Togo First

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Au Togo, la campagne de la campagne de commercialisation 2023-2024 du Soja démarre ce mercredi 18 octobre.   Le lancement de cette campagne a été marqué par des journées portes ouvertes, initiées par le Conseil interprofessionnel de la filière soja (CIFS), à Lomé. La rencontre, qui s’est ouverte depuis hier, s'articule autour des enjeux de mieux produire, et mieux vendre ce produit qui fait partie de la famille des légumineuses. Ceci, alors que le secteur fait face à des pressions ces derniers mois, sur fond de défis d'exportation.

Ces journées sont pour donner confiance aux acteurs, parce qu'il y a de cela deux ans, la filière a connu des soubresauts. Donc les gens se démoralisent, se découragent, tous les acteurs, les financiers, les producteurs, les commerçants.” a expliqué Innocent Komlan Kadzakade, président du Conseil interprofessionnel de la filière soja, CIFS. “Pour arrêter ce découragement, il a fallu que nous fassions ces journées portes ouvertes pour expliquer aux gens que ce n'est qu'une parenthèse et que les beaux jours reviennent. La rencontre de l'HOMME vise à maintenir la complémentarité et la solidarité entre les producteurs, les transformateurs et les commerçants pour favoriser le développement de la filière soja au Togo.”, a-t-il ajouté.

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Rappelons tout de même que le secteur du soja et ses dérivés n’est pas négligeable dans le panier des ventes du Togo. Au premier trimestre de cette année, il représentait le deuxième produit d’exportation du pays, pour une valeur de 14,8 milliards FCFA (avec 43 654,8 tonnes exportées), soit 7,0 % des exportations du Togo, selon les statistiques nationales, rendues publiques par l'INSEED (Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques). 

Sur le terrain de la transformation, la Plateforme industrielle d’Adétikope vient de lancer son usine dédiée au Soja, laissant augurer la perspective d’absorption au plan national, d’une part non négligeable de la production.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, le ministère en charge de l’agriculture et de l’élevage a lancé a lancé la semaine dernière (le jeudi 12 octobre) à Lomé, le projet "Agricultural transformation in Nigerian federal states and Togolese regions towards achieving Zero Hunger", « Transformation agricole dans des Etats au Nigeria et dans les régions togolaises en vue d'atteindre la faim zéro ». 

Ce projet, en partenariat avec « AfricaRice et l’Institut international d’agriculture tropical (IITA) », s’étend sur trois ans et vise à améliorer la productivité agricole au Togo.

L’initiative, financée entre le Togo et le Nigeria à hauteur de 2 millions USD (1,24 milliards FCFA) par le Fonds international de développement agricole (FIDA), est focalisée sur les chaînes de valeur du riz et du manioc, et couvre quatre régions togolaises : les Savanes, la Kara, les Plateaux, et la Maritime. A terme, il s’agira de former 9000 agents, à raison de 4500 pour chaque chaîne de valeur. Ceci, pour améliorer la production agricole, renforcer les capacités agricoles et accroître la productivité pour lutter contre la malnutrition et garantir la sécurité alimentaire sur le territoire. 

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Notons que le projet a débuté par une revue stratégique, identifiant les défis et proposant des solutions pour éradiquer complètement la faim au Togo d'ici à 2030. Le lancement a été marqué par la projection d'un documentaire sur les stratégies mises en place par le Nigeria dans le cadre de la « Faim Zéro ». 

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, l’Etat recherche des directeurs pour quatre hôtels de niveau 2 étoiles à l’intérieur du pays. Le ministère du tourisme et de la culture a lancé à cet effet, un appel à candidatures.

Les directeurs recherchés seront déployés pour assurer la gestion respectivement de l’Hôtel de Dapaong, le Nouvel Hôtel Central de Sokodé, le Roc Hôtel d’Atakpamé, et le Grand Hôtel du 30 Août de Kpalimé.

Ces futurs responsables auront pour mission principale d’assainir la gouvernance de ces hôtels et de les préparer à l’obtention de la 3ème étoile. Ils se chargeront également de la supervision et de la coordination de l’activité des établissements hôteliers, ainsi que de la sécurité et du confort des clients, “de sorte à en assurer la rentabilité et la pérennité”, a précisé l’appel à candidature qui rappelle la date de clôture de dépôt de dossier au 31 octobre 2023.

Selon le ministère du tourisme, ce recrutement s’inscrit dans la dynamique de promotion du tourisme domestique et de proximité engagée par le gouvernement, et de faire à terme des hôtels d’Etat, la toise de l'hôtellerie nationale.  

Fin septembre dernier, une délégation togolaise a effectué une mission d’exploration des entreprises privées américaines du secteur numérique. La mission a été effectuée dans le cadre du processus de formulation du Programme ‘Compact’ du Millennium Challenge Corporation (MCC), par la Coordination nationale du programme Compact pour le Togo.

Cette visite a été consacrée à la présentation de la vision du Togo dans le secteur du digital ainsi que les projets en cours de formulation avec le MCC. De même, des prospections ont été faites pour nouer des relations de partenariats bénéfiques pour le Togo dans le secteur des TIC.

Dans cette optique, la mission s’est entretenue avec plusieurs entreprises telles que Mastercard, Visa, AmazonBloc Inc, qui ont des domaines d’activité en lien avec les projets en cours de formulation. Des séances d’échanges se sont déroulées également avec l’Université de Stanford, des sociétés de capital-risque, des incubateurs et des dirigeants du port de Los Angeles.

Notons que le Togo est devenu éligible au Programme Compact en décembre 2022 et ambitionne de lever les contraintes des secteurs TIC et de l’énergie notamment à travers des projets de connectivité. Une fois formalisés, ces projets pourraient bénéficier d’une aide financière majeure des Etats-Unis, apprend-on.

Esaïe Edoh

En marge du lancement du Hackathon sous-régional de la CEDEAO sur la cybersécurité, réunissant depuis lundi 16 octobre 2023, 11 nationalités à Lomé, le patron, le Commandant de l’Agence nationale de la cybersécurité (ANCy), s’est entretenu avec les médias. Togo First revient sur les différentes actions de son agence, en place depuis 2019 mais qui est peu à peu devenue opérationnelle, les défis de cybersécurité au Togo, et ses prochains chantiers.

Défis et vulnérabilités

Pour le patron de l’ANCy, un des principaux défis dans le renforcement de la cybersécurité au Togo est le manque d’intérêt et de sensibilité de plusieurs acteurs du grand public sur ces questions, pourtant stratégiques.

« La première vulnérabilité, c'est que la thématique de la cybersécurité est très nouvelle. Beaucoup d'entreprises et administrations ne prennent pas en compte ces problématiques de cybersécurité, arguant souvent qu'elles n'ont pas les budgets. », a expliqué le directeur général. « Ou bien, elles pensent que c'est un phénomène qui se vit beaucoup plus en Europe ou dans les pays développés. », ajoute-t-on.

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Sensibilisation et réglementation

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Dans ce contexte, l’agence a mis un important accent sur la communication et la sensibilisation, avec notamment une campagne nationale de sensibilisation sur le sujet, initiée sur plusieurs semaines.

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« L'autre enjeu, c'est que tout l'écosystème, surtout la partie de la répression, n’est pas encore suffisamment structuré pour pouvoir appréhender les cybercriminels, parce qu'ils sont très furtifs, ils se cachent (...) Nous demandons donc la collaboration de tout un chacun, afin d'aider la police et la gendarmerie, ainsi que les acteurs de la justice, pour pouvoir nous aider à mettre la main sur ces cybercriminels qui sévissent dans nos pays.» 

Pour l’heure, l’ANCy travaille à contraindre les grandes entreprises et administrations à rehausser leur niveau de maturité en matière de cybercriminalité, en cohérence avec le “décret relatif aux opérateurs de services essentiels, aux infrastructures essentielles et aux obligations et afférentes”, pris par le gouvernement. L’agence déclare également travailler sur plusieurs outils technologiques, « des plateformes pour pouvoir lutter contre les sites malveillants, des plateformes pour pouvoir renforcer la protection des petites et moyennes entreprises, ainsi que des start-ups ».

Vers une stratégie 2023-2027 sur la cybersécurité

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L’ensemble des actions de la jeune structure devraient être cristallisées dans une stratégie quinquennale de la cybersécurité, annoncée pour bientôt par le Commandant Gwaliba.

« Il y a énormément de projets que nous sommes en train d'implémenter. Très bientôt, la stratégie de la cybersécurité 2023-2027 va être adoptée avec beaucoup d'activités sur les cinq prochaines années. », a indiqué le responsable, dont la structure a en charge le renforcement de la sécurité digitale sur les territoires.

Selon les responsables, les principaux points de fragilité pour l’heure, sont le faible niveau d’information et de sensibilisation des acteurs du quotidien aux questions de cybersécurité.

L’ANCy a été créée dans le cadre du renforcement de la défense du cyberespace national et de la lutte contre la cybercriminalité. Placée sous la tutelle du ministère chargé de l’économie numérique, d’une part, et du ministère chargé de la sécurité, d’autre part, elle a notamment pour bras opérationnel, Cyber Defense Africa, une joint-venture cofinancée par l’État togolais et la société polonaise Asseco.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, désormais, les procédures de déclaration des prestataires de services dans le domaine de la cybersécurité peuvent être faites en ligne via le portail numérique service-public.gouv.tg  L’annonce a été faite le lundi 16 octobre 2023 par l’Agence nationale de la cybersécurité (ANCy) via un communiqué. 

« Tout prestataire de service de cybersécurité qui souhaite déclarer ses activités afin d’obtenir une reconnaissance administrative des autorités compétentes, peut effectuer le processus de déclaration indépendamment de sa situation géographique », précise le communiqué.

Concrètement à travers cette plateforme, les sociétés proposant des services de cybersécurité pourront fournir des informations essentielles concernant leur existence légale, leur organisation interne et les prestations délivrées

L’introduction de cette procédure à la plateforme service public, selon les autorités togolaises, est un nouveau pas dans le processus de dématérialisation qui prend progressivement en compte les démarches administratives.

En effet, il y a moins de deux mois, le Togo digitalisait la déclaration d’association civile comme d’autres procédures, notamment la demande de passeport, du permis de construire, de raccordement à l’électricité, de la carte de séjour, de l’e-visa, effectives sur la plateforme nationale plus tôt.

Pour rappel, Lomé ambitionne, d’ici à 2025, de dématérialiser 20 services publics et 75% des démarches administratives, avec une enveloppe de 8 milliards FCFA. Selon les dernières statistiques, la plateforme gouvernementale dédiée a déjà enregistré plus de 136.000 demandes effectuées par près de 134.000 utilisateurs.

Esaïe Edoh

Après le Bénin, la Tunisie et la Côte d’Ivoire, le Togo accueille le Cours Régional de Politique Commerciale de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Prévue pour durer huit semaines, cette formation est lancée le lundi 16 octobre 2023 à Lomé par le ministre togolais chargé du Commerce, Kayi Mivedor.

Cette formation qui est une assistance technique sur le système commercial multilatéral, permettra à des cadres des ministères du Commerce des pays de l’Afrique francophone d’échanger sur les principes fondamentaux de l’OMC. Concrètement, les accords commerciaux multilatéraux, les services, les conditions d’accès aux marchés et le règlement des différends, seront au cœur des échanges.

Principalement, ce cours mettra l’accent sur le contexte régional des politiques commerciales et ses liens avec les accords de l’OMC et éclairera les bénéficiaires sur la manière dont le système commercial multilatéral peut être renforcé, réformé et modernisé.

Cette initiative, selon la ministre du commerce, contribuera à inverser la tendance selon laquelle, la participation de l’Afrique au commerce international reste faible, avec environ 2% des échanges commerciaux.

« C’est en cela que les programmes d’assistance technique et de renforcement des capacités de l’OMC sur le système commercial multinational s’avèrent importants pour l’Afrique », a rappelé l’officiel qui soutient par ailleurs que le bon fonctionnement d’un système commercial multilatéral repose sur la connaissance et la compréhension des possibilités qu’offrent les règles.

De fait, ces enseignements qui seront dispensés durant les deux mois, selon le ministre de l'enseignement supérieur, Ihou Watéba, constituent une aubaine pour se doter des outils et instruments nécessaires, afin d’aller vers des marchés très compétitifs. « C’est un nouveau départ pour maîtriser les enjeux, les tenants et aboutissants de cette stratégie », a-t-il souligné.

Esaïe Edoh 

L'Association mondiale des agences de promotion des investissements (WAIPA) explore les opportunités de partenariat avec le Togo. En effet, en marge du huitième Forum mondial de l'investissement qui s'est tenu à Abu Dhabi aux Émirats arabes unis, le Chef d'État togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a eu une rencontre avec le Directeur exécutif adjoint de la WAIPA, Thakor.

Ce fut l'occasion, indique la Présidence togolaise, d'explorer les opportunités de partenariat entre le Togo et la WAIPA, en vue de renforcer les investissements dans le pays.

À l'issue de la rencontre, Dushyant Thakor a exprimé sa conviction quant aux possibilités d'investissement offertes par le Togo, et réaffirmé l'engagement de son organisation à soutenir la politique de transformation structurelle de l'économie togolaise.

« Nous avons partagé avec le Président de la République, certains exemples provenant de différentes parties du monde. Il s’agit, encore une fois, d’un engagement qui ne fait que commencer et nous travaillerons au cours des prochains mois pour faire du Togo, un endroit merveilleux où on peut faire des affaires et avec davantage d’investissements », a-t-il déclaré.

La WAIPA est une organisation internationale créée en 1995 par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), qui réunit les agences de promotion des investissements.

Notons que le chef d’État togolais a également reçu Ziad Alexandre Hayek, président de l’Association mondiale des unités de partenariat public-privé (WAPPP), sur la mobilisation du secteur privé, pour la mise en œuvre des projets d’infrastructures sociales de la Feuille de route gouvernementale Togo 2025.

Au Togo, la troisième édition des Togo Digital Awards est lancée. La phase de sélection pour ces distinctions qui récompensent les acteurs du numérique au Togo vient d'être annoncée par l'Association des blogueurs togolais.

L'événement, qui se déroule du 16 au 31 octobre 2023, célèbre l'excellence dans le domaine du numérique au Togo, en mettant en lumière les contributions significatives des innovateurs, entrepreneurs, créatifs et visionnaires qui jouent un rôle majeur dans le développement de l'écosystème numérique du pays.

Pour cette édition, diverses catégories sont considérées, telles que : la meilleure initiative de transformation digitale, les projets et stratégies novateurs, les meilleures innovations digitales, les travaux académiques de qualité, les femmes influentes dans le secteur tech, les créateurs de contenu talentueux et un prix spécial "Coup de cœur".

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Chaque candidat peut concourir dans un maximum de deux catégories, et les lauréats seront choisis par un panel d'experts de l'industrie numérique.

Les jeunes acteurs du numérique et créatifs togolais peuvent candidater jusqu'au 31 octobre 2023 à minuit via le site web officiel de l'événement.

Ayi Renaud Dossavi

Comment relever les défis du développement durable et consolider la résilience des populations ? Le Président togolais Faure Gnassingbé a fait part de sa vision sur la question le lundi 16 octobre 2023 à la tribune du Sommet des leaders mondiaux sur l’investissement qui se tient actuellement à Abu Dhabi.

Selon le Chef d’Etat togolais, la dynamique d’Etat stratège doit être soutenue afin de développer les économies nationales. Ceci, dans une logique de réalisation des investissements à travers le partenariat public-privé visant à répondre aux défis émergents.

« Le cœur de mon propos aujourd’hui concerne à moyen terme le rôle de l’Etat que j’appellerai stratège. C’est le travail de fond sur le rôle de l’Etat qui, à l’horizon 2030, nous permettra de pleinement réaliser les ambitions d’investissement et par des partenariats public-privé », a indiqué Faure Gnassingbé dans son intervention.

Le dirigeant ouest-africain fonde sa vision sur l’expérience togolaise qui se traduit par l’ouverture du pays aux investisseurs de tous horizons dans le but de financer les projets prioritaires de la feuille de route gouvernementale (Togo 2025).

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Le leader soutient en effet, que « cette vision a permis l’avènement d’un partenariat fructueux avec le secteur privé pour le développement d’une plateforme industrielle (la PIA, ndlr) dans la banlieue nord de Lomé, la capitale ».

L’ouverture du pays à des PPP a également pour résultat, la réalisation des projets prioritaires dans les secteurs de l’énergie avec la création des centrales solaires et bien d’autres projets d’envergure.

Le dirigeant togolais, convaincu des impacts positifs d’« un Etat stratège » et des résultats probants du Togo, a invité les partenaires techniques et financiers « à rentrer dans cette nouvelle dynamique et les a encouragés à défendre les capacités budgétaires des pays africains afin qu’ils arrivent à jouer pleinement leurs rôles d’Etat stratège ».

Esaïe Edoh

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