Au Togo, la fondation Sheyi Emmanuel Adebayor (SEA), impliquée dans des actions multisectorielles de soutien à la jeunesse (15-35 ans) togolaise, a présenté à Lomé le vendredi 29 septembre, son plan stratégique sur la période 2024.2028.
Sur cette période, il s’agira de fait, de promouvoir des actions innovantes dans le domaine de l’éducation, de la santé et de l’entreprenariat des jeunes au Togo. « Ces actions poursuivent une vision, celle d’une jeunesse togolaise en bonne santé, qui entreprend et qui participe activement au développement du Togo », a soutenu l’ex-Epervier, Sheyi Emmanuel Adebayor, président de la fondation qui porte son nom.

Au menu, des actions de renforcement de la résilience sanitaire des jeunes vulnérables. De fait, un accent sera mis sur l’accès aux soins de santé de base tant en milieu urbain que rural et à une alimentation saine.
Le ballon d’or africain 2008 et son équipe prévoient en outre de faire de l’éducation et du sport, des vecteurs de promotion de l’entrepreneuriat et de la santé. De façon concrète, la fondation va initier et soutenir la formation des jeunes et des personnes en situation de handicap, issus des milieux défavorisés. Des actions sont déjà en cours à la suite de la signature d’une convention de partenariat avec l’Université de Lomé.
La dernière principale action sera la promotion de l’entrepreneuriat comme un levier d’intégration économique et sociale des jeunes. Précisément, une priorité sera donnée à l’entrepreneuriat agricole et aux innovations dans des secteurs du numérique, de l’éducation et de la santé.
Ce plan quinquennal, selon la star du football, « permettra de mesurer l'impact des actions de la fondation et de procéder aux ajustements nécessaires pour maximiser sa contribution au bien-être de la jeunesse et à la réduction du chômage au Togo ».
Notons que la fondation travaille depuis plusieurs mois déjà pour soutenir la politique gouvernementale de promotion de l’entrepreneuriat. Elle a en ce sens noué un partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) pour former et accompagner plus de 1000 jeunes dans l’agrobusiness.
Esaïe Edoh
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Le Togo enregistre des avancées notables et continue à améliorer ses performances en matière de gestion de réformes et de gestion publique, selon le dernier rapport de la Banque mondiale sur l'évaluation des politiques publiques en Afrique (CPIA 2023), paru il y a quelques jours. Dans la nouvelle parution, le score du Togo s’établit à 3,7 points. Ainsi, le Togo enregistre la plus forte augmentation en 2022 en Afrique.

Avec cette performance, le pays gravit les échelons et s'installe désormais dans le prestigieux Top 5 africain, partageant la cinquième marche du podium avec le Sénégal et la Côte d'Ivoire (tous arborant un score de 3,7). Ils font partie des 39 États évalués au niveau régional et éligibles aux ressources de l'Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale, le Rwanda étant en tête du classement. En Afrique de l'Ouest et Centrale, le Togo occupe la troisième place.
Ce progrès est le fruit du vaste programme de réformes institutionnelles et économiques initié par le Président Faure Gnassingbé depuis 2017, comme le souligne Sandra Ablamba Johnson, Ministre, Secrétaire Générale de la Présidence de la République, en charge la Cellule Climat des Affaires (CCA). Ainsi, en collaboration avec le Ministère de l’Economie et des Finances, ces réformes coordonnées par la CCA ont entrainé une amélioration significative du score du Togo, passant de 3 en 2017 à 3,7 cette année, après une stagnation entre 2012 et 2016. Conséquence : une hausse des ressources levées auprès de la Banque mondiale de 381%.
La tendance ascendante sur la période est particulièrement notable, surtout quand on la compare à la baisse moyenne des scores dans les régions de l'Afrique de l'Ouest, du Sud et de l'Est

"Les avancées enregistrées par le Togo dans le classement CPIA depuis 2017 reflètent les bénéfices tangibles des réformes institutionnelles et économiques que nous avons engagées. Non seulement cette hausse est notable en comparaison avec la tendance générale en Afrique, mais elle nous encourage également à poursuivre nos efforts,” a confié à Togo First, Sandra Ablamba Johnson.

Les points forts du Togo
Rappelons que le CPIA s’appuie sur 16 critères dans son évaluation, qui représentent les différentes dimensions politiques et institutionnelles d’une stratégie efficace de croissance et de réduction de la pauvreté. Ces derniers sont concentrés en quatre groupes : la gestion économique, les politiques structurelles, les politiques de lutte contre l’exclusion sociale et de promotion de l’équité, et la gestion et les institutions du secteur public.
Quant au Togo, sa principale force se situe dans le domaine de la "gestion économique", où il obtient une note de 3,8, un score similaire à celui de ses politiques structurelles et de ses initiatives favorisant l'inclusion sociale et l'équité. Par contre, la note de 3,2 attribuée à la gestion et aux institutions du secteur public indique un besoin d'amélioration dans ces secteurs.
Selon le rapport, en dépit des défis, des avancées sont à relever dans le secteur commercial, qui s’est renforcé grâce à « des réformes portant sur les échanges et les services logistiques, dont l’adoption d’une Loi d’orientation pour le secteur des transports et la numérisation des procédures douanières ».
Dans le secteur financier, la Banque mondiale se satisfait des évolutions comme, « l’introduction de la loi relative à l’affacturage, la nouvelle Stratégie d’inclusion financière, l’utilisation efficace du bureau de crédit et la privatisation de l’International Business Bank Togo ».

Des défis, mais accès à plus d’investissements
Néanmoins, les analystes de la Banque mondiale soulignent la nécessité d'accentuer les efforts dans des domaines où le Togo dispose encore d’une marge de manœuvre non négligeable telles que la gestion et institutions du secteur public et les politiques structurelles. D'autres améliorations sont déjà en cours, notamment dans le domaine de la protection sociale avec le nouveau programme de protection sociale qui bénéficie d'un appui de la Banque mondiale en vue de renforcer les politiques en faveur de l’inclusion sociale et de l’équité.
“Nous sommes déterminés à faire du Togo un environnement respecté et propice au développement des affaires, tout en favorisant l'inclusion économique dans une perspective de développement durable”, promet la Ministre SGPR.
Selon la ministre, “l'amélioration du score CPIA du Togo à 3,7 points a des implications positives sur plusieurs fronts. En premier lieu, ce score optimisé ouvre la voie à un accès accru aux financements internationaux, notamment de l'Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale. Ces fonds peuvent être essentiels pour catalyser d'autres formes d'investissements et financer des projets de développement d'envergure.”
Et de poursuivre : “Elle renforce également la crédibilité internationale du Togo. Sur la scène institutionnelle mondiale, un score CPIA élevé est souvent perçu comme un indicateur de bonne gouvernance et de gestion solide, ce qui peut attirer davantage d'investissements étrangers dans notre pays.”
A titre d’illustration, les progrès du Togo sur ce système de notation, marqué par l'amélioration de sa note ces 6 dernières années, ont contribué à une augmentation entre autres de ses dotations auprès de la Banque mondiale. Ainsi, depuis cette année, le portefeuille d'engagement de l'institution de bretton Woods au Togo, a dépassé le seuil symbolique du milliard de dollars. On totalise désormais plus de 1134,63 millions de dollars, couvrant neuf projets nationaux (620,1 millions de dollars) et neuf projets régionaux (514,53 millions de dollars) selon la Banque mondiale. Plusieurs projets sont encore dans le pipeline, selon des sources proches de la CCA.
Pour rappel, une des missions de la CCA est de coordonner le suivi des réformes relatives à l'amélioration de la performance du Togo dans le cadre de l’évaluation des politiques et institutions nationales communément appelé Country Policy and Institutional Assessment (CPIA) qui consacre une place non négligeable à la problématique du climat des affaires et des finances publiques sans oublier l’inclusion sociale.
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Face aux récentes épidémies de Dengue et de Chikungunya signalées dans certains pays d'Afrique de l'Ouest, le Togo relève son niveau d’alerte et accentue sa vigilance, a déclaré le ministre de la Santé, Moustafa Mijiyawa, le jeudi 28 septembre.
Bien que ces affections, reconnues comme des fièvres hémorragiques véhiculées par les moustiques, prennent de l'ampleur dans la sous-région, le Togo n'a, jusqu'à présent, enregistré aucun cas.
Néanmoins, les autorités sanitaires ne comptent pas baisser la garde. Un dispositif d'alerte élevée a été instauré afin d'identifier et de notifier promptement tout cas suspect, apprend-on. De même, la surveillance s'intensifie aux points d'entrée du territoire, accompagnée d'un dispositif de prise en charge des éventuels cas et d'une campagne de sensibilisation à l'adresse des populations.
Les recommandations
La Dengue et le Chikungunya sont deux maladies virales transmises par des moustiques, surtout pendant la période chaude.
Pour contrer les vecteurs de ces maladies, une batterie de mesures préventives a été dévoilée par les autorités togolaises. Il est notamment préconisé de dormir sous des moustiquaires imprégnées, de revêtir des vêtements longs, de gérer judicieusement les déchets solides, d'éradiquer les gîtes larvaires dans les récipients et ustensiles jetés, et de procéder à l'assainissement régulier des cadres de vie.
Devant toute suspicion de cas, le gouvernement togolais invite la population à alerter sans délai le centre de santé le plus proche pour une prise en charge expéditive. Rappelons que les symptômes de la Dengue et du Chikungunya sont le plus souvent de la fièvre, une fatigue intense, des céphalées, des douleurs articulaires et/ou musculaires, des nausées, des vomissements, ou des éruptions cutanées.
Le Togolais Enselme Gouthon, Secrétaire général du CCFCC (Comité de coordination pour les filières café et cacao) au Togo, a été porté à la présidence de l'Organisation internationale du café (OIC) vendredi 29 septembre dernier, lors de la 5e conférence mondiale du café en Inde.
La conférence, co-organisée par l'OIC et le ministère du Commerce indien, a rassemblé 2 600 délégués de 80 pays différents. Le Togo, assurant la vice-présidence de l'organisation depuis l'année précédente, voit désormais son représentant occuper la plus haute marche de l'OIC.
Cette élection intervient à un moment crucial où l'industrie du café est confrontée à des enjeux majeurs de durabilité et de développement. L'OIC, principale organisation intergouvernementale dans le domaine du café, facilite les dialogues entre les pays exportateurs et importateurs. Avec des membres représentant 98% de la production et plus de 67% de la consommation mondiale de café, l'organisation a pour mission de renforcer le secteur global du café et d'encourager son développement durable, dans une logique d'économie de marché profitable à l'ensemble des acteurs du secteur.
Le choix d'Enselme Gouthon pour présider l'OIC n'est pas fortuit. Avec une riche expérience de 40 ans dans l'industrie du café, celui qui dirige également l'ACRAM (Agence des Cafés Robusta d’Afrique et de Madagascar), succède à l'Italien Max Massimiliano Fabian. Sa mission s'annonce ardue. Le Togolais hérite d'un ensemble de grands défis. La durabilité du secteur, la stabilité des prix du café sur le marché international, l'adaptation au changement climatique, et l'innovation technologique seront au cœur de son mandat. A cela s’ajoute, l'amélioration des conditions économiques dans les pays en développement qui constituent un maillon essentiel de la chaîne de production du café.
En marge de la conférence, Enselme Gouthon a été honoré par les autorités indiennes et le Coffee Board of India, en reconnaissance de son engagement à développer la production et la consommation du café africain et mondial, et à soutenir les revenus des agriculteurs.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, les États-Unis soutiennent une vingtaine de structures rurales, à hauteur de plus de 100 millions de FCFA, à travers deux programmes de micro-subventions : le Self-Help et le Fonds de résilience, selon leur ambassade à Lomé. Dans le cadre du programme Self-Help, une enveloppe totale de 70 000 $ (soit 43,4 millions de FCFA) est attribuée à 19 structures rurales. Cette initiative vise à améliorer la qualité de vie des habitants des villages à travers le pays en accordant de petites subventions pour divers projets dans des secteurs tels que l'agriculture, la santé, l'éducation.
Parallèlement, le Fonds de résilience de l'ambassadeur allouera un montant total de 100 000 $ (soit 62 millions de FCFA) à six organisations rurales. Ces fonds contribueront à la lutte contre le recrutement de jeunes dans la région des Savanes par des groupes extrémistes violents. Selon la représentation américaine, cette initiative s'inscrit dans la volonté des États-Unis de promouvoir la stabilité et le développement durable dans la région en renforçant les capacités des communautés locales.
Pour rappel, le programme Self-Help a été lancé en 1964 et permet d'octroyer un montant maximal de 5 000 $ par organisation pour soutenir les communautés dans des projets de développement.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, le ministère en charge de l'habitat et de l'urbanisme souhaite mettre en place une brigade foncière pour lutter contre le phénomène de double vente de terrains, une pratique illégale qui consiste à vendre un terrain déjà acquis. Cette information a été partagée avec plusieurs acteurs du secteur lors d'une rencontre avec le Conseil de l'Ordre des Géomètres du Togo (OGT), nouvellement élu.
« Nous voulons, avec les autres départements, contribuer à résoudre les conflits que nos populations rencontrent régulièrement, notamment lors de l'achat de terrains qu'ils ne peuvent même pas occuper », a déclaré Koffitsè Besseh, Directeur général de l'information géographique et de la cartographie au ministère de l'urbanisme, de l'habitat et de la réforme foncière. « Le ministre discute actuellement avec l'ensemble de son département en vue de mettre en place cette brigade foncière et prendre des mesures concrètes. »
Dans le cadre de ce projet visant à renforcer la surveillance du secteur foncier, le Conseil des géomètres promet son soutien à l'exécutif. « Nous souhaitons collaborer avec tous les départements ministériels qui utilisent le foncier, car la question de double vente, voire de la triple vente, relève des collectivités. », a souligné Nikada Atcholadi, président du conseil de l'OGT. Le nouveau responsable pense notamment, à un renforcement des partenariats public-privé, dans l'intérêt des usagers.
Le Togo est désormais une destination incontournable pour les touristes, a indiqué le ministre chargé de la Culture et du Tourisme, Kossi Gbégnon Lamadokou, le mercredi 27 septembre 2023, à l’occasion de la journée internationale du tourisme.
« Nous pouvons affirmer avec fierté que le Togo se positionne sur le marché sous régional comme une destination incontournable », a affirmé l’officiel qui justifie sa déclaration par le nombre de touristes qui visitent le pays chaque année.
En effet, le pays avait accueilli en 2022, près d’un million de visiteurs, un bilan constant par rapport à une année plus tôt ou le pays avait enregistré 983 969 visiteurs pour une recette de 25 milliards FCFA.
En 2020, un peu plus de 480.000 touristes ont été recensés au Togo, générant des retombées financières évaluées à 19 milliards FCFA.
Selon le ministre Lamadokou, la création des conditions favorables pour fédérer les actions de toutes les composantes de la chaîne de production touristique dans le pays, contribue à l’attractivité du pays.
« Le choix du gouvernement de mettre le tourisme comme secteur prioritaire dans sa feuille de route quinquennale n’est pas fortuit et est justifié aujourd’hui au regard des retombées des actions entreprises », a soutenu le ministre de tutelle.
Notons que depuis 2020, plusieurs initiatives sont entreprises au Togo pour booster le secteur touristique. Il s’agit notamment de la valorisation du site du patrimoine culturel de Koutammakou et de l’actualisation de la politique culturelle du pays.
Esaïe Edoh
Le Togo a réalisé des avancées importantes dans la mise en œuvre de son programme de coopération avec l'Union européenne pour la période 2021-2023, selon les conclusions de la revue du portefeuille de l'UE au Togo, réalisée le 26 septembre 2023, sous la présidence de Sandra Ablamba Johnson, Ministre, Secrétaire générale de la Présidence de la République.
La revue, indique la Présidence togolaise, a mis en évidence les succès enregistrés dans trois domaines clés : le développement humain et l'inclusion socio-économique, les agro-industries durables, la gestion des ressources naturelles, ainsi que la consolidation d'une société togolaise apaisée et résiliente.
« Le taux d’absorption des engagements financiers par le Togo est remarquable. Ceci balise la voie à une nouvelle allocation pour la prochaine période. La satisfaction est des deux côtés. C’est le fruit de la coopération très étroite entre le Togo et l’Union européenne », a indiqué Joaquin Tasso Vilallonga, ambassadeur de l’Union Européenne au Togo.
Évaluation à mi-parcours en 2023
De son côté, Sandra Ablamba Johnson a souligné l'importance de cette revue pour l'efficacité de la mise en œuvre des projets financés par l'UE et annoncé une évaluation à mi-parcours l'année prochaine.
« Pour une mise en œuvre efficace, il a été mis en place un dispositif de suivi des différents projets. C’est dans ce sens que s’inscrit la présente rencontre qui consiste à définir les différentes contraintes et réfléchir sur les approches de solutions pragmatiques. Cette revue vient donc à point nommé dans ce sens que, pour la première phase de la programmation pluriannuelle 2021-2024, il est prévu une évaluation à mi-parcours l’année prochaine, dont la performance déterminera l’enveloppe à mobiliser pour la deuxième phase 2025-2027 », a précisé la représentante dans la Présidence.

Pour rappel, le partenariat entre le Togo et l'Union européenne est arrimé depuis quelques années sur les grands programmes de la Feuille de route gouvernementale (Togo 2025). Cette coopération s’articule autour de plusieurs conventions de financement, signées dans le cadre de ces programmes, notamment en appui à la lutte contre le changement climatique, au développement des agro-industries et à la résilience de l'État togolais.
Deux conventions ont notamment été signées en octobre 2022, portant sur le financement d’une part du programme d’appui à la lutte contre le changement climatique, pour une enveloppe de 30 millions d’euros, et du programme de renforcement des services publics locaux, d’un coût global de 25 millions d’euros (dont 10 millions d’euros de l’Union européenne et 15 millions d’euros de la France), d’autre part.
De même, deux conventions de financement ont été signées en avril dernier, pour le plan d’action de 2022, la première portant sur un programme de soutien au développement des agro-industries (pour un coût global de 82 millions d’euros, dont 30 millions de l’Union européenne et ses États membres, 52 millions d’euros conjointement de la France et de l’Allemagne), et la seconde, d’un montant de 45 millions d’euros, sur l’appui à la construction de l’État et à la résilience au Togo.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la mesure gouvernementale consacrant la gratuité des frais de scolarité sera appliquée cette année, soit la troisième année scolaire consécutive, a décidé le mercredi 27 septembre 2023 l’exécutif lors du Conseil des ministres.
La mesure figure parmi une dizaine prise par le gouvernement pour assurer une année scolaire réussie et faciliter l’accès à l’éducation pour tous. Elle avait été prise à la rentrée 2021-2022 au profit des élèves des collèges et lycées d’enseignement public dans le but selon l’exécutif, « d’atténuer l’impact de la pandémie » sur les populations vulnérables. Elle s’inscrivait « dans la poursuite des actions de renforcement de la résilience des populations togolaises ».
Outre la poursuite de la gratuité des frais de scolarité, les autorités togolaises prévoient pour le compte de la nouvelle année académique, le recrutement et la formation du personnel enseignant et d’encadrement, la dotation des établissements en équipements et matériels didactiques et logistiques.
Au titre des actions prioritaires, les autorités éducatives annoncent également œuvrer pour l’accroissement graduel des capacités d’accueil des établissements à travers la construction de nouvelles salles de classes.
Pour rappel, ce sont près de 3 millions d’élèves qui ont effectué la rentrée scolaire 2023-2024, selon le gouvernement.
Esaïe Edoh
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L’ambition des autorités togolaises de doter chaque région économique d’une université publique est en passe d’entrer dans sa phase opérationnelle. En Conseil des ministres du mercredi 27 septembre 2023, l’exécutif a examiné et adopté un décret portant création de l’université de Datcha, dans la Région des Plateaux (environ 160 km de Lomé).
Le projet devrait participer à l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur comme prévu dans les initiatives prioritaires de la feuille de route gouvernementale Togo 2025.
Selon le gouvernement, il s’agira de « renforcer la qualité de l’enseignement supérieur et d’offrir des parcours de formation à dominante professionnelle, technologique et scientifique ».
Le choix motivé de Datcha
Deux raisons fondamentales ont conduit au choix de la localité de Datcha, selon Christian Trimua, ministre Secrétaire général du gouvernement. La future université de Datcha va rapprocher l’université des nouveaux bacheliers et décongestionner les deux campus déjà existants. « Ceux qui habitaient à l'intérieur du pays n’ont plus besoin de venir à Lomé avec tout ce que cela implique en termes de prise en charge pour les parents », a indiqué l’officiel qui rappelle l’expérience avec l’université de Kara créée en 2003. « L’université de Kara a montré son attractivité aussi pour ceux de Lomé qui vont à Kara régulièrement et qui permettent un échange culturel avec d’autres concitoyens ».
Le second facteur ayant milité en faveur de Datcha est sa situation géographique. « Sa situation géographique permet stratégiquement d’amoindrir les coûts et de permettre à un professeur qui a cours en semaine à Lomé de se rendre après à Datcha et de prolonger à Kara sans avoir à faire des détours importants », a argumenté Christian Trimua.
Notons que cette université en gestation sera la 3è établissement d’enseignement supérieur public après ceux de Lomé créé en 1970 et de Kara en 2003.
Esaïe Edoh
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