Le ministre chinois des affaires étrangères, Wang Yi, en visite de travail de deux jours à Lomé, s’est entretenu le mercredi 17 janvier 2024 avec le président togolais Faure Gnassingbé. L’occasion pour les deux personnalités de passer en revue la coopération bilatérale entre Lomé et Pékin.

Le diplomate chinois et le leader togolais ont précisément fait le point de leurs relations dans les domaines comme l’économie, les infrastructures, la santé, l’agriculture, l’éducation et la culture.
En effet, les deux pays entretiennent d'importantes relations dans ces domaines. Sur le plan économique par exemple, la Chine est l'un des principaux partenaires du Togo. De janvier à juillet 2023, les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint 2,3 milliards de dollars, correspondant à une hausse de 14 % en glissement annuel.
Le chef de l’Etat, @FEGnassingbe, a reçu en audience, ce 17 janvier 2024, Monsieur Wang Yi, ministre chinois des Affaires étrangères, en visite de travail au Togo.
— Présidence Togolaise/Togolese Presidency (@PresidenceTg) January 17, 2024
➡️ https://t.co/5E8u6Zv6eM pic.twitter.com/PLmgIGzsL2
En matière d’infrastructures, le Togo a sollicité à plusieurs fois l’expertise et le financement de la Chine. On note l’appui de l’empire du Milieu dans le cadre de la construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale togolaise à hauteur de 10,267 milliards de FCFA. Également, la construction du nouveau Palais de la Présidence de la République, du stade de Kégué de Lomé, du Palais des Congrès de Kara, du contournement routier de Lomé, sont les fruits de cette coopération.
A la faveur de cette rencontre, le Chef de la diplomatie chinoise a également transmis l’invitation de Xi Jinping à Faure Gnassingbé, en vue de sa participation à l’édition 2024 du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC 2024) prévu en septembre prochain. Cette rencontre devrait enregistrer la participation de plusieurs dirigeants africains.
Rappelons que la coopération sino-togolaise date de plus de 50 ans et est marquée par la réalisation de plusieurs projets dans le pays ouest-africain grâce à l’appui financier et technique de la nation la plus peuplée du monde.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Importations : la Chine, l'Inde et la Turquie, principaux fournisseurs du Togo au 2e trimestre 2023
Au Togo, l'Ambassade des États-Unis vient d'ouvrir son programme 2024 de financement sous forme de Petites subventions de diplomatie publique (DP), à travers un appel à projets.
Ces subventions varieront entre 2 000 $ et 25 000 $, pour une enveloppe totale de financement disponible de 60 000,00 $, indique-t-on.
Les acteurs candidats et leurs publics visés peuvent provenir des cinq régions du Togo (et les candidats sont encouragés à préciser leur public cible en fonction de critères tels que la région géographique, le sexe, le statut socio-économique, et l'âge/le niveau d'éducation).
Dans le cadre de ces appuis, les domaines prioritaires de financement sont axés sur la paix et la sécurité, les institutions démocratiques, la croissance économique, ainsi que les opportunités de développement ; pour des initiatives pouvant être des conférences académiques, des séminaires professionnels, des ateliers artistiques, des échanges académiques.
Les programmes soutenus devraient débuter entre janvier et septembre 2024. Pour plus d'informations et pour soumettre vos propositions de projet, l'appel complet est disponible sur la plateforme de l'Ambassade
Au Togo, une délégation ministérielle a entamé le lundi 15 janvier 2024, une campagne nationale de sensibilisation de la population à l’assurance maladie universelle. La délégation, composée des ministres de la Fonction publique, Gilbert Bawara, de la Santé, Moustafa Mijiyawa, de l’Accès universel aux soins, Jean Marie Tessi et de l’Action sociale, Adjovi Apédoh-Anakoma, a débuté la tournée à Dapaong pour le compte de la région des Savanes.
A cette rencontre à laquelle les autorités locales et l’ensemble de la population de la région des Savanes ont participé, le voile a été levé sur l’initiative qui vise à offrir un accès aux soins de qualité à tous les Togolais.
Précisément, les conditions et mécanismes pratiques de la mise en œuvre de l’initiative ainsi que ses impacts sur l’ensemble des couches sociales ont été présentés à la population septentrionale. Aussi, les officiels ont-ils sollicité l’adhésion de la population qui a également un rôle primordial à jouer, celui de faire les cotisations en fonction du régime social.
Ces émissaires du gouvernement ont également appelé la population à prioriser la cohésion sociale et la solidarité. En effet, ont-ils expliqué, « qu’on soit salarié du secteur privé ou de la fonction publique ou non, qu’on soit dans l’informel, dans le monde agricole, l’artisanat ou la profession libérale, tous seront progressivement incorporés au système et seront amenés à faire une contribution afin que chaque citoyen bénéficie d’une prise en charge via le système AMU en cas de maladie ».
Cette campagne devrait se poursuivre dans les autres régions.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
L’Etat du Togo va boucler sa deuxième sortie de l’année sur le marché financier régional ouest-africain le lundi 22 janvier prochain. Via son Trésor public, le pays vient de lancer une émission simultanée de Bons (BAT) et d'Obligations Assimilables du Trésor (OAT) pour collecter 25 milliards FCFA auprès des investisseurs de la zone Umoa.
Selon l’appel d’offres, les BAT sont d’un nominal de 1 million FCFA, émis sur la maturité de 91 jours et assortis de taux d’intérêt multiples. Quant aux OAT, elles, sont d’un nominal de 10.000 FCFA et rémunérées aux taux d’intérêt de 6,15% sur la maturité de 3 ans.
Autre précision, le Trésor public ambitionne de lever 10 milliards FCFA via les BAT et 15 milliards FCFA grâce aux OAT.
Notons que cette nouvelle sortie va permettre au Togo de mobiliser les ressources pour assurer la couverture des besoins de financement de son budget, exercice 2024, qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 2179 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
Lomé pourrait accueillir bientôt un événement économique majeur en Afrique de l'Ouest, organisé par la Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC). L'institution de financement sous-régionale devrait en faire plus ample présentation la semaine prochaine, le 24 janvier 2024, à la faveur d’une conférence publique.
Quoi qu’il en soit, ce tout premier Forum d'Investissement de la CEDEAO (EIF), prévu à son siège dans la capitale togolaise, devrait permettre d’ouvrir un espace de discussion sur les défis économiques actuels dans la région, avec pour thème "Transformer les Communautés de la CEDEAO dans un environnement difficile".
L'EIF 2024 devrait rassembler un éventail diversifié d'acteurs économiques, notamment des représentants gouvernementaux, des institutions financières, des entreprises du secteur privé et des investisseurs.
Si la rencontre qui s’annonce, permettra de faciliter la conclusion d'accords et de prendre des décisions stratégiques visant à stimuler les économies de la sous-région, l’initiative devrait appuyer aussi la BIDC, dans ses ambitions de mobiliser des ressources au profit de son ambitieux plan stratégique quinquennal (2021-2025). Un plan pour lequel la Banque d’Investissement qui se consacre aux pays de la CEDEAO, veut lever 1,48 milliard de dollars.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
George Agyekum Donkor (BIDC) : « les banques de développement sont plus utiles en période de crise »
Guy Mipamb Nahm-Tchougli, auparavant juge à la Cour constitutionnelle et professeur de droit à l'Université de Lomé, occupe désormais les fonctions de ministre de la Justice et de la Législation, Garde des sceaux.
Annoncée mardi 17 janvier à la télévision nationale, sa nomination fait suite au départ de Kokouvi Pius Agbetomey, qui était en poste depuis juin 2015, cumulant près de 9 ans de service. Cette nomination survient à une période charnière pour le Togo, qui est en train de moderniser son secteur judiciaire. Au cours des dernières années, le pays a entrepris d'importantes initiatives, telles que le recrutement de magistrats et de greffiers, l’élaboration de nouveaux codes de procédure pénale et pénal, et la numérisation des services judiciaires.
Cependant, le système judiciaire togolais continue de faire face à plusieurs défis majeurs, notamment celui de célérité dans la gestion des affaires foncières. Avec l'arrivée de Nahm-Tchougli, le gouvernement togolais espère franchir une nouvelle étape dans la réforme de la justice, en améliorant l'efficacité et l'impartialité du système, pour mieux répondre aux attentes de la population en matière de justice, conformément à la feuille de route gouvernementale 2020-2025.
Le gouvernement togolais prévoit une hausse de 92,4% des recettes fiscales issues de la patente pour l'année 2024, une prévision dans un contexte économique marqué par une croissance de 6,6%. Cette anticipation interpelle, étant donné l'absence de modifications majeures des tarifs de la patente.
Si les droits de patente, qui sont calculés sur le chiffre d'affaires des entreprises, ne devraient normalement pas connaître une telle envolée sans une révision des taux, le gouvernement indique s'appuyer sur les performances remarquables réalisées en 2022 et 2023, où une hausse significative des recettes de la patente a été enregistrée, pour justifier ses prévisions optimistes pour 2024.
En 2023, l'Office Togolais des Recettes (OTR) a réalisé des performances de collecte remarquables, atteignant 12,5 milliards FCFA à fin septembre, dépassant ainsi la prévision annuelle de 7 milliards FCFA. Le taux de réalisation s'établit à 178,57%, avec une augmentation de 45% en glissement annuel. Cette tendance positive avait déjà été constatée en 2022, où l'OTR avait collecté 8,62 milliards FCFA dans les neuf premiers mois de l'année, excédant l'objectif initial de 6 milliards FCFA fixé pour l'année entière.
L'année 2023 a été marquée par une croissance dynamique de l'activité des entreprises, une tendance qui, selon les prévisions, devrait se poursuivre et même s’intensifier en 2024. Cette dynamique économique, combinée à une gestion fiscale plus efficace, est perçue par Lomé, comme un levier clé dans l'augmentation attendue des recettes.
En outre, la loi de finances pour l'exercice 2024 instaure un rehaussement des taux de la patente sur certaines activités, telles que le commerce des véhicules d'occasion. Une mesure ciblée qui pourrait contribuer de manière significative à l'accroissement des recettes fiscales.
Les observateurs économiques restent toutefois prudents quant à ces prévisions. Ils estiment que la réalisation de ces objectifs fiscaux, quoique ambitieuse, dépendra fortement de la conjoncture économique mondiale et de la capacité du gouvernement à maintenir un environnement propice au développement des affaires.
Fiacre E. Kakpo
La ministre de l’économie numérique et de la transformation digitale, du Togo, Cina Lawson, participe jusqu’au vendredi 19 janvier 2024, au Forum économique mondial de Davos, en Suisse. A ce rendez-vous qui réunit plus de 2.800 participants dont une cinquantaine de chefs d’Etat et de gouvernement, Cina Lawson va présenter dans son intervention les succès du Togo en matière de transformation digitale.
Le Ministre Cina Lawson participe au World Economic Forum à Davos du 15 au 19 janvier 2024.
— Ministère de l'Economie Numérique ?? (@NumeriqueTG) January 15, 2024
Elle y présentera les succès du Togo en matière de transformation digitale et explorera des partenariats stratégiques pour la concrétisation de nos projets numériques#NumeriqueTg #WEF24 pic.twitter.com/qoOJPntqI7
La ministre devrait également explorer des partenariats stratégiques avec divers acteurs présents, en vue de décrocher des financements pour les projets numériques portés par l’exécutif.
Notons que le Forum de Davos, est une rencontre mondiale annuelle qui réunit des patrons de multinationales, des banquiers, des responsables politiques, ainsi que des intellectuels influents du monde entier. Créé en 1971, il a pour objectif principal d'encourager la coopération mondiale sur des questions politiques, sociales et économiques.
Esaïe Edoh
A fin novembre 2023, le Togo comptait un total de 222 Zones d'Aménagement Agricole Planifiées (ZAAP) à travers le territoire, couvrant une superficie totale de 32 230 hectares, selon les informations fournies par le ministère en charge de l’agriculture. Parmi ces ZAAP, l'agropole de la Kara se démarque avec 38 en cours d'aménagement au cours de cette année, dont 31 couvrent une superficie allant de 200 à 700 hectares.
Dans la région de la Kara, la superficie globale couverte par ces installations est de 11 800 hectares, soit environ un tiers de la superficie totale des ZAAP. En détail, ces infrastructures sont réparties dans plusieurs préfectures, selon les données rendues publiques. Dans la préfecture d'Assoli, par exemple, on compte quatre ZAAP, couvrant une superficie totale de 1200 hectares. Dans la préfecture de Bassar, six ZAAP sont en cours d'aménagement, occupant une superficie globale de 1600 hectares.
Les ZAAP sont essentiellement consacrées à deux types de productions : la production de produits vivriers (10 900 hectares en tout), et celle de l'anacarde (900 hectares).
De plus, pour la campagne 2023-2024, 2176 producteurs dont 485 femmes, ont pu exploiter sur ces sites, 6 175 hectares aménagés, dont 1 960 hectares pour le maïs, 1 780 hectares pour le soja, 980 hectares pour le riz, 110 hectares pour le sésame et 900 hectares d'anacarde, indique le ministère.
Pour rappel, selon les objectifs de la feuille de route gouvernementale 2020-2025, le Togo vise à étendre ses surfaces cultivées dans les agropoles à 160 000 hectares d'ici à 2025.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, l’exécutif a récemment annoncé avoir injecté 1 million de $, soit un peu plus de 600 millions FCFA dans une nouvelle souscription d’assurance souveraine au profit des agriculteurs du pays pour le compte de la campagne agricole 2023-2024. Dans cette démarche, le gouvernement togolais a bénéficié de l’appui de la Banque africaine de développement (BAD) à hauteur de 500 000 $ US sous forme de subvention.
Selon le ministère chargé de l'agriculture, il s'agit d’une assurance souveraine souscrite par l’Etat au profit de tous les producteurs agricoles auprès de la mutuelle panafricaine de gestion des risques, African risk capacity (ARC).
Grâce à cette couverture assurance, les producteurs togolais vont bénéficier « des interventions d’urgence en cas d’événements météorologiques extrêmes et de catastrophes naturelles, telles que la sécheresse, les inondations, les cyclones tropicaux, les épizooties, les invasions de criquets », explique le ministère de l’agriculture.
Le Togo avait déjà contracté cette police d’assurance contre la sècheresse pour la saison des pluies au nord et la petite saison des pluies au sud en 2019, 2020, 2021 et 2022 respectivement à hauteur de 499 924 $, 500 000 $, 994 625 $ et 1000 000 $ US.
Grâce à cette souscription, l’ARC a décaissé pour la campagne agricole 2022-2023, 2.5 millions $ US soit, 1,5 milliard FCFA au Togo au profit des agriculteurs. En effet, à l’issue de cette campagne, le pays ouest-africain a enregistré de multiples poches de sécheresse en début de saison dans le nord du pays avec des impacts négatifs sur les cultures.
Selon l’exécutif, le nombre de producteurs agricoles dont les champs ont été sévèrement impactés a été estimé à 69.444 dont 59.167 dans la région des Savanes, 6.233 dans la Kara et 4.044 dans la région Centrale.
Esaïe Edoh