Au Togo, la sécurité routière s'est légèrement améliorée au troisième trimestre de cette année, comparée au trimestre précédent.
Selon les derniers chiffres publiés par la police nationale, le bilan des accidents de la route au troisième trimestre de 2023 s'élève à 117 décès. Bien que tragique, cette statistique marque notamment une baisse notable de près de 20%, par rapport aux 145 victimes du trimestre précédent.
Cette amélioration est , en partie, portée par les nouvelles mesures de sécurité introduites, le renforcement du port de casque chez les motocyclistes et leurs passagers, et un plus grand respect des feux tricolores.
Dans le détail, le Togo a connu en moyenne 18 accidents par jour, entraînant la mort de 2 personnes et causant des blessures à 26 autres. Ceci étant, Yaovi Okpaoul, Directeur Général de la Police Nationale, a souligné une préoccupation spécifique concernant le nombre élevé de piétons décédés.
De plus, une tendance positive s'est dessinée sur les deux derniers mois. Alors que la moyenne mensuelle des décès au début de l'année était de 47, elle est tombée à 37 ces derniers mois, avec seulement 13 décès enregistrés en septembre 2023.
Ayi Renaud Dossavi
Depuis le 23 octobre dernier, l’Office Togolais des Recettes (OTR), réalise une série de ventes aux enchères publiques, portant sur près de 200 conteneurs. Selon un communiqué rendu public à cet effet par le Commissaire Général de l’administration fiscale, Philippe Kokou Tchodié, les opérations se poursuivent jusqu’au 7 novembre prochain.
Durant ces opérations qui se déroulent en 3 phases, un total de 198 conteneurs sera liquidé, tenant compte des conditions préalablement définies par le fisc. « La vente se fera aux enchères publiques au plus offrant et dernier enchérisseur, avec paiement au comptant sur place, majoré de 120%, et enlèvement immédiat. Les enchérisseurs doivent payer une somme non remboursable de 25 000 francs CFA pour l’enregistrement en tant qu’adjudicataires à la Direction des Opérations douanières de Lomé-Port. Aucune réclamation ne sera acceptée après l’adjudication, et les adjudicataires qui n’auront pas réglé le montant de leurs achats avant 17h30 le jour de l’adjudication, verront leur adjudication annulée », précise l’OTR.
La première vente s'est déroulée le lundi 23 octobre 2023 au Port autonome de Lomé et a concerné 102 conteneurs de la compagnie CMA CGM, abandonnés sur le terminal à conteneurs de Togo Terminal.
Une deuxième vente est prévue le 30 octobre 2023. A l’occasion, 85 conteneurs dont un de SUNNY SIDE TRANSIT, et 84 autres de PIL TOGO, tous abandonnés sur le terminal à conteneurs de Togo Terminal, seront mis aux enchères publiques.
Enfin, le mardi 7 novembre 2023, onze conteneurs de la compagnie COSCO/AL, également abandonnés sur le terminal à conteneurs de Togo Terminal, seront mis aux enchères.
Esaïe Edoh
Au Togo, l’opérateur de téléphonie mobile, Moov Africa, pourrait subir de nouvelles sanctions de la part de l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP). Le régulateur a annoncé le mercredi 25 octobre 2023, l’ouverture d’une procédure de sanction à l’encontre de Moov Africa Togo pour indisponibilité du service Mobile Money (Flooz) et manquements dans la notification requise à l’égard des consommateurs.
Le gendarme des télécommunications reproche à la filiale togolaise du groupe marocain, l’indisponibilité totale de son service Mobile money (Flooz) sur l’ensemble du territoire national du 19 au 24 octobre 2023. Sur cette période d’indisponibilité du service, « Moov Africa Togo a manqué à l’obligation d’envoyer des messages automatisés de notification de l’incident aux abonnés », dénonce l’ARCEP qui soutient par ailleurs que Moov Africa Togo a manqué au respect de son cahier des charges.
En effet, selon le cahier des charges, « l’opérateur a l’obligation d’assurer la disponibilité permanente, continue et régulière des services autorisés et l’adaptation permanente des moyens qu’il met en œuvre ». Il est ensuite tenu, « en cas de perturbation ou d’interruption dans la fourniture des services, d’informer ses clients de la nature du problème et du délai approximatif dans lequel le service sera rétabli ».
Ces manquements ne seraient pas tolérés. De fait, Moov Africa Togo qui avait déjà écopé d’une sanction financière en 2021, suivie en 2022 et mai 2023 d’une autre mise en demeure, pour des motifs similaires, pourrait de nouveau tomber sous le coup de la loi. Ceci, au regard de l'importance cruciale et vitale des services financiers mobiles dans le quotidien des Togolais. « Leur indisponibilité durant une si longue période, aggravée par le défaut d’information sur le délai de rétablissement du service, est de nature à créer de graves préjudices aux populations », note l’Arcep.
Esaïe Edoh
ARISE IIP, l'opérateur en charge du développement de la Plateforme Industrielle d'Adétikopé au Togo, pourrait bénéficier d'un financement de 250 millions d'euros (163,98 milliards FCFA) pour soutenir le développement de quatre plateformes industrielles en Afrique, y compris au Togo et au Bénin.
Ce projet de financement, est en cours d'examen à l'International Finance Corporation (IFC), avec une décision attendue lors du conseil d'administration de l'organisation le 22 décembre prochain.
Selon les informations de l'IFC, ces ressources seront allouées au développement de zones économiques spéciales (ZES) et de parcs industriels, notamment sur la Plateforme Industrielle d'Adétikopé (PIA) au Togo, dans la zone industrielle de Glo Djigbé (GDIZ) au Bénin, la Plateforme Industrielle du Congo (PIC) en République du Congo, et la Zone Économique Spéciale de Bugesera (BSEZ) au Rwanda. Le coût total de cet investissement est 870 millions d'euros, dont 30 millions pour le Togo.
Phase 2 de la PIA
Au Togo, la phase 2 de la PIA sera développée sur un terrain de 328 hectares situé dans la municipalité de Zio 1 (Cantons de Dalavé et Kpomé), à environ 27 kilomètres de la capitale Lomé (et à environ 9,7 km à l'est du site de la phase 1), prévoit-on. Cette phase comprend un corridor industriel de 260 mètres de large avec une route reliée au site de la phase 1.
La proposition de financement de l'IFC, plafonnée à 250 millions d'euros, comprend un prêt de l'IFC de 63 millions d'euros, des prêts parallèles de 107 millions d'euros et un prêt de l'IDA, chiffré à 80 millions d'euros. Notons du reste qu'en juin dernier, ARISE IIP avait déjà obtenu une facilité de crédit de 400 millions de dollars de la part de la Banque africaine d'Import-Export (Afreximbank).
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Mercredi 25 octobre, à Lomé, la Banque mondiale a dévoilé sa toute première édition du rapport sur les perspectives économiques du Togo. Intitulé « Libérer le potentiel de croissance du pays », ce document d'environ 50 pages, qui sera désormais publié annuellement, offre une analyse détaillée de la situation économique actuelle et des perspectives du Togo.
L’étude, présentée par Marc Stocker, économiste principal et Amevi Rocard Kouwoayé, économiste à la Banque mondiale, met en évidence que, grâce à une stratégie solide d'ouverture commerciale et la mise en œuvre de réformes structurelles ciblées et ambitieuses, le Togo peut espérer une trajectoire de croissance ascendante.
Selon ce document, le pays est en bonne voie pour atteindre une croissance économique estimée à 5,2% pour les années 2023 et 2024, soutenue par les dépenses de consommation et les investissements privés. Ces derniers pourraient augmenter de 10 points de pourcentage d’ici 2030. Les prévisions sont encore plus optimistes pour 2025, avec une croissance attendue de 5,8%, voire une stabilisation autour de 7% à plus long terme si des réformes structurelles adéquates sont mises en place.
« Les réformes essentielles concernent principalement le secteur agricole. L'une des priorités est la sécurisation de l'accès aux terres, un levier pour stimuler l'investissement, améliorer la productivité et accroître la compétitivité du secteur. De plus, le développement de l'agriculture irriguée est indispensable et requiert des investissements conséquents, » a confié à Togo First, Marc Stocker dans une interview.
L’économiste de l’institution de Bretton Woods n'a pas manqué de mettre l'accent sur la capacité de résilience du Togo. Il insiste sur le fait que, malgré les challenges, le pays possède un potentiel de croissance significatif. Toutefois, la mobilisation des investissements privés reste une priorité pour garantir un développement économique durable.
Une des principales révélations concerne la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). La ZLECAf, selon les données du rapport, a le potentiel d'accroître considérablement l'attractivité du Togo auprès des investisseurs internationaux. Une telle dynamique pourrait aboutir à une augmentation de près de 135 % du volume d'investissements directs étrangers d'ici 2035. Dans cette optique, l'intensification des réformes réglementaires et la facilitation des échanges s'avèrent essentielles pour garantir cette tendance à la hausse, indiquent les auteurs de l’étude.
« La mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine est une opportunité importante pour le Togo, car elle pourrait conduire à un doublement du stock d'investissements étrangers d'ici 2035. C'est également une opportunité pour développer le commerce transfrontalier qui joue un rôle crucial, notamment dans le secteur agricole », a souligné Fily Sissoko, Représentant Résident de la Banque mondiale pour le Togo.
Le rapport n'omet pas l'aspect social. L'inclusion sociale, ainsi que le soutien aux populations vulnérables, sont également au cœur des recommandations. Réduire les disparités socio-économiques et garantir un accès équitable aux services de base sont essentiels pour le bien-être de tous les Togolais, indique la Banque mondiale.
« Un défi important auquel le gouvernement va être confronté est de pouvoir soutenir cette croissance tout en ramenant les équilibres budgétaires. C'est une priorité pour éviter d'alourdir la charge de la dette au détriment des programmes sociaux », rappelle Stoker.
Fiacre E. Kakpo
L’Autorité de Régulation de la République Islamique de Mauritanie (ARE) a bouclé le mardi 24 octobre une mission de deux jours auprès de l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP). Objectif : s’inspirer de l’expérience du Togo en matière de régulation des télécommunications.
La délégation mauritanienne, au cours de son séjour, s’est entretenue avec l’équipe de l’ARCEP Togo sur la régulation par la donnée avec un focus particulier sur le contrôle et la mesure de la qualité de service (QoS) des réseaux mobiles et de la qualité de l’expérience client (QoE) des usagers desdits réseaux. Également, les discussions ont porté sur le cadre réglementaire et la transformation digitale au Togo.

Cette rencontre d’échanges sur les différents outils de régulation avec les experts en QoS et en digitalisation de l’ARCEP Togo, indique-t-on, va permettre à l’ARE de s’en inspirer pour la mise en place de solutions similaires en Mauritanie.
Dans une dynamique de coopération, les deux organismes de régulation ont annoncé un futur accord de partenariat afin “de poursuivre les échanges sur d’autres sujets pertinents de régulation”.
Notons que cette visite est la troisième après celles ivoirienne et comorienne cette année pour des motifs similaires.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Free Roaming : le Togo et le Bénin signent un protocole d’accord
Au deuxième trimestre 2023, les importations togolaises se sont élevées à 449,64 milliards FCFA, selon le bulletin trimestriel des statistiques du commerce international des marchandises du Togo, publié par l'Institut National de la Statistique et des Études Économiques et Démographiques (INSEED), dans le cadre de son suivi régulier des échanges internationaux. Ces importations ont augmenté de 0,5 % en valeur par rapport au premier trimestre, tandis que le déficit commercial a augmenté de 0,7 % par rapport à la même période de 2023.
Les principaux fournisseurs
Sur la période, la Chine, l'Inde et la Turquie ont été les principaux fournisseurs de biens au Togo. L’Empire du Milieu occupe la première place, représentant 17,2 % des achats du pays pour ce trimestre, évalués à 77,52 milliards FCFA (128 333 tonnes en quantité). Son voisin, l’Inde, se positionne en deuxième place avec une part relative de 9,5 %, totalisant 42,71 milliards FCFA d’importations togolaises. La Turquie complète le trio de tête avec des exportations vers le Togo d'une valeur de 38,29 milliards FCFA. Légèrement en recul, vient la France, à la quatrième place, avec 8,1 %, suivie du Maroc (4,3 %) et du Japon (4,2 %).
Lire aussi : Togo : les exportations s’élèvent à 212 milliards FCFA au deuxième trimestre 2023
Principales importations
Le secteur agro-chimique est celui qui est le plus concerné par les importations du pays, avec comme premier produit d’importation, l’Urée ("Urée, même en solution aqueuse"). Cette substance a constitué le premier produit importé par le Togo, avec une valeur de 23,5 milliards FCFA (un peu plus de 36 000 tonnes), représentant 5,2 % des achats à l'international. Viennent ensuite les véhicules ("Véhicules à moteur pour le transport des personnes, n.d.a."), en deuxième place, avec une valeur de 22,97 milliards FCFA, équivalant à 5,1 % des importations. En troisième position, le Togo a importé des médicaments, avec une valeur de 21,31 milliards FCFA (et une quantité de 1 832 tonnes), représentant 4,7 % des importations.
Pour rappel, les exportations du pays sur la même période se chiffrent à 212,2 milliards FCFA, pour un solde commercial déficitaire de 237 392,1 millions FCFA, soulignant les défis persistants en matière de balance commerciale au Togo, comme chez ses voisins. Les résultats du troisième trimestre seront attendus avec intérêt pour évaluer les tendances futures.
Ayi Renaud Dossavi
La nouvelle ambassadrice de la République de Turquie au Togo, Muteber Kilic, veut travailler avec les autorités togolaises, à approfondir les relations entre les deux pays dans divers domaines. La diplomate a, le mardi 24 octobre 2023, lors d’une rencontre d’échanges avec la cheffe du gouvernement Victoire Tomégah-Dogbé, fait part de cette ambition.
Concrètement, il s’agira de renforcer les liens entre Lomé et Ankara dans les secteurs de l'agriculture, du tourisme, et du commerce.
« La Turquie peut apporter beaucoup, surtout en termes d’expérience dans ces secteurs que sont l’agriculture, le tourisme, mais aussi sur le développement des relations au niveau économique et commercial », a déclaré Muteber Kilic.
Si les relations entre les deux Etats dans les domaines agricole et touristique ne sont qu’à leur début, elles ont considérablement évolué sur le plan commercial. En effet, selon l’ambassadrice turque, le volume des échanges commerciaux a atteint près de 200 millions de dollars, l’année dernière. « Et nous pourrons faire beaucoup mieux dans les années qui viennent », a-t-elle souligné, avant de préciser que « le Togo est sur la bonne voie » et qu’ « ensemble, on pourra l’accompagner vers le développement ».
La nouvelle ambassadrice de #Turquie au #Togo, Mme Muteber Kılıç a été reçue en audience ce mardi 24 octobre à la Primature par Mme le Premier ministre @DogbeVictoire. La coopération entre #Ankara et #Lomé était au menu des discussions.https://t.co/qBScp9Ea4r pic.twitter.com/CH3wW8hRlh
— Primature Togo (@PrimatureTogo) October 24, 2023
Il faut noter que depuis 2020, les deux pays s’inscrivant dans la dynamique de renforcement de leur coopération, ont conclu plusieurs accords et protocoles d’entente portant notamment sur l’établissement d’un mécanisme de consultation politique entre leurs ministères des Affaires étrangères ; sur l’exemption réciproque de visa pour les détenteurs de passeport officiel. Ils ont aussi signé un mémorandum d’entente relatif à la coopération entre le ministère des Affaires étrangères togolais et l’Académie diplomatique de la République de Turquie.
Dans la foulée, en octobre 2021, le Président Recep Tayyip Erdogan a effectué sa première visite officielle au Togo.
Esaïe Edoh
La capitale togolaise, Lomé, va accueillir du 3 au 11 décembre 2023, la 15ème édition du prestigieux Championnat panafricain de débats universitaires (PAUDC). Cette édition de la compétition intellectuelle internationale, qui fait suite à celle du Kenya en 2022, mettra en lice 114 universités et établissements d'enseignement supérieur africains. L'Université de Lomé, classée en 2023 comme la 3e meilleure université francophone d'Afrique de l’Ouest par UniRank (African University Ranking), abritera cet événement de haut niveau sous le thème "PAUDC ‘NUTIFAFA’" (la paix en Ewe, langue locale).
Organisé par le Togo National Debate Council (TNDC-UL) en collaboration avec l'Université de Lomé, le PAUDC ‘NUTIFAFA’ 2023 rassemblera près de 300 étudiants, venus décrocher le titre de champion africain du débat. Outre les compétitions de débat, l'événement comprendra des concours d'art oratoire, des quiz, des tables rondes, des hackathons, des expositions de produits locaux, et des fora sur l'emploi et les opportunités universitaires.
Le PAUDC aura le modèle du débat parlementaire britannique, avec quatre équipes de deux participants s'affrontant dans des débats en anglais. Au-delà de l'aspect compétitif, cet événement sert de catalyseur éducatif, favorisant les discussions autour des problèmes essentiels qui touchent l'Afrique.
Surnommé la "Coupe d'Afrique des nations de débats", le PAUDC, rassemble régulièrement des étudiants venant de tout le continent pour discuter des problématiques locales et internationales. Les thèmes de cette édition à Lomé couvriront des sujets cruciaux tels que la paix, l'inclusion, l'innovation, la justice sociale, l'économie, le changement climatique et l'éducation.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Au Togo, les budgets de plusieurs ministères ont été revus à la hausse suite à l’adoption le 6 octobre dernier par la représentation nationale, de la loi de finances rectificative, exercice 2023. Le budget national initialement fixé à 1.957,9 milliards de FCFA, s’équilibre désormais en recettes et en dépenses à 1.975,5 milliards de FCFA.
Cette hausse générale des prévisions budgétaires est la résultante de la croissance des besoins exprimés par certains ministères,alors que d'autres départements enregistrent une diminution de leurs dotations. Notamment, les ressources prévisionnelles actualisées du ministère de l’économie et des finances, ressortent à 45 milliards FCFA contre 42 milliards FCFA initialement. Également, les ressources destinées au ministère du développement à la base (28 milliards FCFA) ont crû légèrement, de 3% pour s’établir à 29 milliards FCFA.

Les défis sécuritaires auxquels fait face le pays ont entraîné une augmentation de 48 milliards FCFA du budget initialement alloué à la défense nationale ; celui-ci se stabilise dès lors, à 167 milliards FCFA.
Pour sa part, le ministère de la santé qui prépare avec d’autres entités gouvernementales le lancement du projet d’Assurance maladie universelle (AMU) dès janvier prochain, s’est vu octroyer un budget rectificatif de 138 milliards FCFA, soit 11 milliards FCFA de plus.
Le budget du ministère du désenclavement et des pistes a aussi été porté à la hausse. Il passe de 31 milliards FCFA à 37 milliards FCFA. Cette hausse peut être justifiée entre autres, par les travaux prévus dans le cadre des solutions urgentes annoncées par le gouvernement au début du mois d’octobre pour atténuer la situation dégradante de plusieurs ouvrages de franchissement et tronçons prioritaires du réseau des pistes rurales dans le pays.
Selon la loi de finances rectificative, l’agriculture va consommer 58 milliards FCFA au lieu de 52 milliards FCFA précédemment annoncés.
Notons que le ministère des sports et des loisirs ainsi que celui de l’urbanisme et de l’habitat ont également enregistré dans le cadre de la loi de finances rectificative, une progression de leurs prévisions au titre de cette année 2023, qui passent respectivement de 3,7 milliards FCFA à 4,9 milliards FCFA et de 14 milliards FCFA à 17 milliards FCFA.
Esaïe Edoh