Après une interruption de dix ans, Aného et Glidji se préparent à accueillir la 9ème édition du Festival des Divinités Noires, qui se tiendra du 12 au 14 janvier 2024. Placé sous le thème "TOGO : terre de nos aïeux, terre inconnue", cet événement vise à raviver l'héritage des sociétés initiatiques et à célébrer la diversité culturelle de la région, selon les organisateurs de l'association Acofin.
Dans le sillage des Vodun Days au Bénin, le festival entend mettre en avant les rituels et performances artistiques des différentes communautés, incluant danses sacrées, tambours et chants traditionnels.
Au programme, un éventail de spectacles reflétant les traditions des sociétés initiatiques du Nord — avec les Kondonas de Pya, les Solas et d'autres groupes — et des activités culturelles diverses comme des démonstrations de cultures africaines, consultations de Fa et des carnavals.
Le programme promet également trois jours d'expositions, de dégustations culinaires, et de concerts, avec l'objectif de célébrer le patrimoine culturel africain dans toutes ses dimensions. Les visiteurs sont invités à se joindre aux célébrations tout au long de la journée à Glidji et sur la place Acofin et la place Flamani à Aného.
Fiacre Kakpo
Au Togo, l'État projette en 2024 une opération majeure de titrisation des sièges de l'UTB et IB Bank, visant à revitaliser ces banques et injecter de la liquidité dans le système bancaire.
D'après des informations confiées à Togo First par des sources proches du dossier, l'État togolais prévoit, au cours de cette année 2024, de lancer une importante opération de titrisation ciblant les biens immobiliers de deux grandes banques du pays : l'Union Togolaise de Banque (UTB), toujours sous contrôle étatique mais en cours de cession, et l'ex-banque publique, la Banque Togolaise pour le Commerce et l'Industrie (BTCI), rebaptisée IB-Bank.
Ce plan, estimé à 66,9 milliards de francs CFA, s'insère dans une stratégie dite “innovante” visant à injecter de la liquidité dans le système bancaire tout en apportant de nouvelles ressources régulières et stables aux finances publiques pour les prochaines années, indique-t-on. Cependant, il représentera un coût budgétaire qui, rien que pour cette année 2024, devrait accroître le déficit budgétaire estimé à 5,6% du PIB de plus d'un point de pourcentage.
“L'opération envisagée par l'État consiste à racheter les sièges et divers immeubles de ces institutions bancaires. Ces actifs immobiliers seront par la suite convertis en titres financiers. Ceux-ci pourront être acquis par des investisseurs, peut-être d’autres banques de la place ; c’est une option”, explique notre source. Cette transformation d'actifs tangibles en instruments financiers liquides est une démarche peu commune dans le paysage financier togolais. Des entités telles qu'Orabank et la BOAD ont déjà utilisé la titrisation pour liquéfier une partie de leur bilan, en particulier par la vente de créances.
Une bouffée d'oxygène pour les banques UTB et IB Bank : cette initiative devrait présenter un double avantage. D'un côté, elle promet un bol d'air financier à l'UTB (qui n’est pas encore cédée) et à IB-Bank, des institutions en proie à des difficultés comme la faiblesse de liquidité et des pressions réglementaires. Cette manne financière devrait leur permettre un redressement notable, espère Lomé. Un enjeu crucial dans un contexte économique et réglementaire exigeant où la BCEAO vient de rehausser le capital social minimum, qui passe à 20 milliards FCFA.
Fin 2019, la BTCI, avant de devenir IB Bank Togo, affichait des fonds propres négatifs de 11 milliards FCFA, avant de passer en zone verte avec en 2021, sous l’effet d’une restructuration. À la suite de son acquisition par IB Holding, propriété de Mahamadou Bonkoungou, des mesures ont été mises en œuvre pour renforcer les fonds propres de la banque. Ainsi, son capital social a été augmenté de l’équivalent de 20 milliards FCFA, porté à 27 milliards FCFA, dépassant ainsi les exigences prudentielles. Pour IB Bank (ex-BTCI) qui est déjà privatisée, la vente de son siège social à l'État lui permet de libérer du capital immobilisé dans un actif non liquide, ce qui devrait immédiatement améliorer sa liquidité et potentiellement ses fonds propres, surtout qu’elle a accumulé des pertes importantes avant son rachat.
De son côté, l’UTB continue de naviguer dans des eaux troubles et a connu des difficultés à trouver un repreneur, d’autant que sous-capitalisée selon la nouvelle norme, elle affichait des fonds propres fortement négatifs en 2021. “Le but de cette opération, simple mais stratégique, est de donner un nouvel élan aux banques togolaises. En rachetant leurs immeubles, l'État veut transformer ces actifs immobiliers en liquidités précieuses” pour l’UTB, qui est actuellement en pourparlers avec Coris Bank du Burkinabé Idrissa Nassa pour son rachat, tandis que l’ex-BTCI a été rachetée par un autre Burkinabé, Mahamadou Bonkoungou. D'autre part, une telle opération créera une nouvelle source de revenu pour l'État sous forme de loyers, puisque les banques continueront d'occuper ces bâtiments, justifient les autorités togolaises.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, l’Agence nationale de l'aviation civile (ANAC) a un nouveau directeur en la personne du Lieutenant-Colonel Idrissou Ahabou. Il remplace le Colonel Gnama Latta, qui a occupé ce poste sur une longue période.
Cette nomination fait suite à une prise de décision du Président de la République Faure Gnassingbé via un décret consulté par Togo First.
Officier supérieur de l’armée de l’air de son Etat, Idrissou Ahabou devrait travailler pour garantir l’efficacité et la régularité de l’aviation civile togolaise, conformément à la mission de l’ANAC, celle d’assurer la supervision continue de la sécurité et de la sûreté de l’aviation civile.
Notons que l’ANAC est un établissement public national à caractère administratif, placé sous la tutelle du ministre des transports. Elle est chargée d’organiser, de coordonner et d’harmoniser le transport aérien aux plans national et international.
Esaïe Edoh
Il se tiendra à Lomé le 22 février prochain, une conférence sur la digitalisation des entreprises, à l’initiative de Odoo, l'éditeur du logiciel de gestion d'affaires open-source du même nom, basé en Belgique et aux États-Unis.
Cet acteur mondial des solutions de gestion d'entreprise intégrées profitera de l’occasion pour présenter aux acteurs locaux, sa dernière version, “Odoo 17”.
La plateforme a d’ailleurs servi l’an dernier d’outil pour renforcer la digitalisation de plusieurs entreprises togolaises, dans le cadre du programme “Lon Kelew” déployé par la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo), avec l’appui de l’Union européenne. Il s’agissait alors d’équiper ces entreprises à gérer des fonctions essentielles telles que la gestion des commandes, des stocks, les ventes et les relations clients, à travers la formation d’une dizaine de consultants informaticiens déployés dans ces PME.
Odoo est utilisé par plus de cinq millions de personnes dans la gestion de leurs entreprises à travers le monde.
S'inscire pour la rencontre sur Odoo Roadshow - Lomé
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Le budget 2024 de la Commune de Golfe 1, dans le Grand Lomé est projeté à 3.224.000.000 FCFA. Ce budget a été présenté par le Conseil municipal à l’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2024, le mercredi 03 janvier 2024.
Sur cette enveloppe prévisionnelle, 1.907.000.000 FCFA sera affecté au fonctionnement et 1.317.000.000 FCFA à l’investissement. Ce budget est en hausse de 21% comparé aux 2,65 milliards FCFA de l’année dernière.
Grâce à ce budget prévisionnel de 3,22 milliards FCFA, l’administration de la plus grande commune du Grand Lomé en termes de superficie (6066 km2) et de population (500 000 habitants), va s’atteler à la poursuite de la réalisation de ses grands projets, notamment l’acquisition des machines de génie civil, des travaux d’aménagement, de dotation en matériel et équipement, l’amélioration de la gestion des ressources humaines, des travaux d’aménagement urbain, et d'hôpital, sur son territoire.
Notons qu’au cours de cette 1ère session de l’année, les conseillers municipaux vont débattre des nouvelles stratégies de mobilisation des ressources pour financer les actions de développement prévues, en lien avec les ambitions du Plan de développement communal (PDC) adopté en 2021.
Esaïe Edoh
Neuf mois après le lancement officiel du processus, l’élaboration du schéma national d’aménagement du territoire (SNAT) passe un premier cap. Le rapport provisoire du bilan diagnostic du schéma est à l’étude depuis le mercredi 03 janvier 2024 à Lomé.
Les travaux, organisés par le ministère de la planification du développement et de la coopération, réunissent pendant deux jours, tous les acteurs nationaux impliqués dans le processus. Concrètement, il s’agit de plancher sur ce document, fruit d’une collecte de données réalisée sur tout le périmètre national par un consortium de cabinets.
Dans le détail, le rapport révèle un certain nombre de défis liés, entre autres à l’insécurité, aux changements climatiques, à la vulnérabilité, aux inégalités inter et intra régionales.
« Le SNAT est une des options pouvant contribuer à l’avènement d’un Togo politiquement stable, économiquement croissant, socialement équitable, avec un fort indice de développement du bonheur que nous appelons tous de nos vœux », a déclaré à l’ouverture de l’atelier, le ministre conseiller à la Présidence de la République, Simféitchéou Pré.
Pour rappel, l’élaboration de ce schéma s’inscrit dans le cadre du renforcement du processus de décentralisation et de la stratégie d’aménagement du territoire, en lien avec la Politique nationale d’aménagement du territoire (PONAT).
La capitale togolaise serait-elle confrontée à une panne sèche en ce début d 'année ? En tout cas, plusieurs stations de la capitale ont limité leurs activités par manque de carburant depuis le 02 janvier 2024. Des stations d’essence ont cessé de desservir, notamment dans les quartiers d'Adidogomé à Agoè.
Une situation qui fait craindre à plusieurs usagers, une pénurie. Dans la foulée, les prix du carburant de contrebande, dit « boudé », ont grimpé pour atteindre 1000 à 1200 francs CFA le litre, dans certains quartiers d’Agoè et de Lomé.
Ceci étant, ce manque observé depuis hier soir serait régulier, dans ce contexte de fêtes, marquée par une hausse généralisée de la consommation de carburants.
Si le ministère en charge du commerce n'a pas encore fait de communiqué sur cette situation, certains acteurs évoquent un retour à la normale "d'ici à quelques heures."
Notons que moins de cinq mois plus tôt (septembre 2023), le pays avait rencontré une pénurie qui avait duré quelques jours, et qui était alors imputée à des défis de réapprovisionnement.
Ayi Renaud Dossavi
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Initialement prévue pour le 15 janvier, la clôture de l’appel à projets de recycage et de valorisation des déchets dans la ville de Lomé, est prorogée au 15 février 2024, a annoncé le District autonome du Grand Lomé (DAGL), initiateur dudit concours.

De ce fait, la proclamation des résultats est repoussée au 5 avril 2024.
Ce projet est destiné aux acteurs du domaine du recyclage et de la valorisation des déchets. Le DAGL attend de ceux-ci la formulation des propositions de valorisation des déchets fermentescibles. Le démembrement administratif qui couvre la ville de Lomé et ses communes environnantes cible précisément la transformation d’au moins 10.000 tonnes de déchets qui peuvent entrer en fermentation par an.
Notons que cet appel s'inscrit dans le cadre du Projet d'environnement urbain de Lomé IV (PEUL IV), appuyé par l'AFD.
Esaïe Edoh
Au Togo, le bureau de la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication (HAAC) compte désormais de nouveaux membres. Ces derniers ont été élus par l'Assemblée nationale en fin de semaine dernière, plus précisément le vendredi 29 décembre 2023.
Cette élection a conduit à l'entrée de six nouveaux membres, à savoir : Komla Dodzi Ekpe (85 voix), Kodjo Gawou (85 voix), Sambiani M. Mindieba Kanwore (85 voix), Arimiyao Tchagnao (86 voix), Pirenam Abete (86 voix) et Komlanvi Agboh (86 voix).
Une fois en fonction, ces nouveaux acteurs auront pour mission de continuer dans la lignée de la Haute autorité, qui consiste à garantir la qualité des programmes audiovisuels, tout en préservant la liberté et la protection de la presse ainsi que des moyens de communication de masse, dans le respect de la loi.
La HAAC joue également un rôle clé dans le respect de la déontologie en matière d'information, et elle s'efforce de garantir l'accès équitable des partis politiques, des associations et des citoyens aux moyens d'information et de communication d’Etat.
Il convient de rappeler qu'au Togo, un nouveau code de la presse, en phase avec les évolutions du secteur, est entré en vigueur au début de l'année 2023.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, la contribution de la Loterie nationale togolaise (LONATO) au budget national était de 6,04 milliards FCFA en 2022, selon les données communiquées par l’administration fiscale, l’OTR.
Cette contribution, via l’impôt sur les sociétés de 2022 est en hausse de 9%, rapportée à celle d’une année plus tôt (5,5 milliards FCFA). Comparée à 2020, où la participation de la société de jeu de hasard était de 4,6 milliards FCFA, on note une hausse de 30% sur 2 ans.
La même source rapporte que la contribution de la Lonato à fin octobre 2023 se chiffrait à 5,4 milliards FCFA et pourrait dépasser les 6 milliards collectés en 2022, en raison de “profonds changements” opérés par la société dans son environnement de jeu depuis le 1er juillet 2023. En effet, la Lonato réalise désormais 12 tirages par semaine contre 4 précédemment.
Notons que la Lonato est détenue à 100% par l’Etat depuis sa création en 1966, et fait partie des entreprises publiques qui génèrent le plus de chiffres d’affaires. En 2021, l’entité avait généré 96,6 milliards FCFA contre 87,8 milliards FCFA en 2020, et 83,4 milliards FCFA en 2019.
Esaïe Edoh
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