Le Togo a entamé le 05 octobre 2023, une série de rencontres préparatoires de sa participation à la 28ème conférence des parties sur les changements climatiques (COP28). Elles sont axées sur les stratégies à développer pour mobiliser le financement lors de la conférence, pour financer des projets relatifs à l’environnement.
Cette année, indique-t-on, les projets du Togo à présenter à cette rencontre sur le climat, visent la promotion de « l’agriculture durable et d’une économie résiliente au changement climatique et à faible émission de Co2 ».
Au total, 23 projets sont déjà soumis à la direction de l’environnement, qui va sélectionner les plus bancables et identifier ensuite les potentiels partenaires financiers.
Lors de la dernière Conférence, COP27 en Egypte, le Togo à l’image de plusieurs pays, n’avait pas trouvé pleine satisfaction à ses attentes et préoccupations. Le pays avait principalement défendu ses actions et projets en faveur de la lutte contre les changements climatiques, principalement dans les domaines de l’énergie, le transport, l’eau et l’agriculture.
Il avait aussi participé aux échanges relatifs à l'effectivité de l’accord de financement sur les 100 milliards de dollars par an, que les pays riches se sont engagés à mobiliser en soutien aux Etats les moins avancés et insulaires afin de leur permettre de s'adapter aux effets du dérèglement climatique ou de les atténuer.
Notons que la Cop28 est prévue à Dubaï, aux Émirats arabes unis, du 30 novembre au 12 décembre 2023.
Esaïe Edoh
La semaine dernière, le Premier ministre togolais, Victoire Tomégah-Dogbé, a reçu Josiane Kwenda, la nouvelle représentante régionale de la Société financière internationale (SFI). Leur première rencontre, depuis.
Lors de cette réunion, la toute première depuis la nomination de la nouvelle représentante, il y a quelques mois, les discussions ont porté sur l'engagement de la SFI au Togo, branche du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé. Elles ont également permis d’examiner les priorités du gouvernement en matière de développement et de modernisation du pays dans divers secteurs.
Au sortir de la rencontre, Josiane Kwenda a souligné que les sujets abordés incluaient des questions cruciales telles que l'électricité, l'eau et l'accès au financement pour les petites et moyennes entreprises (PME) et les petites et moyennes industries (PMI) en vue de stimuler le développement du secteur privé togolais.
Notons que Josiane Kwenda représente la SFI dans trois autres pays de la sous-région : la Côte d'Ivoire, la Guinée et le Bénin.
La SFI est présente au Togo depuis 2019 et dispose actuellement d'un portefeuille évalué à 450 millions de FCFA, principalement dédié au financement des PME/PMI.
Lire aussi:
SFI : Josiane Kwenda, nouvelle représentante régionale pour le Togo et trois autres pays
Au Togo, la Plateforme industrielle d'Adétikopé (PIA) devrait bientôt renforcer son action pour réduire son empreinte écologique, en traçant plus efficacement ses émissions de carbone.
En effet, ARISE IIP, un acteur majeur dans le développement de parcs industriels en Afrique et opérateur de la PIA, vient de conclure un partenariat stratégique avec l'entreprise française Crystalchain, une entreprise reconnue pour son expertise en matière de traçabilité depuis 2016.
L'opérateur de plateforme industrielle a réalisé une acquisition de parts à hauteur de 17,6 % en vue de renforcer la traçabilité au sein des écosystèmes industriels et de lutter contre le changement climatique, indique-t-il dans un communiqué ce lundi 09 octobre 2023.
« Grâce à cette nouvelle initiative, ARISE IIP s'engage à poursuivre l'adoption de solutions innovantes pour contrôler et évaluer l'impact environnemental de ses chaînes d'approvisionnement. », précise l'opérateur.
Dans la foulée, on annonce l'intention de déployer la solution dans les différents pays où ARISE IIP gère des plateformes industrielles, notamment au Togo (pour les filières soja, sésame et coton). La société est également active au Bénin (coton, cajou et soja), au Gabon (bois), en Côte d'Ivoire (cajou), en République du Congo (bois), au Nigeria (produits agricoles) et au Tchad (viande), notamment.
« Chez ARISE IIP, nous sommes profondément engagés dans la recherche d'un équilibre entre le développement économique et la lutte contre le changement climatique », a commenté Gagan Gupta, fondateur et directeur général d'ARISE IIP, dans le cadre de cette acquisition.
Au Togo, la loi de finances exercice 2023 a été rectifiée en fin de semaine dernière par la représentation nationale, à la demande de l’exécutif. Le budget national initialement fixé à 1.957,9 milliards de FCFA, s’équilibre désormais en recettes et en dépenses à 1.975,5 milliards de FCFA.
Avec la loi de finances rectificative, les recettes budgétaires passent de 1.187,2 milliards FCFA dans le budget initial à 1.204,1 milliards FCFA, correspondant à une légère hausse de 1,4%. Les dépenses budgétaires, quant à elles, ont augmenté de 17,6 milliards de francs CFA, soit une croissance de 1,1%, pour s’établir à 1.572,3 milliards de francs CFA contre 1.554,7 milliards de francs CFA dans le budget initial.
Cette rectification, selon l’exécutif, s’impose en raison de la conjoncture internationale, régionale et nationale marquée notamment par la résurgence de l’épidémie de Covid-19 en Chine et la guerre entre la Russie et l’Ukraine ainsi que le resserrement des politiques monétaires de toutes les banques Centrales.
Grâce à cette revue des prévisions budgétaires, l’exécutif pourra « poursuivre et renforcer les efforts engagés sur le plan sécuritaire », selon le ministre de l’économie et des finances, Sani Yaya.
L’argentier du gouvernement a également soutenu que « le vote de cette loi de finances rectificative par les élus du peuple donne au gouvernement les moyens de poursuivre son plan d’actions, notamment les réformes structurelles et l’amélioration du climat des affaires ».
Ce réajustement budgétaire, selon le gouvernement, permettra également la réalisation des travaux de construction de ponts, d’un grand centre de cancérologie et la réhabilitation des centres hospitaliers universitaires.
Esaïe Edoh
Après la start-up nigériane Touch and Pay l’année dernière, c’est Koree, une application camerounaise qui "permet aux gens de récupérer leur monnaie", qui a remporté vendredi 06 octobre à Lomé, la 6e édition du concours Ecobank Fintech Challenge. Cette initiative annuelle, organisée par le groupe bancaire Ecobank, vise à encourager l'innovation dans le secteur de la technologie financière en Afrique. Koree, sous la houlette de sa fondatrice et CEO, Magalie Gauze-Sanga, s’est distinguée parmi les plus de 1 490 fintechs en compétition pour cette édition.
L'application dont l’objectif est de résoudre le problème de la pénurie de monnaie en Afrique francophone, a été couronnée lauréate, suivie de Makuta de la RDC et Flexpay du Kenya, qui ont respectivement remporté les deuxième et troisième places. Ces trois finalistes ont été choisis parmi huit concurrents pour la phase finale, et empochent ainsi des chèques de 50 000, 10 000 et 5 000 dollars respectivement.
Koree, c’est quoi ?
La vision de Koree est simple : permettre aux consommateurs de récupérer leur monnaie chez les commerçants partenaires, directement sur leur téléphone mobile, afin d'éliminer les frustrations associées aux coupons en papier. Une réponse directe au problème de pénurie de monnaie fréquemment rencontré en Afrique francophone. En complément, Koree introduit un système de cashback par lequel les consommateurs reçoivent une certaine somme d'argent en retour lorsqu'ils effectuent des achats chez ces commerçants. Ce cashback, qui récompense la fidélité des clients, est crédité sur une carte de fidélité numérique accessible via l'application Koree. Les utilisateurs peuvent ainsi accumuler de l'argent et l'utiliser pour des achats futurs chez les commerçants partenaires, ce qui leur offre une plus grande flexibilité et renforce l'inclusion financière.
Magalie Gauze-Sanga, première femme à remporter ce prix
C'est une première pour une start-up francophone et pour le Cameroun. Magalie Gauze-Sanga, la CEO de Koree, devient aussi la première femme à remporter ce prix dans un univers fintech où les figures féminines restent singulièrement rares.
La jeune start-uppeuse est diplômée de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et de l’EM Lyon, nantie d’un Master en Économie Internationale et d’un Master en Management. Elle a commencé sa carrière comme responsable régionale des services financiers chez JumiaPay pour l'Afrique de l'Ouest, puis a rejoint le réseau African Women in Fintech & Payments. Elle a également été COO chez Julaya et responsable des paiements chez Anka, avant de créer Koree.
« Je suis très contente d’avoir gagné ce challenge”, se réjouit la Camerounaise, qui, après avoir échoué à passer le cap de la sélection l’année dernière, a retenté sa chance cette année. “Nous avions postulé l'année dernière, mais hélas, étant encore en phase initiale avec seulement quelques mois d'existence, nous n'avions pas beaucoup de succès, ce qui nous a barré la voie de la sélection. Nous sommes revenus bien plus robustes pour cette édition”, a confié Gauze-Sanga.
Cap sur la Côte d’Ivoire
Koree, qui est prévu pour être déployé en Côte d'Ivoire d'ici à la fin de cette année, envisage de tirer parti de l'occasion offerte par la CAN se déroulant dans le pays ouest-africain. Actuellement, l'application est présente dans environ 40 magasins, attirant plus de 11 000 utilisateurs, et a numérisé 40 000 transactions en espèces cette année à Douala, indique la fondatrice. Pour soutenir son développement, la fintech a récemment réussi à lever 20 000 € auprès du réseau d'investisseurs Cameroon Angels Network (CAN).
Pour rappel, les finalistes d’Ecobank Fintech Challenge sont admis dans le programme Ecobank Fintech Fellowship, où ils ont l'opportunité d'explorer des accords, des intégrations et des partenariats commerciaux avec le groupe Ecobank.
Fiacre E. Kakpo
Après avoir renforcé la dématérialisation de la cour d'appel de Lomé en la dotant de serveurs, la cellule climat des affaires, sous la coordination de Sandra Johnson, Ministre, Secrétaire Générale de la Présidence, continue sa mission de modernisation du système judiciaire togolais. Elle vient d'octroyer au tribunal de commerce de Lomé un kit de visioconférence, une avancée majeure pour la tenue d'audiences en ligne.
Selon Amenyo Kudzo Akuatse, Président du Tribunal de commerce de Lomé,“Il existe également une réforme en cours visant à introduire la visioconférence. Un kit de visioconférence a été récemment acquis pour permettre la tenue d'audiences en ligne. Cette innovation donnera la possibilité aux avocats de plaider leurs dossiers depuis leur cabinet, évitant de ce fait les déplacements. Les audiences seront filmées et pourront être suivies en temps réel à distance, procurant une flexibilité accrue aux parties concernées.”
"Cette modernisation débute principalement au niveau du tribunal de commerce", a souligné le magistrat togolais, mentionnant également qu'il "sera bientôt possible pour les justiciables d'intervenir à distance pendant les audiences, leur offrant un moyen commode de participation".
Mais les avantages ne s'arrêtent pas là. Comme le précise le Président Akuatse : "Il est désormais possible pour les justiciables d'accéder en ligne au rôle d'audience qui liste les affaires prévues. Cela permet de planifier sa venue à l'audience selon l'horaire." Les équipements actuellement en phase de déploiement devraient être opérationnels dès novembre, informe le responsable.
Ce projet s'inscrit dans une série de réformes initiées depuis 2018. La création des tribunaux commerciaux, suivie d'une digitalisation renforcée des procédures, signe le commencement d'une nouvelle ère pour la justice togolaise. Ces innovations avaient préalablement permis au tribunal de commerce de Lomé de se doter d’un système informatique centralisé. La plateforme, initialement nommée FORSETI COMMERCIAL avant de devenir SYSCOM (Système d'information des procédures commerciales), illustre cette constante modernisation. Elle propose aux intervenants, qu'ils soient internes ou externes, un éventail de services, allant du dépôt électronique de documents à la notification électronique des décisions. D'après Akuatse, ce système facilite "plusieurs facettes des procédures judiciaires comme l'enrôlement d'assignations, le dépôt de requêtes et la remise de documents". SYSCOM assure également la notification électronique au greffier en chef des actes d'appel et leur enrôlement digital. Cette avancée englobe également le transfert électronique des dossiers en appel vers la Cour d'appel de Lomé.
"La mission de modernisation des institutions demeure une priorité pour la cellule climat des affaires. Les efforts récents déployés au tribunal de commerce ne sont qu'un exemple parmi d'autres. Nous restons fermement engagés à soutenir et à accompagner chaque institution partie prenante dans cette ère de réformes. Notre écoute et notre appui ne faibliront pas," a déclaré Sandra Johnson, ministre, SGPR, également en charge de la CCA.
Avec toutes ces innovations, le Tribunal de commerce de Lomé s'affirme comme une référence en matière de modernisation du système judiciaire au Togo. Mais elle doit encore relever plusieurs défis, notamment en ce qui concerne la connectivité Internet, les équipements et les compétences techniques. “La collaboration avec la Cellule Climat des Affaires est précieuse pour résoudre ces problèmes et continuer à améliorer les services judiciaires”, se rassure Amenyo Kudzo Akuatse.
Fiacre E. Kakpo
Le Togo et la France ont célébré le vendredi 6 octobre 2023 leur coopération dans le domaine du volontariat, à l’occasion de la 12ème édition de la journée du Volontariat Français. L’occasion pour les deux pays de s’engager pour un volontariat de réciprocité.
Selon les statistiques de la plateforme France volontaire, pour le compte de cette année en cours, le Togo a déjà accueilli 1416 volontaires français alors qu’en retour, la France a enregistré le déplacement de seulement 20 Togolais.
D’après Thomas Cossé, Directeur du réseau des programmes de volontariat à France Volontaire, au regard des années de partenariat, il est indispensable qu’un équilibre s’établit entre les deux Etats. « Notre ambition est que l’accueil de volontaires togolais en France suive la même courbe que celle de la venue des volontaires français au Togo. Que les deux dynamiques progressent et la réciprocité croisse rapidement dans nos relations », a-t-il souhaité.
Dans cette dynamique, plus tôt en avril dernier, l’Agence nationale de volontariat au Togo (ANVT) s'était associée à France Volontaires pour lancer le "Programme de relance de l'engagement citoyen et de redynamisation du volontariat au Togo". L’initiative vise non seulement à mobiliser des volontaires franco-togolais pour soutenir des organisations de la société civile dans trois communes togolaises (Kozah 1, Tchaoudjo 1, Ogou 1) mais aussi à ouvrir la voie à un plus grand nombre de volontaires togolais pour partir en mission en France chaque année.

Même si le volume de volontaires togolais en France demeure encore très faible, le Togo reste la première terre d’accueil des Français. En effet, entre 2011 et 2022, le Togo a accueilli plus de 14000 volontaires français.
Selon les données communiquées par France Volontaires, le nombre de volontaires français au Togo est passé de 1051 en 2017 à 1206 en 2019, alors que ce chiffre n’était que de 333 en 2011, date de création de l’espace volontariats au Togo (EV). Ce qui correspond à une progression de 72% en 9 ans.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Un nouveau partenariat pour promouvoir les Volontaires togolais à l'international
Togo : l’ANVT revendique désormais plus de 65 000 volontaires mobilisés
Au Togo, le Projet d’électrification rurale de 317 localités par mini-réseaux solaires, initié en 2019 va connaître une actualisation dans le cadre de sa mise en œuvre. En Conseil des ministres du mercredi 4 octobre 2023, l’exécutif a annoncé la prise en compte de nouveaux paramètres.
Il s’agit concrètement d’une nouvelle sélection des localités bénéficiaires de l’électrification par mini-réseaux sur la base des critères comme la distance, la densité de population, la concentration de l’habitat et du potentiel de consommation.
Ce nouveau calibrage du périmètre d’exécution de ce projet, selon le ministère chargé de l’énergie et des mines, s’explique par les nouvelles évolutions générales et localisées, observées ces dernières années.
Le ministère dirigé par Mila Aziable, indique que 56 localités répondant aux nouveaux critères ont été retenues. Au total, 19.000 ménages y seront touchés.
Par ailleurs, les autres localités concernées (plus de 250) vont bénéficier de solutions d’électrification mixtes suite à de nouvelles possibilités qui seront évaluées, a annoncé le gouvernement.
Notons qu’hormis l’appui financier de la Banque ouest africaine de développement (BOAD), le Togo bénéficie également du soutien de la Banque africaine de Développement (BAD) pour la réalisation de ce projet, à hauteur de 3,73 millions d’euros, soit un peu plus de 2 milliards FCFA.
A travers ce financement approuvé par le Conseil d’administration du Fonds africain de développement en décembre 2022, le pays ouest-africain devrait mettre en place des sociétés de mini-réseaux dans lesquelles l’État va injecter des fonds propres.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Ecobank Togo va mettre à la disposition des femmes entrepreneures togolaises, une ligne de crédit de 1 milliard FCFA, à travers la Fondation SEPHIS. La banque prévoit ces ressources pour le financement des femmes qui remplissent les conditions de crédit de son programme d’appui aux femmes entrepreneures, "Ellever", dans le cadre de ses actions pour renforcer le leadership féminin en Afrique.
Cette facilité a fait l’objet d’une signature d’accord le mercredi 4 octobre 2023, entre la filiale togolaise du groupe Ecobank, représentée par Souleymane Touré, Directeur Général de Ecobank Togo, et la fondation, représentée par la présidente, Sefora Kodjo. En plus de cet appui, la fondation s'engage à apporter son expertise en matière de formation aux bénéficiaires du programme Ellever.

En effet, « La Fondation Sephis, représentée par Mme Sefora Kodjo, la Présidente, s’engage à mettre en œuvre des programmes de formation pour les bénéficiaires du Programme ‘’Ellever’’ et à les évaluer en vue de leur sélection pour le programme de la banque », a indiqué Souleymane Touré, tout en invitant les femmes entrepreneures à saisir cette opportunité pour s’engager dans une nouvelle dynamique de création de richesses.
« Cette collaboration avec Ecobank Togo sera un véritable appui financier qui nous permettra de renforcer nos actions, afin de mieux accompagner les femmes entrepreneures dans une inclusion financière plus effective », a déclaré, pour sa part, Sefora Kodjo.
Ce partenariat entre Ecobank Togo et la Fondation SEPHIS vient consolider une relation déjà existante entre les deux acteurs dans la promotion du leadership féminin, notamment au Togo. Il succède à une facilité similaire conclue entre les deux acteurs en 2021 en Côte d'Ivoire, où la fondation est également active (en plus de 4 autres pays).
Pour rappel, en 2022, plus de 32 % des entreprises créées au Togo l'ont été par des femmes, selon les statistiques du Centre des formalités d'entreprises (CFE).
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Togo : Ecobank appuie les jeunes entrepreneurs à hauteur de 150 millions FCFA
Ecobank annonce Ellever, un programme de financement et de soutien aux femmes entrepreneures
Le Togo et trois autres pays d’Afrique de l’ouest vont bénéficier d’une enveloppe de 200 millions d'euros, dans le cadre de la deuxième phase de l'initiative Choose Africa de l'Agence Française de Développement (AFD), visant à stimuler l'entrepreneuriat en Afrique. Dès 2024, le programme, devrait en effet mobiliser ces ressources au profit du secteur informel, en plus des PME et des start-ups, comme l'indique l'AFD. L'initiative court jusqu'à 2027.
Ces facilités sont destinées à soutenir la création de dispositifs publics d'appui à l'entrepreneuriat, avec des subventions et des prêts souverains. En tout, le programme veut appuyer près de 22 500 start-ups, très petites entreprises, et PME africaines, à la fois formelles et informelles. Cet appui se matérialisera par des facilités de crédit pour renforcer leur capital, ainsi que des programmes de formation en ligne visant à développer leurs compétences.
Dans le même temps, Proparco, membre du groupe de l'AFD, se chargera de mettre en œuvre le soutien au secteur privé africain, tandis que Bpifrance accompagnera les entreprises françaises et africaines cherchant à étendre leurs activités en Afrique.
Notons que Choose Africa 2 fait suite au succès de Choose Africa 1, lancé en 2018 à Ouagadougou par le président français Emmanuel Macron. Ce premier programme a permis à l'AFD d'investir 3 milliards d'euros sous forme de prêts, d'investissements en capital, et de soutien technique au profit de 26 000 start-ups, TPE, et PME africaines (qui représentent en Afrique quelque 60 % de l'emploi formel et 40 % du PIB national).
Au Togo, le programme avait été annoncé devant les représentants du gouvernement depuis plusieurs mois, dans le cadre d'une visite des représentants de l'AFD en mai dernier.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Togo : l’AFD veut accompagner les PME à travers le programme Choose Africa 2