Togo First

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A ce jour, le projet "Filets Sociaux et Service de Base" (FSB), financé conjointement par la Banque Mondiale, l’Agence Française de Développement (AFD) et l'État togolais, a touché 15 000 ménages dans 157 villages bénéficiaires de la région des Plateaux. L’information a été révélée le mercredi 11 octobre 2023, par Katanga Mazalo, Directrice Générale de l'ANADEB, organe opérationnel du projet, en marge d’une visite de suivi-évaluation avec une délégation conjointe de la Banque Mondiale et de l’AFD (AFD), dans le canton d'Asrama, précisément à Edouhoé (commune Haho 2).

Toujours selon la directrice, citée par l’agence togolaise de presse (ATOP), au niveau national, pas moins de 125 000 ménages reçoivent un transfert monétaire de 15 000 FCFA tous les trimestres, pendant 18 mois. Le projet a également permis la construction de 20 bâtiments scolaires, 10 forages photovoltaïques, la réhabilitation de 3 unités de soins périphériques, la réfection de 5 pistes rurales, et la création de 3 centres communautaires.

À l'occasion de cette visite, la population d'Edouhoé a échangé avec la délégation sur les procédures d'identification des ménages bénéficiaires, ainsi que sur les détails du processus de construction des infrastructures financées par le projet.

Si le Maire de la Commune Haho 2, Ayidoté Sossou, a souligné la maîtrise des procédures d'attribution des marchés par la population locale et exprimé sa gratitude envers les partenaires pour leur confiance, Julian Koschorke, chef de la délégation de la Banque Mondiale, s'est pour sa part, félicité du processus de développement participatif mis en œuvre à Edouhoé et a réaffirmé l'engagement de son institution à continuer de financer des projets locaux.

Pour rappel, le projet FSB est financé à hauteur de 1,056 milliard de FCFA par les trois acteurs.

Ayi Renaud Dossavi

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Le Togo se prépare à se doter de sa politique nationale des loisirs. En Conseil des ministres du mercredi 11 octobre 2023, l’exécutif a annoncé des réflexions pour développer ce secteur, et en faire un des leviers du développement socioéconomique du pays.

La politique nationale des loisirs va à terme, « redynamiser le secteur des loisirs, accroître sa compétitivité et renforcer sa contribution à la croissance économique et au développement humain ».

De fait, la nouvelle politique nationale des loisirs, devrait améliorer la gouvernance du secteur, promouvoir et développer l’industrie des loisirs, créer des emplois et générer des revenus au profit des communautés locales et milieux touristiques.

« Elle va également accroître le rôle et la place des loisirs dans l’épanouissement humain », ajoute le gouvernement.

Esaïe Edoh 

Avec des investissements importants réalisés en un temps record, la PIA se positionne comme le nouveau visage de l’industrialisation du Togo.

Octobre 2023. Au cœur de l'effervescence togolaise, un événement marque un tournant. La Plateforme Industrielle d'Adétikopé (PIA) est sur le point d'expédier vers les États-Unis, des vêtements fraîchement sortis des ateliers de son centre de formation. C'est une première : le Togo envoie, en quantité substantielle, des vêtements confectionnés par des mains togolaises vers le sol américain. La cargaison, totalisant 123 380 pièces estampillées "Made in Togo", est destinée à garnir les rayons de la marque The Children’s Place.

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PIA, fleuron de l’industrie togolaise

Un pas de géant après seulement deux ans d'activité, témoignage de la montée en puissance graduelle de cette plateforme industrielle. Trois ans auparavant, les premiers coups de pioche avaient été donnés, avec la promesse de confier à cette infrastructure charnière, les ambitions industrielles du Togo. Pour le Président togolais Faure Gnassingbé, la mise en place de la PIA devrait « garantir que le Togo obtienne une meilleure part de la valeur ajoutée grâce au développement de l’industrie locale ».  Depuis ses terres rougeoyantes situées à 15 km au nord de Lomé, cette infrastructure colossale, inaugurée en présence du Chef de l’Etat togolais le 6 juin 2021, symbolise pour Lomé la renaissance industrielle du Togo. Initialement étendue sur 400 hectares, la PIA ambitionne de s'imposer comme le pilier de l'industrialisation nationale, insufflant un espoir économique inédit.

À ce jour, la plateforme dont la mise en œuvre a nécessité un investissement de 295 millions de dollars, abrite neuf entreprises qui se sont implantées dans cette zone industrielle. Ces entreprises sont spécialisées dans le textile, la transformation du soja, la fabrication d’engrais, la brasserie, le montage d’engins électriques, le nettoyage industriel et la manutention portuaire. Leur impact est déjà palpable : plus de 3364 emplois créés parmi la population locale.

Fruit d'un partenariat public-privé entre ARISE IIP, développeur de parcs industriels similaires au Bénin et au Gabon, et l’État togolais qui en détient 35%, la PIA porte les ambitions de booster les exportations togolaises. L’objectif est clair : atteindre 1 milliard de dollars d'exportations à forte valeur ajoutée d'ici à 2030 avec une stratégie orientée vers l'intégration verticale, visant à créer des chaînes de valeur complètes, en particulier dans l'industrie textile et du soja.

Soja, engrais, bois

Et pour y parvenir, les premiers jalons ont été posés. Usine de transformation de soja, centre de formation textile, unité de transformation du bois, usine de fabrication d’engrais, production de boissons, logistique portuaire… tous ces éléments coexistent dans cette enceinte intégrée pouvant accueillir jusqu'à 250 entreprises, 700 camions de fret et 12 000 EVP de conteneurs.

Capitalisant sur la croissance de la production de soja – secteur qui s’est structuré ces dernières années avec le Togo devenant le premier exportateur de soja bio vers l’UE – l'usine Togo Soja, nécessitant un investissement de 25 millions de dollars, vise à répondre à une demande régionale et mondiale. Elle est conçue pour transformer sur place 200 000 tonnes de soja en huile, très prisée sur les marchés internationaux, et en tourteaux. L’unité a démarré avec vigueur : durant ses premiers mois d’activité, elle a transformé 50 000 tonnes en huile, selon les services de la PIA.

Avec NutriSource, le Togo ambitionne de se faire une place sur le marché des engrais, tout en boostant son secteur agricole qui occupe 60% de la population et contribue à hauteur de 35% au PIB. Ainsi, le Singapourien Nutrisource, implantant sa première usine africaine de fabrication d'engrais NPK à Adétikopé, vise, dans sa phase de croisière, une capacité de production de 200 000 tonnes par an. Il y investit environ 4,9 milliards FCFA et a déjà exprimé l'intention d’augmenter cet investissement.

Togo Woods, quant à elle, ambitionne d'apporter une valeur ajoutée à la filière bois avec son usine de transformation du bois de teck au cœur de la PIA, à l'instar de la Zone Économique Spéciale du Gabon (GSEZ) axée sur l'industrie du bois.

Le coton, tête de liste

Plus d'un millier de jeunes sont déjà passés par les vastes tentes de formation de la PIA en textile. Cette dernière dispose d'une importante unité de tricotage intégrée qui englobe le filage, le tricotage, la teinture, la finition et la confection. Les vêtements y sont fabriqués avec une variété de fils cardés, peignés, de coton compact et de spandex. La production de ces vêtements devrait contribuer à la création de 4 600 emplois directs et indirects pour les Togolais. S'étendant sur 9,5 hectares, cette unité devrait produire 27 millions de pièces de vêtements tricotés par an et sera équipée d'une technologie moderne grâce à l'automatisation, confient des sources de Garment Training Centers (GTC) - Centres de Formation et de Production Textile. Une fois formés et rompus à la tâche, ces jeunes seront mis à disposition des entreprises textiles internationales qui s’y installent, comme le leader indien ITC Rmg qui envisage d'implanter 750 machines à tricoter au sein de la PIA. À terme, 2 000 jeunes togolais produiront des vêtements estampillés "Made in Togo", destinés aux marchés régionaux et internationaux. L’ambition est de multiplier par 12 les exportations togolaises de produits textiles à l’horizon 2030 alors que jusqu’à aujourd’hui, le Togo qui est un important producteur de coton sur le continent, n’en exporte encore que la matière brute vers les marchés asiatiques.

Le tandem PIA - MIFA

Pour que les industries de la plateforme fonctionnent à plein régime, le partenariat entre la PIA et le Mécanisme Incitatif de Financement Agricole MIFA-SA fondé sur le partage de risques, qui structure les acteurs du secteur agricole en fournissant des semences améliorées, des équipements et du financement, prend tout son sens. A titre d’illustration, le 29 septembre 2023, la PIA a remis 24 tracteurs et leurs accessoires aux coopératives agricoles et aux agrégateurs du Togo. De plus, en 2021, la PIA a intégré l’actionnariat du MIFA, renforçant ainsi les synergies entre les deux entités.

Port sec, parking : les jalons du hub logistique

Au-delà de tout, la PIA est une zone intégrée. Son port sec, doté d'une capacité de 12 000 EVP, vise à décongestionner le Port de Lomé, positionnant l'infrastructure comme stratégique pour un pays aspirant à devenir un hub logistique régional. Les pays de l’Hinterland sont particulièrement ciblés, afin de leur offrir un service compétitif. Récemment, le Parc industriel d’Adétikopé a mis en service un nouveau site de stationnement pour les camions, d'une capacité de 487 places. Ce dispositif est une extension du port sec et permet de désengorger le port de Lomé.

Fiacre E. Kakpo

Le Togo participe aux nouvelles assemblées annuelles du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) depuis le lundi 09 octobre dernier jusqu’au 15 du mois. Le pays ouest-africain est représenté à cette rencontre à Marrakech (Maroc), par une délégation conduite par la Ministre Secrétaire Générale de la Présidence de la République et Gouverneure pays de la Banque mondiale, Sandra Ablamba Johnson.

Occasion d’avoir des échanges bilatéraux, en marge des discussions prévues sur la promotion de l'emploi, l'égalité des sexes, l'action climatique, ou encore les moyens d’intervention des institutions de Bretton Woods, en cas de crise ou d’urgence. 

La délégation togolaise s’est ainsi entretenue le lundi 10 octobre avec le Vice-Président de la Société Financière Internationale (SFI), Sergio Pimenta. « Cette réunion bilatérale entre la délégation togolaise et la SFI a offert l’occasion d'examiner en détails les initiatives en cours, notamment le financement des secteurs sociaux tels que la santé et le logement », a souligné Sandra Johnson.

La délégation togolaise a également échangé avec le Vice-Président de la Banque mondiale chargé de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, qui a félicité le Togo pour ses « performances exceptionnelles récentes ».

« Lors de cette rencontre, le Groupe de la Banque mondiale a chaleureusement félicité notre pays pour ses performances exceptionnelles récentes. Plus spécifiquement pour l'année fiscale 2023, notre nation s'est distinguée en occupant : la première place en matière de taux de décaissement au niveau du groupe et la première position en termes de taux de progression du CPIA », a indiqué la collaboratrice de Faure Gnassingbé.

Esaïe Edoh

Au Togo, l’Assurance maladie universelle (AMU) sera conjointement gérée par l’Institut national d’assurance maladie (INAM) et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). La gestion de ce programme a été élargie à la seconde structure étatique suite à l’examen et adoption d’un décret le mercredi 11 octobre 2023 lors d’un Conseil de ministres.

L’association de la CNSS à ce projet dont la gestion était précédemment confiée uniquement à l’INAM seul, est motivée, selon le Conseil, par « l’accélération du processus d’opérationnalisation de l’assurance maladie universelle et l’élargissement du champ des assurés ».

En effet, l’AMU au Togo prend désormais en compte trois catégories de bénéficiaires : les agents publics et assimilés, les travailleurs du secteur privé, et les personnes vulnérables.  L’élargissement de l’assiette des assujettis, selon le gouvernement, « nécessite qu’une nouvelle architecture soit adoptée, avec un plan de mise en œuvre permettant de tirer parti, non seulement de l’expérience de l’INAM, mais aussi de celle de la CNSS dans la gestion de la protection sociale. »

De façon concrète, la CNSS assurera la gestion de l’assurance maladie universelle pour les salariés et titulaires de pensions du secteur privé, les travailleurs indépendants des secteurs informel et agricole ainsi que les ministres des cultes.

L'INAM, pour sa part, demeure l’organisme de gestion de l’assurance maladie universelle pour les agents publics et assimilés et les titulaires de pensions civiles et militaires. A cette mission, s’ajoute la prise en charge des personnes et ménages vulnérables.

Notons que le projet AMU devrait entrer dans sa phase opérationnelle dès le 1er janvier 2024. Dans cette perspective, un tournant décisif a été amorcé par l’exécutif le mercredi 4 octobre 2023 lors du Conseil des ministres à travers l’adoption d’une série de décrets structurants de ce régime d'assurance, dans une démarche visant à « garantir un accès élargi aux soins pour la population ».

Esaïe Edoh 

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À Lomé, une exposition des produits du terroir ouverte mardi dernier, a été officiellement lancée mercredi 11 octobre 2023 et se poursuit jusqu’au dimanche 15 octobre, à l'espace Canal Olympia Godopé. Inscrit en marge du Mois du Consommer Local, le "Made in Togo Expo 2023" est organisé par l'association Togo Pride, en partenariat avec Made in Togo et l'Oadel, dans le but de promouvoir la destination Togo et de mettre en lumière les réalisations des entrepreneurs togolais.

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Sous le thème "MADE IN TOGO, une nouvelle ère pour un développement économique basé sur les talents et les savoir-faire endogènes," cette exposition rassemble des produits artistiques, agroalimentaires, technologiques et des services locaux. L’événement est également ponctué par différents panels de discussion sur les questions de promotion du Made in Togo.

« L'initiative "Made in Togo" a été mise en place pour donner aux produits togolais la visibilité qu'ils méritent. Elle comprend un label de qualité, un portail-annuaire, une application mobile, un magazine et, bien sûr, cette exposition annuelle. », a indiqué Sitou Yibokou, Directeur Exécutif de Togo Pride, au lancement officiel de l’événement, hier mercredi. « Notre objectif est de créer une plateforme de valorisation à 360 degrés pour nos produits, services et innovations du Togo. », a-t-il ajouté.

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Notons que l’exposition est placée sous le parrainage du ministère du commerce, de l'artisanat et de la consommation locale. Elle compte la participation de partenaires comme la Chambre de Commerce et d’Industrie, le Programme Alimentaire Mondial (PAM), l’OTR, Zener, ou encore le Port autonome de Lomé. C’est l’une des nombreuses initiatives déployées à Lomé, notamment, dans le cadre du Mois du Consommer Local.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, plusieurs réformes s'annoncent pour moderniser les secteurs des hydrocarbures et des carrières. Elles ont fait l'objet d'une présentation par la ministre de tutelle, Mila Aziable (ministre déléguée en charge des mines et de l'énergie), lors du dernier conseil des ministres, hier mercredi 11 octobre 2023 à Lomé.

Ces réformes, présentées par la ministre Aziable, visent à moderniser les secteurs stratégiques des hydrocarbures et des mines et devraient impliquer les acteurs gouvernementaux, les municipalités, et le secteur privé.

Dans le secteur des hydrocarbures, l'une des principales initiatives concerne la mise à jour du cadre réglementaire et législatif. Ceci, dans le but de garantir une meilleure gouvernance du secteur tout en favorisant la diversification de l'offre énergétique. Le gouvernement indique que "la mise à jour du cadre réglementaire et législatif dans le secteur des hydrocarbures et l’élaboration d’un plan national d’implantation des stations-services permettront d’assurer une répartition harmonieuse de celles-ci sur l’étendue du territoire national.", indique le gouvernement.

En ce qui concerne les mines, les réformes sont centrées sur la protection de l'environnement et des communautés locales. 

A cet effet, on annonce qu'une attention particulière sera portée à l'implication des autorités locales dans le processus d'octroi des permis d’exploitation, dans la prévention et les initiatives visant à dissuader les exploitations illégales de carrières.

Ayi Renaud Dossavi

Les entreprises libanaises en Zone franche ont globalement réalisé près de 154 milliards de FCFA  d'investissements depuis leur implantation au Togo, et créé 8 723 emplois nationaux, selon les statistiques internes de l’Agence de promotion des investissements et des Zones franches (API-ZF).

Ce chiffre qui révèle le poids des acteurs économiques libanais au Togo, a été présenté par la ministre Manuella Santos de la Promotion de l'Investissement (MPI) lors de sa récente rencontre avec ceux-ci, dans le cadre de ses « Investors Breakfast ».

ique les gouvernements dpensent un milliard par an pour acqurir des technologies de surveillance de masse rapport wak

En effet, le mardi 10 octobre dernier, la ministre Manuella Santos et son équipe ont rencontré à l’hôtel 2 février la communauté d’affaires composée des chefs d’entreprises libanais installés au Togo. Il s’agissait non seulement de leur présenter notamment les réformes entreprises par le Gouvernement pour assainir le climat des affaires, d’identifier les contraintes à l’investissement et au réinvestissement auxquelles ils font face, mais également de leur présenter les projets de la feuille de route gouvernementale et de susciter leur intérêt, indique le ministère.

Les projets présentés à ces acteurs économiques sont notamment dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture (transformation des matières premières agricoles, mécanisation), de la construction de salles de classes, de la construction de logements sociaux et des projets touristiques.

C’est la deuxième fois que le MPI organise ces « Investors Breakfast » au Togo, en vue de mobiliser les acteurs nationaux et internationaux autour des projets d'investissement dans le pays. La première édition avait réuni la communauté des affaires au Togo, rassemblant des représentants des avocats, architectes, notaires et déclarants en douane.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) appelle les fournisseurs d’accès internet (FAI) à proposer des offres internet mobile abordables, adaptées au pouvoir d'achat de la population.

Dans son communiqué en date du mardi 10 octobre 2023, le régulateur a fait une nouvelle sortie concernant l'activité du wifi zone dans le pays, en réponse aux préoccupations exprimées par l'Association des opérateurs de wifi zone au Togo, qui craignait la disparition de cette activité.

C’est dans le cadre d’une annonce faite suite à l’affaire dite de "wifi zone". En effet, selon le gendarme des télécoms, cette activité est une réponse aux tarifs élevés de l'internet au Togo. Le régulateur a régulièrement déploré les prix pratiqués par les FAI dans le pays.

L'ARCEP a comparé les tarifs de l'internet mobile au Togo avec ceux d'autres pays de la sous-région et souligné l'absence d'offres internet fibre adaptées aux populations à faibles revenus.

Elle a également souligné les différences de tarifs entre le Togo et d'autres pays voisins, mettant en lumière des offres plus généreuses en termes de volume de données et de durée de validité pour des prix similaires ailleurs.

Encadrement des Wifi Zone

Dans la foulée, l'ARCEP affirme que sa décision de réglementation vise à permettre aux exploitants de wifi zone d'exercer légalement leurs activités et à les protéger contre d'éventuels abus de la part des FAI. Cependant, elle a appelé les exploitants à se conformer aux dispositions réglementaires.

Ayi Renaud Dossavi

Le secteur des engrais en Afrique de l’Ouest connaît un nouveau développement, après la grande rencontre de Lomé de mai 2023. En effet, le Marocain OCP vient de conclure un partenariat avec la Banque mondiale pour stimuler la sécurité alimentaire et le développement agricole en Afrique de l'Ouest.

La signature du protocole d’accord s'est faite ce mercredi 11 octobre 2023, entre Ousmane Diagana, Vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale, et le président du Groupe OCP, Mostafa Terrab, en marge des assemblées d'automne de la Banque mondiale et du FMI qui se tiennent actuellement dans la ville marocaine.

Cet accord vise à promouvoir des programmes en faveur de cinq millions d'agriculteurs au Togo, au Bénin, en Guinée et au Mali, couvrant une superficie de dix millions d'hectares. Cette initiative, indique-t-on, vise également à accélérer les investissements et les réformes mues par la volonté de rendre les engrais plus accessibles et abordables pour les agriculteurs.

Les domaines de coopération comprennent l'amélioration de la santé et de la fertilité des sols, la formation des petits agriculteurs, le développement de programmes d'agriculture numérique, le renforcement des capacités de la CEDEAO et la création d'un Centre régional pour la santé des sols en Afrique de l'Ouest.

« Ce partenariat entre la Banque mondiale et le Groupe OCP traduit la Déclaration de Lomé en actes. », a indiqué Ousmane Diagana, avant de souligner que « nos deux institutions croient en la nécessité d'accélérer les réformes et les investissements pour une agriculture résiliente, la promotion du développement durable et la création d'emplois. »

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« Ce projet constitue une étape cruciale pour libérer le potentiel de l'Afrique en matière de sécurité alimentaire mondiale. », a déclaré Mostafa Terrab, président et directeur général du Groupe OCP. « L'objectif est de favoriser une transition agricole équitable et durable en donnant aux agriculteurs d'Afrique de l'Ouest accès à des engrais spécialement conçus pour améliorer leurs rendements et leurs revenus, contribuant ainsi au développement de la région. », a-t-il ajouté.

Ce partenariat se veut ainsi une continuité, pour soutenir les engagements pris par les ministres de l'Agriculture et de la Sécurité alimentaire des pays membres de la CEDEAO, tels que définis dans la Déclaration de Lomé de mai 2023.

Pour rappel, à Lomé, la Banque mondiale s'est engagée à augmenter de 1,5 milliards FCFA ses investissements pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, au profit des investissements agricoles, pour passer de 4 milliards de dollars à 5,5 milliards de dollars d'ici à 2024.

Ayi Renaud Dossavi

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