de l’AMU. Dans le même temps, des tractations se poursuivent entre les différents acteurs, l’État et ses agences opérationnelles (la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et l'Institut national d'assurance maladie (INAM)), les mutuelles de santé et les assureurs, ainsi que le corps médical.
Ayi Renaud Dossavi
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En 2024, le Togo prévoit de financer les actions de protection de l’environnement avec une enveloppe de 19 milliards FCFA, selon la loi de finances. Faire une gestion efficace de cette dotation et avoir des résultats probants, c’est justement ce qui a fait l’objet d’une rencontre d’échanges et de planification des responsables du ministère chargé de la protection de l’environnement, en fin de semaine dernière à Aného (30km à l’est de Lomé).
A cette rencontre, les participants ont passé en revue les actions inscrites à l’agenda 2024 et défini les stratégies de leur mise en œuvre, conformément au nouveau processus du programme d’investissement public (PIP).
Afin d’atteindre les objectifs assignés au ministère de l’environnement, les responsables se sont engagés à multiplier les efforts en termes de communication pour plus de visibilité des réalisations sur le terrain, à mettre en place une base de données digitalisée, permettant de catégoriser et de géo-référencer les projets. Ils annoncent également la réalisation des études de faisabilité avec une schématisation des zones d’intervention, avant le lancement de tout projet.
Pour une meilleure appréciation de la mise en œuvre des actions, une évaluation à mi-parcours est annoncée au cours de l’année
Esaïe Edoh
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Le Togo poursuit l'extension de ses relations internationales, en rejoignant l'Organisation des États Américains (OEA), en tant qu'observateur permanent. Cette avancée a été officiellement scellée à la faveur de la présentation des lettres de créance par l'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Togo aux États-Unis d'Amérique, Frédéric Edem Hegbe, au Secrétaire général de l'OEA, Luis Almagro, lors d'une cérémonie solennelle, le mois dernier ( le vendredi 26 janvier 2024).
I received credentials from Ambassador Frédéric Edem Hegbe, Permanent Observer of Togo to the OAS. We discussed Togo’s role as new Permanent Observer and its interest in strengthening ties with OAS Member States, with a particular focus on security and development. pic.twitter.com/8Phxrrx0VO
— Luis Almagro (@Almagro_OEA2015) January 26, 2024
Au cours de cette rencontre, les deux diplomates ont échangé sur la future coopération entre le Togo et l'organisation américaine, tout en identifiant les domaines prioritaires de collaboration.
L'organisation, fondée en 1948, regroupe 35 États membres du continent américain et intervient dans les sphères de la diplomatie et de la coopération. Ainsi, pour le Togo, il s'agit surtout d'explorer les possibilités d'investissements. Le diplomate togolais a ainsi présenté les secteurs clés qui sous-tendent l'économie nationale, notamment l'agriculture, les mines et le commerce régional, mettant en avant sa position géographique stratégique de passerelle naturelle entre l'océan et les pays du Sahel.
Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, l'Ambassadeur Hegbe a souligné l'engagement du Togo en faveur d’une approche régionale et multilatérale de la coopération militaire pour faire face au terrorisme. « Notre pays s'est inscrit dans une approche régionale et multilatérale de la coopération militaire, convaincu que la mutualisation de nos efforts est fondamentale pour endiguer ces deux phénomènes », a-t-il indiqué à cet égard.
Le Secrétaire général de l'OEA, Luis Almagro, a pour sa part, exprimé la fierté de l'ensemble des États membres d'accueillir le Togo au sein de l'organisation en tant qu'État Observateur Permanent.
Il est à noter que l'Organisation concentre ses actions sur les questions de développement économique et social, notamment via des programmes visant à réduire la pauvreté, améliorer l'éducation, renforcer la santé publique, et promouvoir le commerce et l'investissement, tout en œuvrant à résoudre les conflits.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo qui a ouvert d’ambitieux chantiers énergétiques avec dans le viseur l’accès universel à l’électricité à l’horizon 2030, alloue un budget prévisionnel de 57 milliards FCFA au département de tutelle. De fait, les ressources seront gérées par le ministère délégué chargé de l’énergie et des mines qui a un budget total de 58 milliards FCFA selon la loi de finances exercice 2024, consultée par Togo First.
Cette prévision de dotation devrait servir à financer les programmes d’accès à l’énergie hors réseau solaire (Off Grid), en l’occurrence l’initiative CIZO, le projet d’électrification rurale de 317 localités par de mini-réseaux solaires et les projets PRAVOST (Projet d’Appui au Volet Social du programme CIZO d'électrification rurale du Togo).
Des projets tels que Tinga et Mini-grids phase 2 seront aussi financés en 2024. De même, les travaux d’extension de la Centrale solaire de Blitta devraient se poursuivre tandis qu’éventuellement la Centrale photovoltaïque de Sokodé pourrait commencer à sortir de terre.
Notons que le taux d’électrification actuel du pays est de 59%, selon les récentes données officielles.
Esaïe Edoh
Au Togo, le Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’ouest (FSRP-TOGO) veut soutenir la production de farines riches en nutriments pour les enfants. À cette fin, l'initiative a formé le mois dernier, 120 femmes transformatrices sur les technologies de production et d'utilisation de la farine riche en céréales pour enfants. Les formations ont porté sur l'incorporation du moringa, du néré et/ou de la patate douce à chair orange (PDCO) dans les farines, ainsi que sur les bonnes pratiques d'hygiène et de qualité, selon le ministère de l'agriculture.
600 femmes supplémentaires
Ce cycle de formations s'est déroulé le mois dernier, du 22 au 27 janvier 2024, en collaboration avec la coordination togolaise des organisations paysannes et des producteurs agricoles (CTOP) et la division de la nutrition du ministère de la santé. L'initiative a couvert les six régions agricoles, regroupant 10 coopératives de 20 personnes par région, pour un total de 120 femmes à l'échelle nationale. Il convient de noter que cela constitue une étape préliminaire, car ces transformatrices devraient à leur tour former 600 autres femmes transformatrices dans tout le pays, soit un total de 720 transformatrices touchées au final.

Pour le ministère de l’agriculture, l'objectif de ces formations est notamment de contribuer à réduire l'insécurité alimentaire et nutritionnelle, qui demeure un enjeu majeur, surtout en milieu rural.
Lancé en juin 2022, le programme FSRP est appuyé par la Banque mondiale au Togo. Cette initiative a également bénéficié d'un financement additionnel en septembre dernier, d'un montant de 12 milliards FCFA.
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La deuxième phase du Projet de réforme pour l'accroissement de la productivité agricole au Togo (LRAP), dédiée aux essais d'expérimentation des opérations foncières, a été lancée dans le Nord du pays, en fin de semaine dernière. C’était à la faveur d’un atelier d'information à Takpamba, réunissant les parties prenantes, experts et populations, dans la commune d'Oti-Sud 2, située à 54 km au sud de Mango. L'objectif principal était de présenter à ces acteurs, les différentes activités à entreprendre à cette étape, en vue de renforcer la gouvernance foncière dans la préfecture.
Cette deuxième phase comprend diverses opérations foncières telles que l'identification et la cartographie des droits relatifs aux parcelles, la gestion de l'information foncière, les procédures d'enregistrement des droits fonciers et la gestion des conflits fonciers.
L'Organisme de mise en œuvre du Millennium Challenge Account-Togo (OMCA-Togo), qui pilote l’initiative, a organisé cette réunion d'information et de sensibilisation en collaboration avec un consortium de cabinets d'experts, notamment "VNG International," "Kadastra Foundation," et "Wildaf-Togo," avec le soutien financier des États-Unis d'Amérique.
Pour rappel, LRAP est une initiative du gouvernement togolais, soutenue par les États-Unis à travers leur agence Millénium Challenge Account-Togo, dans le cadre du programme "Seuil" d'une valeur de 35 millions de dollars. Cette phase pilote du projet LRAP, d'une durée de 43 mois, couvre cinq sites (villages) à travers le pays, à savoir Zio 4, Wawa 2, Tchamba 3, Dankpen 2 et Oti-Sud.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, l’instance dirigeante du football (Fédération togolaise de Football (FTF)) a approuvé son budget exercice 2024 qui s’équilibre à 3,6 milliards FCFA, le samedi 3 février 2024 lors son congrès ordinaire.
Ce budget, comparé à celui de l’année dernière qui se chiffrait à 3,2 milliards FCFA, est en hausse de 12%. Rapporté à celui de 2022 (2,7 milliards FCFA), se dégage une croissance budgétaire qui s’établit à 33%.
Cette enveloppe, selon le comité exécutif de la FTF, servira essentiellement à poursuivre le processus de redynamisation du football togolais. De fait, ces ressources vont financer le développement des infrastructures sportives. Il s’agit concrètement de doter les grandes villes de stades de football, répondant aux normes basiques de pratique de ce sport.
Les fonds seront injectés également dans l’organisation des compétitions, notamment les championnats nationaux (D1, D2 et ligue régionale), les compétitions des jeunes et de Beach soccer.
Cette année, les responsables de la FTF prévoient aussi la formation et l’encadrement des acteurs du football.
Esaïe Edoh