Au Togo, le paysage urbain et culturel enregistre l’avènement d’une nouvelle plateforme digitale sociale : Artybe. L’initiative, une solution 2 en 1, est l’œuvre de Laura Nouhova Kpegli, franco-togolaise au parcours marqué par la culture. Découverte.
« Artybe, c’est le souhait que j’ai toujours eu, même en étant étudiante », explique la jeune femme, titulaire entre autres d’un Master en coopération artistique internationale.
Réseau social pour créatifs
Lancée officiellement en 2023, et sélectionnée par la GIZ pour accompagner son entrée sur le marché grâce à son programme ProDigiT, Artybe est imaginé comme un réseau social spécialisé pour profils créatifs, l'objectif est, selon sa conceptrice, d’en faire le n°1 de la vente d’expériences créatives et de services culturels et sportifs en ligne depuis l'Afrique.
Dans l'optique d'incarner cet idéal, la startup s'appuie sur deux piliers : la monétisation du savoir-faire et la transmutation des données utilisateurs en essence culturelle. “Artybe se veut une agora où convergent sport, culture et urbanité, sous la tutelle de coachs spécialisés”, détaille Laura.

“La plateforme se distingue de ses concurrents par son approche centrée sur l'humain, avec un accent particulier sur la valorisation des talents locaux”. Avec un portail web et une application mobile en cours de métamorphose grâce à la startup lyonnaise Tooap, Artybe “repose sur un modèle d'affaires où les coachs dictent leurs émoluments et la startup s'octroie un pourcentage sur chaque transaction. Ainsi, les utilisateurs jouissent d'un accès aisé et sécurisé à un kaléidoscope d'activités, tissant, selon leur loisir et budget, un programme d'enseignement, d'entraînement ou d'activités sur mesure”, souligne-t-elle.
Initialement plateforme de mise en relation et de réservation d’activités sportives, urbaines et culturelles avec un coach spécialisé, la solution s’ouvre à plusieurs professions et corps de métiers

Selon Laura, sa structure se drape d'une base d'utilisateurs et d'offreurs hétéroclite, et attire touristes et professionnels en quête de services réguliers. Les perspectives de croissance de la jeune pousse sont teintées d'ambitions qui promettent une expansion géographique d'envergure africaine.
Soutien
Accompagnée entre autres par les experts de 10 000 codeurs, la jeune startup a reçu plusieurs distinctions et participé à des conférences à l’international. Elle est notamment sélectionnée parmi les 10 projets phares de l'incubateur PAPRICAI (Tech & ICC) en 2022, élue parmi les 5 Meilleurs Médias/Outils aux Togo Digital Awards 2022, et se retrouve parmi les 10 meilleures start-ups en Intelligence Artificielle du continent au World Africa Startup Summit en 2021.
L’intérêt pour la solution reste fort, puisqu’en 2023, elle est retenue parmi la délégation officielle pour les Rendez-vous d'affaires de la Francophonie à Québec (Canada), pour le Viva Tech en France !
Pour Artybe, l’ambition est désormais de se faire adopter par le plus grand nombre, et apporter un plus à l’industrie culturelle togolaise et africaine.
« Il est intéressant de penser la culture de façon quotidienne, qualitative et récurrente, que ce soit en présentiel ou en ligne. Pas seulement spectaculaire et éphémère. Cette approche permet de faire se rencontrer des populations qui se rencontrent peu : créatifs et sportifs précaires et utilisateurs prêts à investir dans leur épanouissement personnel, diasporas et populations locales, jeunes et seniors », conclut Laura.
Le Togo devrait incessamment rejoindre les pays ayant ratifié l’accord de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur les subventions à la pêche. En Conseil des ministres le mercredi 10 janvier 2024, l'exécutif a autorisé le ministère de l’économie maritime, de la pêche et de la protection côtière, à entreprendre les démarches devant aboutir à cette ratification.
Cette étape devrait permettre au pays d’intensifier les mesures déjà prises pour réduire les subventions préjudiciables à la pêche et à protéger les stocks mondiaux de poissons.
En effet, le pays a déjà adopté plusieurs textes relatifs à la mise en œuvre des politiques en matière de pêche et d’aquaculture. On note par exemple, en mai 2023, l’autorisation de ratification de la Convention internationale pour la conservation de certaines espèces dans l’Atlantique, donnée par la représentation nationale.
Cette convention permettra au Togo de poursuivre sa stratégie de développement de la pêche industrielle de thons, en facilitant la création de nouveaux emplois.
Esaïe Edoh
L’Etat du Togo vient de boucler ce vendredi 12 janvier 2024, sa première sortie de l’année sur le marché financier régional avec succès. Le Trésor public du pays a levé 25 milliards FCFA via une émission simultanée de Bons Assimilables du Trésor (BAT), conformément à son objectif pour cette opération.
Précisément, 18 milliards FCFA ont été collectés via les BAT émis sur la maturité 91 jours et 7 milliards FCFA sur 1 an.
Notons que pour le compte de cette année, le Togo projette de mobiliser 607 milliards FCFA sur le marché des titres publics pour financer son budget établi à 2179 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
Au Togo, le gouvernement veut optimiser les ressources humaines dédiées à l'enseignement et à la recherche au sein des universités publiques du pays. L'exécutif vient en effet de prendre, au conseil des ministres du 10 janvier 2024, un décret portant sur la mutualisation des compétences des enseignants du supérieur, qu'ils soient contractuels ou fonctionnaires, au sein de toutes les universités publiques togolaises.
Ce décret permettra à toutes les universités publiques d'avoir accès à l'ensemble du personnel enseignant du supérieur, en fonction du volume horaire statutaire résultant de leurs obligations de service. L'objectif est de maximiser l'utilisation du personnel enseignant et du personnel d'encadrement dans les universités publiques.
Optimiser les sollicitations
Selon les explications de Yawa Kouigan, ministre de la communication, cette décision découle de la constat que certains enseignants du supérieur ne remplissent pas entièrement leur volume horaire en raison du manque de sollicitations, tandis que d'autres centres ont un besoin accru de ressources humaines.
« Il a été relevé à l'observation que vous avez des personnes qui sont enseignantes dans le supérieur mais qui, faute de sollicitations suffisantes, n'effectuent pas tout le volume horaire. Dans le même temps, vous avez d'autres universités qui ont besoin de ressources humaines », indique-t-on. « Le gouvernement a donc décidé de permettre aux universités publiques de notre pays de s'unir et de pouvoir utiliser indifféremment, dans la limite du volume horaire statutaire, le personnel enseignant et le personnel d'encadrement dans l'enseignement supérieur. », a ajouté la porte-parole du gouvernement.
Rappelons que le Togo compte deux universités publiques, celle de Lomé et de Kara. L’an dernier (rentrée universitaire 2022-2023), les deux universités recensaient au total 96451 apprenants, dont 46% d`étudiantes.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la Société autonome de financement de l'entretien routier, a effectué 37,9 milliards FCFA de dépenses en 2023 pour le maintien du réseau national, un record, selon des données présentées devant le Parlement togolais en fin d'année dernière.
Ces dépenses étaient de l'ordre de 17 milliards FCFA en 2019 et 2020 ; elles ont connu une hausse de 2 milliards FCFA en 2021, passant à 19 milliards FCFA. 2022 marque une hausse annuelle de 71% des dépenses, pour atteindre 32,6 milliards, puis 37,9 milliards de FCFA (augmentation annuelle de 16%).

Des mobilisations qui peinent à suivre
En parallèle, les mobilisations de ressources de la structure d'entretien ont augmenté sur la même période, mais pas au même rythme, ce qui maintient la société dans une situation de déficit, et reflète ses défis pour financer ses objectifs.
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Selon le rapport, les ressources mobilisées par la SAFER sont ainsi passées d'un peu plus de 17 milliards FCFA en 2019 (soit un quasi-équilibre avec les dépenses de cette année-là) à 26,1 milliards FCFA en 2023, en forte baisse annuelle après un pic de 31 milliards de FCFA en 2022.

Rappelons que la strucure a pour mission, non seulement de mobiliser des fonds au profit de l'Etat, mais aussi le financement de l’entretien courant et périodique de l’ensemble du réseau routier togolais ; le financement de la construction de nouveaux postes de péage ; et l’exploitation des postes de péage existants.
En 2019, sa capacité à financer l’entretien routier était estimée à seulement 30%.
Pour cette année 2024, la SAFER espère mobiliser 23,5 milliards de FCFA, soit 44 % des besoins estimés pour cette année, qui s'élèvent à 53 milliards de FCFA.
Ayi Renaud Dossavi
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Dix (10) des cent (100) femmes noires francophones les plus inspirantes du 21è siècle sont togolaises. C’est ce qui ressort du classement des 100 Femmes inspirantes du 21ème siècle, de la 2è édition Spéciale Afrique & Diaspora francophone, publié le 9 janvier dernier par la Plateforme Femmes inspirantes.
Parmi celles-ci, figurent dans la catégorie politique, la cheffe du gouvernement Victoire Tomégah-Dogbé, et la ministre Secrétaire Générale de la Présidence de la République togolaise, Sandra Ablamba Johnson. Rose Kayi Mivedor, ministre chargée du commerce, Myriam Dossou-d’Almeida, ministre du développement à la base et la députée Abira Bonfoh sont également classées dans cette catégorie.
Dans la catégorie « Femmes cadres et cheffes d’entreprise », se sont illustrées Aissatou Diallo et Estelle Komlan, respectivement directrice de communication et marketing de Togocom et directrice de la Salle des marchés du Groupe Orabank.
La judokate franco-togolaise, Clarisse Agbégnénou s’est distinguée dans la catégorie femmes pilotes/ sport. Quant à Kayi Dogbé, directrice de KD Groupe et Delali Damessi, chroniqueuse dans l'émission " Le chœur des Femmes " sur Canal Plus Afrique, elles sont respectivement classées dans les catégories Femmes entrepreneures et femmes des arts et médias.
Ce classement, selon Jessica Makosso Fondatrice/ Rédactrice en chef de la plateforme Femmes inspirantes, « encourage celles qui osent, booste celles qui doutent, et accompagne celles qui se lancent ». Il met en avant le leadership féminin, précisément les femmes qui se démarquent par leurs histoires.
Esaïe Edoh
Au Togo, les diplômes de Licence et Master professionnels délivrés par les établissements d’enseignement privés seront désormais subordonnés à des examens nationaux, organisés par un seul organisme dénommé l'Office des Examens Professionnels du Supérieur (OEPS), anciennement l'Office du Brevet de Technicien Supérieur (OBTS).
Cette mutation, annoncée lors du dernier conseil des ministres du mercredi 10 janvier 2024, vise notamment à « réaliser les objectifs de l’assurance qualité dans le système éducatif au sein des établissements d’enseignement supérieur et à réaliser l’égalité entre les étudiants du public et du privé ».
Harmoniser les curricula
Ainsi, à partir de cette année académique 2023-2024, les examens d’État ou examens nationaux se tiendront dans les établissements privés d’enseignement supérieur, pour les grades de Licence et de Master professionnels.
« Désormais, tous les examens professionnels de ces niveaux, Licence et Master, seront organisés par un seul organisme sur tout le territoire », précise Yawa Kouigan, ministre chargé de la communication et porte-parole du gouvernement.
Il s’agit ainsi pour le pays d’harmoniser tous les curricula, afin que les étudiants, qu'ils soient du public ou du privé, soient mis dans les mêmes conditions d'examen et obtiennent les mêmes diplômes.
Homologation
L’État togolais devrait cependant continuer à délivrer des homologations pour les diplômes qui ne sont pas obtenus sur le territoire. "L’homologation va continuer, mais pour les diplômes qui ne sont pas obtenus au Togo, qui ont été obtenus à l'étranger, dans les mêmes conditions. Une fois que cela sera vérifié, il pourra être procédé à leur homologation", ajoute la représentante du gouvernement.
Ayi Renaud Dossavi
A eux seuls, 5 ministères sur les 31 qui composent le gouvernement togolais, se voient allouer cette année 2024, un budget global prévisionnel de 563 milliards FCFA, soit plus de la moitié des prévisions totales (1030 milliards FCFA affectés à l’ensemble des départements) pour financer leur fonctionnement et leurs projets. Le tout, sur un budget qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 2179 milliards FCFA. Lecture.
1- Le ministère des enseignements primaire et secondaire
Pour la 4ème fois consécutive, le ministère des enseignements primaire et secondaire et de la formation technique, avec 191 milliards FCFA de budget prévisionnel en 2024, s’adjuge la plus grosse dotation. Une prévision en hausse de 9% rapportée à ses 175 milliards FCFA en 2023.
Avec ces ressources, le ministère piloté par Dodzi Kokoroko, va poursuivre le chantier des réformes engagées. A cet effet, un concours de recrutement des enseignants est prévu cette année pour renforcer le personnel existant ainsi que la formation des enseignants volontaires déjà déployés.
L’amélioration des infrastructures scolaires va également se poursuivre, indique-t-on.
2- Le ministère des armées
Deuxième plus gros budget en 2024, le ministère des armées affiche 118 milliards FCFA contre 167 milliards FCFA dans la loi de finances rectificative 2023. Soit une baisse de 41%.
Ce ministère rattaché à la présidence depuis décembre 2022 va essentiellement faire face aux menaces terroristes qui secouent le nord du pays depuis novembre 2021. De fait, grâce à cette dotation, il va financer la défense nationale et affiner sa stratégie de lutte contre les terroristes qui menacent la paix et la sécurité des populations, dans la partie septentrionale du pays.
3- Le ministère de la santé
C’est le ministère qui aura le 3è plus gros budget. Son allocation prévisionnelle est chiffrée à 110 milliards FCFA alors qu’elle était évaluée à 138 milliards FCFA dans le collectif budgétaire adopté en octobre 2023.
Ce ministère va s'atteler à promouvoir une qualité de soins de santé pour tous dans le cadre de la mise œuvre du projet gouvernemental d’Assurance maladie universelle (AMU) qui est entré en vigueur depuis le 1er janvier 2024.
Dans cette perspective, l’accent sera mis sur le projet « Services de Santé Essentiels de Qualité pour une Couverture Sanitaire Universelle » (SSEQCU) via lequel des centres de santé seront construits ou réhabilités avec le soutien de la Banque mondiale. Également, la lutte sera accentuée contre des maladies comme le paludisme, la tuberculose, etc…
4- Le ministère des travaux publics
Avec un budget prévisionnel de 85 milliards FCFA, le ministère des travaux publics pointe, comme un an plus tôt, à la quatrième place des départements ministériels les mieux dotés.
Il s’agira, de continuer l’exécution des grands chantiers comme les travaux d’aménagement du réseau routier du pays. Concrètement, 180 km de route (dont les chantiers en cours) bénéficieront des travaux de revêtement.
5- Le ministère des Mines et de l’Energie
59 milliards FCFA, c’est l’enveloppe prévue pour le ministère des mines et de l’énergie contre 52 milliards FCFA l’année dernière. D’une année à l’autre, ce ministère enregistre une hausse de 13% de son budget.
Les ressources seront injectées dans les projets visant l’accès universel à l’énergie, à l’horizon 2030. L’extension de la centrale solaire de Blitta, le démarrage des travaux de construction de la Centrale photovoltaïque de Sokodé ou encore l’implantation des lampadaires, sont entre autres projets inscrits à l’agenda de ce département.
Esaïe Edoh
Le ministre de la santé et de l’hygiène publique, Moustafa Mijiyawa a réceptionné ce jeudi 11 janvier un lot d’équipements de laboratoire d’un coût global de 966 742 640 F CFA, offert par la Banque mondiale.
Il s’agit de réfrigérateurs de laboratoire, de congélateurs, de microscopes optiques binoculaires, de stérilisateurs à chaleur sèche, de compteur différentiel de cellules, de balance de précision, d’étuves universelles et de micropipettes.
Le don, destiné à l’amélioration de la qualité des soins de 18 hôpitaux de district, s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet de renforcement de l'État de préparation et de riposte d’urgence au Covid -19 (REPSRU).
“Ces équipements que nous remettons visent à détecter et à répondre aux menaces éventuelles des maladies à potentiel épidémique par le renforcement du système national de préparation en santé publique au Togo”, a indiqué Fily Sissoko, représentant résident de la Banque mondiale au Togo.
Pour le ministre chargé de la santé, ces nouveaux équipements vont renforcer la surveillance des maladies à potentiel épidémique et permettre au système de santé de les détecter précocement.
En 2023, le Togo a mobilisé au total 27,5 milliards FCFA d’investissements privés, selon les chiffres partagés par le ministère de la promotion de l’investissement, devant les parlementaires togolais en fin d'année dernière.
La même source indique qu’à environ 80%, il s’agit d’investissements directs étrangers (IDE), soit 21,9 milliards FCFA et à 20%, d’investissements directs nationaux (IDN), soit 5,56 milliards FCFA.

Au Togo, ces chiffres viennent ponctuer une année de mise en œuvre de politiques de promotion des investissements, visant de façon globale à accroître la mobilisation des investissements privés nationaux et étrangers, via le régime du code des investissements et celui de la zone franche.
Tout au long de l’année écoulée, le ministère de tutelle, d’abord sous la houlette de Rose Kayi Mivedor, puis de Manuella Santos, a multiplié les rencontres avec les investisseurs potentiels et les différents acteurs du secteur privé et de l'investissement au Togo, afin de mobiliser encore plus de fonds, pour attirer des investisseurs étrangers. Notamment à travers plusieurs sorties à l’international et les "investors breakfasts".
Ayi Renaud Dossavi
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