La société Lapaire, une startup africaine de lunettes présente au Togo et dans cinq autres pays d'Afrique, vient de lever 3 millions de dollars pour soutenir son expansion à travers le continent.
Pour cette mobilisation de capitaux, le tour de table a été dirigé par le fonds d'investissement à impact Investisseurs & Partenaires (I&P), selon plusieurs médias dont Techpoint Africa, avec la participation d'AAIC, FINCA Ventures et Beyond Capital. L'opération a bénéficié d'un soutien consultatif de CrossBoundary, via l'activité Commerce et investissement en Afrique de l'USAID.
Fondée en 2018 par Jérôme Lapaire, un Suisse établi au Kenya, Lapaire s'est donné pour mission de rendre les lunettes plus accessibles en Afrique, un continent où environ 35 % de la population vit avec des déficiences visuelles, dont 80 % peuvent être corrigées par des lunettes.

Présente depuis quelques années au Togo (en plus de la Côte d'Ivoire, du Bénin, du Burkina Faso, du Mali, du Kenya et de l'Ouganda), la société fournit des lunettes optiques à un coût plus faible, proposant des tests de vue gratuits aux clients potentiels.
La startup, qui a évolué d'un modèle commercial B2B à une approche axée sur le client, a déjà testé la vue de plus de 350 000 personnes et emploie désormais 350 personnes. Lapaire prévoit d'ouvrir 300 centres de soins oculaires au cours des deux prochaines années, dans le but de toucher un million de personnes d'ici 2024.
Pour l’heure, la jeune multinationale gère à ce jour 58 centres de soins oculaires.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le programme d’inclusion financière FNFI (Fonds national de la finance inclusive) a permis d’octroyer en 10 ans d’opérationnalisation, 109,83 milliards FCFA. C’est que rapporte la fiche de performances du 5 janvier 2024 publiée.
Entre avril 2014 et janvier 2024, à travers les 13 différents produits du FNFI, un peu plus de 1.800.000 acteurs du secteur informel ont bénéficié de crédits à travers ce fonds pour financer leur activité.
Dans le détail, les plus gros crédits ont été alloués via les produits Accès des Pauvres aux Services Financiers (APSEF), Accès des Agriculteurs aux Services Financiers (AGRISEF) et Accès des Jeunes aux Services Financiers (AJSEF).

Le premier a permis de financer avec 38 milliards FCFA, soit 34% du crédit total, les activités génératrices de revenu des femmes et hommes potentiellement vulnérables. Grâce au deuxième, destiné aux petits exploitants agricoles, 35 milliards FCFA de crédit ont été octroyés, représentant ainsi 32% des fonds alloués. Enfin, les jeunes artisans et apprenants en fin de formation ont reçu des financements évalués à 16 milliards FCFA via le produit AJSEF.
Les 20 milliards FCFA restants ont été octroyés via les 10 autres produits lancés par le FNFI.
Selon les statistiques publiées, ces financements ont été mis à disposition des bénéficiaires grâce au partenariat entre le FNFI et l’ensemble de ses 21 Prestataires de services financiers (PSF) décentralisés.
Sur la période, les différents bénéficiaires ont aussi effectué des remboursements à hauteur de 93,5%.
Notons que le FNFI a été créé en 2014, pour renforcer les capacités financières et opérationnelles des services financiers décentralisés dans la perspective de satisfaire les besoins de produits financiers des couches n’ayant pas accès à des services financiers classiques.
Esaïe Edoh
Au Togo, la ville de Sokodé (341 km au nord de Lomé) accueille le Festival des arts et culture Tem (FACTEM), prévu du 14 au 18 février prochains. L'événement, placé sous le parrainage du ministère de la Culture et du Tourisme, est initié dans le sillage de la fête traditionnelle Adossa-Gadao et a été officiellement lancé la semaine dernière, le vendredi 12 janvier.

Cette première édition du FACTEM se déroulera sous le thème "La promotion de la consommation locale : enjeux, défis et stratégies" et vise à célébrer l'excellence culturelle tout en dynamisant l'économie locale.
Plusieurs partenaires sont annoncés sur l'événement, tels que le FAIEJ et Ecobank. Comme l'indique le média local Sokodé en Ligne, il s'agira notamment de découvrir les richesses culturelles de la localité de Sokodé, à travers des expositions mettant en avant l’artisanat, la cuisine traditionnelle, et les vêtements, entre autres. De plus, des ateliers interactifs et des conférences sont prévus pour favoriser la compréhension et l’appréciation des diverses formes d’art et de culture représentées.
Ayi Renaud Dossavi
Le gouvernement togolais a remis la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à son taux normal de 18% pour le secteur hôtelier, après une période de taux réduit à 10% instituée lors de la crise sanitaire de la Covid-19. Cette mesure contenue dans la loi de finances, gestion 2024, intervient dans un contexte où ce secteur montre des signes de reprise robuste, comme l'indiquent les chiffres d'affaires en hausse des principaux hôtels du pays entre 2020 et 2022.
La mesure de réduction temporaire de la TVA avait été mise en place pour soutenir l'industrie hôtelière durant les périodes les plus difficiles de la pandémie de Covid-19. À cette époque, le gouvernement avait cherché à alléger la charge fiscale sur les établissements touchés par les restrictions de voyage et les confinements, afin de maintenir à flot l'industrie touristique.
Toutefois, l'analyse des chiffres d'affaires de 2020 à 2022 montre une reprise significative du secteur. L'examen des données financières des dix principaux hôtels du pays révèle une augmentation considérable de leur chiffre d'affaires total, passant de 7,1 milliards en 2020 à 17 milliards en 2022, soit une augmentation de 140 % en seulement 3 ans. Ce rebond est perçu comme un signe de la levée des restrictions sanitaires et du retour à une activité normale dans le secteur, attribuable notamment au retour des événements majeurs dans la capitale togolaise.
L'Hôtel 2 Février, navire amiral de l'hôtellerie togolaise, illustre parfaitement cette tendance. Le fleuron de l'industrie hôtelière a vu ses revenus progresser de 41,7% en 2021, et enregistrer une hausse encore plus importante de 69% en 2022 pour s’établir à 8,7 milliards FCFA contre seulement 3,6 milliards FCFA en 2020.
L'Hôtel Sarakawa et Onomo n’ont pas été en reste, avec des taux de croissance similaires.
Pour les autorités togolaises, le retour à la taxation standard est justifié par la nécessité de rééquilibrer les finances publiques après les efforts de soutien économique importants déployés pendant la pandémie. La mesure est également vue comme un moyen d'assurer une concurrence équitable entre les différents secteurs économiques, qui sont en grande majorité soumis à la TVA de 18%, indique-t-on.
Fiacre E. Kakpo
Les opérateurs économiques désireux de se présenter aux élections consulaires de la Chambre de commerce et d'industrie du Togo (CCI-Togo) disposent d'un délai supplémentaire pour le faire. La CCI-Togo vient d'annoncer la prorogation du délai d'inscription sur les listes électorales consulaires. En effet, ouvertes le 15 décembre 2023 et prévues pour être clôturées le 14 janvier 2024, les inscriptions ont été prolongées jusqu'au 31 janvier, d’après un communiqué diffusé par la chambre consulaire, le samedi 13 janvier.
La décision, prise par le Président de la Commission électorale consulaire (CEC), vise à encourager la participation active des opérateurs économiques à ce processus démocratique. Ainsi, les opérateurs économiques établis au Togo, actifs dans les secteurs du commerce, de l'industrie et des services, sont vivement encouragés à saisir cette occasion pour faire entendre leur voix et contribuer à la gouvernance de la CCI-Togo.
Ces futures élections devraient marquer le point d’orgue du processus de réformes entamé au sein de la Chambre consulaire depuis 2022. Les critères d'éligibilité et les modalités d'inscription sont disponibles sur le site internet du Ministère du commerce, de l'artisanat et de la consommation locale.
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Au Togo, les autorités souhaitent la contribution de l’ensemble des professionnels de l’architecture à la réalisation du projet de construction des logements sociaux à coût abordable. De fait, en Conseil des ministres, vendredi 12 janvier 2024, l’exécutif a annoncé l’actualisation de la loi qui encadre la profession d’architecte.
Alors que la loi en vigueur date de 1990, la mise à jour annoncée va intégrer les évolutions dans ce secteur, selon le gouvernement. Concrètement, la loi actualisée va définir les conditions d’une meilleure organisation des architectes exerçant au Togo, le cadre de la profession d’architecte, ses missions ainsi que ses conditions d’exercice.
Dans le cadre de la révision, il sera également introduit des innovations, notamment relatives à l’organisation de la prestation de serment, à la composition du conseil supérieur de l’ordre national ou encore aux modalités du droit d’établissement des architectes de nationalité étrangère.
Ce cadre législatif, indique le Conseil des ministres, va permettre une meilleure implication et une contribution importante des architectes à la mise en œuvre du projet de la feuille de route gouvernementale, qui prévoit la construction de 20.000 logements à coûts abordables.
Rappelons que le Togo compte 126 architectes selon l’Ordre national des architectes (ONAT) qui a publié une liste actualisée de ses membres en avril 2023.
Esaïe Edoh
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Togo : plusieurs actions urgentes annoncées en 2024 pour atténuer les risques d’inondations à Lomé
Le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, est attendu à Lomé demain mardi 16 janvier 2024 en soirée, pour deux jours de visite à Lomé. Il devrait notamment s'entretenir avec son homologue togolais Robert Dussey, ainsi que des représentants du gouvernement le lendemain. Outre le Togo, le diplomate représentant la deuxième économie du monde va également visiter la Côte d'Ivoire, après l'Egypte et la Tunisie, dans le cadre d’une tournée africaine.
« Wang Yi se rendra en Egypte, en Tunisie, au Togo et en Côte d’Ivoire du 13 au 18 janvier. », selon une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères la semaine dernière. Cette dernière a indiqué qu'il devrait s'agir de la « 34ème année consécutive qu'un ministre chinois des Affaires étrangères effectue la première visite en Afrique au début de l'année ».
Selon les premières informations, sa visite a pour but de mettre en œuvre le résultat du Dialogue des dirigeants Chine-Afrique, de lui permettre de s'accorder avec la partie africaine sur le FOCAC 2024, ainsi que de faire progresser les relations entre le géant asiatique et les pays d'Afrique, notamment le Togo.
Rappelons que la Chine est aujourd'hui l'un des principaux partenaires économiques du Togo, notamment en tant que son principal pays d'importation. De janvier à juillet 2023, les échanges commerciaux entre les deux pays atteignaient 2,3 milliards de dollars, en hausse de 14 % par rapport à la même période de l'année précédente.
Ayi Renaud Dossavi
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En réponse au grave incendie qui a dévasté il y a quelques semaines le marché d'Agoè Assiyéyé, le gouvernement togolais vient de rendre publiques plusieurs mesures pour appuyer les commerçants.
L'une des mesures annoncées concerne l'accès au crédit. L'exécutif a fixé un moratoire d'un an sur le remboursement des encours de crédit à la date du sinistre. De plus, un crédit relais à taux zéro a été mis en place pour faciliter la reconstitution du capital des sinistrés. Une extension exceptionnelle du programme Assurance du Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI) à hauteur de 50% pour toutes les victimes et de 100% pour les bénéficiaires du programme du FNFI a également été effectuée. En outre, le guichet de refinancement sera ouvert pour tous les services financiers décentralisés opérant sur le marché sinistré.
Dans la foulée, un site provisoire du marché a été aménagé au lieu-dit "Togograin", dans la Commune d'Agoè-Nyivé 1. Cet espace, dont plusieurs revendeuses ont déjà pris possession, vise à permettre aux commerçants et aux artisans de reprendre leurs activités rapidement, minimisant ainsi les pertes économiques.
Rappelons que suite au sinistre, les trois quarts du marché avaient été emportés par les flammes.
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Le Togo veut renforcer sa lutte contre le Cancer. Il va se doter à cet effet d‘un organe de coordination et de gestion des actions contre cette maladie, le Conseil national de lutte contre le cancer dont la création a été annoncée le vendredi 12 janvier dernier par l’exécutif via un décret.
La mission principale de ce Conseil, selon les autorités togolaises, sera de mener des actions de prévention et de prise en charge. Le Conseil devra également assurer la mobilisation des ressources nécessaires pour la lutte.
La création de cet organe, selon le gouvernement, est indispensable, la lutte contre le cancer étant devenue un « véritable enjeu de santé publique ». En effet, « il est aujourd’hui la deuxième cause de mortalité enregistrée dans les hôpitaux de la sous-région, après les maladies cardio-vasculaires ». D'après les chiffres officiels, le Togo a enregistré plus de 7 000 nouveaux cas de cancer en 2022.
Notons que dans le même souffle, le Togo avait déjà adopté un plan national de lutte contre le cancer et créé l’institut national du cancer.
Esaïe Edoh
Le Togo ambitionne de renforcer davantage la sécurité dans son espace maritime. Dans cette perspective, l’exécutif a examiné et adopté un projet de loi portant création de l’Unité togolaise de garde-côtes.
Cette unité se chargera d’assurer la surveillance permanente de l’espace maritime national et de renforcer l’organisation de l’action civile de l’État en mer. L’opérationnalisation de cette unité va aussi améliorer la coordination inter-administrations et la coopération entre le Togo et ses voisins.
Cette démarche des autorités intervient après la validation des procédures opérationnelles standardisées et harmonisées en mai 2022. Des procédures, qui permettent au Togo d’arrêter ou poursuivre des navires et personnes impliqués dans les actes de criminalité en mer. Elle permet aussi au pays ouest-africain de poursuivre ses initiatives contre la piraterie et de relever les nouveaux défis sécuritaires dans le secteur maritime.
Notons qu’après la tenue du sommet sur la sécurité maritime en 2016, le Togo a multiplié des actions pour protéger ses eaux. Le pays a d’ailleurs jugé et condamné en juillet 2021, neuf personnes, pour des actes de piraterie maritime.
Esaïe Edoh