Togo First

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Situé dans la préfecture de Yoto, canton de Sédomé, Afito est un village de pêcheurs et d’agriculteurs qui vit au rythme des saisons et des crues, tout en essayant de faire bon ménage avec des voisins parfois encombrants, les hippopotames. 

Pour participer à la préservation de ces animaux protégés et préserver leur environnement, la localité de 400 âmes près de la frontière naturelle entre le Togo et le Bénin bénéficie d’appuis multiformes, notamment d’initiatives comme le programme de gestion côtière WACA Resip. 

Dans cette optique, une plateforme multifonctionnelle a été mise en place pour apporter une bouffée de modernité et d'énergie à cette localité. L’infrastructure doit fournir l’électricité aux habitants de ce pittoresque hameau, et promet de transformer profondément leurs activités économiques.

Un appui du WACA ResIP

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« Ce sous-projet est motivé par l'importance que revêt ce site, la mare aux hippopotames d'Afito, en matière de conservation de la biodiversité. », explique Yawo Komi, coordinateur adjoint du programme de gestion côtière. « Sa nécessité n'est pas à prouver, et il a donc fallu prendre des dispositions pour les préserver et appuyer les populations dans le même temps. »

Avec cette plateforme, il s’agit de faciliter la vie des producteurs, agriculteurs et pêcheurs locaux, et de réduire la pénibilité du quotidien. 

« Avant, nous n'avions ni moulin ni électricité. Le WACA nous a apporté l'électricité et un moulin à maïs. Cette plateforme va nous aider à avancer dans le village et à tirer profit de la production locale. », explique Abla, une des villageoises bénéficiaires.

Si dans la foulée, on travaille à mieux tirer parti des quelques retombées touristiques liées à la mare aux hippopotames, on peut d’ores et déjà mettre à profit, les unités de transformation des produits agricoles, notamment le moulin à maïs. Avec le nouvel équipement à disposition, point n’est besoin, par exemple, de parcourir plusieurs kilomètres aller-retour, pour moudre le maïs.

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Cette petite communauté pourra également transformer le manioc en gari, faciliter la production et la commercialisation, tout en préservant les ressources forestières grâce à des fours à gaz. Un petit forage a également été installé pour fournir de l'eau à la population locale.

Alimentée au solaire 

« Cette plateforme est alimentée par des panneaux solaires », précise Lolo Amavi, responsable de l'ONG CEDAC, qui porte le projet d'installation de l'infrastructure dans la localité. A côté, un forage est également intégré, avec pour objectif “d'alimenter le village en eau, d'approvisionner toutes les activités en eau".

Maintenant que l'infrastructure est opérationnelle, il est essentiel de fournir un encadrement minutieux pour son utilisation et son entretien continu. A cette condition, cette petite touche de modernité des zones rurales, pourrait permettre d’améliorer au mieux, la qualité de vie des habitants tout en préservant cet environnement unique.

Afito fait partie des 05 sous-projets menés par le programme WACA Resip, en matière de gestion des forêts communautaires, et de renforcement des activités économiques des communautés locales. 

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Au Togo, un nouveau poste de péage sera opérationnel dès samedi 20 janvier 2024 sur la route de Ségbé dans la banlieue sud-ouest de Lomé. Sa mise en service a été officialisée par la ministre des travaux publics, Zourehatou Kassah-Traoré.

Erigé précisément sur la route Rond-point douane d’adidogomé Ségbé-frontière Ghana, ce nouveau poste va être géré par la Société Autonome de Financement de l’Entretien Routier (SAFER).

L’ouvrage devrait permettre à la société chargée d’assurer l’entretien régulier du réseau routier togolais de renforcer sa capacité de mobilisation de financement pour les besoins de 2024, soit 23,5 milliards FCFA, environ 44% des besoins réels estimés à 53,27 milliards FCFA.

Notons que la SAFER, grâce aux taxes perçues aux différents postes de péage du pays, a effectué des dépenses évaluées à 37,9 milliards FCFA en 2023 pour le maintien du réseau national.

Les Etats-Unis d’Amérique pourraient investir dans les secteurs de l’Agro-Industrie et du textile au Togo, dès cette année. Cette perspective a été au coeur des échanges entre la ministre de la promotion de l’investissement, Manuella Santos et l’Ambassadeur américain au Togo, Elizabeth Fitzsimmons, le mercredi 17 janvier 2024 à Lomé.

Les futurs investissements des Américains dans ces secteurs, permettront d'accroître les investissements du pays de l’Oncle Sam dans l’Etat ouest-africain. Ils vont aussi, d'après Manuella Santos, « susciter des occasions de joint-venture entre les secteurs privés respectifs des deux Etats ».

Dans la dynamique de cette collaboration dans ces secteurs, l’officielle togolaise a insisté sur le rôle de la Loi américaine sur la croissance et les opportunités en Afrique (AGOA) dans les relations commerciales entre les deux pays. D’ailleurs, le Togo et plusieurs pays africains ont plaidé en novembre 2023 en Afrique du Sud, pour une prorogation de 10 ans de cette initiative adoptée en 2000, qui devrait arriver à terme en septembre 2025.

En effet, selon les statistiques de l'AGOA, en 2020, les exportations du Togo vers les Etats-Unis, s'élèveraient seulement à 12,9 millions $, contre des importations de 213,5 millions $.

Notons qu’outre le secteur économique, les Etats-Unis interviennent dans plusieurs domaines au Togo, notamment l’éducation, la santé, la sécurité et la culture. 

Esaïe Edoh 

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Au Togo, un cas de choléra confirmé le 12 décembre 2023 dans le district sanitaire du Golfe Grand-Lomé avait suscité l'intérêt et la surveillance alerte des autorités sanitaires. Le sujet, une femme de 45 ans, résidant à Anfamé, a été pris en charge, et des investigations ont été menées en renforçant l'alerte précoce et le contrôle afin d'éviter la propagation de la maladie au Togo. Dans un contexte où plusieurs vagues de choléra sont signalées dans plusieurs pays africains, notamment en Afrique australe, la situation fait l'objet d'une surveillance particulière.

Ceci étant, au Togo, la situation semble rester stable, même si elle fait l'objet d'un examen continu, selon le ministère de la santé. « La situation épidémiologique du choléra est calme en ce début d'année. En 2023, un cas confirmé avait été enregistré dans le district du Golfe, qui a été traité avec succès et dont le patient est guéri depuis décembre. Depuis cette date, nous n'avons plus enregistré de cas confirmés de choléra dans notre pays », assure le Dr Christelle Pessinaba Nikiema, épidémiologiste au ministère de la Santé, au cours d'une interview accordée à Radio Lomé.

Quoi qu'il en soit, « la surveillance épidémiologique continue », a ajouté l’experte, « dans les formations sanitaires et dans la communauté, nous continuons de surveiller, et surtout les cas suspects. C'est-à-dire les personnes qui présentent vraiment des diarrhées avec des caractéristiques qui en tout cas font suspecter le choléra. Fort heureusement jusqu'à ce jour, aucun autre cas de choléra n'a été confirmé au Togo. » 

Dans la foulée, les autorités sanitaires appellent les populations à continuer de respecter les mesures d'hygiène, telles que le lavage correct des mains à l'eau et au savon, notamment après être allé aux toilettes et avant de manger, la cuisson appropriée des aliments, le réchauffement des restes d'aliments avant de les consommer, et la couverture adéquate des aliments contre les mouches et la poussière, etc. De plus, elles invitent à signaler tout éventuel cas suspect.

Le choléra est causé par le Vibrio cholerae et marqué notamment par de terribles épisodes de diarrhée, demeure une maladie d'importance en santé publique, avec un fort potentiel épidémique. En 2023, 13 pays d'Afrique australe et orientale étaient confrontés à l'une des pires épidémies de choléra recensées ces dernières années. Plus de 200 000 cas, dont plus de 3 000 décès, ont été signalés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) lundi dernier. 

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la Chine est intéressée à apporter son appui au gouvernement, dans le cadre du Programme d'urgence pour la région des Savanes (PURS), ainsi que de la sécurité au nord du pays, face aux incursions terroristes. 

En effet, au cours de cette visite de travail, le chef d'État togolais, Faure Gnassingbé, a échangé mercredi 17 janvier avec Wang Yi, chef de la diplomatie chinoise, dans le cadre d'une tournée africaine.

« La Chine est très intéressée, en particulier dans le cadre des questions sécuritaires au nord de notre pays, à apporter un soutien au programme PURS. », a ainsi confié le ministre Christian Trimua, porte-parole du gouvernement, en marge des discussions entre les autorités togolaises et la délégation chinoise, dirigée par le représentant de Xi Jinping. 

Projet PURS 

Notons que le PURS demeure une initiative multiforme, comprenant des appuis en infrastructures communautaires, en soutien agricole, ainsi qu'en électrification au bénéfice des populations du nord. 

Ce projet gouvernemental a d’ores et déjà bénéficié d'un financement de 30 milliards de FCFA de la BOAD, ainsi que de la Banque mondiale (qui finance le projet COSO, toujours dans le but d'appuyer la résilience des populations de la région des Savanes).

Défense et Sécurité

Les deux parties ont notamment profité de cette rencontre pour faire le point de la coopération sino-togolaise, et explorer les futurs domaines d'appui mutuel. La question sécuritaire au nord du pays a ainsi été abordée.

« La Chine est également disposée à soutenir les efforts du président de la République sur les questions sécuritaires et le renforcement des capacités de toutes nos forces de défense et de sécurité, qui ont traditionnellement déjà une coopération avec la Chine depuis très longtemps. », ajoute par ailleurs l’émissaire de Xi Jinping.

Pour rappel, la région des Savanes est toujours en état d’urgence sécuritaire - initié en juin 2022 et reconduit plusieurs fois par le Parlement – du fait des incursions djihadistes. L’an dernier, le gouvernement confirmait la mort d’au moins 30 personnes liée à ces « attaques terroristes ».

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, dans la région des Savanes, les 60 centres de santé réhabilités ou construits dans le cadre du projet « Services de Santé Essentiels de Qualité pour une Couverture Sanitaire Universelle » (SSEQCU) sont officiellement opérationnels. Ils ont été inaugurés le lundi 15 janvier 2024 par une délégation ministérielle dans le cadre de la tournée nationale de sensibilisation sur la mise en œuvre du projet d’Assurance maladie universelle (AMU).

Ces centres de santé qui, depuis le 2è semestre 2023 sont remis aux services techniques du ministère de la santé, sont entièrement réhabilités grâce à une enveloppe de 4 milliards FCFA.

Ces 60 infrastructures sanitaires dans la région des Savanes ont bénéficié entre autres des travaux de rénovation des blocs de médecine et de maternité, des logements des personnels des centres de soins.

Selon le ministre de la santé, Moustafa Mijiyawa et ses collègues de l’accès universel aux soins, Jean-Marie Tessi et de l’action sociale, Adjovi Apedoh-Anakoma, qui ont procédé à l’inauguration, les ouvrages complètement réfectionnés serviront dans le cadre du déploiement de l’AMU.

Notons que le projet SSEQCU, est soutenu par la Banque mondiale à hauteur de 40 milliards FCFA. Il sera mis en œuvre dans toutes les régions avec pour objectif de fournir des soins et des services de santé essentiels aux femmes, aux enfants, aux personnes vulnérables.

Esaïe Edoh

Dans le sud côtier du Togo, la lutte contre la pollution prend plusieurs formes, notamment une meilleure gestion des déchets solides et liquides. À Aného, une localité située à 40 km de la capitale Lomé, plusieurs initiatives sont déployées pour transformer la relation des populations avec la gestion de leurs déchets et faciliter leur traitement.

Parmi ces initiatives, des innovations comme les toilettes ECOSAN (toilettes écologiques et sanitaires), font leur bout de chemin. Déjà expérimentées dans la localité, plusieurs dizaines d'entre elles ont été installées dans le courant de l'année dernière, totalisant ainsi 127 toilettes ECOSAN, dans le cadre du projet de gestion côtière WACA Resip Togo (Projet d'Investissement de Résilience des Zones Côtières en Afrique de l'Ouest), soutenu par la Banque mondiale. 

Une évolution qui s'inscrit dans le cadre des actions de lutte contre la pollution du projet WACA, dans les Lacs 1.

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Yawo Komi, coordinateur adjoint du projet WACA Resip Togo, explique : "Le sous-projet de gestion durable des déchets solides et liquides dans la commune des Lacs 1 répond à l'un de nos objectifs, qui consiste à réduire l'exposition de 5 071 ménages aux problèmes de pollution grâce aux actions du projet WACA Resip." 

Cet objectif a été porté par deux sous-projets, à savoir celui d'assainissement de la plage de Lomé et le sous-projet de gestion durable des déchets liquides et solides dans la commune des Lacs 1.

Pour construire ces latrines ECOSAN, les investissements financiers s'élèvent à près de 100 millions FCFA, couvrant plus de 120 unités, à un coût moyen de 795 000 FCFA par latrine.

"On nous a expliqué comment on peut les utiliser, c’est économique et cela permet aussi d’obtenir de l’engrais. Tout cela m'a intéressée, et c’est pourquoi j'ai fait mon abonnement", explique Madame Aboki, l'une des bénéficiaires, qui a fait construire une latrine ECOSAN dans sa maison. "Je recommande que tout le monde fasse la demande de ces toilettes, parce qu’elles sont économiques. Nous avons payé seulement 10 % du prix normal de construction. Avec de l’entretien, il n'y a pas de problème", ajoute-t-elle.

Une action intégrée

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Cette initiative a été lancée en 2020 sous la supervision du ministère de l'Environnement. Outre l'installation de toilettes écologiques au profit des habitants d'Aného, la municipalité a connecté des centaines de ménages à un service de collecte de déchets solides. Dans l'ensemble, cette initiative de gestion des déchets solides et liquides représente un coût de 450 millions de FCFA sur une durée de trois ans. La commune a à cet effet été équipée en matériel pour le ramassage et le transport des déchets, camions bennes et autres matériels roulants et d'entretien.

Il convient de rappeler que ce projet fait partie des 11 sous-projets communautaires déployés par le programme WACA Resip, bénéficiant d'une enveloppe totale de 1,2 milliard de FCFA sur les trois dernières années. En comparaison, il est à noter que la dégradation côtière a coûté au Togo environ 310 millions de dollars en 2019 (environ 180 milliards FCFA), selon les données de la Banque mondiale.

Ayi Renaud Dossavi

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Face aux multiples inondations enregistrées dans le Grand Lomé, le Togo prévoit de se doter d’un nouveau modèle de gestion de cette catastrophe naturelle. Dans cette perspective, l’Agence nationale de la protection civile (ANPC) avec l’appui de la Banque mondiale, a lancé le mardi 16 janvier 2024, une étude pour l’élaboration d’une stratégie d’anticipation et de réaction aux inondations.

Le cabinet chargé de réaliser l’étude devrait proposer une stratégie qui permettra de minimiser les impacts des inondations dans le Grand Lomé à travers un mécanisme efficace et adapté aux réalités actuelles notamment l’urbanisation galopante dans la capitale.

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L’étude devrait aboutir également à la prévision des inondations, ce qui permettra aux acteurs impliqués dans la lutte contre les phénomènes naturels de poser des actions de réduction des risques.

Cette étude vient s’ajouter aux travaux annoncés cette année par le ministère de l’urbanisme pour minimiser les risques d’inondation dans le Grand Lomé. Des actions qui se résument essentiellement à des ouvrages de drainage d’eau pluviale.

Toujours pour réduire les inondations, les communes Golfe 1 et Golfe 7 du Grand Lomé, ont conclu un accord d'assurance paramétrique avec AXA Climate, une filiale du courtier londonien Howden en décembre 2023 en marge de la COP28. A travers cette convention, le Fonds InsuResilience Solutions (ISF) va cofinancer la mise en œuvre de solutions d'assurance contre les inondations. 

Esaïe Edoh 

À Lomé, les mutuelles de santé se concertent sur l'Assurance Maladie Universelle (AMU). Un atelier de réflexion sur les articulations de l'AMU s'est tenu hier, mercredi 17 janvier 2024, à l'initiative du Cadre National de Concertation de la Mutualité au Togo (CNCMUT), en vue de discuter des différents moyens de mettre en relation l'AMU avec les mutuelles sociales existantes. Il s'agit notamment de plancher sur une redéfinition des aspects concrets de la collaboration entre les gestionnaires de l'AMU (l'INAM et la CNSS) et les mutuelles de santé, en mettant en avant leurs compétences actuelles.

Plus de 70 acteurs, y compris les partenaires des mutuelles de santé (régulièrement constituées et reconnues par les structures de l'État), experts, bénéficiaires, responsables politiques des structures mutualistes et les groupes cibles, ont participé aux travaux. Les réflexions ainsi ouvertes devraient aboutir à des moyens de faire converger l'AMU avec les mutuelles sociales existantes au Togo. Les discussions ont ainsi porté sur les propositions de produits de santé complémentaires que les mutuelles de santé pourraient offrir et leurs implications. Il a également été question d'explorer les possibilités de mutualisation des ressources entre les mutuelles de santé, notamment en ce qui concerne la gestion (fédération et autres approches collaboratives).

« Nous sommes heureux d'être des mutuelles régulièrement constituées et reconnues par les structures de l'État. C'est pourquoi aujourd'hui, nous réfléchissons et travaillons en synergie pour être proactifs et collaborer véritablement pour la réussite de la vision du chef de l'État », a indiqué la présidente du conseil d'administration de CNCMUT, Mme Ghislaine Saizonou-Broohm. « Nous voulons apporter notre expertise, notamment aux acteurs de l'économie informelle, en milieu rural, et également aux entreprises privées déjà couvertes par les mutuelles. Nous souhaitons mettre en œuvre tout notre savoir-faire au service de notre pays. Nous sommes plus de 70 acteurs à offrir nos services, dans une synergie d'actions », a-t-elle également ajouté.

Si l'opérationnalisation de l'AMU a été officiellement lancée en début de ce mois de janvier, dans la pratique, de nombreux réglages sont encore nécessaires pour son déploiement effectif dans les mois à venir. La Caisse nationale de sécurité sociale devrait notamment rendre opérationnel un guichet destiné aux salariés du secteur privé dès avril prochain. Dans le même temps, des campagnes de sensibilisation ont démarré pour présenter davantage le mécanisme de l'AMU aux populations.

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En 2024, le gouvernement augmente son allocation en faveur des collectivités territoriales. En effet, en 2024, le Fonds d'appui aux collectivités territoriales (FACT) bénéficiera d'une enveloppe de 7 milliards FCFA, en hausse de 16,67 % par rapport à l'année précédente où il avait reçu 6 milliards FCFA.

Cette augmentation s'inscrit dans la stratégie prioritaire du gouvernement visant à renforcer les ressources et les capacités des communes. Il s'agit notamment de compenser la réduction prévue de la subvention d'investissement de la part des partenaires techniques et financiers au cours de la période 2023-2026.

En dehors du FACT, l’État intervient directement au niveau des collectivités territoriales à travers des transferts courants et des investissements qui s’élèvent respectivement à 2,5 milliards et 15,9 milliards de francs CFA en 2024, contre 3,1 milliards de francs CFA et 9,4 milliards de francs CFA en 2023, selon les données publiques.

Par ailleurs, au cours des trois dernières années, le gouvernement a débloqué près de 15 milliards de FCFA à travers le FACT, au profit des collectivités.

Pour rappel, au Togo, on compte actuellement 117 communes. Au fil des années, dans ce contexte de décentralisation, elles apprennent à prendre en main leur gestion interne et leur équilibre financier, en se basant sur des plans de développement communaux et en tentant de diversifier leurs sources de financement.

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