Togo First

Togo First

Au Togo, le projet gouvernemental de doter chaque région économique d'une université publique va connaître sa phase de réalisation en 2024. Le début des travaux de construction de l’université de Datcha pour le compte de la région des Plateaux et la poursuite du chantier de délocalisation de l’Université de Kara sont inscrits dans la première phase du projet. C’est l’annonce faite par le ministre de l’économie et des finances, Sani Yaya, lors du vote du budget exercice 2024 le 22 décembre dernier par la représentation nationale.

« La construction de nouvelles universités dans chaque région dont la première phase qui démarre en 2024 concerne l’Université de Kara et l’Université de Datcha », a indiqué l’argentier du gouvernement, rappelant que ce projet est l’une des priorités du gouvernement. De fait, son financement est prévu dans le budget exercice 2024 qui s’équilibre à 2179 milliards FCFA.

L’annonce du début imminent des travaux de cette 3è université publique intervient 3 mois après l’examen et l’adoption d’un décret portant création de l’université de Datcha, dans la Région des Plateaux.

A Kara, alors que la première pierre a été posée en avril 2023 par le Président Faure Gnassingbé, les travaux de construction du nouveau campus à Pya devront connaître une évolution courant 2024.

Ce projet, selon l'exécutif, devrait prendre également en compte la diversification des offres de formation, avec un accent sur les parcours professionnels, technologiques et scientifiques.

« Il va renforcer la qualité de l’enseignement supérieur et offrir des parcours de formation à dominante professionnelle, technologique et scientifique », soutient le gouvernement.

Esaïe Edoh

Au Togo, plus de 41 000 engins à deux ou trois roues (41 426 engins) ont été immatriculés à la faveur de la dernière campagne d'immatriculation itinérante, lancée dans les principales villes du pays et qui s'est déroulée du 05 novembre au 15 décembre 2023. Les chiffres ont été annoncés par le ministère en charge des transports, se félicitant du succès de cette initiative.

L'opération a couvert 25 localités à travers le pays (notamment Cinkassé, Dapaong, Mango, Kara, Bafilo, Guerin Kouka, Bassar, Sokodé, Tchamba, Elavagnon, Anié, Atakpamé, Notsè, Kpalimé, Kévé, Aného, Bassar, Vogan, Tabligbo, Tsévié et Lomé), avec un objectif double. Il s'agissait en effet d'identifier les véhicules non immatriculés et de rapprocher les services administratifs des usagers. Deux équipes ont simultanément mené l'opération pour faciliter le processus d'immatriculation et permettre aux propriétaires de véhicules de se mettre en règle.

Initialement prévue pour prendre fin le 10 décembre, l'opération, face à l'engouement suscité, a été repoussée de cinq jours.

Une opération similaire avait été réalisée par l'Office Togolais des Recettes (OTR) il y a quatre ans, en 2019.

Au Togo, la représentation nationale a adopté le 22 décembre 2023 la loi de finances, exercice 2024. Elle s’équilibre en ressources et en charges à 2179 milliards FCFA. C’est la première fois que le budget du Togo franchit la barre des 2 000 milliards FCFA.

Rapportée au budget rectificatif de 2023, soit 1975 milliards FCFA, l’enveloppe prévisionnelle de 2024 enregistre une hausse de 10,3%. Elle sera consacrée à hauteur de 48% à la promotion de l’inclusion et au développement du capital humain contre 44,4% en 2023. 30,1% seront destinés à la transformation économique et 21,9% au renforcement de l’Etat.

Concrètement, les ressources vont financer les projets visant la résilience de l’économie des couches les plus vulnérables, l’organisation des élections législatives et régionales. Les dépenses de l’Etat en 2024 seront également axées sur la défense de l’intégrité du territoire national et les secteurs comme la santé, les travaux publics, l’économie maritime, la pêche, l’agriculture, l’économie numérique, le commerce et l’industrie.

Essentiellement, la facilité élargie de crédit (FEC) du FMI accordée au Togo pour un montant d’environ 400 millions de dollars à taux nul permettra de répondre aux besoins en matière d’inclusion et de sécurité nationale, selon le ministre de l’économie et des finances, Sani Yaya.

Avec ce budget, l'exécutif togolais prévoit également de doter les collectivités territoriales, des moyens nécessaires pour financer leurs projets de développement, indique-t-on.

Esaïe Edoh

En 2023, le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l'Unité Nationale (HCRRUN) revendique avoir indemnisé 3 604 victimes à travers le pays, avec un taux de satisfaction des victimes atteignant 99,14%, selon l'évaluation d'un comité d'experts. Pour comparaison, en 2022, le Haut-Commissariat avait touché 3361 victimes indemnisées (pour un montant de 2,55 milliards FCFA).

Ces chiffres font partie de ceux dévoilés lors d'une conférence-bilan tenue à Lomé le lundi 21 décembre 2023 par l’institution, sous la direction d'Awa Nana-Daboya.

Bilan 2023 “très positif” 

"Le bilan est très positif. À 99,14%, nous ne pouvions pas espérer mieux", a déclaré Awa Nana-Daboya. "Surtout que cette année, nous avons relevé le défi de l'année précédente en parvenant à pénétrer la région septentrionale, la région des Savanes, pour satisfaire de nombreuses victimes qui avaient été laissées pour compte en raison de la situation sécuritaire."

En 2023, le HCRRUN a également achevé la construction d'un centre médico-social en faveur des populations de Niki-Niki, une localité située dans le canton de Tchaloudé dans la préfecture de Blitta, et celles des villages environnants. D'autres projets de développement sont en cours dans diverses régions, en réponse aux besoins exprimés par les communautés locales.

Selon la Commission Nationale Spéciale d'Enquête Indépendante dirigée par l'ancien Premier Ministre Joseph Kokou Koffigoh, 3 449 victimes répertoriées et 22 415 dépositions de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR), y compris les victimes mentionnées dans les dépositions collectives, ont bénéficié du programme de réparation.

20 milliards FCFA depuis 2017 

Depuis 2017, le HCRRUN aurait indemnisé au total 27 243 personnes, représentant une enveloppe de 20 milliards de FCFA, selon les experts de l'ONG AIMES-Afrique. 

Ayi Renaud Dossavi

L’incendie qui s’est déclenché au marché d’Agoè-Assiyéyé dans la nuit du jeudi 21 au vendredi 22 décembre 2023 a ravagé les ¾ de l’infrastructure marchande et causé d’importants dégâts matériels. Tel est le premier bilan dressé par le gouvernement via un communiqué publié au lendemain du drame.

« Cet incendie a ravagé tout le côté sud et une partie du côté nord dudit marché », indique le gouvernement au titre du bilan provisoire du drame, dans son communiqué. Toutefois, aucune perte en vie humaine n’est à déplorer, souligne-t-il.

L’exécutif qui pour l’heure ne connaît pas l’origine de l’incendie, a décidé d’ouvrir une enquête confiée à la gendarmerie afin d’élucider cette affaire.

Les autorités togolaises, tout en exprimant leur compassion aux victimes de l’incendie, ont appelé à la vigilance de tous les usagers des établissements publics afin d'éviter des « comportements générateurs de sinistre ».

Esaïe Edoh

Au Togo, les populations de la région des Savanes sont dotées de nouvelles infrastructures d’eau et d’assainissement. Ces ouvrages mis à disposition de la population par la représentation de l’UNICEF au Togo et la République du Japon, ont été officiellement remis le jeudi 21 décembre 2023 à Sanleguidjimoni, au ministère chargé de l’eau et de l’hydraulique villageoise.

Il s’agit concrètement de 61 postes d’eau autonomes à pompage mixte (solaire et manuel) et 38 blocs de latrines dans les écoles et communautés rurales. Ces infrastructures, selon l’UNICEF, permettront d’améliorer la qualité de vie des communautés touchées par cette crise d’incursion des groupes terroristes, notamment 122 000 personnes dont 32 354 femmes et 58 560 enfants, en leur assurant un accès à une source d’eau potable, sûre et durable.

Ces ouvrages, indique-t-on, sont réalisés dans le cadre du programme d’urgence de renforcement de la résilience dans la région des Savanes (PURS) et du projet d’accompagnement initié par l’UNICEF et le Japon au Togo, en matière de fourniture de l’eau potable et de renforcement de la sécurité nutritionnelle via l’amélioration des services sociaux de base.

Cet appui des deux partenaires intervient alors que l’UNICEF et le gouvernement togolais sont en discussions pour définir de nouvelles bases pour leur coopération sur la période 2024-2026. Ce nouveau cadre de partenariat prendra en compte l’accès à l’éducation, à la santé, aux infrastructures d’eau, d’hygiène et d’assainissement, à la protection contre les violences, les exploitations et abus ainsi qu’à la protection sociale.

Esaïe Edoh

Au Togo, un violent incendie a ravagé le marché d’Agoè-Assiyéyé (dans la banlieue nord de Lomé). Le drame s’est produit le jeudi 21 décembre 2023 dans la nuit aux environs de 22 heures.

Alertés, les sapeurs-pompiers se sont transportés sur les lieux. Aidés par les riverains, ils ont réussi à maîtriser le feu après plusieurs minutes. Ceux-ci ont aussi évacué les zones à risque, notamment une station d’essence et des boutiques installées près du marché.

Même si les pompiers sont venus à bout du feu, une grande partie du centre commercial est partie en fumée. Alors que l’origine de l’incendie reste inconnue pour l’heure, selon les premiers bilans des autorités communales, plusieurs dégâts matériels sont enregistrés. Des étalages, des marchandises et plusieurs structures du marché sont emportés par les flammes, laissant inconsolables, les femmes pensionnaires dudit marché.

« C'est une situation qui nous bouscule vraiment, surtout en cette fin d'année. C'est un véritable drame. C'est vraiment triste, très triste. Nous ne savons pas exactement la source de l'incendie pour l'instant », a déclaré le maire d’Agoè-nyivé 1, Kovi Adanbounou.

Notons que le marché d’Agoè-Assiyéyé, est l’un des plus grands de la capitale et que l’incendie qui l’a ravagé, vient s’ajouter à d’autres que le pays a déplorés ces dernières années, comme ceux ayant dévasté les marchés d’Adawlato (Grand marché de Lomé) et de Kara.

Esaïe Edoh

vendredi, 22 décembre 2023 09:03

Togo: Ecobank honore ses meilleurs sous-agents

Ecobank Togo a récompensé jeudi 21 décembre, ses trois meilleurs sous-agents de Lom, qui se sont illustrés au cours de l’année 2023. L’initiative qui s’inscrit dans le cadre de la traditionnelle rencontre annuelle que la filiale togolaise du groupe Ecobank Transnational Incorporated (ETI) tient avec ses partenaires, a permis à la direction de partager avec ses derniers, les défis à relever dans les prochains jours.

La remise des récompenses est une manière de témoigner la satisfaction des responsables de l’institution bancaire à ses partenaires pour une collaboration durable, fructueuse et remplie de réelles perspectives, indique-t-on.

C’est pour nous, une façon de remercier ces acteurs qui contribuent à l’extension des services d’Ecobank. Cette rencontre a également permis des échanges pour l’amélioration des services des consommateurs”, a expliqué Lucrèce Ekoué-Kouvahey, cheffe division banque personnalisée. Ceci, avant d’ajouter que Ecobank “est à pied d'œuvre pour accélérer le remboursement des commissions des sous-agents afin de leur permettre de faire plus d’activité”.

Ecobank diversifie ses services

A l’avenir, plusieurs autres services et produits financiers devraient être disponibles auprès des sous-agents. Ceci permettra à ces derniers d’accroître leur rentabilité et d’améliorer l’accessibilité des offres bancaires aux populations. Entre autres, la vente des cartes prépayées et les produits de transfert rapide sont prévus.

Notons que les meilleurs sous-agents distingués sont évalués non seulement sur la base du volume de transactions et le respect des normes et des procédures, ùais aussi sur la base des objectifs qui leurs ont été fixés.

La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), institution de financement sous-régionale basée à Lomé, vient de valider l'entrée à son capital de la Banque Arabe pour le Développement Économique en Afrique (BADEA).

La décision est annoncée suite à la 139ème session ordinaire du Conseil d'Administration de la BOAD, qui s’est tenue à Cotonou sous la présidence de Serge Ekue. Une convention de partenariat avait été signée le 24 juin 2022, entre la BADEA et la BOAD, faisant de la Banque arabe, un actionnaire de catégorie B de l'institution sous-régionale. La signature de l'accord entre Serge Ekue représentant la BOAD, et Dr Sidi Ould Tah, la BADEA, était intervenue sous la houlette du ministre togolais de l'économie et des finances, Sani Yaya, à la tête du conseil des ministres des finances des pays de l'Uemoa, où intervient la BOAD.

L'apport financier de la banque basée à Khartoum appuie notamment l'augmentation du capital de la BOAD qu’il porte à 1,5 milliard de dollars. Un renforcement inscrit dans le cadre de son plan DJOLIBA 2021-2025, visant à augmenter de 50% le financement des projets de développement, notamment ceux liés à la transition écologique.

Ayi Renaud Dossavi

L’Autorité de Régulation des communications électroniques et des Postes (Arcep-Togo) a reçu le mercredi 20 décembre 2023, la certification ISO 9001-2015 pour la qualité de son management (SMQ). Elle a été décernée par la SGS France, récompensant la démarche qualité du régulateur.

 C’est au bout d’un processus de 12 mois que cette certification a été décernée au régulateur togolais qui s’est démarqué par son « engagement au service d’une régulation de qualité, crédible et impactante pour l’ensemble du secteur du numérique au Togo ».

« Le pays ne saurait mettre en œuvre ses ambitions pour le secteur du numérique sans un régulateur performant », a déclaré Cina Lawson, ministre de l’Economie numérique et de la Transformation digitale, qui a invité l’ARCEP à « conserver cet élan pour voir ce certificat renouvelé à chaque échéance ».

Pour sa part, le Directeur général de l’ARCEP, Michel Yaovi Galley, a rassuré de ce que son institution s’engageait, avec cette certification, dans l’amélioration continue de la qualité, à travers l’accomplissement de sa mission, celle d’accompagner le gouvernement dans sa politique de développement des communications électroniques et des postes.

Notons que la SGS France (leader mondial du testing, de l'inspection et de la certification) avant d’attribuer la certification au gendarme des télécommunications au Togo, a évalué son processus de qualité et sa mise en œuvre.

Esaïe Edoh

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