Au Togo, la société de conseils et d’ingénierie en assurances, “La Protectrice Assurances” (PA), a inauguré son siège le mardi 3 octobre 2023 à Lomé. C’était à l'issue d’une cérémonie présidée par la ministre de la Promotion de l’Investissement, Manuella Modukpe Santos, en présence de l’ancien Premier ministre, Selom Komi Klassou.
Désormais dotée de ses propres locaux, la société d’assurances poursuivra son ambition de promouvoir la culture assurantielle au Togo et d’étendre son réseau à travers les marchés de la Conférence interafricaine des marchés d’assurance (CIMA), qui couvre 14 pays, d’ici 2025, apprend-on.
« La Protectrice Assurances, grâce à son professionnalisme et à l’expérience de son équipe, aspire à devenir le nouveau courtier panafricain doté d’un réseau intégré à l’échelle sous-régionale, contribuant ainsi à la croissance de l’écosystème des affaires africaines », a rappelé, son Président Directeur général de la compagnie, le Togolais José Kwassi Syménouh qui précise que le siège (un immeuble de 4 niveaux) est à la hauteur des ambitions de l’entreprise.
Le secteur des assurances, jouant un rôle prépondérant dans le développement économique des Etats, la ministre de la Promotion de l’investissement, a encouragé La Protectrice Assurances « à collaborer avec l’État togolais dans la réalisation de son objectif de protection des plus vulnérables, ainsi que des travailleurs qui contribuent chaque jour à l’économie ».
Pour rappel, la PA, opérationnelle depuis 2017, accompagne les entreprises africaines et internationales quelle que soit leur taille, à gérer leurs risques en vue de faciliter leur croissance. Elle est actuellement présente au Bénin, au Burkina Faso, et au Togo.
Esaïe Edoh
Le budget prévisionnel de la commune Kozah 1 pour le compte de l’année 2024 est projeté à 626 millions FCFA, a indiqué le Conseil municipal réuni depuis le lundi, 02 octobre à Kara, son chef-lieu (420 km au nord de Lomé la capitale), dans le cadre de 4ème session ordinaire 2023.
Ce budget s’équilibre en recettes et en dépenses à 626.625.000 FCFA, une progression d’environ 28%, rapporté à celui de l’année en cours évalué à 486.741.912 FCFA.
D’après l’administration communale de la Kozah 1, 69,43% des ressources seront consacrées au fonctionnement et 30,57% aux investissements.
Selon le maire de la commune Kozah I, Pidabi Pawoubadi, avec ce budget, il s’agira de travailler au développement de la commune et à la mise en œuvre de la politique de décentralisation voulue par les autorités togolaises.
Notons que le budget de la Kozah 1 passe de 375 millions FCFA en 2022 à 626 millions l’année prochaine pour une hausse de près de 67%.
Esaïe Edoh
Les derniers progrès du Togo en matière de réformes et de politiques publiques, capturés par le rapport CPIA 2023 de la Banque mondiale, pourraient encourager un plus grand accès aux ressources pour le pays d’Afrique de l’Ouest. C’est notamment ce qu’a laissé entendre Fily Sissoko, représentant résident de la Banque mondiale au Togo, appréciant les dernières avancées du Togo.
« C’est un score extrêmement important parce qu'il nous permet aussi de mobiliser encore plus de ressources. », a déclaré Fily Sissoko. De plus, « Ce score dépasse largement au plan mondial la moyenne des pays IDA de la Banque mondiale. L’augmentation de 2022 du Togo est la plus forte augmentation de l'ensemble des pays répertoriés. »
Rappelons que selon le rapport, le pays se positionne désormais dans le Top 5 africain sur les 39 États évalués, avec un score de 3,7 points, alors qu’il était encore à 3,0 en 2016. « Le Togo se positionne avec ce score extrêmement important, très bien, sur des thématiques telles que la gestion économique, les politiques structurelles et les politiques d'inclusion sociale. Des efforts restent à faire encore et nous espérons que le Togo va pouvoir continuer à travailler pour pourquoi pas atteindre un score de 4 qui est très proche de celui des pays émergents de l'Asie. », ajoute le représentant de l’institution de Bretton Woods.
Futurs espaces de progrès
Les domaines où le pays pourrait encore progresser sont notamment la gestion budgétaire et la transparence.
« Nous continuerons à travailler avec vous dans le secteur des réformes des finances publiques, de la protection sociale, de la gestion budgétaire, de la transparence, afin que vous puissiez donc continuer à améliorer le score CPIA et de mobiliser encore plus de ressources. », assure le haut fonctionnaire.
Notons que les améliorations de ces dernières années, entérinées par les rapports CPIA de la Banque mondiale, ont permis une hausse de plus de 380% des ressources mobilisées auprès de la Banque mondiale par le Togo, pour s’établir désormais à plus de 1 134,63 millions de dollars.
Ayi Renaud Dossavi
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Selon George Agyekum Donkor (photo), le Président de la BIDC, une série de projets destinés au Togo est actuellement en phase d'évaluation. “Le Togo aura une part équitable de nos ressources une fois que les projets seront prêts et auront traversé le processus de crédit. Nous avons une liste de projets pour le Togo, et ces projets sont en cours d'examen. Après approbation par le comité de crédit, ces projets seront mis en œuvre pour le Togo”, a déclaré le responsable lundi 02 octobre dernier, au terme de la session du conseil d’administration de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC). Cette déclaration intervient alors que la banque venait de valider deux financements de 65 milliards FCFA pour le Sénégal.
Impliquée au Togo, tant dans les domaines publics que privés, la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) avait déjà, l’année dernière, validé un financement partiel pour le projet d’extension du terminal d’importation de gaz de pétrole liquéfié de la Société Zener, opérant dans la construction de stations-services et la vente au détail au Togo, pour un montant de 8,1 millions d’euros.
Selon le rapport d’activités 2022 de l’institution financière, consulté par Togo First, le Togo représente 6,6% de ses engagements nets cumulés, tant en termes de nombre de projets qu’en montant, au 31 Décembre 2022. Cela représente une enveloppe de plus de 138 millions de dollars répartie sur 18 projets, sur lesquels la banque, ayant élu domicile à Lomé, s’est engagée.
En 2022, le pays a bénéficié des premiers fonds engagés sur le projet de reconfiguration et de bitumage de la route nationale n°17, tronçon Katchamba-Sadori s’étirant sur 60km.
D'autres initiatives ont également reçu le soutien financier de la BIDC, notamment la réhabilitation de la route communautaire CU9 facilitant le transport sur l’axe Lomé-Ouagadougou, Blitta - Aouda, et l’implantation d'une Usine de Fluides Intraveineux à Aveta, par DO PHARMA - Togo.
Fiacre E. Kakpo
Plus de 200 écoles à travers le Togo vont bénéficier d’un appui pour des repas aux élèves, dans le cadre du programme d’aide alimentaire des États-Unis. Déployée sur le terrain par le Catholic Relief Services (CRS) basé à Baltimore, l'initiative cible près de 155 000 élèves bénéficiaires (154,675), avec des repas quotidiens pendant 5 ans.
Sur la période, cet appui comprendra l'envoi de plus de 5000 tonnes d'huile végétale, de pois, de riz et de semoule de maïs, en plus de produits locaux. Dans son ensemble, cet appui est évalué à 33 millions de dollars, soit plus de 20 milliards FCFA.
154 675 écoliers dans 202 écoles du #Togo auront des repas quotidiens pour 5 ans encore, ce qui aura un impact direct sur eux. @USDA donnera à @CatholicRelief 5060T d'huile végétale, de pois, de riz et de semoule de maïs en plus de produits locaux, le tout évalué à $33 million. pic.twitter.com/EzRKncGGqL
— U.S. Embassy Togo (@USEmbassyLome) October 2, 2023
Notons que ces ressources sont mises à disposition par le département d’État américain en charge de l’agriculture, à travers son Programme international McGovern-Dole d'alimentation pour l'éducation et la nutrition des enfants.
Au Togo, ce programme alimentaire scolaire vient s’ajouter à d’autres initiatives comme celles des cantines scolaires, qui ont notamment bénéficié de l’appui du groupe de la Banque mondiale, et qui ont profité à plus de 95,000 élèves en 2021.
Ayi Renaud Dossavi
La compagnie aérienne panafricaine, ASKY Airlines, a effectué son vol inaugural Lomé-Nairobi le samedi 30 septembre 2023, en présence des premiers responsables de ladite compagnie et des autorités togolaises. Ce vol intervient à la suite de l’annonce de l’ouverture de cette ligne par le transporteur en août dernier.

Après ce vol, la compagnie basée à Lomé va désormais relier le Togo au Kenya à travers 3 vols hebdomadaires les mardis, vendredis et dimanches. Le transporteur arien mettra à profit sa flotte composée de 15 aéronefs, dont deux 737 MAX.
L’ouverture de cette nouvelle ligne, selon le ministère togolais des transports, vient contribuer à la réalisation de l’ambition gouvernementale de connecter le Togo au reste du monde et de faire du pays un hub de services et de logistiques en Afrique de l’Ouest.
Les prochains vols à destination de Nairobi via Lomé devraient également augmenter le trafic de passagers à l’Aéroport international Gnassingbé Eyadéma (AIGE) qui d’ailleurs s’est fixé l’objectif d’atteindre 1,5 million de passagers à l’horizon 2025. C’est dans cette dynamique que de nombreuses actions sont entreprises par les autorités du pays notamment l’aménagement de l’ancienne aérogare pour en faire une zone de transit supplémentaire, la construction en cours de nouveaux parkings et l’aménagement projeté de l’hôtel de l’Aéroport.
Avec pour vision de connecter l’Afrique à toutes les régions du monde à partir de Lomé, la compagnie ASKY compte désormais 29 destinations à travers 27 pays.
Esaïe Edoh
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La BOAD avait annoncé, plus tôt cette année, une augmentation substantielle de capital. Des ressources qui permettent à la banque qui fête ses cinquante ans en novembre prochain, de renforcer sa capacité à soutenir davantage de projets régionaux structurants.
La Banque ouest-africaine de Développement (BOAD) a annoncé travailler sur une émission de titres super subordonnés dans le but de renforcer son capital. Cette initiative s’inscrit dans un programme d’un montant de 600 millions de dollars, soit environ 372 milliards de francs CFA. L’annonce a été faite par le président de l’institution financière, Serge Ekue (photo), lors d’un déjeuner avec la presse, le 29 septembre dernier à Lomé.
« Nous travaillons sur une émission de titres super subordonnés à fort contenu en capital soit un programme de 600 millions de dollars, environ 372 milliards de francs CFA. Nous sommes sur le point de réaliser une opération de 100 millions de dollars, soit entre 60 et 70 milliards de francs CFA », a indiqué le Président.
Les titres super subordonnés sont des instruments financiers qui se situent entre le capital et la dette dans la structure financière d’une institution. Ils sont considérés comme du capital d’un point de vue réglementaire, ce qui permet d’améliorer les ratios de capital de l’entité émettrice tout en offrant aux investisseurs un rendement potentiellement plus élevé comparé aux obligations traditionnelles. Ce sont généralement des obligations de caractère perpétuel entraînant une rémunération perpétuelle.
Cette annonce intervient après une augmentation substantielle de capital réalisée et annoncée au milieu de cette année. Les actionnaires existants de la banque avaient accepté d’injecter une première tranche de 554,35 milliards FCFA (920 millions $), portant ainsi le capital de la banque à 1709,35 milliards FCFA, soit une hausse de plus de 48 %. Cette augmentation avait significativement renforcé la position de la BOAD, l’institution la mieux notée de l’Union, améliorant ainsi sa capacité de mobilisation de ressources sur les marchés financiers et de prêts aux États membres.
La BOAD, acteur clé du développement en Afrique de l’Ouest, envisage ainsi cette émission comme une opportunité d’accroître davantage cette capacité financière et « de soutenir davantage de projets structurants dans la région », a indiqué le financier béninois. Surtout qu’en 2019, 2020 et même 2021, elle était confrontée à un taux d’endettement atteignant « un seuil de saturation ». Depuis, le ratio d’endettement a évolué, passant de 292 % en 2020 à entre 174 et 175 % à l’heure actuelle, comme l’a indiqué le président de la banque de développement. Une transition apaisée que Serge Ekué attribue aux multiples instruments d’innovation que lui et son équipe ont élaboré et mis en œuvre depuis son entrée en fonction, notamment l’opération de titrisation en début d’année, la souscription à une police d’assurance pour couvrir 12 % de son portefeuille, la mobilisation de ressources concessionnelles et de marché, et surtout, et non des moindres, l’opération d’augmentation de capital.
Ainsi, l’institution financière revendique avoir déjà alloué plus de 1600 milliards FCFA au financement de divers projets, dont 1100 milliards FCFA ont été décaissés depuis 2021, année où elle a lancé son plan Djoliba, visant à investir plus de 3 300 milliards FCFA dans les économies de la région d’ici 2025. "Nous sommes ainsi en adéquation avec nos prévisions, malgré le léger délai habituel lors de la mise en œuvre d’une action," a souligné Serge Ekué. Il n’a pas manqué de rappeler que "nous surpassons nos objectifs en matière de création d’emplois et de valeur, mais nous demeurons pour l’instant en deçà des attentes sur les questions de changement climatique et d’intégration régionale."
Une situation qu’ils s’efforcent de redresser dans les futurs engagements, car dans son plan stratégique, la banque a accentué l’importance du financement des projets liés au climat. Elle vient d’ailleurs d’être réaccréditée et revalorisée par le Fonds vert pour le climat, une reconnaissance qui lui permet de monter en gamme sur la scène mondiale du financement climatique, en lui offrant davantage d’opportunités d’accès à des ressources financières substantielles.
Fiacre E. Kakpo
La 8è édition de l’Africa SME champions forum va s’ouvrir le jeudi 5 octobre à Lomé avec la participation annoncée de plusieurs personnalités. Ce sont, entre autres, des membres du gouvernement togolais, des acteurs financiers et des entrepreneurs qui pendant deux jours, animeront des panels de discussion.
Au rang des panélistes, les organisateurs annoncent la Cheffe du gouvernement togolais, Victoire Tomégah-Dogbé, le ministre de l’économie et des finances, Sani Yaya, et Rose Kayi Mivedor, ministre du commerce.

Sur la liste des panélistes également, Sidi Ould Tah, le Directeur général de la BADEA, Félix Amenounve, le Directeur Général de la BRVM, Paul Harry-Aithnard, le Directeur régional exécutif zone UEMOA-Ecobank et Jonas Daou, le Président de l’AGET (Association des Grandes Entreprises du Togo) et PDG de Zener (Ex-Sodigaz).
Le Président de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), Serge Ekue ainsi que le journaliste Alain Foka sont aussi attendus à Lomé aux côtés de la cinquantaine de panélistes annoncés.
Ces experts de différents secteurs proposeront de nouvelles solutions pratiques et opérationnelles aux défis de financement et de croissance auxquels sont confrontées les PME en Afrique.
Notons que ce forum dédié à l’accompagnement de la croissance des PME africaines, va rassembler près de 500 participants, dont des chefs d’entreprise, des institutions financières et des start-ups autour du thème : “consolider la croissance des PME”
Esaïe Edoh
Au Togo, l'ANPC (Agence Nationale de la Protection Civile) a apporté une assistance humanitaire à 1 140 ménages du Grand Lomé suite aux inondations provoquées par la forte pluie du 12 juillet dernier, touchant ainsi 6 428 personnes. L'opération a été lancée la semaine dernière (le vendredi 29 septembre 2023), par le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Colonel Calixte Madjoulba, en présence de son homologue chargé de l'Action Sociale, Lolonyo Apedo Anakoma. La cérémonie d'ouverture s'est déroulée sur le terrain du CEG Baguida, où plusieurs centaines de bénéficiaires se sont rassemblés pour l'occasion.
Cet appui se compose de kits alimentaires, de couvertures, de vêtements, de détergents, de produits d'hygiène, de bâches, ainsi que d'une enveloppe financière, d'une valeur totale de 80 millions de francs CFA, dont 11 millions FCFA fournis par l'OCDE Caritas.
« Je saisis cette occasion pour réitérer toute la compassion du gouvernement, qui promet toujours de rester à vos côtés face à toutes les situations qui pourraient survenir malgré nos actions de prévention et de préparation. Je déclare donc lancée aujourd'hui, ici, à Baguida, l'opération d'assistance humanitaire à l'endroit des populations du Grand Lomé. », a indiqué le tout nouveau ministre de la Sécurité, le Colonel Calixte Madjoulba.
Il convient de noter que cette opération s'est déroulée simultanément dans sept zones du Grand Lomé.
Au Togo, les producteurs et promoteurs agricoles pourront bientôt obtenir des certifications phytosanitaires digitales, facilitant ainsi leurs exportations vers plus de 70 pays dans le monde. La semaine dernière, le pays a officiellement lancé le projet "ePhyto" lors d'une cérémonie dirigée par le ministre du Commerce à l'Hôtel 2 Février de Lomé.
L'initiative vise à faciliter les échanges commerciaux agricoles entre le Togo et l'Europe en simplifiant le processus d'obtention des certificats phytosanitaires.
« Le système ePhyto est un hub qui permet à chaque pays de s'interconnecter pour échanger des informations relatives à la certification électronique ou à la qualité des produits », a expliqué Lardja Douti, Directeur de la Protection des Végétaux.
Ce projet est soutenu par l'Alliance mondiale pour la facilitation des échanges, en collaboration avec la coopération allemande GIZ, ainsi que le Centre Islamique pour le Développement du Commerce (CIDC). Grâce à cette collaboration, le Togo adoptera la solution ePhyto de la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV), permettant l'émission de certificats phytosanitaires électroniques, ou ePhytos, de manière rapide, précise et économique avec des partenaires commerciaux via une plate-forme centrale.
« Nous sommes heureux de pouvoir lancer un projet au Togo visant à digitaliser certains certificats liés à l'ePhyto sanitaire. Les avantages que cela va créer pour le secteur privé togolais sont nombreux : réduction des délais de dédouanement et amélioration de la capacité opérationnelle », a indiqué Philippe Hisler, directeur de l'Alliance mondiale pour la facilitation des échanges.
La plateforme connecte à ce jour 75 pays dans le monde.