Le Projet de réforme foncière pour l'accroissement de la productivité agricole (LRAP) vient de lancer à Lomé, des tests d'expérimentation en vue d'améliorer le régime foncier du pays.
La nouvelle étape du projet a été lancée par le ministère en charge de la réforme foncière lors d'une réunion tenue le jeudi 25 janvier, en présence de plusieurs parties prenantes. L'objectif principal est de clarifier la démarche d'élaboration des nouveaux décrets d'application du Code foncier et domanial (CFD) auprès des parties prenantes. En pratique, les résultats de l'expérimentation des méthodologies foncières sur les sites sélectionnés serviront de fondement à la rédaction de ces décrets.
Selon Tobi Kossigan, directeur du projet LRAP, "les opérations foncières vont concerner premièrement la cartographie et le géoréférencement des parcelles. Deuxièmement, nous allons mettre en place un système d’information foncière (que nous appelons SIF) qui sera au niveau local et connecté au niveau central. Après les deux expérimentations, nous aurons aussi la formalisation des droits liés aux parcelles, et nous délivrerons des certificats reconnus par le Code foncier."
Ces tests se dérouleront sur cinq sites choisis par le projet et comprendront la cartographie et le géoréférencement des parcelles, la mise en place de systèmes d'information constituant la base de données nationale, ainsi que l'enregistrement et la gestion des conflits fonciers.
Pour rappel, le LRAP est l'un des projets du Programme de Seuil lancé en 2022, visant à soutenir le gouvernement dans son processus de réforme foncière, en mettant l’accent sur le milieu rural. Cette initiative est financée par les États-Unis et mise en œuvre par l'organisme de mise en œuvre du Millennium Challenge Account au Togo (OMCA Togo).
La West African Gas Pipeline Company (WAPCo) prépare une fermeture d'urgence coordonnée et planifiée et des essais de protection à haute intégrité de son réseau gazier, qui affecteront ses installatons au Togo, au Ghana, au Bénin et au Nigeria prochainement. Notamment le 30 janvier 2024 au Togo.
« Dans le cadre de ses opérations, la West African Gas Pipeline Company Limited (WAPCo) se prépare à mener une fermeture d'urgence coordonnée et planifiée (ESD) ainsi que des essais de preuve de système de protection à haute intégrité de pression (HIPPS) sur nos installations au Ghana, au Togo, au Bénin et au Nigeria du 28 au 30 janvier 2024 », indique le communiqué de la WAPCo diffusé le 23 janvier. La démarche est en pleine conformité avec les exigences de l'Autorité du Gazoduc de l'Afrique de l'Ouest, l'entité régulatrice de la WAPCo.
Ceci étant dit, la WAPCo a tenu à rassurer toutes les parties prenantes, indiquant que l'information avait été partagée en amont de cette opération planifiée.
Selon le calendrier détaillé, les opérations couvriront le Nigeria le dimanche 28 janvier 2024, le Bénin le lundi 29 janvier 2024, et le Togo (Station de régulation et de comptage de Lomé, Togo, de 09h00 à 15h00) le mardi 30 janvier 2024.
Pour rappel, le Gazoduc d'Afrique de l'Ouest transporte du gaz naturel depuis le Nigeria jusqu'au Bénin, au Togo et au Ghana, contribuant ainsi à l’approvisionnement de ces pays en énergie, depuis plus de dix ans.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la commune du Golfe 7 va mieux faire face aux effets des changements climatiques. L’administration communale prépare à cet effet, un Plan d’Adaptation au Changement Climatique dont l’élaboration a été lancée le mercredi 24 janvier 2024.
Ce plan, indique-t-on, sera basé sur l’approche “Eba” (un concept axé sur les personnes) avec un accent sur la protection et la gestion durable des écosystèmes.
« Il s’agit d’une approche novatrice qui reconnaît la capacité des écosystèmes à fournir des services essentiels pour notre adaptation au changement climatique. Cela implique de promouvoir la préservation de nos forêts, de nos mangroves, de nos zones humides et de toutes ces richesses naturelles qui jouent un rôle crucial dans notre résilience face aux changements climatiques », a expliqué le maire du Golfe 7, Aimé Koffi Djikounou.
Le document sera élaboré par un cabinet avec le concours d’un comité mixte composé d’experts, d’élus locaux et de cadres de la commune. L’ensemble du processus sera appuyé par l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) à hauteur de 11 millions FCFA.
Notons que pour assurer sa résilience climatique, la Commune du Golfe 7 ainsi que celles de Golfe 1 et Kloto 1, ont conclu un accord d'assurance paramétrique avec AXA Climate, une filiale du courtier londonien Howden en décembre 2023 en marge de la COP 28 à Dubaï.
Esaïe Edoh
C’est dans une véritable course contre la montre que se lance, en ce début d’année, le Togo qui prépare depuis près d’un an la formulation du programme Compact du Millennium Challenge Corporation des États-Unis, pour lequel il est éligible depuis le 14 décembre 2022.
Préparation accélérée et mobilisation des parties prenantes
Pour accélérer ce processus, qui doit se dérouler sur deux ans au lieu de quatre dans la plupart des cas, Kpowbié Tchasso Akaya, Secrétaire Général du ministère de l’Économie et des Finances et coordonnateur national du Programme, avec son équipe de la Cellule de mise en œuvre du Compact (CMC-MCC), a rassemblé ce 25 janvier 2024 les parties prenantes pour discuter de l'avancement.

Cette session a vu la participation du secteur privé, de la société civile, des professionnels des médias, et des partenaires financiers et techniques, et vise à stimuler un engagement accru pour cet accord qui pourrait libérer entre 300 et 500 millions de dollars pour le Togo, selon les projets proposés par la partie togolaise.
What's next?
Le chrono tourne et le Togo est bien décidé à tenir le cap pour que le coup d'envoi soit donné en janvier 2026 pour une durée de 5 ans. Boostée par un coup de pouce financier de plus de 12 millions de dollars de l'Oncle Sam, la Cellule de mise en œuvre du Compact (CMC-MCC), sous la houlette de Kpowbié Tchasso Akaya, met le turbo. Après avoir travaillé durant un an en étroite collaboration avec les ministères sectoriels concernés, les experts de la MCC, l’Omca, l’organisme en charge du Millennium Challenge Account, qui gère le programme de Seuil, un autre appui du MCC au Togo, pour identifier des projets potentiels, le Togo passe à une nouvelle étape dans sa course vers la signature de l’accord de financement que Akaya souhaite voir se concrétiser dès septembre 2024. Claudia Pirela, Directrice résidente adjointe du MCC, partage presque le même optimisme : « Nous sommes à la moitié du chemin et on espère finir ce processus à la fin de cette année ».
Selon les responsables de la cellule, le Togo est actuellement à « l'étape de développement des projets, plus précisément à l'entame des études de faisabilité, ce qui signifie que quelques projets ont déjà été identifiés et seront proposés au MCC. Les études de faisabilité seront décisives dans le choix des projets ». Ensuite, la prochaine étape sera la préparation à la mise en œuvre du programme, détaillent-ils. « Pour cette étape, la cellule CMC-MCC, qui va être en charge de l'implémentation du programme, se prépare et développe tout ce qui est organisation structurelle, mise en place de l'équipe, identification et réalisation des termes de référence et de recrutement, ainsi que la préparation de la signature de l'accord de financement ». S’ensuivront, durant toute l’année 2025, les activités préparatoires, une sorte de pré-entrée en vigueur avant l’effectivité du déploiement du programme qui devrait démarrer en janvier 2026.
Focus sur l'Énergie et les TIC
Selon la Vice-représentante du MCC au Togo, le programme devrait consacrer plus de 70% des fonds à des infrastructures à grande échelle, accompagnées de réformes politiques et institutionnelles. Deux secteurs piliers de l’économie du pays sont ciblés.
Dans le secteur énergétique, l'accent sera mis sur l'amélioration de l'accès à l'électricité afin de répondre de manière adéquate à la demande croissante, explique-t-on. Pour l'approvisionnement en électricité, les efforts viseront principalement à augmenter la capacité de production. Concernant la distribution, les initiatives cibleront l'expansion, la consolidation et la modernisation du réseau de distribution électrique dans le Grand Lomé et à l’intérieur du pays. Des réformes institutionnelles, identifiées comme catalyseurs, sont également prévues pour optimiser l'efficacité des investissements dans ce domaine.
Côté TIC, le second secteur en ligne de mire, le Togo a des ambitions digitales de grande envergure, avec des initiatives pour démocratiser l'accès à Internet et simplifier les transactions financières en ligne, visant à faire du pays un hub technologique régional. L'objectif est de renforcer et d'élargir la connectivité. L'identification de projets visant à universaliser et rendre économiquement abordable l'accès à Internet sur l'ensemble du territoire togolais est en cours. Parallèlement, les réformes s’inscriront dans le sens de faciliter les paiements numériques, à travers la simplification et la numérisation des procédures de paiement impliquant le gouvernement, les entreprises et la population. La mise en place d'un hub d'innovation numérique est envisagée, avec l'ambition de transformer le Togo en un pôle d'attraction pour les talents en TIC, pour y attirer des compétences non seulement locales et régionales, mais aussi internationales. Les projets actuellement à l'étude seront évalués pour assurer leur conformité avec les critères d'investissement et déterminer leur éligibilité au financement par la MCC, a assuré Joseph Doe, analyste projets au sein de la Cellule de coordination.
Fiacre E. Kakpo
Le Togo va poursuivre cette année, la mise en œuvre de sa politique de développement de la pêche et de l’aquaculture. De fait, le pays prévoit un investissement de 2 milliards FCFA dans ce secteur.
Ces ressources qui représentent près de 70% du budget du ministère de l’économie maritime qui s’établit à 3,1 milliards FCFA, serviront à financer le projet “Développement de l’aquaculture au Togo” (PDAT) qui est dans sa phase de réalisation depuis 2022.
Une partie de cette enveloppe sera dédiée au financement de diverses initiatives visant l’augmentation de la production halieutique, indique-t-on. Dans cette dynamique, l’accent sera mis sur l’insertion des jeunes issus des centres de formations d'aquaculture.
« L’année 2024 s’annonce riche en défis. Nous devrons expérimenter de nouvelles approches telles que le dispositif de concentration de poissons pour faire face aux périodes de rareté des ressources halieutiques. De plus, nous nous engageons à favoriser une meilleure insertion des jeunes dans le domaine de l’aquaculture, notamment grâce à l’IFAD, et à expérimenter l’aquaculture dans la région des Savanes », a déclaré en début d’année, le ministre de l’économie maritime et de la pêche, Edem Kokou Tengué.
En rappel, le secteur de la pêche emploie plus de 20 000 personnes au Togo et contribue à près de 4,5% du PIB du pays, selon les dernières données du ministère de l’économie maritime.
Esaïe Edoh
Au Togo, la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) vient de boucler la première phase de mise en œuvre de son Plan de Restauration des Moyens de Subsistance au profit des populations affectées par son implantation. Au total, 217 personnes ont bénéficié d’accompagnement dans divers secteurs d’activités lors de la première étape.
Dans le secteur agricole, l’administration de la PIA a loué des terres qu’elle a mises à disposition des populations pour être exploitées, fourni des semences de qualité et des engrais, effectué le nettoyage des parcelles agricoles et pourvu à la formation approfondie des agriculteurs sur les techniques agricoles. Au total, 32 agriculteurs ont reçu cet appui, selon la PIA.
Dans les domaines de l’élevage et du commerce, la PIA revendique la mise à disposition de bétails et de marchandises respectivement au profit de 22 éleveurs et 67 commerçants. Ces bénéficiaires ont reçu aussi des formations sur les techniques d’élevage et en gestion commerciale.
Aussi, signale-t-on, la fourniture d’équipements nécessaires pour stimuler l’artisanat local et d’autres initiatives en cours visant à promouvoir l’employabilité d’environ 100 personnes.
Notons que le Plan de Restauration des Moyens de Subsistance est élaboré et mis en œuvre par les responsables de la plateforme pour “apporter des changements positifs et durables dans la vie des personnes affectées par le projet d’implantation de l’espace industriel”.
Au Togo, les sociétés de micro et mésofinance, regroupées sous le terme de Systèmes financiers décentralisés (SFD), ont enregistré une évolution significative de la valeur cumulée de leurs actifs entre 2020 et 2022, selon les récentes statistiques de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) dans les Bilans et comptes de résultats des systèmes financiers décentralisés UMOA 2022.
En 2020, cette valeur était de 260 milliards de FCFA, avant d’atteindre 300 milliards de FCFA en 2021, et de connaître une nouvelle croissance annuelle de 20 % pour ressortir à 361 milliards de FCFA en 2022.

105 milliards FCFA de crédits à court terme
À fin 2022, les opérations avec les membres, bénéficiaires ou clients des microfinances, se sont élevées à près de 243 milliards FCFA. Principalement, elles sont composées de crédits à court terme, cumulant 105 milliards FCFA, de crédits à moyen terme (environ 77 milliards FCFA) et de crédits à long terme totalisant 41 milliards FCFA.

Il est également à noter que les crédits en souffrance s'élevaient à 14,2 milliards pour ces institutions de microfinance cette année. La FUCEC reste le leader incontesté du secteur. Malgré cette croissance soutenue qui témoigne de la vitalité et de la résilience du secteur de la microfinance au Togo, ainsi que de son rôle croissant dans l'inclusion financière du pays, des disparités importantes sont à noter. La Faitière des Unités Coopératives d'Épargne et de Crédit du Togo (FUCEC-TOGO) à elle seule, représentait 46 % de ces actifs cumulés, totalisant près de 167 milliards FCFA en 2022 (contre 137 milliards en 2020, au plus fort de la Covid-19).

Elle se positionne ainsi nettement en tête, parmi les 23 autres acteurs répertoriés par la Banque centrale sur le territoire togolais, comme c'est le cas depuis plusieurs années. Le top 3 est complété par la COOPEC AD - TOGO, avec 38,44 milliards d'actifs cumulés, et la COMEC, avec 29 milliards FCFA. Par la suite, on retrouve WAGES et la CECA, avec respectivement 21 milliards FCFA et 10 milliards d'actifs sous leur contrôle.
La SOGEMEF, un nouvel entrant
SOGEMEF (Société Générale de Mésofinance, ambitionnant de faire le pont entre les microfinances et les banques traditionnelles), a également fait son apparition dans ce classement. Elle a intégré la liste des SFD de la BCEAO à la fin de l'exercice 2020.
En 2022, elle totalisait des actifs estimés à 6,96 milliards FCFA, avec des crédits à court terme cumulés de 1,6 milliard FCFA pour cette année, légèrement en baisse par rapport à 1,7 milliard FCFA en 2021.
Rappelons qu’en janvier 2023, le Togo affichait la meilleure progression en matière d’inclusion financière au sein de l’espace UEMOA (Union économique et monétaire ouest africaine), qui rassemble sept Etats francophones d'Afrique de l'Ouest et la Guinée-Bissau), passant de 82,72% à 85,72%, entre 2021 et 2022
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, la Cour Suprême s’affûte pour gérer au mieux, d’éventuels contentieux électoraux, en prévision des prochaines législatives et régionales. En effet, depuis le début de la semaine, les membres de cette importante institution judiciaire sont réunis dans la ville de Kpalimé située à 120 km au nord de Lomé pour une session de travail dédiée à la révision des textes relatifs aux contentieux électoraux,.
Ces travaux, qui se clôturent ce jeudi 25 janvier, ont pour objectif de renforcer les connaissances des participants sur les litiges potentiels liés aux élections et d'harmoniser les interprétations du code électoral. Plus précisément, l'objectif est de préparer un cadre juridique approprié et de concevoir un guide de gestion des contentieux électoraux.
Akpénè Djidonou, présidente de la chambre administrative de la Cour suprême, a souligné l'importance de cette initiative en déclarant : « Toute élection est susceptible de rencontrer des difficultés organisationnelles pouvant conduire les protagonistes à recourir à l'arbitrage du juge ». En particulier, la responsable a noté que, étant donné que les élections régionales sont organisées pour la première fois cette année au Togo, des désaccords sont attendus.
Il convient de rappeler que la chambre administrative de la Cour Suprême est compétente pour traiter les litiges électoraux et proclamer les résultats définitifs des élections locales et régionales, conformément aux dispositions du code électoral en vigueur.
Pour rappel, le gouvernement s'est fixé pour objectif de tenir les élections avant la fin du premier trimestre de 2024, même si aucune période précise n'a encore été annoncée pour ces consultations électorales, qui pourraient être couplées afin de réduire les coûts et éviter la duplication des opérations.
Ayi Renaud Dossavi
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Un prochain rendez-vous des investissements se précise au Togo. Lomé, la capitale togolaise, accueillera en effet, les 4 et 5 avril prochains, le tout premier Forum d'Investissement de la CEDEAO (EIF). La rencontre internationale, organisée par la Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC), se penchera sur les défis économiques actuels de la région. Ces travaux de deux jours seront articulés autour du thème : "Transformer les Communautés de la CEDEAO dans un environnement difficile".
Comme annoncé précédemment par Togo First, ce forum a été officiellement lancé lors d'une cérémonie inaugurale au siège de la BIDC à Lomé, hier mercredi 24 janvier 2024. Ce lancement a été marqué par la participation virtuelle de plusieurs acteurs importants de l’économie sous-régionale, notamment Sani Yaya, ministre de l'Économie et des Finances du Togo, Nialé Kaba, ministre ivoirienne du Plan et du Développement, et présidente du conseil des gouverneurs de la BIDC, qui ont pris part virtuellement à cette cérémonie inaugurale, précise Agence Ecofin. Eximbank India, un partenaire financier clé de la BIDC, soutient également cette première édition.
L'EIF 2024 comprendra des panels de discussion, des ateliers, des sessions interactives, des rencontres B2B et des opportunités de réseautage. Il exposera également divers modèles de développement visant à promouvoir l'agriculture familiale, à renforcer la sécurité alimentaire, à soutenir les petites et moyennes entreprises et à investir dans l'infrastructure.
Notons par ailleurs que la Banque d’Investissement sous-régionale a pour objectif ultime d'attirer des capitaux dans la sous-région, qui offre d'importantes opportunités d'investissement. Ceci, alors que l'institution sous-régionale prévoit de mobiliser 1,48 milliard de dollars pour financer son plan stratégique quinquennal (2021-2025), contribuant ainsi à réduire le déficit d'investissement dans les 15 pays membres de la CEDEAO, estimé à 12 milliards de dollars par an.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo veut redynamiser son secteur touristique qui retrouve peu à peu ses lettres de noblesse après la crise sanitaire de 2020. Le pays prévoit dans cette perspective, d’injecter 2 milliards FCFA dans des initiatives et projets de ce secteur, cette année.
Cette enveloppe qui correspond à environ 58% du budget annuel 2024 (3,7 milliards FCFA) du ministère de la culture et du tourisme devrait financer plusieurs initiatives en cours et en droite ligne avec la promotion et la valorisation du secteur touristique.
Il s’agit concrètement de parvenir à un tourisme d’affaire à travers la création d’une plateforme numérique de réservation des hôtels pour les grands événements. Ce projet co-piloté avec le ministère de l’économie numérique, pourrait être bouclé cette année.
Une partie de ces fonds devrait être investie également dans la poursuite des projets de restauration des sites touristiques du pays. Ainsi, le projet de construction d’un musée d’histoire sur le site historique de Kamina (à 20 km d’Atakpamé) qui a démarré en milieu d’année 2023, va enregistrer des avancées.
Les travaux de réalisation des infrastructures d’accueil attrayantes, notamment un complexe hôtelier et un espace de reboisement sur le site du patrimoine culturel de Koutammakou devraient aussi connaître une évolution.
Notons que le Togo, grâce à ses atouts touristiques, avait accueilli en 2022, près d’un million de visiteurs, un bilan constant par rapport à une année plus tôt ou le pays avait enregistré 983 969 visiteurs pour des recettes de l’ordre de 25 milliards FCFA. En 2020, un peu plus de 480.000 touristes ont été recensés au Togo, générant des retombées financières évaluées à 19 milliards FCFA.
Esaïe Edoh